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ment fait homme; il a daigné mourir victime de notre rédemption, comme le taureau du sacrifice; ainsi qu'un lion, il s'est levé du tombeau par sa seule force; il a pris le vol de l'aigle pour s'élever au ciel. — LA GLOSE. — Dans son ascension, sa divinité se déclare avec éclat. Or, saint Matthieu nous est figuré par l'homme, parce que son récit s'arrête surtout aux choses humaines de la vie du Sauveur; saint Marc, par le lion, parce qu'il parle plus que les autres de la résurrection du Sauveur; saint Luc, par le taureau, parce qu'il parle de son sacerdoce; saint Jean , par l'aigle, parce qu'il a écrit les mystères divins. — S. AMB. — C'est avec raison qu'en parlant du livre de l'Évangile selon saint Matthieu, nous n'avons pas omis de donner place à l'opinion (1) qui l'appelle un livre de morale, car les meurs sont choses humaines; saint Marc est reconnu sous la figure du lion, parce qu'il commence son récit par l'expression de la puissance divine en ces termes : Commencement de l'Evangilee de Jésus-Christ, fils de Dieu ; saint Luc, sous celle du taureau, car cet animal était une des victimes immolées par les prêtres, et saint Luc commence son livre par les prêtres; enfin à saint Jean est rapportée la figure de l'aigle, parce qu'ila exprimé les miracles de la divine résurrection.-S. GRÉG. — Les commencements des quatre Évangiles l'annoncent eux-mêmes; saint Matthieu est avec raison figuré par l'homme, lui qui commence son évangile par la généalogie humaine de Jésus-Christ; saint Marc, par le lion, à cause de ce cri dans le désert,

(1) Saint Ambroise fait allusion à la figure de l'homme sous laquelle est représenté saint Matthieu, ainsi qu'il le dit lui-même auparavant.

aditus gloriosæ vitæ aperitur; et propter | Evangelii librum secundum Matthæum dihoc in Ezechiele sub figura quatuor anima- cimus esse moralem, opinio hujusmodi lium demonstrantur, GREG. (super Ezechie- præmitteretur; mores enim proprie dicuntur lem, homil. 4). Ipse enim unigenitus Dei humani : figura autem leonis ascribitur Filius veraciter factus est homo; ipse in Marco, quia a potentiæ cæpit expressione sacrificio nostræ redemptionis dignatus est divinæ, cum dixit : Initium Evangelii Jesu mori ut vitulus; ipse per virtutem suæ for- Christi, Filii Dei. Figura autem vituli ascrititudinis surrexit ut leo; ipse etiam ascen- bitur Lucæ, quia librum a sacerdotibus indens ad cælos est elevatus ut aquila. Glos. choavit, et vitulus sacerdotalis est victima; (sup. 1 Ezechielis, ut jam sup.) (1). In qua Joanni autem figura tribuitur aquilæ, quia ascensione manifeste ostendit suam Divini- divinæ miracula resurrectionis expressit. tatem, Matthæus ergo in homine intelligi. GREG. super Ezechielem , hom. 4, ut sutur, quia circa humanitatem Christi princi- per). Hoc autem ipsa uniuscujusque libri paliter immoratur; Marcus in leone, quia evangelica exordia testantur : nam quia ab agit de resurrectione; Lucas in vitulo quia humana generatione cæpit, jure per homi agit de sacerdotio ; Joannes in aquila, scri- nein Matthæus; quia per clamorem in debens sacramenta Divinitatis. AMBR. (Præ- serto, recte per leonem Marcus; quia a fal. super Lucam). Et bene accidit ut quoniam sacrificio exorsus est, bene per vitulum

(1) On retrouve cette citation, ainsi qu'elle nous l'indiqne elle-même, dans le prologue qui précède chacun des évangélistes.

par lequel il commence; saint Luc, par le taureau, lui qui débute par le sacrifice; saint Jean, par l'aigle, à cause de la génération divine du Verbe qu'il raconte tout d'abord. – S. Aug. – L'on peut dire aussi qu'à saint Matthieu se rapporte la figure du lion , parce qu'il a mis en relief la race royale du Christ; à saint Luc, celle du taureau, parce que cet animal était une victime sacerdotale; à saint Matthieu, celle de l'homme, parce que, sans raconter ni la race royale ni la sacerdotale, il s'en tient aux choses humaines de l'Évangile. Ces trois animaux, le lion, le taureau, l'homme, fixent leur empreinte sur la terre; aussi les trois évangélistes qu'ils représentent se sont-ils principalement occupés du côté humain de la vie du Sauveur; mais saint Jean a le vol de l'aigle, et il fixe les yeux perçants de son caur sur la lumière incommensurable. L'on peut en conclure que les trois premiers n'ont traité que de la vie active; saint Jean de la contemplative. — REMIG.— Les docteurs grecs voient dans la figure de l'homme saint Matthieu, parce qu'il a écrit la généalogie humaine de Jésus-Christ; dans celle du lion, saint Jean, parce que, ainsi que le lion fait trembler par son rugissement toutes les bêtes, ainsi cet apôtre est l'effroi de tous les hérétiques; dans celle du taureau, saint Luc, parce que le taureau était une des victimes du sacrifice, et que cet apôtre a surtout traité de ce qui concernait le temple et le sacerdoce; dans celle de l'aigle saint Marc, parce que dans l'Écriture, l'esprit qui a été l'inspirateur des prophètes (1) est représenté par l'aigle, et que saint Marc a commencé par une citation de prophète.

S. JÉROME. – Quant au nombre des évangélistes, il faut savoir (2) Implicitement, mais explicitement jamais. Deut., 32, v. 11. – Ezech., 17, v. 3. – Osée, 8, v. 1.

Lucas · quia vero a Divinitate Verbi cæpit, I evangelistas circa vitam activam fuisse verdigne per aquilam designatur Joannes. satos: Joannem vero circa contemplativam. Aug. (de Consensu evangel., lib. 1, cap. 6). REMIGIUS. Doctores autem Græcorum per Vel Matthæus, qui regiam Christi personam hominem intelligunt Matthæum, quia gemaxime commendavit, per leonem signifi- nealogiam Domini secundum carnem decatur; Lucas autem per vitulum, propter scripsit; per leonem vero Joannem, quia sicut victimam sacerdotis; Marcus autem, qui leo rugitu suo cunctis bestiis timorem incuneque stirpem regiam, neque sacerdotalem tit, sic et Joannes cunctis hæreticis timorem narrare voluit, et tamen in humanis versa- incussit; per vitulum intellexerunt Lucam; tus ostenditur, per hominis figuram desi- quia vitulus sacerdotalis est hostia ; et ipse gnatur : hæc autem tria animalia, leo, semper circa templum et sacerdotium verhomo, vitulus, in terra gradiuntur : unde satus est; et per aquilam Marcum intelisti tres evangelistæ in illis maxime occu- lexerunt, quia in Scripturis divinis aquila pati sunt quæ Christus in carne operatus solet significare Spiritum Sanctum qui locuest. At vero Joannes velut aquila volat, et tus fuit per ora prophetarum; et ipse a lucem incommutabilis acutissimis cordis prophetico testimonio exorsus est. oculis intuetur : ex quo datur intelligi tres HiER. ( ad Eusebium, in Prolog. super

qu'il y en eut plusieurs, ainsi que l'atteste saint Luc en ces termes : Alors que plusieurs se sont efforcés de mettre en ordre, etc., etc.

Des monuments encore subsistants témoignent de cette multitude d'évangiles composés par divers auteurs, et qui furent la source de diverses hérésies, tels que ceux selon les Egypliens, et saint Thomas, et saint Barthélemy, et les douze Apôtres, et Basile et Apelle, et autres qu'il serait trop long de rapporter. Mais l'Eglise de Dieu, bâtie sur la pierre, n'est arrosée, ainsi que le paradis terrestre , que par quatre grands fleuves, et comme l'arche du Testament qui renfermait la loi de Dieu, elle est portée sur quatre bâtons passés en quatre anneaux (1).

S. Aug. — C'est peut-être aussi, selon le nombre des parties de la terre dans lesquelles l'Évangile a été répandu, et qui est de quatre. Or, autre fut le plan de Dieu sur les prédicateurs de son évangile, autre sur ceux qui en furent les écrivains. Les premiers qui furent appelés à la connaissance de l'Évangile, et qui reçurent de la bouche elle-même du Sauveur l'ordre d'aller le prêcher, furent ceux qui avaient suivi les pas du Seigneur marchant sur cette terre, qui avaient entendu ses enseignements et vu ses miracles, tandis que parmi les évangélistes, dont l'ordre évidemment avait été préétabli par Dieu, il n'y eut que le premier et le dernier, saint Matthieu et saint Jean, qui eussent été au nombre des apôtres choisis avant la passion; les deux autres n'en étaient pas; néanmoins ils avaient dû entendre les prédications du Christ. On voit ces derniers placés entre les deux apôtres évangélistes comme des fils que ceux-ci embrassent et qu'ils soutiennent des deux côtés. — REMIG. (1). — Saint Matthieu écrivit dans la Judée du temps de Caius Caligula, empereur; saint Marc, en Italie, à Rome, du temps de Néron ou de Claude d'après Rabanus; saint Luc, dans la Béotie et l’Achaïe, sur la prière de Théopile; et saint Jean, à Éphèse dans l'Asie-Mineure, au temps de Nerva.— BÈDE.— Il est quatre évangélistes, mais il n'est qu'un seul Évangile, ces quatre livres qu'ils ont donnés n'en formant qu'un seul qui contient la même vérité. Ainsi que deux vers composés sur le même thème peuvent différer par les mots et par la mesure, mais non par la matière qui est la même, ainsi les livres des évangélistes, qui sont au nombre de quatre, ne contiennent qu'un seul Évangile, et le résultat de chacun d'eux est la même foi catholique. - S. Aug. — Il suffisait qu'un seul évangéliste dit tout, mais lorsqu'on les voit tous les quatre distants de lieux, de temps, sans avoir pu s'aboucher, parler, pour ainsi dire, par la même bouche, la démonstration de la vérité acquiert plus de force. Leurs divergences apparentes sont en outre la plus grande preuve de leur véracité, car s'ils étaient parfaitement uniformes en tout, nos ennemis croiraient qu'ils se sont entendus pour écrire ce qu'ils ont écrit. Dans les choses principales qui appartiennent à la morale ou à la foi, on ne voit en eux aucune différence, pas même la plus petite. Quant aux miracles, si l'un en raconte quelques-uns, et un autre ceux que n'a pas racontés celui-ci, que cela ne nous trouble nullement; si un seul les avait tous racontés, à quoi bon la narration

(1) Exod., 37, v. 3. - Exod., 25, v. 12. — Il y a ici annulos pour circulos. L'arche est dite : custos legis Domini, parce qu'elle contenait le livre de la loi, Exod., 25, v. 16.

Erang.). Circa numerum vero evangelista- | Aug. (de Consensu evangelistarum, lib. 1, rum sciendum est plures fuisse qui evan- cap. 2). Vel quoniam quatuor sunt partes gelia scripserunt; sicut et Lucas evangelista orbis terræ per cujus universitatem Christi testatur dicens : Quoniam quidem multi Ecclesia dilatatur. Alius autem eis fuit ordo conati sunt ordinare, etc. Et sicut perseve- cognoscendi atque prædicandi, alius autem rantia usque ad præsens tempus moni- scribendi : ad cognoscendum quippe ac menta declarant; quæ a diversis auctoribus prædicandum primi fuerunt qui secuti sunt edita diversarum hæresum fuere principia ; Dominum in carne præsentem, docentem ut est illud juxta Egyptios, et Thomam, audierunt, facientemque miracula viderunt, et Bartholomæum, et duodecim quoque atque ex ejus ore ad prædicandum sunt apostolorum, et Basilidis atque Apellis, et missi , sed in scribendo Evangelio quod reliquorum quos enumerare longissimum divinitus ordinatum esse credendum est, ex est : Ecclesia autem quæ supra Petram numero corum quos ante passionem Domi(Domini voce) fundata est, quatuor flumina nus elegit, primum ultimumque locum duo raradisi instar eructans quatuor annulos et tenuerunt; primum Matthæus, ultimum angulos habet per quos quasi arca Testa- Joannes; ut reliqui duo qui ex illo numero menti et custos legis Domini lignis inobili- non erant, sed tamen Christum in illis lobus vehitur.

quentem secuti erant, tanquam filii amplectendi ac per hoc in medio loco constituti homil, 1, super Matth.). Sufficiebat autem utroque ab eis latere munirentur, REMI-ut unus evangelista omnia diceret; sed GIUS. (Matthæus quidem scripsit in Judæa cum quatuor ab uno ore omnia loquantur, sub tempore Caii Caligulæ imperatoris ; non secundum eadem tempora neque in iisMarcus in Italia, Roma, sub tempore Ne- dem locis convenientes et adinvicem colloronis (vel Claudii, secundum Rabanum); quentes, maxima fit demonstratio veritatis : Lucas vero in Achaiæ Beotiæque partibus et hoc ipsum quod in aliquibus modicis rogatus a Theophilo; et Joannes Ephesi in dissonare videntur, maximum signum veriAsia Minori sub tempore Nervæ principis. tatis est; si enim per omnia consonarent, Beda. Sed tamen cum sint quatuor evan- crederent inimici quod ex placito quodam gelistæ, non tam quatuor evangelia quam humano convenientes scripserint quæ scripunum, quatuor librorum veritati consonum, serunt. In principalibus quidem quæ perti ediderunt; sicut enim duo versus camdem nent ad informationem vitæ et prædicatioprorsus habentes materiam, pro diversitate | nem fidei, nequaquam dissonant nec in metri et verborum duo sunt, et tamen non-parvo; si autem in miraculis hic quidam nisi unam continent sententiam ; sic evan | hæc, ille vero illa dixit, hoc te non con gelistarum libri, cum sint quatuor, unum turbet ; si enim unus omnia dixisset, sucontinent Evangelinm ; quia unam doctri- perfluus esset numerus reliquorum ; si nam de fide catholica faciunt. Cugys in omncs diversa, nequaquam consonantiæ dc(2) Ainsi que saint Luc nous l'apprend de lui-même et que l'histoire nous l'apprend de saint Marc, ce que d'ailleurs l'on peut conclure des Actes.

(11 Dans le Proæmium Lucæ pour les premiers mots, les autres ne s'y trouvent pas,

des autres ? Si au contraire ils n'avaient jamais raconté les mêmes, comment pourrait-on découvrir entre eux cette unité qui existe? Quant aux variantes légères sur les lieux et les personnes, qu'elles n'empêchent pas la foi que vous leur devez, cela ne touchant en rien à la vérité de leur écrit, ainsi que nous le montrerons plus tard. — S. Aug. — Quoique chacun d'eux suive exclusivement le fil de sa narration, il ne le fait pas comme s'il ignorait qu'un autre a présenté le récit des mèmes faits, ou en paraissant ne pas connaître ce que cet autre a écrit, mais ainsi que cela est présenté par l'inspiration à son esprit, et sans la coopération superflue de ses propres efforts.

LA GLOSE (1). — L'excellence de la doctrine évangélique gît d'abord dans celle de l'autorité dont elle émane. – S. Aug.–L'Évangile tient le premier rang parmi les livres sacrés qui ont une autorité divine, parce qu'il eut pour apôtres ceux qu'avait choisis le Seigneur Jésusnotre Sauveur, et qui l'avaient vu présent sur la terre. De ce nombre étaient Matthieu et Jean qui, croyant devoir écrire ce qu'ils avaient vu, le consignerent chacun dans un ouvrage différent; et afin que l'on ne pût pas établir plus tard une différence, en ce qui concerne la connaissance et la prédication de l'Évangile, entre ceux qui l'avaient prèché, après avoir suivi les pas du Sauveur, marchant sur la terre, et ceux quien avaient reçu le dépôt par la foi en cette première parole, la Providence divine disposa les choses de manière que l'Évangile fût nonseulement prêché, mais encore écrit par des disciples de ces premiers apôtres (2).-LA GLOSE.—Et ainsi, il est clair que la sublimité de la pa

(1) Ceci et ce qui est donné plus bas comme de la Glose ne se trouve pas dans celle que nous avons entre les mains.

monstratio appareret, si autem aliquid de enim divinas auctoritates quæ sanctis litteris temporibus vel modis differenter annuntiant, continentur, Evangelium merito excellit; hoc nihil impedit eorum quæ dicta sunt cujus primi prædicatores apostoli fuerunt veritatem; ut ostendetur infra. Aug. (de qui Dominum Jesum, Salvatorem nostrum Consensu evangelistarum, lib. 1, cap. 2). | Christum, etiam in carne præsentem videQuamvis autem singuli eorum suum quem- runt : quorum quidam, hoc est Matthæus dam narrandi ordinem tenuisse videantur, et Joannes, etiam scripta de illo quæ scrinon tamen unusquisque eorum, velut alte- benda visa sunt, libris singulis ediderunt : rius præcendentis ignarus, voluisse scribere at ne putaretur (quod attinet ad percipienreperitur, vel ignorata prætermisisse quæ dum et prædicandum Evangelium) interesse scripsisse alius invenitur ; sed sicut unicui- aliquid utrum illi annuntient qui eumdem que inspiratum est, non superfluam coope- Dominum hic in carne apparentem secuti rationem sui laboris adjunxit.

sunt, an alii quæ ex illis comperta fideliter GLOSSA. Sublimitas autem evangelicæ crediderunt, divina providentia procuratum doctrinæ consistit quidem primo in ejus ex- est per Spiritum Sanctum ut quibusdam cellentissima auctoritate. AUGUSTIN. (de etiam ex illis qui primos apostolos sequeConsensu evangelist. lib. 1, c. 1). Inter omnes bantur, non solum annuntiandi, verum

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