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strauss ( le Bouquet ): la musique est de FRAENZEL 'aîné; mais ni l'auteur, ni le compositeur n'ont fait merveille. On prépare une représentation du Colomb de KLINGEMANN.

- L'été dernier on a fait près du village de PhiLIPPSTHAL, dans la Prusse orientale, un essai d'un genre tout nouveau ; c'est de faire sauter une grande pierre en plusieurs morceaux par le moyen de la foudre, en y attachant une barre de fer en forme de paratonnerre. Cet essai a eụ un succès complet; au premier orage la foudre glissa le long de la barre de fer, et partagea la pierre en plusieurs morceaux, sans la déplacer. Voilà donc un des phénomènes les plus terribles, que l'homme est parvenu à faire servir à son usage.

- Le médailliste royal Abramson, a fait une médaille sur l'heureux retour de LL. MM. le roi et la reine de Prusse; elle se distingue autant par la simplicité de la composition que par le fini de l'exécution. La face présente les têtes du roi et de la reine dénués de tout ornement, et telles qu'on en voit sur les médailles antiques. Sur le reyers on voit l'autel de la patrie, sur lequel on offre un sacrifice à la déesse protectrice, qui ramène les souverains ; elle a le gouvernail à la main droite, et une corne d'abondance dans l'autre. Les légendes sont: FORTUNÆ REDUCI DESIDERATISSIMORUM FRIDERICI GUILELMI III, ET LOVIS Æ. Dans l'exergue, on lit: VOTA SOLUTA CIɔlɔCCCVIII. L'invention est due au conseiller intime Wolf, grand connoisseur d'antiquités; et la ressemblance frappante des portraits fait honneur au médailliste, sur lequel nous ajoutons une courte notice.

M. ABRAMSON, membre de l'Académie royale des beaux-arts et des sciences mécaniques de Berlin, de celle delle scienze de Florence et de plusieurs autres, est né à Potsdam en 1754. Il apprit la partie mécanique de son art chez son père, Jacques Abraham, qui avoit rempli la charge de médailliste de la maison royale de Prusse, pendant plus de cinquante ans. Avant le voyage qu'il entreprit en 1788 pour se perfectionner dans son art, il n'avoit jamais travaillé que d'après les dessins des savans. Mais depuis 1792, époque de son retour, la plupart de ses médailles sont de sa propre invention , tant pour les figures que pour les légendes et inscriptions. Parmi celles-ci, il faut surtout distinguer : la grande médaille de prix de Législation, que Frédéric II fit frapper; la grande médaille pour le Jubilé du couronnement de la maison de Prusse ; la grande médaille du prix de Vaccination; une médaille de la reine Louise de Prusse; une autre de l'Empereur de Russie, Paul I; une autre pour le Jubilé du conseiller intime Ermann; et une autre enfin sur l'arrivée de l'Empereur de Russie Alexandre I, à Berlin.

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Critique du rapport fait par les commissaires de S.Ex. M. le Landammann, sur l'institution d'économie rurale de M. E. FELLENBERG à Hofwyl; 191 p. in-8.°. C'est le titre d'un écrit dans lequel M. L. SCHEFFOLD, sujet de S, M, le roi de Wurtemberg , vient de publier les résultats des observations qu'il a eu l'occasion de faire sur l'Institut d'économie rurale de M. FELLEN BERG, pendant un séjour de six mois, Cet:e critique

est à peu près écrite dans le sens de celle que M. JM#of a publiée contre le mémoire de M. ESCHER de Zurich , sur le même sujet. Sans s'arrêter aux personnalités qui' regardent M. Fellenberg, comme avoient fait les commissaires du Landammann, il ne. 's'occupe que de son établissement..

- M. RƏSLER , vicaire du ministre d'Hohentwiel, employe la méthode de M. Pestalozzi avec le plus grand succès. Une de ses élèves, Mademoiselle Gnehm, âgée de 14 ans, mérite une mention particulière. Cette jeune personne indique, après avoir regardé fixement la table d'unité, qui sert de base d'enseignement à l'inventeur de cette méthode., tous les nombres inconnus de toutes les équations mathématiques , qu'on lui propose verbalement, et en démontre la solution d'après la même table avec la plus grande facilité. Ces dispositions heureuses ne se démentent pas dans le dessin, les exercices sur les langues et la logique. On lui avoit dicté la question : « Est-ce le devoir d'un écolier d'aimer son digne maître ? » Et elle ajouta , sans faire la moindre pause, la réponse : « Oui! car l'amour mérite du retour. » Elle a si bien saisi cette méthode qu'elle est en état de l'appliquer elle-même à l'instruction des autres. M. Roesler enseigne cette méthode sans rétribution à plusieurs maîtres d'école du culte catholique des environs, el mème à celui du culte mosaïque à Randegg. Ceci donna lieu à un entretien entre M. Ræsler et M. Levi , chef de la commune juive audit endroit, au sujet de la méthode de Pestalozzi , dont le résultat a été, que M. Levi procure au maître d’école de sa commune toutes les facilités de suivre les leçons de M. Ræsler , qu'outre cela il entretient à ses frais cinq

enfans juifs à Hohentwiel, et qu'enfin Mademoiselle Gnehm ira loger chez lui à Pâques, pour enseigner sa méthode à sa bru, et donner de l'instruction à ses petits enfans. Voilà donc un ministre de l'évangile qui forme des maîtres d'école juifs, et un enfant né de parens chrétiens , qui donne de l'instruction à une mère et des enfans juifs !

BAVIÈRE.

· L'ouvrage de M. le D. EBEL, sur la structure de la terre dans les Alpes, (qui a paru à Zurich 1808), renferme des idées toutes nouvelles sur la géologie, et qui s'accordent parfaitement avec les expériences faites par M. de Humboldt. Selon lui, il n'est pas vrai que le granit est le noyau de la surface de la terre, qu'au contraire, on en trouve tout aussi bien des couches, que des autres substances intégrantes des montagnes. Ces couches de pierres dans les montagnes ont été formées par la crystallisation daus la mer du Chaos, et se trouvent en grande partie sur la même ligne, depuis la Savoye jusqu'en Hongrie. D'après ces faits, la terre ressembleroit à une prime de crystal, dont les flots de la mer ont émoussé les pointes, sans en combler entièrement les creux des décombres de ces pointes. Ces idées peuvent conduire à de grands résultats ; mais elles décourageront entièrement ceux qui espéroient trouver enfin le noyau massif de la terre. Les géologues commencent à aban, donner leurs systèmes mal établis, pour embrasser celui de Humboldt et de Ebel.

AUTRICHE.

L'opéra favori des Viennois est la Maison des Orphelins. Ce n'est à la vérité qu'un tableau de famille; la versification est passable, mais la musique est charmante, et telle qu'on pouvoit l'attendre d'un compositeur aussi distingué que M. J. WEIGL. Du vivant de feue l'Imperatrice , M. Weigl travailloit continuellement, et n'avoit pu se livrer à ce genre de composition. Il vient de finir un autre opéra, intitulé la Famille Suisse.

- Le célèbre BEETHOVEN a reçu une vocation pour Cassel, il a même accepté ; mais on fait ici de grands efforts pour le retenir.

- M. J. COLLIN vient de publier la première partie de ses Chansons des guerriers autrichiens , sous le titre de Tyrtée autrichien ; il y en a huit; elles ne sont pas sans mérite.

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La Société philantropique de Zurich s'occupe de l'établissement d'un Institut pour les aveugles, reconnus susceptibles de recevoir une certaine éducation , et qui sont au nombre de cinquante environ dans le canton de Zurich. Ce qui avancera l'exécution de ce projet, c'est qu'on trouve dans la personne de M. FUNK de Nidau , dans le canton de Bern, aveugle lui-même, un homme précieux pour l'instruction des aveugles. Il a déja donné des preuves très-satisfaisanles de connoissances qu'il ne doit qu'à

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