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ET VISCONTI',

OPÉRA.

ACTE PREMIER.

I.

CHOEUR DES MATELOTS ET DE LEURS FEMMES, attablés sous le portique du palais de Visconti. Ils boivent et chantent.

(Il est nuit.)

Le vin, l'amour, l'égalité,

Font le charme de notre vie;
Près du toit de la tyrannie
Chantons tout bas la liberté.

SIMON, survenant, une pipe à la bouche.

Nous avons le même courage

Contre les tyrans et les flots.
Buvons, chantons les matelots

Sont gais, même au sein de l'orage.

1. Ce poëme, non terminé, est imprimé pour la première fois dans les œuvres de Chénier. Il est tiré de ses manuscrits. (Note de l'éditeur.)

OEuvres posthumes. II.

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LE CHOEUR.

Le vin, l'amour, l'égalité,

Font le charme de notre vie, etc.

PLUSIEURS FEMMES ET SIMON.

En chantant saluons l'aurore;
Toute la nuit soyons joyeux;

Le vin est bon, l'amour vaut mieux;
La liberté vaut mieux encore.

LE CHOEUR.

Le vin, l'amour, l'égalité,
Font le charme de notre vie;
Près du toit de la tyrannie
Chantons tout bas la liberté.

II.

CLÉMENTINE.

AIR.

L'heureux jour ne luit pas encore,
Le jour désiré par mon cœur!
Ma voix appelle en vain l'aurore
Qui doit m'apporter le bonheur.

Le front ceint de myrte et de roses,
Parais, devancière du jour!
De fleurs nouvellement écloses

Que ta main couronne l'amour.

Soleil! témoin de l'hyménée,

Allume tes feux les plus doux;
Que jamais si belle journée,

N'ait lui pour deux nouveaux époux.

III.

TRIO

Entre MONTALNO, SIMON et CLÉMENTINE.

MONTALNO.

Dans la fleur du bel âge
Aisément on s'engage;
Mais souvent des regrets
Suivent un feu frivole;
L'amour pleure et s'envole,
En brisant tous ses traits.

Épouser ce qu'on aime

Est le bonheur suprême.
Amour! que ton flambeau
Nous guide et nous consume;
Qu'en nos cœurs il allume
Un feu toujours nouveau!

M'aimez-vous, Clémentine?
Quoi! vous ne dites rien...

SIMON.

Pour moi, je la devine...
Sa pudeur répond bien.

MONTALNO ET SIMON.

Épouser ce qu'on aime
Est le bonheur suprême.
Amour! que ton flambeau
Nous guide et nous consume;
Qu'en nos cœurs il allume
Un feu toujours nouveau!

MONTALNO, à Clémentine.

C'est demain la journée
Qui nous unit tous deux...

CLEMENTINE.

Mon père m'a donnée...
Il a comblé mes vœux.

CLEMENTINE, MONTALNO ET SIMON.
Dans la fleur du bel âge
Aisément on s'engage;
Mais souvent des regrets
Suivent un feu frivole;
L'amour pleure et s'envole,
En brisant tous ses traits.

Épouser ce qu'on aime

Est le bonheur suprême.
Amour! que ton flambeau
Nous guide et nous consume;
Qu'en nos cœurs il allume

Un feu toujours nouveau!

IV.

MONTALNO.

AIR.

Faut-il dans un lâche silence
Laisser endormir ma valeur?
Faut-il caresser l'insolence
D'un sanguinaire usurpateur?...

J'entends la voix de la patrie
Et de nos amis égorgés;

Du sein des morts elle me crie:
<< Ta vis; quand serons-nous vengés?

FINAL.

SCÈNE PREMIÈRE.

La scène se passe sur le théâtre supérieur, dans la salle des fêtes du palais de Visconti. Les lustres illuminent cette partie du théâtre. On est à la fin du bal, auquel ont été invités Clémentine, Odoard et Montalno.

VISCONTI, ET LES COURTISANS.

VISCONTI, aux courtisans.

Amis, vous savez ma tendresse;
Suivez Clémentine en ces lieux;

Il faut que votre heureuse adresse

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