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ETTE troisième section de l'Année liturgique est moins étendue que les deux précédentes; mais elle n'en offre pas

moins un sérieux intérêt. Le Temps de la Septuagésime ne contient que trois semaines aut Propre du Temps, et les fêtes des Saints y sont assez clairsemées. Néanmoins nous espérons que les fidèles puiseront dans ce volume de transition quelque secours pour passer saintement une période qui n'est plus le Temps de Noël, sans être encore le Carême, et qu'ils reconnaîtront en cette partie moins colorée de l'Année Ecclésiastique, la profondeur du sentiment, la suite d'une même et sublime pensée, enfin la matière d'un véritable profit pour leurs âmes.

Cesser de suivre l'Eglise au Temps de la Septuagésime, ce serait briser le Cycle dont cette période

forme une partie essentielle, ainsi qu'on le verra par l'enseignement des trois premiers chapitres de ce volume, et par l'ensemble des rites, des formules et des lectures que la sainte Eglise emploie dans cette période de l'Année liturgique.

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e Temps de la Septuagésime comprend la

durée des trois semaines qui précèdent immédiatement le Carême. Il forme une

des divisions principales de l'Année liturgique, et il est partagé en trois sections hebdomadaires, dont la première porte seulement le nom de Septuagésime, la seconde celui de Sexagésime, et enfin la troisième celui de Quinquagésime.

On voit, dès le premier abord, que ces noms expriment une relation numérique avec le mot Quadragésime, dont notre mot Carême est dérivé. Or, le mot Quadragésime signifie la série des quarante jours qu'il faut traverser pour arriver à la grande fête de Pâques. Les mots Quinquagésime, Sexagésime et Septuagésime nous montrent cette solennité dans un lointain plus prolongé; mais elle n'en est pas moins le grand objet qui com

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mence à préoccuper la sainte Eglise, et qu'elle propose à ses enfants comme le but vers lequel désormais doivent tendre tous leurs désirs et tous leurs efforts.

Or, la fête de Pâques exige pour préparation quarante jours de recueillement et de pénitence; cette sainte carrière est l'un des principaux incidents de l'Année liturgique, et le plus puissant moyen qu'emploie l'Eglise pour raviver dans le ceur et dans l'esprit des fidèles le sentiment de leur vocation. Il est du plus haut intérêt pour eux de ne pas laisser s'écouler cette période de grâces, sans en avoir profité pour le renouvellement de leur vie tout entière. Il était donc convenable de les préparer à ce temps du salut, qui est lui-même une préparation, afin que les bruits du monde s'éteignant peu

à

peu dans leurs cours, ils fussent plus attentifs à l'avertissement solennel que l'Eglise leur doit faire, en imposant la cendre sur leurs fronts, à l'ouverture de la sainte Quarantaine.

Ce prélude aux saintes tristesses du Carême n'était pas en usage aux premiers siècles du christianisme; l'institution paraît en avoir commencé dans l'Eglise grecque. La coutume de cette Eglise étant de ne pas jeûner le samedi, elle commence le jeûne rigoureux dès notre lundi de Quinquagésime, et s'y prépare progressivement dans les semaines précédentes en la manière que nous ferons connaître en son lieu.

L'Eglise Romaine, qui, de toute antiquité, a observé l'usage de jeûner le samedi en Carême et dans plusieurs autres circonstances, n'avait pas les mêmes motifs d'avancer le temps des privations qui sont propres à la sainte Quarantaine. A la fin du vie siècle, saint Grégoire le Grand, dans

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