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Lui dire: Apprêtez-vous ; car il me reste encor Quelques deniers ; je veux les joindre à l'autre masse. Le Compere aussi-tôt va remettre en la place

... L'argent volé, prétendant bien... Tout reprendre à la fois sans qu'il y manquât rien.

Mais pour ce coup l'autre fur sage:
Il retint tout chez lui, réfolú de joüir,

Plus n'entasser, plus n'enfoüir.
Et le pauvre voleur ne trouvant plus lon gage,

Pensa tomber de la hauteur.. !!
Il n'est pas-mal-aisé de tromper un trompeur.

caracterDeDDET!

39;' CXCIV.. !n. til.

Le Loup & les Bergers." IIN Loup rempli d'humanité. :

(S'il en est de tels dans le monde) ,
Fit un jour sur sa cruauté., .,
Quoi qu'il ne l'exerçat que par neceffité,

Une reflexion profoode.
Je suis bay, dit-il, & de qui? de chacun..

Le Loup est l'ennemi commun;
Chiens, Challeurs, Villageois s'assemblent pour la

perte: ' "Jupiter eft là haut étourdi de leurs cris:

C'est par là, que de Loups l'Angleterre est deferte: ... O y mit nôtre tête à prix. .. .

Il n'est hobereau qui ne fasse
Contre nous tels bans publier:

Il n'est marmot osant crier , Qucdu Loup auffi-tôt fa merc ne menaces ,

* Le tout pour un Ane rogneux, Pour un Mouton pourri , pour quelque Chien har

gneux
Dont j'aurai paffé mon envie.

Et bien ne mangeons plus de chose ayant eu vie: Paissons l'herbe , broutons, mourons de faim plûtôt :

Est-ce une chose si cruelle? !
Vaut-il mieux s'attirer la haine universelle?
Disant ces mots il vid des Bergers pour leur rôt

Mangeans un agneau cuit en broche. i

Oh, oh, dit-il, je me reproche
Le sang de cette gent; Voilà ses gardiens

S'en repaissans eux & leurs chiens;

Et moi Loupj'en ferai fcrupule?
Non, par tous les Dieux, non; Je serois ridicule.
Ils Thibaut l'agnelet passera,

Sans qu'à la broche je le mette;
Et non seulement lui, mais la mere qu'il tette,

Et le pere qui l'engendra.
Ce Loup avoit raison : Est-il dit qu'on nous voie

Faire feftin de toute proie,
Manger les animaux, & nous les reduirons
Aux mets de l'âge d'or autant que nous pourrons ?

Ils n'auront ni croc ni marmite c Bergers, bergers, le loup n’a tort

e Que quand il n'est pas le plus fort Voulez-vous qu'il vive en hermite. aris

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Simi: 35 CXCV. in singers

L'Araignée & l'Hirondelle.
:::71: LYST
ñ Jupiter, qui fçus de ton cerveau,
U Par un secret d'acouchement nouveau,
Tirer Pallas, jadis mon ennemie;
Entends ma plainte une fois en ta vie. .
Progné me vient enlever les morceaux:
Caracolant, frisant l'air & les eaux,' .
Elle me prend mes. mouches à ma porte:
Miennes je pais les dire; & mon rezeau,
En seroit plein fans ce inaudit oyseau'; ..."

fasi Je l'ay tilfü de matiere assez fortc...

Ainfi d'un discours infolent
Se plaignoit l'Araignée autrefois tapissiere. :)

Et qui lors étant filandicte,
Pretendoit enlacer tout infe&tę volant. 1 .
La soeur de Philomclc, attentive à sa proye.
Malgré le bestion happoit mouches dans l'air,
Pour ses petits, pour elle, impitoyable joyc,
Qae ses enfans gloutons, d'un bec toûjours ouvert,
D'un ton demi formé, bégayante couvée,
Demandoịent par des cris encor mal entendus.
. La pauyre Aragne n'ayant plus
Que la tête & les pieds, artisans superflus,

Se vit elle-même enlevée.
L'Hirondelle en passant emporta toile, & tout,

Et l'animal pendant au bout.
Jupin pour chaque état mit deux tables au monde.

L'a

L'adroit, le vigilant, & 'le' fort sont assis; : A la premiere, & les petits

Mapgent leur reste à la seconde. og hann einen pienen presenta MERA HIE** *E : . : CXCVI. : :" .

La Perdrix es les Cocs. ,,

D Armi de certains Cocs incivils, peu galans,
ľ Toûjours en noise & curbulens,
Une Perdrix étoit nourrie. ,

Son sexe & l'hospitalité,
De la part de ces Cocs, peuple à l'amour porté,
Lui faisoient esperer beaucoup d'honnelteté :
Ils feroient les honneurs de la menageric. '.
Ce peuple cependant fort souvent en furie,
Pour la Dame étrangere ayant peu de respec,
Lui donnoit fort souvent d'horribles coups de bec.

D'abord elle en fut affligée; i
Mais si-tot qu'elle eut vû cette troupe enragée
S'entrebattrc: elle-même, & fe percer les flancs,
Elle se consola. Ce font leurs mæurs, dit-elle,
Ne les accusons point; plaignons plûtôt ces gens.

Jupiter sur un seul modelc.
. N'a pas formé tous les esprits.
Il el des naturels de Cocs & de Perdrix.
S'il dépendoit de moi, je pafferois ma vic!

En plus honnête compagnie.
Le maître de ces lieux en ordonne autrement..
Il nous prend aycc des tonnelles,

Nous

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Nous loge avec des Coes, & nous coupe les ailes :
C'est de l'homme qu'il faut se plaindre seulement.

லைலலைலை For ...... CXCVII....

Le Chien à qui on a coupé les oreilles.

U’ay-je fait pour me voir ainsi
Mutilé par mon propre maître ?

Le bel état où me voici ! i
Devant les autres Chiens oferai-je parêtre?
O Rois des animaux, ou plûtot leurs tyrans,

Qui vous feroit choles pareilles?
Aipfi crioit Mouflar jeune dogue; & les gens
Peu touchez dc ses cris douloureux & perçans,
Venoient de lui couper sans pitié les oreilles.
Mouflar y croyoit perdre:Il vit avec le temps
Qu'il y gagnoit beaucoup; car étant de nature
A piller ses pareils, mainte mesaventure

L'auroit fait retourner chez lui I
Avec cette partie en ceut lieux alterée ;

Chien hargneux à toûjours l'oreille déchirée.
· Le moins qu'on pcut laisser de prise aux dents d'autru
C'elt le mieux. Quand on n'a qu'un endroit à défendre

On le munit de peur d'esclandre:
Témoin maître Mouflar armé d'un gorgerin;
Du reste ayant d'oreille autant que sur ma main,.

Un Loup n'eut fçu par où le prendre.

CXCVIII. I

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