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Le folêt en rit avec eux.

Pour profiter de fa largeffe, Quand il voulut partir , & qu'il fut sur le point, - its demanderent la fagefle; C'est un tresor qui n'embarasle point. 210 9[ In adaot 200 9 0 ; Al-s9yoigo

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CA Majesté Lionne un jour voulut connoître,

De quelles nations le Ciel l'avoit fait maître.
Il manda donc par deputez
Ses vaffaux de toute nature,
Envoyant de tous les côtez.
Une circulaire écriture,
Avec son fceau. L'écrit portoit
Qu'un mois durant le Roi tiendroit
Cour pleniere, dont l'ouverture
Devoit étre ún fort grand feftio, ' . ..'
Suivi des cours de Fagotin.

Par ce trait de magnificence is pro
Le Prince à ses sujets étaloit la puissance.

En son Louvre il les invita..
Quel Louvrc! un vrai charnier, dont l'odeur se porta
D'abord au nez des gens. L'Ours boucha sa narinc:
Il se fut bien passé de faire cette mine.
Sa grimace dépleur. Le Monarque irrité
L'envoya chez Pluton faire le dégoûté.
Le Singe approuva fort cette severité ;
Et flateur excefsif il loüa la colere,

Et la griffe du Prince, & l'antre, & cette odeur:

Il n'etoic ambre, il n'étoit fleur,
Qui ne fût ail au prix. Sa fotte flateric
Eur un mauvais laccés, & fut encor punie.

Ce Monseigneur de Lion là,

Fut parcnt de Caligula. Le Renard étant proche: Or ça, lui dit lc Sire, Que sens-tu? dis le moi: Parle sans déguiser.

L'autre auffi-toft de s'excuser, Alleguant un grand rume: il ne pouvoit que dire

Sans odorat'; bref il s'en tire.

Ceci vous sert d'enseignement. Ne foiez à la Cour, si vous voulez y plaire, Ni fade adulateur, ni parleur trop sincere; Et tâchez quelquefois de répondre en Normant.

SAD.
C GT Cerrard.coNDICEVI

**. CXXXI. .
Les Vautours & les Pigeons.
M Ars autrefois mit tout l'air en émůte.
JV Certain sujet fit naître la dispute
Chez les oiseaux; non ceux que le Printemps
Meine à fa Cour, & qui fous la feüillée
Par leur exemple & leurs sons éclatans
Font que Venus eft en nous réveillée;
Ni ceux encor que la Mere d'Amour
Met à son char: mais le peuple Vautour
Au bec retors, à la tranchante ferre,
Pour un chichi mort fe fit, dit-on, la guerre.
I plut du fang; je n'exagere point:

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Si je voulois conter de poinct en poinct ng : 1
Tout le détail, je manquerois d'haleine.s i
Maint chef perit, maint heros expira; 37 :
Et sur son roc Prométhée espera zig virke
De voir bien-tôt une fin à sa peine.com
C'étoit plaisir d'observer leurs efforts;ng 107
C'étoit pitié de voir tomber les morts. En
Valeur, adresse, & ruses, & surprises,-ns1:
Tout s'employa: Les deux troupes éprises,
D'ardent courroux n'épargnojent nuls moyens,
De peupler l’air que respirent les ombres: use
Tout clement remplit de citojensuot be
Le vaste enclos qu'ont les roiaumes sombres.
Cette fureur mit la compassion Tour
Dans les esprits d'une autre nation (90 w
Au col changeant, au cœur tendre & fidéle.
Elle cmploya fa mediation
Pour accorder une telle querelle.
Ambassadeurs par le peuple Pigeon
Furent choisis, & fi bien travaillerent,
Que les Vautours plus ne se chamaillerent, I
Ils firent treve, & la paix s'ensuivit:
Helas! ce fut aux dépens de la race 06 A re
A qui la leur auroit deu rendre grace.

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La gent maudite aufli-tôt poursuivit allo s.
Tous les pigeons, en fit ample carnage,
En dépeupla les bourgades, les champs, 720
Peu de prudence eurent les pauvres gens,
D'accominoder un peuple si sauvage. 19 xube
Tenez toûjours divisez les méchans; 9 no
La seureté du reste de la terre 210197 390 ...
Dépend de là : Semez cntre eux la guerre ; tiu
Ou vous n'aurez avec cux nulle paix. > 0

Ceci soit dig en passanti; Je me tais.

CXXXII. Le Cache de la Mouches. D Ans un chemin montant, sablonneux mal-qie

lé,
Eu de tous les côtez au Soleil exposés
Six forts chevaux tifoicnt un Coche.
Femmes, Moines, vieillards; tout étoit descendun
L'attelage suoit, soufloit , étoit rendu.
Une Mouche survient; & des chevaux s'approche;
Prétend les animer par son bourdonnement;
Pique l'un , pique l'autre, & pense à tout moment

Qu'elle fait aller la machine', i '
S'aflied. sur le timonsur le nez du Cocher

Aufli-tôt que le char chemine, in

Et qu'elle :voie les gens marcher, .' Ellc s'en attribuë uniquement la gloire;. Va, vient, fait l'empressée, il semble que ce soit Un Sergent de bataille allant en chaque endroit Faire avancer les gens, & hâtevila victoire. !

La Moûche en ce commun besoin : Se plaine qu'elle agit seule, & qu'elle a tout le soins Qu'aucun n'aide aux cheyaux à se tirer d'affaire.

Le Moine disoit fon Brcyiaireg is in Il prenoit bien son temps! une femme chancoit; C'étoit bien de chansons qu'alors il s'agifloit! Dame Moûche s'en ya chantec à leurs oreilos, » I Et fait cent fotiles pareilles. Londe !

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Aprés

. Aprés bien du travail le Coche arrive au haut.
Respirons maintenant, dit la Mouche auffi-tôt :
J'ay tant fait que nos gens font enfin dans la plaine.
Ca, Messicurs les Chevaux, paiez moy de ma peine.

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Ainli certaines gens faisant les empressez

S'introduisent dans les affaires.

Ils font par tout les necessaires;
Et par tout importuns devroient étre chaffez.

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roi CXXXIII. :: La Laitiere & le Pot au lait. D Errette sur la téte ayant un Pot au lait Ľ Bien posé sur un coussinet, . Pretendoit arriver fans 'encombre à la ville. Legere & court vetuë elle alloit à grands pas; Ayant mis ce jour-là pour étre plus agile

Cotillon simple, & souliers plats. ; Notre Laitiere ainsi troussée

Contoit déja dans la pensée
Tout le prix de son lait, en employoit l'argent ,
Achetoit un cent d'æufs, faisoit triple couvée ;
La chose alloit à bien par fon soin diligent.

Il m'eft, difoit-elle, facile,
D'élever des poulets autour de ma maison ;

Le Renard sera bien habile,
S'il ne m'en laisse affez pour avoir un cochon.
Le porc à s'engraisser coûtera peu de fon;
H1 étoit quand je l'eus de grosseur raisonnable:..

J'au

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