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Comme il me plait, &lje suis en repos: '
Dans le moment qu'ils tenoient ces propos,
Le Lion fort, & vient d'un pas agile.: 7". ..!
Le Fanfaron auffi-tôr d'esquiver. T ' '
Jupiter, montre-moi quelque azile

z i ; Luci
S'écria-t-il, qui me puisse fauver. ..?

La vraye épreuve de courage. I'!? Hain ! N'est que dans le danger que l'on touche du doigt: T'el le cherchoit, dit-il, qui changeant de langage S'enfuir aufsi-toft qu'il le voit. ?? r .i. nardan narcocords,

. CVI. :

Phoebus 86 Borée. D Orée & le Soleil virent un voyageur, B Qui s'étoit mpni par bon-heur Contre le mauvais temps. On entroit dans l'Am

: -*175. toinnę, , , ; ; , Quand la précaution aux voyageurs eft bonne:''. Il pleut; le Soleil luit; & l'cobarpe d'Iris i

Rend ceux qui sortent avertis li seri, i Qu'en ces mois le manteau leur eft fort neceflaire. Les Latins les nommoient douteux pour cette affaires Nêtre homme s'étoit donc à la pluye attendu. Bon manteau, bien doublé; bonne étoffe bien forte, Celui-ci, dit le Vent, prétend avoir pourveu A tous les accidens; mais il n'a pas préveu

Que je sauray souffler de sorte, Qu'il n'est bouton qui tienne; il faudra, li je veut,

Que

Que le manceau s'en aisle au diable. L'ébafemcat pourroit nous en étre agreable; Vous plait-il de l'avoir ? Et bien gageons nous deux

(Dit Phoebus) sans cant de paroles : A qui plûtôf dura dégarni les épaules.

Du Cavalier que nous voions.: :. Commencez: Je vous laisse obscurcir mes rayons. Il n'en falut pas plus. Nôtre Touffleur à gage 3 Se gorgé de vapcars, s'endle comme un balon;

Fait un vacarme de demon;
Sife, soufle , tempéte, & brise en fon passage?
Maint toit qui n'en peut mais, fait perir maint bateau;

Le tout au sujet d'un manceau.
Le Cavalier eut soin d'empêcher quel'orage

Ne se pût engoufrer dedans.
Cela le préserva: le vent perdit son temps:
Plus it fè tourmentoit, plus l'autre tenoit ferme:

Il eut beau faire agir le colet & les plis.
Si-tot qu'il fut au bout du terme :icon! :
Qu'à la gageure on avoit mis.;. 1 '. !

Le Soleil dissipe la nuë: '3 'ü im ! Recrée, & pais penetre enfin le Cavalier ;

Sous Cod balandras fait qu'il suë;'?

Le contraint de s'en dépoüiller.
Encoro n'usa-t-il pas de toute fa puissance. : :

Plus fuit douceur que viatenice. 2. . "

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-.* CVII. S
Jupiter & le Metayer.

T Upiter eut jadis une ferme à donner. .
Mercure en fit l'annonces & gens se presenterent,

Firent des offres; écouterent :
Ce nc fut pas sans bien tourner. . ' "

L'un alleguoit que l'heritage" :
Eroit frayant & rude; & l'antre un autre fi.

Pendant qu'ils marchandoient ainsi,
Un d'eux le plus hardi, mais non pas le plus sage,
Promit d'en sendre cant, pourveu que Jupiter

Le laissat disposer de l'air, 1", i

Lui donnåt saison à la guise,' ; ..;
Qu'il eut du chaud, du froid, du beau temps, de la bize,

Enfin du sec & du mouillé, .
Aussi-tôt qu'il auroit baaillé. ..

i n
Jupiter y consent. Contract passé ; aðtre homme
Tranche du Roi des airs, pleut, vente, & fait en somme
Un climat pour lui seul : ses plus proches voisins ;
Ne s'en sentoient non plus que les Ameriquains
Ce fut leur avantage; ils eurent bonne année,

Pleine moillon, pleine vinée... . :
Monsieur le Receveur fuc tres-mal partage.

L'an suivant voila tout changé. iiwi ...
Il ajuste d'une autre sorte ! ... i '
La temperature des Cieux.,' !,"imai

Son champ ne-s'en trouve pas mieux i nn Celui dc ses voisins ffudifie & rapporten; ' s

Que fait-il? il recourt au Monarque des Dieux s' * Il confeffe fon-imprudence. eus

Jupiter en usa comme un Maître fort doux.
Concluons que la Providence
Sait ce qu'il nous faut mieux que nous.

66%Doutorg.code ..04 da 20.. CVIII.

Le Cochet; le Chat & le Souriceau.
T TN Souriccau tout jeune, & qui n'avoit rien veus

U Fut presque pris au dépourveu.
Voici comme il conta l'avanture à la mere.
J'avois franchi les Monts qui bornent cét Etat;

Et trotois comme un jeune Rat i a

Qui cherche à se donner carriere, scolhe was
Lors que deux animaux m'ont arrêté les yeux;

L'un doux, bepin & gracieux;
Et l'autre turbulent & plein d'inquietude. .

Il a la voix perçante & rude: •

Sur la tête un morceau de chair ; . Une forte de bras dont il s'éleve en l'air,' . Comme pour prendre sa volée;

,
La queuë en panache étalée.
Or c'étoit un Cochet dont nôtre, Souriceau

Fit à sa mere le tableau,
Comme d'un animal venu de l'Amerique.'
Il se batoit, dit-il, lcs flancs avec ses bras,

Faisant tel bruit & tel fracas,
Que moi, qui grace aux Dieux, de courage me pique,

En ay pris la fuite de peur,

Le maudiffant de tres-bon cæur.

Sans lui j'aurois fait connoissance
Avec cet animal qui í'a semblé fi dous.

Il est velouté cömine nous,
Marqueté, longue queuë, une humble contenance?
Un modeste regard, & pourtant l'ail luisant :

Je le crois fort fympatisant
Avec Messieurs les Rats; car il a des oreilles

En figure aux nôtres pareilles.
Jc l'allois aborder, quand d'un sơn plein d'éclat

L'autre m'a fait prendre la fuite.
Mon fils, dit la Souris, ce doucet est un Chat,

Qui sous son minois hypocrite
Contre toute ta parenté
D'un malin vouloir est porté
L'autre animal, tout au contraire,

Bien éloigné de nous mal faire,
Servira quelque jour peut-érre à nos repas.
Quant au Chat; c'est sur nous qu'il fonde la cuisine.

Garde-toy tant que la vivras
De jüger des gens sur la mine.

.: ČIX. : Le Renard, le Singe & les Animaux': Ï Es Animaux, au decez d'un Lion L En son vivant Prince de la contrée, Pour faire un Roi s'assemblerent, dit-on. De son étui la couronne est tirée. Dans une chartre un Dragon la gardoit..

M

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