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Et les Lievres sujets à des terreurs paniques. Point du tout : dit le Roi, je les veux cmploier, Nôtre troupe fans eux ne seroit pas complete. :, L'Ane effraira les gens nous servant de trompete ; Et le Lievre pourra nous servir de courrier, jis

Le Monarque prudent & sage i Dc ses moindres fujets sçait tirer quelque usage, · Et connoît leurs divers taleps...,:,, ! Il n'est rien d'inutile aux personnes de sens.

:: ;. CII. ; indir..!
L'Ours & les deux Compagnons, .
Eux compagnons pressez d'argent,
A leur voisin Fourreur vendirent de

La peau d'un Qurs encor vivant;
Mais qu'ilstuëroient bientôt, du moins à ce qu'ils di-
Citoit le Roi des Onrecommande ces dens
C'étoit le Roi des Ours au compte de ces gens.
Le Marchand à la peau devoit faire fortune.
Elle garentiroit des froids les plus cuisans, ai
On en pourroit fourrer plûtôt deox robes qu’une.
Dindenaut prisoit moins les Moutons qu'eux lear

Ours, not to Jiovab jungpin, Leur, à leur compte, & non à celui de la béte. S'offrant de la livrer au plus tard dans deux jours, Ils conviepnent de prix, & fc mettent en quéte; Trouventl'Ours qui s'avance,&vientvers eux au tror, Voila mes gens frappez commed'un coup de foudre. Le marché ne tint pas ; il falut le resoudre: sio

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D'interéts contre l'Ours, on n'en dit pas un mot. L'an des deux Compagnons grimpe au failte d'un

arbre: L'autre plus froid que n'est un marbre, Se couche fur le nez, fait le mort, tient son vent;

Ayant quelque-part oüi dire,

Que l'Ours s'acharne peu souvent
Sur un corps qui ne vit, ne meur, ni ne refpire.
Seigneur Ours, comme un sot, donna dans ce panneau.
Il void ce corps gisant, le croit privé de vie,

Et de peur de supercherie
Le tourne, le retourne, approche son museau,

Flaire aux passages de l'haleine.
C'eft, dit-il, un cadavre: Oftons-nous, car il sent,
A ces mots l'Ours s'en va dans la forest prochainę.
L'un de nos deux Marchands de son arbre descend;
Court à son compagnon; lui dit que c'est merveille,
Qu'il n'ait eu seulement que la peur pour tout mal.
Et bien, ajoûta-t-il, la peau de l'animal?

Mais que t'a-t-il dit à l'oreille?
Car il s'approchoit de bien prés, t)
Te retournant avec sa ferre.

Il m'a dit qu'il ne faut jamais
Vendrç la peau de l'Ours qu'on ne l'ait mis par terre.

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Vendre la a dit qu'il avec la ferrprés,

CIII. L'Ame

cadere cu CIL. ; Lion zuk ? L'Ane vestu de la peau du Lion. D E la peau du Lion l'Ane s'étant vétu

Etoit craint par tout à la ronde, 19. Et bien qu'animal sans vertu,

Il faisoit trembler tout le monde. Un petit bout d'oreille échappé par mal-heur ,

Découvrit la fourbe & l'erreur.cg Zon Stir. Martiq fit alors son office, Ceux qui ne favoient pas la rufe & la malice, ...

S'étonnoient de voir que Martin sab 2011 ab?... ? Chassaft les Lions au moulin. og 60613,

Force gens font du bruit en France i i } Par qui cét Apologue est rendu familier.is Un équipage cavalier

910-21 Fait les trois quarts de leur vaillancc.is

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CIV. LE

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.. Le Lion &k Chasseur,

Es Fables ne sont pas ce qu'elles Temblene étre, LLe plus fimplc animal nous y tient lieu de maître, Une Morale nuë apporte de l'ennui: Le conte fait passer le precepte avec lui. En ces fortes de feinte il faut instruire & plaire Et concer pour conter me semble peu d'affaire, C'eft par cette raison qu'égaiant leur esprit ?" Nombre de gens fameux en ce genre ont écrit. Tous ont fui l'ornement & le trop d'étendvë. On ne voit point cher 'eux de parole perduë. “ Phédre étoit fi succint qu'aucuns l'en ont blâme. Esope en moins de mots s'est encore exprimé. Mais sur tous certain * Grec renchcrit & se pique

D'une elegance Laconique.
Il renferme toûjours son conte en quatre Vers;
Bien ou mal, je le laisse à juger aus experts....5
Voions le avec Ecope en un sujet femblable.
L'un ameine 'un Chasseur, l'autre un Pastre en fa

Fable.
J'ai suivi leur projet quant à l'évenement.*
Gabrie%.

Y cou

et quant à l'événements:

Y cousant en chemin quelque trait seulement. Voici comme à pèa prés Efope la racontc. ; UN Pastre à ses Brebis trouvant quelque méconte,

Voulut à toute forcè 'attraper le Larron. Il s'en va prés d'un antre, & tend à l'environ Des laqs à prendre Loups foupçonnant cette en.

geance.
Avant que partir de ces lieux.
Si tu fais, disoit-il, o Monarque des Dieur,
Que le drôle à ces laqs se prenne en ma presence,

Et que je goûte ce plaisir, le-
Parmi vingt Veaux je veux choisir

Le plus gras, & t'en faire offerande. !
A ces mots sort de l'antre un Lion grand & fort.
Le Pastre sé tápit, & dit à demi mort,
Que l'hommc'ne fait guère, helas! ce qu'il demande,
Pour trouyer le Larron qui détruit mon troupeau,
Et le voir en ces lags pris avant que ję parte,
O Monarque des Dieux, je t'ai promis un Veau;
Je te promets un Bæuf si tu fais qu'il s'écarte.
C’elt ainsi que l'a dit le principal Auteur : ..

Pallons à lon imitateur. 3. V 37 UN Fanfaron 'amateur de la chante,

Venant de perdre un Chien de bonic race;
Qu'il soupçonnoit dans le corps d'un Lion,
Vit un Berger. Enseigne-moi de grace
Dé mon volcur, lui dit-il, la maison;

Tos, o
Que de ce pas.je me fasse raifon.'
Le Berger dit, C'eft vers cette montagne.
En lui parant de tribut un Moutons
Par chaque mois, j'erre dans la campagpe

..

Com

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