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Prêt d'étouffer la pauvre béte, si ..11 Ou de la lâcher ausli-tot, :, . uve

Pour mettre Apollon en defaut. .. i Apollon reconhut ce qu'il avoit en téte. Mort ou vif, lui dit-il, montre-nous ton moineau,

Et ne me tends plus de panneau::.: Tu te trouverois mal d'un pareil Itratageme. ;

Je vois de loin, j'atreins de même.... 5117

LXXX,
L'Avaré qui a perdu son trefor.
Í 'Ufage seulement fait la poffeffion.
L Je demande à ces gens, de qui la pafsion :
Eit d'entasser toûjours, mettre somme sur somme
Quel avantage ils ont que n'ait pas un autre homme ?
Diogene là-bas eft aussi :riche qu'eux;
Et l'Avare ici haut, comme lui vit en gueux
L'homme au trcfor caché qu'Esope nous proporc
Servira d'exemple à la chose.

Ce mal-beureux attendoit.
Pour jouir de son bien une seconde vie;
Ne poffedoit pas l'or; mais l'or le possedoit.
Il avoit dans la terre une somme enfoüie,

Son cæeur avec; n'aiant autre deduit,

Que d'y ruminer jour & nuit, . Et rendre fa chevance à lui-même Sacréc. ::) Qu'il allât ou qu'il vint, qu'il bût ou qu'il mangeårs On l'eut pris dc bien court à moins qu'il ne fongeac. A l'endroit où gifois cette fowme enterrée. :

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Il y fit tant de tours qu'un Fofloyeur le vit ; ?
Se douta du dépôt , l'enleva sans rien dire. }
Nôtre Avarc un beau jour ne trouva que le nit;
Voila món homme aux pleurs; it gemit, il foûpire,

Il se tourmente, il se déchire.
Un passant lui demande à quel sujet ses cris.?

C'est mon tresor que l'on m'a pris.
Votre tresor ? Où pris ? Tout joignant cette pierre.

Eh ! sommes-nous en temps de guerre Pour l'apporter fi loin ? N'euffiez-vous pas mieux fait Dc le laisser chez vous en vôtre cabinet,

Que de le changer de demeure ? Vous auriez pû fans peine y puiser à toute heure. A toute heure 3 bons Dieux! Ne tient-il qu'à cela?

L'argent vient-il comme il s'en va? Je n'y touchois jamais. Dites-moi donc de gracey Reprit l'autre, pourquoi vous vous affligez tant. Puisque vous ne touchicz jamais à cet argent; - :: • Metter une pierre à la place,

Elle vous vaudra tour autant.

'LXXXI. * ; , ... :

L'ail du Maître. : .!! LIN Cerf s'étant sauvé dans un étable à Beufs

U Fut d'abord averti par eux, Qu'il cherchât un meilleur azile. .. Mes freres, leur dit-il, ne me decelez pas : . is Je vous enseigneray les pâtis les plus gras; in, Ce service vous peut quelquc jour étre utile; in

Et vous n'en aurez point regret. Les Bæufs à toutes fins promirent le secrets Il se cache en un coin, respire, & prend courage. Sur le soir on apporte herbe fraiche & fourage, Comme l'on faisoit tous les jourse: L'on va, l'on vient; les valets font cent tours; I L'Intendant même, & pas un d'avanture

N'apperceut ni corps ni ramure, Ni Cerf enfin. L'habitant des forests : Rend déja grace aux Boeufs, attend dans cette étable Que chacun retournant au travail de Cerés, :..y Il trouve pour sortir un moment favorable. L'un des Boeufs ruminant lui dit, Cela va bien: Mais quoi l'homme aux cent yeux n'a pas fait farevevë:

Je crains fort pour toi sa venuë. .

Jusque-là-pauvre Cerf ne te vante de rien. Het Là-dessus le Maître entre , & vicnt faire fa ronde.

Qu'est. cecy? dit-il à son monde.“, Je trouve bien peu d'herbe en tous ces rateliers.de Cette litiere eft vieille, allez vîte aux greniers. Je veux voir desormais vos bétes mieux soignées. Que coûte-t'il d'ôter toutes ces araignées ? .. ? Ne sçauroit-on ranger ces jougs & ces colliers; '. En regardant à fout il voit une autre téte Que celles qu'il voyoit d'ordinaire en ce lieu.. : Le Cerf est reconnů; chacun prend un epicu ;

Chacun donne un coup à la bére. Ses larmes ne sçauroient la sauver du trépas.. On l'emporte, on la fale, on en fait maint repas,

Dont maint voilin s'éjoüit détre.! Phedre sur ce sujet dit fort élegamment, . Il n'est pour voir que l'oeil du Maître. Quant à moi, l'y mettrois encor l'ail de l'amant.

3:57.

K L XXXII. L'A

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143 FABLES CHOISIĘS வானலை

LXXXII: "103 4:0 4:0 posto L'Aloüette les petits, avec le Maltre

1 d'un Champ...ito

"13 TË t'attens qu'à toi seul, c'est un commun

- Proverbes . ; Voici comme Esope le mity. i-rown11001109111:

bury' En credit. 14: Tidas y; : ;* Les Alouettes font leur nit' .' is. Az ols';'

Dans les bleds quand ils sont en herbe "p?
C'est à dire environ le temps"

:"51. Que tout aime, & que tout pullule dans le monde;

Monstres marins au fond de l'onde, 1120 Tigres dans les Forêts, Alouettes aux champs.',

Une pourtant de ces dernieres?. ?7"
Avoit laissé passer la moitié d'un Printempsi 5111
Sans gouter le plaisir des amours printanieres.v
A toute force enfin elle se refolut . 117) .
D'imiter la nature, & d'étre mere encore ! Don
Elle bâtit un nid, pond, couve, & fait éclore,...
A la hâte; le tout alla du mieux qu'il pût. Siss,
Les bleds d'alentour mûrs, avant que la nichče

Se trouvật affez forte encor".
Pour voler & prendre l'effor, 7 . ...

De mille loins divers l'Alouette agitéen:j11!
S'en va chercher påture; avertit ses enfans !
D'étre toûjours au guet & faire sentinelle.'
• Si lc poffeffeur de ces champs
Vient avecque son fils, (comme il viendra) dit-elle,

Ecou.

IC. ,:

Ecoutez bien; felon' ce qu'il dira, Lil'n

. Chacun de nous décampera. M inden Si-lot que l'Alouetto cur quitté la famille, 11 ) Le pofleffeur du champ vient avecque fon fils. It Ces bleds font mûrs, dit-il, allez chez nos amis Les prier que chacun apportant fa faucille ) 11. Nous vienne aider demain dés la pointe du jour.. Nôtre Alouette de retour porno

Trouve en alarme la couvées 19 2 329 01 03 L'un commence. Il a dit que l'Aurorę levée i L'on fit venir demain ses amis pour l'aiderati S'il n'a dit que cela, repartit l’Alouette, Rien nie nous prefle encor de changer de retraitte. Mais c'est demain qu'il faut tout de bon écouter." Cependant soiez gais; voilà dequoi manger. Eux repus, tout s'endort ; les petits & la mere. L'aube du jour arrive; & d'amis point du tout. L'Alouette à l'effor, le Maître s'en vient faire

Så ronde ainsi qu'à l'ordinaire., 13., ale
Ces bleds ne devroient pas , dit-il, étre debout. :
Nos amis ont grand tort, & tort qui se repose
Sur de tels paresseux à servir ainsi lents. .,
Mon fils aller chez nos parens : !191)

Les prier de la même chose. nisms: 1, V
L'épouvante est au nid plus forte que jamais.
Il a dit ses parens, mere, c'est à cette heure...
Non mes enfans, dormez en paix, ..' is!

Ne bougeons de 'nôtre demeure. L O
L'Alouette eut raison, car personne ne ving.ro
Pour la troisiéme fois le Maitre-se souvint í 250V
De visiter les bleds. Nôtre erfcurtest excréme, ITO
Dit-il ; de nous attendre à d'autres gens que nous.
Il s'est meilleur aini ni parent queTojámême
Hi. " K2 COM

É Raks

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