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Graf v. B*, Pour mieux la surprendre,

Tharsis dans le bois se cacha.

La belle trop tendre
Crut voir Mysis, et s'approche.

Le soleil à peine
Répandoit un peu de clarté,

Et l'ombre incertaine
Aidoit à la témérité.

C'est donc vous, dit-elle,
Vous, mon Amant dès le berceau !

Ma famme fidelle
M'animera jusqu'au tombeau.

Oui, je veux t'y suivre,
Rien ne pourra nous séparer;

Pour toi je veux vivre,
Avec toi je veux expirer.

Bergere infensée,
Myfis t'écoute avec horreur;

Son ame offensée
Se livre entiere à la fureur..

Un trait vole et frappe;
Quel cri fuit ce trait inhumain!

Dieux! Tharsis s'échappe,
Et Zara sent percer son fein,

C'est toi qui me tue !
Mais je pardonne å ta fureur.

Mon ame éperdue
T'aime jusque dans ton erreur,

Conserve la vie,
Hélas ! je la perds fans retour;

Tu me l'as ravie;
Mais c'est la faute de l'Amour,

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le Jierre.

Le Mierre.

Bekannt durch seine dramatischen Arbeiten, deren Werth und Aufnahme jedoch sehr ungleich ausfiel. Eben das gilt von seinen kleinern Gedichten, die er in den frans 3dfischen Musenalmanachen von Zeit zu Zeit bekannt ges macht hat. Die hier mitgetheilte Nomange steht in dem Recueil de Romances, T. II. p. 189, und ift, mie man bald fieht, eine, wiewohl ziemlich schwache, fiopie von Tiđell's oben eingerückter englischer Ballade. So viel Haltung und Würde der Vortrag dieser leßtern hat, so miatt und uns gleich sind die Verse des französischen Dichters.

COLIN ET LUCY.

Ecoutez-moi, faciles belles,
Aprenez à fuir les trompeurs,
Ecoutez, amans infidéles,
La peine due aux suborneurs.

Lucy, des filles de Vincennes
Etoit la plus riche en attraits;
Jamais l'eau pure des fontaines
Ne refléchit de plus beaux traits.

Hélas ! des peines trop cuilantes,
Hélas! un amoureux souci,
Vint ternir les roses brillantes
Sur le teint vermeil de Lucy.

Vous avez vů souvent l'orage
Qui courboit les lys du jardin;
De ces lys elle étoit l'image,
Et déja penchoit vers fa fin.

Par trois fois on entend la cloche
Dans le silence de la nuit;
Par trois fois le 'corbeau s'approche,
Frappe aux vitres, crie, et s'enfuit.

Се Le liierre.

Ce cri, cette cloche cruelle Lucy comprit tout aisément;. Aux filles en pleurs autour d'elle Elle dit ces mots en mourant:

Cheres compagnes, je vous laisse,
Une voix semble m'appeller;
Une main, que je vois sans cesse,
Me fait figne de m'en aller.

L'ingrat que j'avois cru sincére,
Me fait mourir, si jeune encor;
Une plus riche a fçu lui plaire;
Moi, qui l' aimois, voilà mon sort.

Ah! Colin, ah! que vas - tu faire ?
Rends-moi mon bien, rends. moi ta foi!
Et toi, que son coeur me préfere,
De ses baisers détourne-toi !

Dès le matin en épousée
A l' eglise il te conduira;
Mais, homme faux, fille abusée,
Songez que Lucy sera là.

Filles, portez-moi vers ma forse;
Que l'ingrat me rencontre alors,
Lui dans son bel habit de noces,
Moi couverte du drap des morts.

Elle expire, on creufe fa foffe,
Et l'époux la rencontre alors,
Lui dans son bel habit de noçes,
Et Lucy sous le drap des morts.

Que devient-il? son coeur fe ferre;
Un froid mortel vient le tranfr.
Qu'a-t-il vu? Lucy qu'on enterre,
Et Lucy qu'il a fait mourir.

Il tombe; chacun se disperle, L'épouse fuit loin de ce deuil.

* 5

Colin,

le Wierre. Colin, baigné de pleurs qu'il verse,

Reste éperdu sur le cerceuil.

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