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raux, à l'usage des fêtes nationales et décadaires. Paris, Chemin, an XII ; in 12, d.-rel. mar.... 10— » Ce recueil, expression de la réaction républicaine après le 18 fructidor, est divisé en quatre parties : Chants religieux, Chants philosophiques et moraux, Chants guerriers et gaités philosophiques. Il reproduit les morceaux les plus célèbres de Lebrun, de Chénier, de Désorgues, de Rouget de Lisle, etc. ; mais du moins le choix en est bien fait et ne présente que des pièces purement écrites. C'est un livre de bibliothèque. - On y trouve un petit autographe de Lebrun.

17. Recueil de pièces en langue espagnole, sous le titre

factice de : Nouvellas varias. In-4, fig. en bois, cuir de Russie, n. rogn....................... 60 - )

Ce volume contient : Historias de las dos Doncellas disfrazadas, y raros acontecimientos de don Rafael de Villavicencio, y Marco Antonio. En Cordoba. – Historia del esforzado caballero Pierres de Provenza, y de la Her. mosa Magalona, Cordoba.- Tragica historia de la vida, y valorosos hechos de Bernardo del Carpio. – Historia de los nobles cabaileros tablante de Ricamente, y Joffre, corregida y enmendada en esta ultima impresion. Historia del emperador Carlo Magno, en laqual se trata de las grandes proezas y hazanas de los doce pares de Francia. — Historia del marques de Mantua. — Historia verdadera de la perdida y restauracion de Espana, por don Pelago, y don Garcia Ximenez de Aragon. — Historia del infante D. Pedro de Portugal, compuesta por Gomez de Santistevan.-Historias del Conde Fernan-Gonzalez, y los siete infantes de Lara.-Historia de los N. E. Oliveros de Castilla, y Artus de Algarve, — Historia del Cid Campeador.Historia del conde Partinuples, emperador de Constantinopla, por G. Al

dana.

18. Second recueil de Nouvellas varias. Imp à Cordoue,

in-4, cuir de Russie, non rog., fig. sur bois.. 60 -- 1 Pièces contenues dans ce volume : Historia de la creacion del mundo, y formacion del hombre. --- Historia del diluvio universal. - Historia de la gloria de Betulia Judith contra Holofernes. - Historia de valoroso Sanson. Historia del santo rey David. - Historia de la vida de san Alexo. - Historia de la vida de S. Amaro con el martirio de santa Lucia. - Historia de la vida de S. Genoveva de Brabante, y del conde Palatino Sigifredo Historia de la muger penitente. – Historia de S. Albano. -- Historia sagrada de la Pasion de Cristo. -- Historia dolorosa, en siete cantos, por T. J. de Cabra. – Historia de la aparicion de N. S. de Monserrate. — Historia del juicio universal del mundo.

19. Recueil des plus belles pièces des poëtes françois,

que portrait, qui indique dans laquelle des neuf éditions originales cette pensée ou ce portrait a paru pour la première fois. M. Adrien Destailleur a conservé cette innovation excellente, il a recueilli avec plus de soin encore que son prédécesseur toutes les variantes de La Bruyère, traces précieuses du travail de celui peut-être de nos écrivains qui a le mieux connu et le plus cherché les effets de style. Sans rejeter entièrement les clefs, M. Adrien Destailleur les a réduites à ce qu'elles ont de certain et d'utile. Lorsque La Bruyère a réellement voulu peindre un personnage de son temps, si vous savez le nom de ce personnage, dites-le-moi, à la bonne heure. Mais quant aux simples conjectures dont s'amusoient les contemporains, et qui ont été cependant, je l'avoue, pour plus de la moitié peut-être dans le prodigieux succès du livre, que nous font-elles aujourd'hui? Ce n'est plus qu'une distraction puérile qui nous détourne de ce que nous devons admirer dans La Bruyère, le style avant tout, le tour de la phrase, l'énergie des mots, et, après le style, un esprit d'observation plus général et plus profond qu'on ne le croit communément. En reproduisant avec une fidélité rigoureuse le texte de La Bruyère, M. Adrien Destailleur ne s'est pas cru obligé de conserver son orthographe par la raison toute simple que La Bruyère, comme je l'ai déjà dit, abandonnoit l'orthographe aux caprices des imprimeurs. Quant aux notes, peut-être M. Adrien Destailleur les a-t-il trop multipliées. Les meilleures sont celles où l'éditeur, par des citations heureuses, rapproche La Bruyère des moralistes anciens et modernes, de Sénèque, de Montaigne, de Pascal, etc. Ces rapprochements sont toujours un sujet excellent d'étude. J'aime moins les notes purement admiratives. Le lecteur qui n'admire pas tout seul, n'admirera pas davantage avec vos points d'admiration. Je signale encore dans l'édition de M. Destailleur, la publication d'une lettre inédite de La Bruyère qui n'est pas sans intérêt, et des renseignements biographiques qui contiennent, je crois, tout ce qu'on sait de ce grand écrivain, de sa vie modeste et de sa mort prématurée.

Je puis donc dire du La Bruyère de M. Adrien Destailleur, ce que je disois tout à l'heure du Corneille de M. Lefèvre : Voilà enfin un La Bruyère auquel il ne manque rien ! M. Adrien Destailleur a consacré des années entières à ce travail : je n'en suis pas surpris, La Bruyère le méritoit bien. Parmi nos moralistes, La Bruyère représente essentiellement l'honnête homme. On peut trouver La Rochefoucauld haïssable malgré son esprit merveilleux et la perfection de son style; il est impossible de ne pas être choqué de l'égoïsme et des gasconnades de Montaigne malgré son amabilité; on estime La Bruyère autant qu'on l'aime. Ce n'est pas un saint farouche comme Pascal; sa vertu ne fait pas peur; c'est le galant homme dans toute la force de cette expression, le chrétien qui connoît les foiblesses du monde, le philosophe sans morgue et sans dédain. Comme écrivain, La Bruyère est une source intarissable d'études toujours nouvelles. Plus on le lit, plus on admire les ressources de sa plume. Il ne faut pas lui demander l’abandon charmant et la causerie brillante de Montaigne. En lui, c'est l'art qui domine. Chacune de ses phrases a précisément tout ce qu'elle doit avoir d'éclat, de force ou de délicatesse. Malgré quelques bizarreries de langage, tout est poli, tout est ciselé de main de maître dans son style. Ses fautes ne sont pas des fautes de négligence, ce sont plutôt des excès de travail. Je ne pourrois pas étudier Montaigne ; il s'empare trop de moi, il m'amuse trop; je ne lis plus, j'écoute ou je cause. La Bruyère se prête au contraire merveilleusement à l'étude. On ne sauroit trop en peser les syllabes. Il rend avec usure, en leçons de goût et d'art, tout ce qu'on lui consacre de temps et de peines. Je ne crains qu'une chose, quant à moi, c'est de finir par le savoir par cour. C'est égal, mille remerciments à M. Adrien Destailleur de m'avoir fourni une occasion de plus de relire La Bruyère.

Voilà une partie de mes dettes acquittée tant bien que mal. Quand pourrai-je parler de quelques autres livres que j'ai depuis trop longtemps entre les mains ? Hélas ! lorsqu'on a bien voulu me les confier, j'avois du temps et du loisir. Je comptois

n'avoir plus à m'occuper que de ces douces études littéraires et y trouver le repos, la consolation, le bonheur, après tant de luttes inutiles et de déceptions cruelles. Mes chers livres ! j'espérois achever ma vie avec vous ! J'ai lu deux fois une traduction de Thucydide, par M. Zévort, chaque fois avec un extreme plaisir. Le livre est toujours là, rempli de mes notes. L'article, le ferai-je un jour ? Dieu le sait ! Et la traduction des Confessions de saint Augustin, par mon confrère à la Bibliothèque Mazarine, et mon ami, M. Moreau, quand dirai-je tout le bien que j'en pense? Notez que M. Moreau a bien voulu en faire tirer, sur ma demande, quelques exemplaires en papier vélin, et que le livre est toujours là sous mes yeux, qui me reproche mon silence. Par bonheur, les traductions de M. Moreau, élégantes et fidèles, font très bien leur chemin toutes seules. N'ai-je pas encore un abrégé de l'Ancien-Testament, par M. Vallon, ouvrage fait pour les enfants, et où l'auteur a su néanmoins conserver admirablement le caractère de la Bible ? Le dix-septième siècle réussissoit à merveille dans ces sortes de livres ; de notre temps, j'en croyois le secret perdu; M. Vallon l'a retrouvé. Mais c'est assez pour cette fois; j'achèverai de m'acquitter un autre jour, si je puis.

S. DE Sacy.

Membre de l'Academie Françoise.

LA

CONFESSION D'UN MOINE DU XII SIÈCLE.

HISTORIETTE TROUVÉE EN UN GROS IN-FOLIO.

Lecteurs, vous seriez effrayés si vous pouviez voir les deux volumes dressés en ce moment devant moi deux in-folio (Opera sancti Bernardi), publiés par les bénédictins. Ne vous semble-t-il pas qu'il faudroit, pour explorer cet énorme recueil, être quelque peu bénédictin soi-même? Rassurez-vous ; je ne viens point vous raconter la vie et les écrits de l'abbé de Clairvaux ; ce sujet prêteroit à toute une étude approfondie, à tout un livre savant qu'il est au-dessus de mes forces d'entreprendre. Ce n'est point à saint Bernard que j'ai affaire en ce moment, mais à un de ses moines, et c'est pour le retrouver, ce moine, que je parcours et feuillėte ces deux gros volumes. Maintenant que je le tiens par sa ceinture ou par son capuchon, comme vous voudrez, je ne lâche point prise, et vais le faire comparoître devant vos seigneuries afin que vous écoutiez sa confession,

Saint Bernard, il faut bien dire un mot de lui, s'est beaucoup occupé de ses moines, et est descendu aux plus petits détails relativement à leur façon de vivre et de se comporter. Il a tout rangé sous sa discipline, même leur sommeil, dont il ne se contente pas de limiter le temps, mais dont il va jusqu'à déterminer le mode, ce qui ressemble à de la tyrannie. On lit en effet dans sa Vie, qu'il n'aimoit pas que l'on ronflat avec trop de

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