Obrazy na stronie
PDF
ePub

Sommaire du de mars de la douzième série du
Bulletin du Bibliophile.

Variétés Bibliographiques, par Gust. Brunet 91

Correspondance Inédite De Charles Nodier, par Albert

de la Fizelière 97

Correspondance Bibliographique 100

Analecta-biblion. Philalethes, édition du XVe siècle,

par Ap. Briquet 1 Oî

Discours des hiéroglyphes (égyptiens... par P. VAnglais, sieur de Bel-Estat, par le vicomte de Gaillon.. 1 05

Pétri Strozae de dogmatibus Chaldaorum disputatio,

par Ap. Briquet 119

Portefeuille d'un Talon-Rouge, par Justin Lamoureux. 112

Adam, poème anglo-normand du XII' siècle, publié

par M. V. Luzarches, par Ap. Briquet 114

Le Collège Héraldique. 119

Catalogue 121 VARIÉTÉS BIBLIOGRAPHIQUES

Parmi les publications périodiques qui se consacrent, en Allemagne, à la science des livres, il faut distinguer le Serapeum, journal mensuel, publié à Leipsick, qui compte déjà plus de douze années d'existence, et qui, au milieu de bien des détails relatifs à la bibliographie allemande, présente parfois des renseignements nouveaux et de nature à intéresser les amateurs français. Cette publication , écrite en une langue peu répandue, a certainement passé sous les yeux d'un si petit nombre de lecteurs françois, que nous n'hésitons pas à lui emprunter quelques notes.

Mentionnons d'abord une traduction allemande des Emblèmes d'Alciat, imprimés à Paris, chez Christian Wechel en 1542, petit in-8,253 pages. On saitquel fut le succès de ces Emblèmes, ils obtinrent plus de cinquante éditions. Wechel en produisit le texte latin en 1534,,en 1535, en 15M; il les publia en 1536, mis en ryme francoyse par Jean Le Fèvre, et ce fut d'après cette version et non d'après l'original, que Wolfgang Hunger composa sa traduction en vers allemands. Elle parut avec le latin en regard et avec les mêmes figures sur bois, que dans la seconde édition (15/|0), du travail de Le Fèvre; avec l'addition de deux emblèmes nouveaux sous les nM cxm et cxv. Ajoutons que plus tard un autre Allemand, Jérémie Held, traduisit également les Emblèmes d'Alciat; son travail est plus complet et plus fidèle que celui de Hunger.

M. Hoffmann, bibliothécaire de la ville de Hambourg, a réimprimé un catalogue de Louis Elsevier, daté de 1649; il paraît que c'est le seul exemplaire connu; M. Pieters ne mentionne cette pièce, dans ses Annales de V imprimerie elseviriennc, p. xvm, que d'après la communication que lui en avait faite M. Hoffmann, et il ajoute: « Ce catalogue est probablement aussi rare, peut« être plus rare encore, que celui de 1681, dont plusieurs « exemplaires sont maintenant connus, » Quatorze pages petit in-8 composent cet opuscule, et 123 ouvrages divers y sont énumérés. Cette liste est digne de l'attention des elseviriographes.

Un ouvrage important pour l'histoire ecclésiastique, les Annales Minorum de L. Wadding, sont l'objet d'une notice qui mérite d'être lue; les bibliographes indiquent habituellement cette collection comme se composant de 19 volumes in-folio. Rome, 1731-1765; le fait est qu'elle a été continuée et qu'elle doit aujourd'hui compter 22 volumes, mais cet ouvrage se trouve rarement complet. Entrons à cet égard dans quelques détails peu connus.

Le travail de l'Irlandais Wadding se terminé au 16e volume, publié à Rome en 1737. Le 17e volume parut cinq ans plus tard dans la même ville (en 1741) sous le titre de Sijllabus universus Annalium Minorum confectus à J. M. de Ancona. Cet index comprend 361 pages; il fut accompagné la même année du tome xvm (573 pages), qui présente l'histoire des Franciscains durant les années 1541-1553; il fut rédigé- par le-sire Jean de Luca, Vénitien, sous la direction de J. M. Fonseca, ancien chef de l'ordre et ambassadeur du roi de Portugal auprès du SaintSiège. Le 19" volume, œuvre de J. M. de Ancona, auquel on devait déjà leSyllabus, vit le jour en 1745. C'est un in-folio de 663 pages, dédié, comme le précédent, au pape Benoît XIV. L'ouvrage resta ensuite interrompu durant près d'un demi-siècle; en 1794 on vit paraître, toujours à Rome, le tome xx (571 pag.) embrassant la période de 1564 a 1574, et dont l'auteur étoit Cajetan Michelesî. Les agitations de tout genre auxquelles l'Europe fut livrée n'étoient pas de nature à favoriser de semblables publications; il ne faut point s'étonner si ce ne fut que cinquante ans plus tard que le tome xxi fut publié en 1844, cette fois à Ancone et non à Rome. Ce volume, de 587 pages, rédigé par le Père Stanislas Melchiorri de Cerreto, va jusqu'à l'année 1584. Trois ans se passèrent et le tome xxn, œuvre du même écrivain, fut publié à Naples (570 pages, allant jusqu'à l'année 1590). L'impression de ces derniers volumes est loin d'être correcte. Les révolutions dont l'Italie a été le théâtre depuis 1847, paraissent avoir de rechef arrêté/la continuation de ces Annales; il est à croire qu'elles n'en resteront pas définitivement au point où elles sont.

Le Serapeum doit à M. Seidemann une notice sur une édition de la traduction espagnole faite par Hernando de AcuBa du Chevalier délibéré d'Olivier de la Marche. Cette édition, imprimée à Barcelonne en 1565, est citée au Manuel du Libraire. Le bibliographe allemand entre dans des détails étendus sur les diverses traductions espagnoles de ce livre et il y trouve l'occasion de parler des dernières années de la vie de Charles-Quint à qui l'ouvrage est dédié.

Nous rencontrons, dans le premier numéro de 1854, des recherches sur un des plus rares ouvrages de la littérature espagnole. La Propalladia de Torres Naharro (1) est, on le sait, un recueil de poésies plusieurs fois réimprimé, et où se trouvent sept comédies.

L'édition d'Anvers, sans date, vers 1550, est fort rare, mais elle n'est pas complète, car on n'y rencontre pas deux

(1) On peut consulter, à l'égard de cet auteur, un article de M. Ph. Cbasles, dans le Journal des Débats, 23 août 1839; Ternaux Compans, Revue française et étrangère, t. m; la Renie des Deux-Mondes, 1" juin 1840, p. 830; Puibusque, Histoire comparée des littératures française et espagnole, t. t, p. 202; Prescott, Histonj ofthe reign of Ferdinand, t. u, p. 240.

Une analyse de ces diverses pièces, avec quelques extraits, se trouve dans le Tetoro del Tealro espailol (Paris, Baudry, 1838, t. i, p. 64). I<es Chefs-d'œuvre des Théâtres étrangers renferment une traduction de l'Ymenea.

comédies ( fa Calamita et YAquilana ), quoiqu'elles soient indiquées à la table des matières. Ce volume, dont les feuillets ne sont pas chiffrés, se termine à la signature Y viii. La Bibliothèque de Dresde en possède un exemplaire.

On peut remarquer qu'en dépit des licences, parfois assez vives, que se permet Torrès Naharro, le clergé assistât à la représentation de ses comédies, ainsi qu'il le dit lui-même dans Yintroïto de la Coinedia Trophea, et le pape Léon X donna un privilège [pontificatus nostri anno quinto) à l'édition de 1517.

Un des écrits les plus vifs et les moins communs que la réforme dirigea au seizième siècle contre l'église romaine, l'Origine de la Mappe-monde papistique, a fourni à M. Sotzmann, de Berlin, le sujet d'un article curieux. Cette origine se compose d'un recueil de 16 planches in-folio gravées sur bois.

Le Manuel du libraire ne cite aucune adjudication de ce volume depuis la vente La Vallière, en 178Z|, où un exemplaire s'éleva au prix énorme de 460 fr. Flogel (Hist. de la littérature comique (en allemand), t. II, p. 502), a parlé d'une façon incomplète de cet atlas, qui accompagne un volume in-U publié en 1567 : Histoire de la Mappemonde papistique, par Frangidelphe Escorche-Messe, volume qui s'est payé 24 ou 30 fr, dans quelques ventes peu anciennes; il se compose de six feuillets non chiffrés (titre, dédicace à la reine Élisabeth çt préface), et cent quatre-vingt-dix feuillets chiffrés. L'auteur annonce son intention de diviser le monde papistique en dix-neuf provinces h l'instar de celles (en pareil nombre) entre lesquelles sont partagées les possessions de l'Espagne et du Portugal en Amérique. On ignore quel étoit cet auteur; les conjectures se sont portées sur Viret et sur Théodore de Bèze; les apparences sont pour ce dernier, qui a montré un talent satirique du même genre dans divers ouvrages sortis de sa plume, tels que la Zoographia cochlœi et le Passavantius.

Les 16 planches sur bois ont 12 pouces cinq lignes (ancienne mesure) de haut, sur 15 pouces 6 lignes; elles sont destinées à former quatre rangs de k planches chacun, composant ainsi un

« PoprzedniaDalej »