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Les poésies de Lemnius qui ont exercé une si fâcheuse influence sur la vie de l'auteur, exciteront toujours un vif intérêt. Si l'édition de Witteinberg est à peu près introuvable, celle de Baie est aussi fort rare. En effet, les Luthériens après avoir détruit la première édition, ont dû chercher à

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Contenta hujus libri sunt : Lib. I : De Aslrologid, etc. Lib. Il : De prœfixo cuique vitee termina. Lib. III : De honeslo animi et corporis obleetamento, etc.. En ajoutant à cet index : Paschasii Oenit apud Ziriueos archididascali, in operis commendationem epigramma, et GuilUlmi Lemnii, epistola ad Levinum, la table des matières contenues dans ce volume sera complète.

On lit dans la Biographie Universelle : « Levinus Lemnius, médecin, naquit en 1505, à Ziricsée, dans la Zélande. Il pratiqua son art dans sa patrie, dès 1527, avec un tel succès, que sa réputation s'étendit bientôt dans toute l'Europe. Cependant, après la mort de sa femme, il abandonna l'exercice de la médecine pour embrasser l'état ecclésiastique. Il devint chanoine de l'église de Saint-Liévin, et mourut peu de temps après, le 1" juillet 1568. »

Dans l'épltre dédicatoire du traité de Astrologiâ, adressée à Corneille de Weldam, conseiller aulique, et datée du 7 mars 1553 (1554), Lemnius dit qu'à cette époque, il exerçoit la médecine a Ziricsée, depuis plus de 19 ans (supra annos undeviginti). Il avoit donc commencé l'exercice de sa profession en 1534. Au surplus, cette date nous paroit être plus convenable que celle de 1527, indiquée par la Biogiaphie Universelle; car, au XVIe siècle, les jeunes gens étudioient encore à l'âge de 22 ans, et n'étoient point si promptement admis à pratiquer l'art de la médecine.

Ce célèbre médecin a composé plusieurs ouvrages en latin, dont le style ne manque point d'élégance ; ils ont été souvent réimprimés, et traduits en diverses langues.

Lemnius nous apprend qu'après avoir longtemps résisté aux vives sollicitations des personnages les plus distingués de sa ville natale, il s'est enfin décidé à faire imprimer les trois opuscules que renferme ce volume. Il s'est beaucoup plus occupé, dit-il, de la médecine active que de la médecine spéculative, et n'étant que fort peu versé dans l'art de bien dire, il craint d'échouer en publiant ses écrits. Mais, au lieu de subir un échec, il obtint un triomphe, et enhardi par le succès, il écrivit bientôt d'autres ouvrages qui accrurent encore la réputation de l'auteur.

A la suite du second opuscule, de prœfixo cuique vitœ termino, on trouve une lettre de Guillaume Lemnius à son père Levinus, dans laquelle 11 prouve que le climat a moins d'influence que l'éducation sur le développement des facultés intellectuelles. Cette lettre datée ex oflicinâ nosirâ

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medicamentariâ, Ziritecc, non»* marliit(l mars), sans indication d'année, a été écrite en 1554. Guillaume Lemnius avoit étudié la médecine et sur tout la pharmacopée ancienne et moderne. En 1554, il habitoit Ziricsée, où il s'étoit marié avec la petite-fille de Jason de Praet (Pralensù). Etat devenu, plus tard, médecin du roi de Suède, Eric XIV, Ù périt victime à» la révolution qui fit perdre à ce prince la couronne et la liberté. Guillaume Tut étranglé en prison, l'an 1568, quelques mois après la mort de son père. Le troisième opuscule de Levinus Lemnius, <'e honesto animi et ctfpori' oblectamenlo, est dédié à son fils Guillaume.

Le volume qui fait le sujet de cette note est très précieux, car c'est l'un des rarissimes exemplaires de la première édition du premier ouvrage publié par Ler. Lemnius. On doit remarquer aussi que la lettre de Guillaume Lemnius est le seul écrit de ce médecin, qui ait été imprimé.

Ap. B.

214. Lorichius. Aenigmatum lib. III, recens conscripti, recogniti, et aucti, autore Joan. Lorichio hadamario. Francof., ap. Christ. Egenolphum (1545); 1 vol. pet. in-8, mar. r., fil. tr. dor 18—»

Rare.—Jean Lorichius avoit déjà publié ce recueil d'énigmes latines, vers 1541; mais il augmenta d'un 3* livre cette nouvelle édition revue et corrigée, qu'il fit imprimer chez Chrétien Egenolf, son parent. C'est ce que l'auteur nous apprend dans l'épHre dédicatoire du 3° livre, adressée à son frère Guillaume Lorichius, et datée d'Ingolstad l'an 1544. Les dédicaces des deux premiers livres, sont datées de Marsburg, 1540. Les pièces liminaires se composent d'une épigramme au lecteur, et d'un petft Traité divisé en trois chapitres: De aenigrrihtis et primo quid sit ; de. Grypkis conrinlibus; de usu aenigmatum.

Aux énigmes qu'il avoit inventées lui-môme, Lorichius a ajouté de nombreuses traductions poétiques d'énigmes extraites de l'Ecriture Sainte, des anciens auteurs grecs et latins, et surtout d'un volume d'énigmes en allemand que les étudiants estimoient beaucoup plus qu'un livre de philosophie. On trouve dans la dernière partie, une prognostication de 13* vers pour l'année 1546. Nous ne citerons qu'une seule énigme qui a pour sujet l'année, les mois, les jours, les heures et les minutes:

Arbor in hoc seclo generatur, quœ duodenis

Frondibus ornataest, et redimita niinis,
Quilibet at ramus decies ternos quasi nidos

Sustinet, in nido sex quater ova cubant,
Nascitur ex ovo quovis avis una, duabus

Et sexaginta vocibus usque canens,
Candidus attondet niger et mus omnia, donec

Murem, ova et nidos catta proterva voret.

Ap. B.

215. Gabrielis Madeleneti carminvm libellvs. Parisiis, 1662, in-12, mar. r. fil. tr. d. (Armes de Phelypeaux de la Vrillière ) 20—»

On lit sur la garde une note d'une écriture déjà ancienne : « Cette édition est la bonne; la réimpression de Barbou, 1725, passe pour peu correcte. » C'est un volume en bonne condition, réglé, et qui pourroit être un exemplaire de dédicace, car un certain nombre de ces poésies latines sont adressées à Nie. Fouquet, au card. Mazarin, à Loménie de Brienne, à Louis de Bourbon, prince de Condé, à Colbert, à Phelypeaux de la Vrillièrc, etc. Ajoutons que la préface de ce recueil est de Louis-Henri de Lomenie, et qu'elle est suivie d'un éloge de l'auteur par Pierre Petit. Au surplus, on peut lire dans la Bibliothèque des Auteurs de Bourgogne, une notice sur Gabriel Madclenet, né en 1S87, à Saint-Martin-du-Puy, sur les contins de la Bourgogne, du côté du Nivernois.

216. Micylli (Jacobi) Argentoratensis sylvarum libri V; quibus accessit Apelles /Egyptius, seu Calumnia. antehac, ut et cœtera pleraque nondum édita. (Ilagenoae) Ex officina Pétri Brubacchii, 1564, 1 v. pet.in-8. 0—»

Jacques Micyllus, né le 6 avril 1503, à Strasbourg, de parents obscurs, se nommoit Moltzcr; mais il reçut dans sa jeunesse le nom de Micyllus, pour avoir représenté avec succès cet interlocuteur du dialogue de Lucien, Intitulé le Songe ou le Coq. Après avoir achevé ses études dans les Universités d'Allemagne, il fut chargé, en 1527, d'enseigner le grec et le. latin au gymnase de Francfort; il fut appelé en 1532 à l'Académie de Heidelbcrg, pour professer la langue grecque. Il retourna quelque temps après à Francfort; puis, en 1546, il se fixa à Heidelbcrg, où il mourut le 28 janvier 1558. Il s'étoit marié à Francfort, en 1520; sa femme, nommée Gertrude, naquit en 1508 et mourut le 18 août 1548. Micyllus eut onze enfants. Deux seulement lui survécurent; l'un fut chancelier de l'Electeur Palatin; l'autre exerça la profession de tailleur à Heidelbcrg. On trouve dans le quatrième livre de ses poésie, les épitaphes de sa femme et de cinq enfants, dont il indique les noms, l'âge et la date de la mort. Micyllus éloit étroitement lié avec Eobanus, poète de la Hesse, Joachim Camerarius et Melanchion qui parlent souvent de lui avec éloge.

Les œuvres poétiques de Jacques Micyllus furent recueillies, mises en ordre et publiées par son fils, Julius Micyllus, jurisconsulte à Heidolberg. Un recueil d'épigrammes latines de ce poète, avoit été imprimé à Haguenau dès 15Î8; mais l'édition de 1564 est la première et, sans doute, la seule qu soit complète. La plupart des pièces qu'elle contient étoient restées inédites. L'Apelles Aegijplius, drame en cinq actes, n'est point cité dans le catalogue Soleinnc, et les poésies de Micyllus ne sont pas indiquées dans le Manuel du libraire.

Ce volume contient 680 pages et 10 feuillets non chiffrés pour les pièces liminaires. Au-dessous du titre, on lit des vers adressés à l'imprimeur, et ■sur le verso, d'autres vers à la mémoire du poète. Les feuillets suivants sont <>ccupés par l'épitre dédicatoire de Jul. Micyllus, datée du 1er janvier 1564; des poésies de J. Posthius, de Z. Monzerus et de J. Ficbardus, sur les oeuvres de Jacq. Micyllus; trois pièces de notre auteur, recouvrées après l'impression du volume ; un index, et enfin Verrata. Le texte commence à la 21" page, cotée 1, et finit à la page 574. V Apelles Aegyptius, termine le volume.

. Nous n'avons point l'intention de rendre un compte exact de cet immense recueil de poésies latines de tout genre; nous nous bornerons à parcourir rapidement le volume. Dans le premier livre des Sylva, nous signalerons des pièces de vers (epicedion) sur la mort d'Helius Eobanus et de Symon Grynœus. Ce dernier nom nous rappelle que, sur la garde du livre, on lit une satire latine manuscrite contre le pape Pie IV, qui avoit excommunié Symon Grynaîus. Cette satire nous paroit être autographe et écrite par Jacq. Grynaeus, qui l'a souscrite en ces termes: In laudem Pii papœ scrip» hos versus Jacobus Gnjnœus prid. .Von. Julii 1S64. Le deuxième livre contient des épithalaines en l'honneur de personnages notables et d'écrivains contemporains. Dans le troisième livre, nous avons remarqué une lettre de Melanchton, l'Hodœporicon de Micyllus, le récit de l'incendie du vieui château d'Heidelberg, la lutte des Arbalétriers, etc.. Le quatrième livre renferme tant de poésies diverses qu'il n'est pas facile de choisir les citations. Nous indiquerons, cependant, des distiques sur les bucoliques et les géorgiques de Virgile ; des épigrammes et des idylles traduites du grec ; des anagrammes numériques sur les mois de l'année, et sur des dates remarquables j une foule d'épitaphes avec dates; des quatrains sur les Empereurs romains, depuis Lucius Annius, jusqu'à Ferdinand Ie', etc.. Le cinquième livre se compose de paraphrases poétiques sur dos passages de l'F.criturc Sainte, et de 24 psaumes traduits en vers latins.

Nous croyons inutile d'analyser le drame qui suit les poésies de Micyllus. Toutefois, en voici le sujet : Apelles, peintre du roi d'Egypte, et jouissant d'une grande faveur, excite l'envie d'un courtisan qui, pour le perdre, l'accuse de trahison. Apelles est sur le point de périr, lorsque la vérité descend du Ciel et confond le calomniateur. Ap. B.

217. Mureti [Ant.). Orationes xxni; ejusdem hymnisacri et alia quaedam poematia. Venetiis, apud Aldum, 1575; iu-8, mai*, bleu comp., tr. dor. (Thouvenin.).. 40—»

Très-bel exemplaire de la bibliothèque de Renouard; il porte sur le titre la signature d'Aide le jeune, l'imprimeur du volume, dont le portrait gravé sur bois se trouve également sur le titre; au verso du huitième feuillet on remarque un petit portrait d'Ant. Muret, gravé sur bois.

218. M. Ant. Mureti Oratio habita in funere Pii V, Pont. Maximi. Venetiis apud Franc. Zilleltum, 1572;

219. Palatium REGINE éloquente sive exercitationcs oratoriae (autore P. Le Pelletier). Lutetiœ Parisior., Nie. Buon et Jean Camusat, 1641; in-fol., mar. rouge, fil. comp., riche dorure à pet. fers, dent, fleurdelisée.

Le frontispice, dessiné et gravé par Grég. Huret, représente Louis II de Bourbon, prince de Condé, né en 1G21, et Armand de Conti, son frère, né en 1629, présentés par Mercure à la déesse de l'éloquence. L'ouvrage est dédié à ces deux princes.—Belle reliure ancienne.

220. Parny. OEuvres choisies d'Évariste Parny; précédées d'une notice sur sa vie et ses ouvrages. Paris, 1826; in-8, v. r., n. rogn 10—»

Cette édition contient deux petits poèmes de plus que les précédentes, Jaune! et Coddam; le volume se termine à la page 312, après laquelle vient un autre partie de 170 pages, sous le faux-titre, Mélanges, contenant des poésies légères, des chansons et des lettres. Portrait et figures avant la lettre.

221. Pastoret. Moyse considéré comme législateur et comme moraliste, par M. de Pastoret. Paris, 1788; in-8, v. rac., fil 8—»

On lit sur la garde de ce volume une note d'une écriture déjà ancienne, ainsi conçue: « Cet ouvrage m'a été donné par l'auteur.

• C'est un homme du plus grand mérite, appliqué, laborieux au point que son goût pour les belles-lettres n'empéche pas qu'il ne porte la plus grande attention, et tout le soin possible aux devoirs de son état (il e:tt conseiller à la Cour des aides). Je ne doute point qu'il ne fasse son chemin d'une manière brillante; il est fait pour arriver à de grandes choses. Son caractère et son personnel sont très-intéressants; il est doux et honnête dans les discussions, et très-recherché dans les sociétés pour son esprit et son caractère aimables. •

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