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Judeus.

E tu coment?

Isaias.

Par Deu vertu.

Judaeus.

Tu me sembles vieil redoté.

Nous devons ajouter que M. Paul Lacroix (le Bibliophile Jacob) est le premier qui ait révélé l'existence du poème dramatique d’Adam ; il en a cité plusieurs passages dans le Bulletin de l'Alliance des Arts , année 1847, et il invitoit alors M. Magnin à publier cet ancien monument de la langue françoise.

Ap. B.

- Les bibliophiles connoissent à peine l'existence d'un établissement particulier qui porte le nom de COLLÉGE HÉRALDIQUE. Il serait difficile cependant de trouver en France une collection historique aussi importante en livres et en manuscrits. La bibliothèque et les archives du Collége héraldique occupent une partie de l'ancien hôtel de Gesvres, rue Monsigny, 6, et l'on admire dans ce spacieux appartement deux magnifiques salons aux boiseries sculptées et dorées dans le style du xviie siècle.

La bibliothèque renferme tous les grands ouvrages relatifs à la géographie, à la chronologie, à la biographie, à la diplomatique, à l'histoire générale de la France et surtout à celle des provinces ; les armoriaux les plus rares, depuis Palliot jusqu'à Grandmaisons ; les maintenues de noblesse et les nobiliaires des diverses provinces ; une série de livres sur le blason ; de grandes collections telles que les États de la France, les Almanachs royaux, le Recueil de pièces sur les départements, 80 vol. in-4, provenant du cabinet de M. Fortia d’Urban, etc. Cette bibliothèque, si riche pour la France, ne l'est pas moins pour les pays étrangers. La Belgique, les Pays-Bas, l'Allemagne, l'Italie, l’Espagne, le Portugal, etc., y sont représentés par une foule d'armoriaux, de nobiliaires et d'ouvrages historiques, imprimés ou manuscrits. Nous citerons seulement l'histoire de la maison royale de Portugal, par H.-G. de Souza, 20 vol. pet. in-fol. Les manuscrits sont nombreux, et plusieurs paroissent être uniques. On remarque les armoriaux manuscrits de la Normandie, du Limousin, de la Champagne, de la Franche-Comté, de la Bretagne, de l'Anjou, etc.; le dictionnaire généalogique du Dauphiné, par Guy Allard ; les preuves de Malte pour les langues de France, d'Aquitaine, de Champagne et de Provence ; l'histoire généalogique des conseillers au parlement, à la chambre des comptes, etc, etc.

Les archives du Collége héraldique ont été primitivement formées par la réunion des fonds La Chesnaye-des-Bois, SaintAllais, de Courcelles, Lacroix et des archives du tribunal des Maréchaux de France. Puis, elles se sont accrues par des acquisitions successives qui ne se sont jamais ralenties. Le nombre des pièces originales dépasse deux cent mille, et beaucoup d'entre elles, remontant à une époque fort reculée, appartiennent à l'histoire de France, aussi bien qu'à l'histoire des familles. N'oublions pas une rare collection de montres et revues, des manuscrits importants pour les ordres religieux et militaires, et sept cents boites renfermant des dossiers rangés par ordre alphabétique et composés de titres originaux pour l'histoire généalogique des familles françaises.

Une si vaste collection de livres et de manuscrits précieux devoit être notée dans le Bulletin du Bibliophile. C'est M. le comte de Givodan qui est seul propriétaire de ce bel établissement. La dernière publication faite sous sa direction est le 5e volume du Livre d'or de la noblesse européenne, et, si nous sommes bien informés, le 6e volume est sous presse.

CATALOGUE DE LIVRES RARES ET CURIEUX DE LITTÉRATURE, D'HISTOIRE, ETC. , QUI SE TROUVENT EN VENTE

A LA LIBRAIRIE DE J. TECHENER,

PLACE DU LOUVRE, 20.

MARS. — 1865.

46. Amor corriero, letterato divertimento. (Monaco), Giov.

Joecklino, 1668; in-4, fig. mar. r. tr. d...... 18—» Recueil de lettres d'amour écrites à des étres imaginaires pour l'amusement d'une princesse de Bavière. Quelques-unes sont en chiffres. Il y a une figure remplie de rébus. 47. BARATON. Poésies diverses, contenant des contes choi

sis, bons mots, traits d'histoire, épigrammes et sonnets. Paris, 1705; pet. in-12, v. br............. 9 - » M. Baraton, qui, je ne sais pourquoi, n'est cité par aucune biographie, est un imitateur de La Fontaine, dont il fait un éloge mérité dans sa préface. Les contes de Baraton, qui ne sont le plus souvent que des anecdotes ou même des bons mots rimés, ont de la naiveté, et le petit nombre de sujets grivois qu'il a traités le sont avec autant de décence que ces sujets peuvent le coinporter. Baraton est au moins l'égal de beaucoup de conteurs plus connus, s'il ne leur est meme supérieur. (Viollet le Duc, bibliothèque poëtique.) 48. BIGOTII (Gulielmi) Lavallensis somnium, ad Gul.

Bellaium Langæum Mæcænatem suum, in quo cum alia , tum imperatoris Caroli describitur ab regno Galliæ depulsio ; ejusdem explanatrix somnii epistola; ejusdem Catoptron, et alia quædam poematia cusa

priùs inemendatiùs. Paris, P. Roffet , 1537; pet. in-8, mar. r., fil. tr. d. (Trautz-Bauzonnet). .... 65—) Guillaume Bigot, né en 1502, à Laval (Maine), poète français et latin, fut l'un des plus savants hommes de son siècle. Il suivit en Allemagne du Bellay de Langey, à qui il dédia le Somnium. En 1535, il professoit la philosophie à l'université de Tubingue. En 1536, il faisoit imprimer son poëme latin, intitulé Catoptron, avec quelques autres pièces, à Båle, où il s'étoit réfugié pour se soustraire aux persécutions des disciples de Melanchton, dont il avoit combattu le système. De là il révint en France, où on lui avait promis une chaire qu'il n'obtint pas. Il profita de son séjour à Paris, pour faire imprimer le Somnium, auquel il ajouta le Catoptron et des Epigrammes latines qui avoient été déjà publiées à Bâle, mais incorrectement. Enfin, il accepta une chaire à l'université de Nimes; mais sa femme, qu'il avait laissé à Toulouse, se conduisit mal, et le complice de ses désordres ayant été mutilé, Bigot fut accusé d'être l'instigateur de ce crime. On le mit en prison; cette malheureuse affaire n'étoit pas terminée en 1549. L'issue en est inconnue, ainsi que l'époque de la mort de Bigot.

Ce livre rare, non décrit par les bibliographes, a échappé aux recherches de M. Haureau, qui a consacré à Guillaume Bigot une étude biographique dans son intéressante Histoire littéraire du Maine. L'auteur de cet ouvrage ne le cite que d'après l'indication inexacte du père Lelong.

49. BOCCACCIO. Il Decamerone di M. Giovanni Boccaccio.

Firenze, per i Heredi di Philippo di Giunta, 1527. (Venezia, 1729); in-4, V....... ........... 60— 1) a Je crois cet exemplaire en grand papier. Relié et rogne, il conserve en hauteur 242 millimètres et 175 en largeur; mais une recommandation bien plus réelle, est qu'il a été avec grand soin collationné en entier sur le manuscrit d'Amaretto Mannelli, dont toutes les innombrables différences sont nettement rapportées sur les marges, et ce long travail est attesté par Ant. Biscioni, Prefetto regio della Laurentiana, lequel certificat est authentiqué par un notaire de Florence, dont la signature est suivie de la légalisation de l'évêque de Florence, du 16 juillet 1753. Une lettre du même Biscioni, de 1754, autographe et signée, forme une seconde garantie de l'écriture du certificat. »

(Note jointe à l'exemplaire.) 50. Caceres. Antonii Caceris Patieci hispani in haeresiar

chas orationes quatuor. Romæ, ap. Julium Accoltum, 1570; 1 vol. in-4, mar. r., fil., tr. dor. (Armes du pape Pie V)........................... 250 –» Belle et ancienne reliure du temps, dont les plats sont ornés de Neurs de lys florentines. Exemplaire d'hommage au PAPE PIE V; volume FORT RARE et non cité.

Les deux derniers discours sont adressés aux princes et au peuple de l'Allemagne. L'auteur les engage vivement à éteindre les dissensions intestines suscitées dans leur patrie par les hérétiques, à abandonner les doctrines perverses de Luther, et à défendre l'Eglise romaine dont ils sont les soutiens naturels.

Les deux premiers discours ne sont point adressés au roi Charles IX, mais à la reine-mère, Catherine de Médicis, et aux grands du royaume, par le motif suivant, énoncé dans l'épitre dédicatoire au cardinal François Pacheco : Enimuero quia cùm hæc cæpi scribere, regem pro certo audiueram vix dum agere duodecimum annum, neque reipublicæ gerendæ cura pro ætate tenellä tunc temporis occupari.

Le deuxième discours n'est qu'une longue réfutation des maximes du Luther; mais le premier, écrit probablement après le massacre de Vassy, et pendant les horreurs de la guerre civile de 1562, est une violente provocation à la destruction des luthériens et des calvinistes. Il faut suivre, dit Caceres Pacheco, l'exemple du roi d'Espagne, Philippe II, qui emploie, sans merci, le fer et le feu pour anéantir l'hérésie dans ses états.

Le livre tout entier appartient à l'histoire générale des sanglantes que relles religieuses du xvie siècle. Toutefois, le premier discours se rattache plus particulièrement à l'histoire de France, et semble être l'un des prologues de la Saint-Barthélemy. En effet, composé en 1562 par un auteur espagnol et imprimé en 1570, il vient corroborer ce passage d'un historien françois : « Voyage du roi Charles IX (mai 1565). —C'est dans le cours de e ce voyage que Catherine eut à Bayonne une entrevue avec sa fille « Isabelle, reine d'Espagne, et le duc d'Albe, principal ministre de Phi« lippe II. Le duc l'exhorta vivement à imiter son gendre dans son ardeur « à poursuivre l'hérésie, et l'on assure que de l'entrevue de Bayonne datent « les projets de massacre qui s'accomplirent à la Saint-Barthélemy, » 51. Darch ( Joannis ) Venusini canes, recens in lucem

æditi. Item espistola Deidamiæ ad Achillem cum aliquot epigrammatis. Parisiis, ap. Simonem Colinæum, 1543 ; pet. in-8, v. f., fil., tr. dor. (Thompson). 28--> Ce poète latin moderne n'est point cité par les bibliographes ; cependant le nom de l'imprimeur auroit dû sauver de l'oubli le nom de l'auteur et son ouvrage. On a beaucoup écrit sur les Estienne, et c'est à peine si l'on parle de Simon de Colines, à qui cette famille doit une partie de son illustration.

Simon de Colines exerça d'abord l'imprimerie à Meaux, où il publia, en 1521, les Commentaires de Jacq. Lefèvre sur les Evangiles. Bientôt après il s'établit à Paris; car on connait deux ouvrages imprimés par lui, dans cette ville, en 1521. C'est vers la même époque qu'il épousa la veuve Henri Estienne. Il fut alors appelé à diriger cette célèbre imprimerie: Il s'associa François Estienne, fils ainé de Henri, instruisit dans son art Robert Estienne, frère de François, l'auteur de Thesaurus linguæ latince,

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