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THE NEW YORK FUBLIC LIBRARY 300057

ASTOR, LENOX AND TILOLA FOUNTAT C*8.

1903

DES ENFANS DE DIEU

DE LA

PREMIÈRE FAMILLE SPIRITUELLE.

Quiconque croit que Jésus est le Christ, est de Dieu.

St.-Jean, ire • Ép. ch. 5. v. 1.

Les soussignés, que la droiture de leurs intentions , dont ils peuvent au moins répondre , autorise à prendre le nom d'Enfans de Dieu , s'étant réunis depuis plusieurs années en une famille spirituelle sous la conduite d'un père qui les a choisis, et pour lequel leur amour et leur dévouement croît chaque jour; et ayant trouvé dans cette situation un bonheur et une supériorité d'existence tels qu'ils ne pourroient plus supporter ni concevoir une autre manière de vivre; prioient depuis long-temps leur père spirituel très-aimé, de songer aux autres enfans de Dieu dispersés sur la face de la terre. Quel plus grand (6) bien , lui répétoient-ils chaque jour , pouvez-vous offrir a nos frères dispersés comme des brebis au milieu des loups , que de leur faire connoître les fondemens de la vie pleine et ravissante vers laquelle sans doute la seule bonté de Dieu nous a dirigés ?

Il seroit difficile de dire quelle a été la joie des soussignés , qui se sentoient depuis long-temps tourmentés par ces nobles pensées , lorsque leur père spirituel très-aimé, qui ne se refuse jamais à rien de ce qui tend à exalter l'amour de Dieu et du prochain , leur annonça qu'il se rendoit trèsvolontiers à leurs désirs si pleins de charité, qu'il les partageoit lui-même dans toute leur force , et qu'il se proposoit de les satisfaire par une suite de bulletins qui paroîtroient à des intervalles irréguliers. Il ajouta, qu'afin de donner à ces bulletins une forme qui les rendît susceptibles de renfermer dans un bel ordre tout ce qu'il est essentiel de faire connoître sur la grande et généreuse pensée qui a présidé à la fondation des familles spirituelles, chacun de ces bulletins formeroit en quelque sorte un petit volume divisé en sept parties. Que la première, toute critique, auroit pour objet de faire connoître les motifs que

l'on a cus de se séparer de la multitude des enfans du siècle; séparation difficile

(7) sans doute, qu'il falloit opérer avec prudence , et sans rompre le lien délicat et nécessaire qui subsiste entre cette multitude des enfans clu siècle, et ce nouveau germe des enfans de Dieu qu'elle devoit alimenter. Que la seconde, loute religieuse et philosophique, auroit pour but de

, nourrir les âmes des enfans de Dieu des hautes pensées, et de les rendre dignes de soigner la culturé et le développement de ce nouveau germe , duquel doit sortir le vrai peuple de Dieu. Que la troisième, purement organique, seroit consacrée à l'exposition des voies et moyens par lesquels les familles spirituelles tendent à se multiplier et à se fortifier corporellement. Que la quatrième, toute industrielle , feroit connoître les différentes branches d'industrie , agricoles ou manufacturières , que l'on seroit parvenu à soumettre à à l'esprit et à la forme des familles spirituelles. Que la cinquième, toute historique , raconteroit les obstacles que les familles spirituelles trouveroient à leur développement, soit du côté des hommes, soit du côté des choses. Que la sixième, laissant derrière elle ce tableau du passé, que la malice ou plutôt l'ignorance des enfans du siècle rend si affligeant, pour s'élancer vers l'uvenir le plus élevé et le plus désirable , porteroit le nom de partie prophétique : qu'elle seroit destinée, d'une part, à relever le coeur de ceux qui se laisseroient effrayer par de si grandes et de si nombreuses difficultés; et de l'autre, à diriger les ámes magnanimes dans les routes merveilleuses d'un avenir certain. Enfin que la septième contiendroit les sentences et maximes, c'est-à-dire les résumés concis des plus hautes lois de la sagesse,

tels

que l'expérience, et encore bien plus l’inspiration de Dieu , les a communiquées dans tous les siècles à ses enfans dociles.

L'exposition de ce cadre, si vaste qu'il est propre à tout contenir sans confusion, ayant été. faite par le père spirituel très-aimé, tous les sirs de ses enfans en furent comblés, et dans l'effusion de leur amour pour lui , ils ne purent contenir le besoin qu'ils éprouvoient de renouveler dans ses mains la promesse de l'aider avec une fidélité parfaite, de tout leur cour , de toute leur âme et de toute leur intelligence; et pour accomplir avec plus d'efficacité cette belle résolution, ils se promirent de travailler avec un nouveau courage, sans relâche et sans que rien puisse les en tourner, à se perfectionner par rapport à leur: type unique, qui est Jésus-Christ.

En publiant ici ces engagemens sacrés, et qu'ils sont résolus de tenir, quand même ils devroient rester réduits par la malice des enfans du siècle

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