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The time is out of joint ; O cursed spite,

That ever I was born to set it right ! " In these words, I imagine, is the key to Hamlet's whole procedure, and to me it is clear that Shakespeare sought to depict a great deed laid upon a soul unequal to the performance of it. In this view I find the piece composed throughout. Here is an oak-tree planted in a costly vase, which should have received into its bosom only lovely flowers ; the roots spread out, tbe vase is shivered to pieces.

A beautiful, pure, and most moral nature, with. out the strength of nerve which makes the hero, sinks beneath a burden which it can neither bear nor throw off ; every duty is holy to him,- this too hard. The impossible is required of him,- not the impossible in itself, but the impossible to him. How he winds, turns, agonizes, advances, and recoils, ever reminded, ever reminding himself, and at last almost loses bis purpose from his thoughts, without ever again recovering his peace of mind....

Hamlet is endowed more properly with sentiment than with a character ; it is events alone that push him on; and accordingly the piece has some. what the amplification of a novel. But as it is Fate that draws the plan, as the piece proceeds from a deed of terror, and the hero is steadily driven on to a deed of terror, the work is tragic in its highest sense, and admits of no other than a tragic end.

Goethe: Wilhelm Meister.

Introduction

Les sources. La Tragédie de Hamlet fut représentée en 1602, entre Jules César et Troilus et Cressida. Un autre dramaturge, Thomas Kyd selon toute vraisemblance, avait, dès 1589, traité le inême sujet. A cette pièce, aujourd'hui perdue, on croit que la dette de Shakespeare est grande. L'Histoire d'Amleth”, d'après l'Historia Danica de Saxo Grammaticus, avait été contée en français par Belleforest, dans ses "Histoires Tragiqnes”. Belleforest n'ayant été traduit en anglais qu'en 1608, c'est donc dans le texte français, suppose-t-on communément, que Shakespeare dut la lire. On verra tout à l'heure ce qu'il faut penser de cette conjecture.

Voici, cités ou analysés, les passages de 1""Histoire d'Amleth” qu'il peut être intéressant de connaître. Ils seront coupés de quelques remarques commentant leur utilisation par le dramaturge.

"Longtemps auparavant que le royaume de Danemark reçût la foi de Jésus”... les princes de ce pays exerçant "l'art de pirate et écumeur sur mer... le roi de Norvège se fâcha que Horwendille (le roi Hamlet) le surmontât en faits d'armes, ...car c'était l'honneur plus que les richesses qui aiguillonnait ces princes barbares à s'accabler l'un l'autre... Ayant défié au combat, corps à corps, Horwendille, il y fut reçu avec pactes que celui qui serait vaincu perdrait toutes les richesses qui seraient en leurs vaisseaux...”

Quatre points sont à relever. Les princes danois ne sont, dans la pièce, ni des barbares ni des païens. Le défi mentionné ci-dessus a été utilisé : il est relaté par Horatio (I. i. 80-95). Le culte de l'honneur paraît dans les paroles du capitaine de Fortinbras (IV. iv. 19), paroles qui frappent Hamlet et qui fouettent sa résolution assoupie (IV. iv. 55). Enfin c'est un pirate qui, interceptant Hamlet au cours de son voyage forcé vers l'Angleterre, le ramène sur les bords où l'appelle le soin de sa vengeance.

"Fengon (Claudius), ayant gagné... des hommes, se rua un jour dans un banquet sur son frère Horwendille (le roi Hamlet), lequel occit traîtreusement, puis cauteleusement se purgea devant ses sujets d'un si détestable massacre".

Ici, le fait est patent: la "purgation" du meurtrier n'y change rien. Hamlet n'en est pas réduit à des soupçons et il n'est nul besoin, pour l'édifier, des révélations d'un spectre.

“Enhardi par son impunité, Fengon osa encore s'accoupler en mariage à celle qu'il entretenait exécrablement durant la vie du bon Horwendille... Et cette malheureuse, qui avait reçu l'honneur d'être l'épouse d'un des plus excellents et sages rois du septentrion, souffrit de s'abaisser jusqu'à telle vilenie que de lui fausser sa foi et, qui pis est, épouser... le meurtrier tyran de son époux légitime; ce qui donna à penser à plusieurs qu'elle pouvait avoir causé ce meurtre pour jouir librement de son adultère."

“Géruthe (Gertrude) s'étant ainsi oubliée, le prince Amleth se voyant en danger de sa vie, abandonné de sa mère propre, délaissé de chacun, et que Fengon ne le souffrirait guère longtenips sans lui faire tenir le chemin de Horwendille, pour tromper les ruses du tyran qui le soupçonnait pour tel que, s'il venait à perfection d'âge, il n'aurait garde de se passer de poursuivre la vengeance de la mort de son père, il contrefit le fou avec telle ruse et subtilité que, feignant d'avoir tout perdu le sens, sous un tel voile il couvrit ses desseins et défendit son salut et vie des trahisons et embûches du tyran."

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