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74, Rue de Bourbon, September 4, 1828. “ J'ai reçu mon cher Mr. Landor, votre lettre. Elle nous à fait le plus grand plaisir. Vous devriez être plus que convaincu, que j'apprecirois particulièrement une lettre de vous, mais il paroit que notre intimité de Florence, ne compte pour rien à vos yeux, si vous doutez du plaisir que vos nouvelles doivent produire dans notre intérieur. Sitôt que je recevrai les tableaux je ferai votre commission avec exactitude. Je désirerois bien que vous veniez à Paris, car nous avons de belles choses à vous moutrer; surtout en fait de tableaux. A propos de cela, je vous envoye ci joint le portrait du Prince Borghese que vous trouverez j'espère ressemblant. Vous savez que Francis Hare promene sa moitié sur le continent, il ira probablement à Florence la laisser jouer sur le Théatre de Normanby. Car maintenant qu'elle a changé de vocation, Francis ne sera plus aussi strict.

“Nous parlons et pensons souvent de vous, il est assez curieux que vous soyez en odeur de sainteté dans cette famille, car il me Semble que ce n'est pas la chose dont vous vous piquez particulièrement d'etre.

“Lady B. et toutes nos dames vous envoyent mille amitiés, et moi je ne fais que renouveller l'assurance de la sincérité de la mienne.

« D'ORSAY."

“ Paris, Aout 22, 1830. “Il falloit un aussi grand événement pour avoir de vos nouvelles. Le fait est que c'est dans ces grandes circonstances que les gens bien pensant se retrouvent. Vous donner des détails de tout l'héroisme qui a été déployé dans ses journées mémorables et difficiles, il faudroit un Salluste pour rendre justice, et d'écrire cette plus belle page de l'histoire des temps modernes. On ne sait qu' admirer de plus, de la valeur dans l'action, ou de la moderation après la victoire. Paris est tranquille comme la veille d'un jour de fete, il seroit injuste de dire comme le lendemain, car la réaction de la veille donne souvent une apparence unsettled, tandis qu'ici tout est digne et noble, le grand peuple sent sa puissance. Chaque homme se sent relevé à ses propres yeux, et croiroit manquer à sa nation en com

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mettant le moindre excès. Vous véritable philosophe seriez heureux de voir ce qu'a pu faire l'éducation en 40 années ; voir ce peuple après ou à l'epoque où La Fayette le commanda pour la première fois, est bien different; 1790—l'accouchement laborieux de la liberté, eut des suites funestes, maintenant l'on peut dire que la mère et l'enfant se portent bien. Notre present Roi est le premier citoyen de son pays, il sent bien que les Rois sont faits pour les peuples, et non les peuples pour les Rois. Si Charles Dix eut pensé de même, s'il eut eté moins Jésuite, nous aurions encore cette Race Capétienne, ainsi comme il n'y a aucun moyen curatif comme pour guérir de cette maladie, il est encore très heureux qu'il ait donné l'excuse légale pour qu'on le renvoye.

“Vos Torys en Angleterre regrettent qu'il n'y ait pas eu d'excés commis pour tâcher notre révolution. Le fait est qu'ils sont jaloux de nous voir si grands.

“ La Comtesse et Lady B. ont été d'un courage sublime, elles se portent bien.

“Ma sæur compte accompagner son mari. Elle se porte bien.

« D'ORSAY."

“February 7, 1842. I read your admirable letter in the Examiner, and I am so delighted with it, that I must instantly thank you for it. Lieut. Elton has an ample consolation in the sympathy that he excites in every generous heart, and I hope that the House of Commons will unanimously condemn the atrocious sentence of that despicable court-martial. I am in a state of fury about this injustice, and I could have embraced you, with all my heart, when I read your letter. I am assisting you in this, by keeping up a continual fire on the subject, and by enrolling members to vote according to your wishes and mine. My only regret now is, not to have been the guest of Elton, as I would have given the finest licking to Captain W. that a man ever received, you may tell him from

me,

if
you

meet him ever.
Au revoir, my dear Landor.

« D'ORSAY."

(No date.) “I think that Henry the Eighth was at Richmond-on-theHill when Anne Boleyn was beheaded. They say that he saw the flag which was erected in London as soon as her head fell. Therefore, as you make him staying at Epping Forest at that time, and as I am sure you have some good reasons for it, I will thank you to give them to me.

“We regretted much not to have seen you at Bath, and I was on the moment to write to you, like Henry the Fourth did to the brave Crillon, after the battle :

“• Pends toi, Brave Landor, nous avons été à Bath, et tu n'y étois pas

“You will be glad to hear that the second son of my sister has been received at the Ecole of St. Cyr, after a ticklish examination.

“D'ORSAY."

“Gore House, January 3, 1845. “ It is a fact, that my brave nephew has been acting the part of Adonis, with a sacrè cochon, who nearly opened his leg; his presence of mind was great, he was on his lame leg in time to receive the second attack of the infuriated beast, and killed him on the spot, plunging a couteau de chasse through his heart,-luckily the wild boar had one. The romantic scene would have been complete, if there had been another Gabrielle de Vergy looking at this modern Raoul de Courcy. We think and speak of you often, and are in hopes that you will pay us a visit soon.

Poor Forster is ill, and miserable at the loss of his brother. I am sure that Forster is one of the best, honestest, and kindest men that ever lived. I had yesterday a letter from Eugene Sue, who is in rapture with Macready, as an actor and as a man. We saw lately that good, warm-hearted Dickenshe spoke of you very affectionately.

“ D'ORSAY."

“Lady B. is quite well, writing away like a steam engine. * An allusion to an injury sustained by the Duke de Guiche, from an attack of a wild boar while hunting,

Strathern’ is very much praised by the Chronicle, &c. &c. There are some good scenes in it, with profitable reflections for those who can reflect. I am poetizing, modelling, &c. &c. In fact, I begin to believe that I am a Michael Angelo manque.

P.M. January 10, 1845. “The verses are charming. I will send them to my sister. You have forgotten Proserpine, who flatters herself that she had a great deal to do with the resurrection of Adonis.

“I find only one fault with your verses, that you never did address any to Lady B., your best friend amongst all your best friends.

“ D'ORSAY."

LETTERS FROM COUNT D'ORSAY TO JOHN FORSTER, ESQ.

“Gore House, Sept. 13, 1844. “Pends toi Brave Forster, nous irons à Greenwich, et tu n'y seras pas. Merci pour l'Hypocrite. Je vais l'envoyer à Sue. Nous espérons que vous viendrez diner ici Mardi. Nous arrangerons nos excursions avec mon neveu, et nos plans de campagne futures.

« Votre tout dévoué,

“ D'ORSAY."

“ You promised to come with Maclise, therefore we expect you on Tuesday next. Pray don't disappoint us. You will meet Dr. Madden, who will interest you about Cape Coast Castle.”

“ Gore House, October 31, 1844. Je ne pouvois concevoir la raison de la lenteur de votre réponse. Je conjecturois que vous étiez parti pour Liverpool pour recevoir M.-- mais il paroit que votre diable de santé vous tourmente cruellement. Vous avez une patience angélique. Si Lord Shrewsbury l'apprend il vous prendra pour une seconde Estatica de Candellarigo, que dit donc ce sacré * * *

Oui, le Constitutionnel' pretend qu'il y'a un Général Gomer, qui certainement est moins célébre que Mr. Poudrette l'artificier dans Paul de Kock. Au surplus si notre homme n'est pas

il vero Pulchinello, il auroit du l'etre.

“Que dites vous de la grande Burlesque de la cité, le Lord Maire avec sa botte, les chevaux de Ducrow dansant en dépit des aldermen, sitot qu'ils entendirent la musique, le Duc de Wellington, criant à tue tête que sa statue étoit beautiful, les Life Guards revenants ivres com de Templiers, la Reine ennuyée et le montrant tout le monde. On dit que c'etoit réel. lement tout ce qu'il y avoit de plus risible. Toût Gore House vous regrette beaucoup et vous attend avec impatience."

“October 15, 1844. “ Je vous renvoye la lettre du bon Maclise, ce voyage lui fera grand bien, et je suis convaincu . qu'il le prouvera bientot. Dites lui de venir diner Mercredi, il me doit cela. Les ignorants discutent et disputent sur l'origine du nom de Gomer, fregate du roi. Un imbécille nommé le Général Rumigni pretend que le nom est d'après celui d'un Général d'Artillerie assez inconnu. Cela rappelle l'histoire d'un Général Français qui n'envisagait Moise que comme un bon Général d'Infanterie. Tous ces messieurs envisagent tout sous le point de vue militaire. La fregate Gomer a été nommé d'après Gomer fils de Japheth, qui selon quelques auteurs étoit père des Gaulois, et qui vint dans la Gaule environ 2175 ans avant la naissance de Jesus Christ. Ceci, vous conviendrez, est plus probable que le Général d'Artillerie.

“D'ORSAY."

“ Gore House, October 25, 1844. “Il y a réellement un siècle depuis que vous étiez absent. C'est une mauvaise plaisanterie. Quand viendrez vous donc ? Il est vrai que le Temps, est très tentant.-Old Gomer is perfectly well, he has created a great sensation. Mon neveu est parti. Son dernier mot étoit de dire adieu à Forster.

“Macready m'avoit envoyé un papier de Boston ou j'ai lu avec grand interet son succès. Macbeth dans l'Eglise rappelle l'Histoire Napolitaine de Eco il vero Polichinello.' Je n'ai pas vu De la Roche Maclise. Dites lui mille amitiés.

“Eugène Sue, devient de plus en plus admirable ; il vous mène à la morale par des chemins tant soit peu périlleux, mais une fois arrivé la, vous la trouvez pure et belle. La fecondité

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