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Quos ut vidit, dixit: Ite, ostendite vos sacerdotibus.

Dès qu'il eut aperçu ces lépreux, il leur dit : Allez, faitesvous voir aux prétres. Saint Luc, chap. 17.

C'EST l'ordre que donne le Sauveur du monde à dix lépreux qui viennent implorer son secours pour être délivrés de cette honteuse et mortelle contagion qui les infectoit; et c'est le puissant remède que l'Eglise, au nom de Jésus-Christ, nous présente pour être purifiés d'une lèpre mille fois encore plus dangereuse, qui est le péché. Elle nous envoie aux prêtres comme aux médecins de nos âmes, et elle nous ordonne de leur faire connoître notre état et nos maladies spirituelles: Ite, ostendile vos sacerdotibus. Dans l'ancienne loi, remarque saint Chrysostôme, les prêtres n'avoient pas le

DOMINICALES. III.

:

pouvoir de guérir la lèpre, mais ils l'examinoient
seulement, et jugeoient si elle étoit en effet guérie.
Il n'y a que la loi nouvelle, et que le sacrement de
pénitence, où les ministres du Seigneur, succes-
seurs des apôtres, soient revêtus de l'autorité de
Dieu même pour délier le pécheur, pour le récon-
cilier, pour
l'absoudre et lui remettre par une pa-
role tous ses péchés. Cependant, Chrétiens, voici
ce qui nous doit paroître bien étrange, et ce que
nous ne pouvons assez déplorer dans le christia-
nisme c'est que tant de pécheurs sachent si peu
profiter du don de Dieu et du sacrement le plus
salutaire; c'est qu'au lieu de se rendre aux pres-
santes invitations de Jésus-Christ, qui dans leur
malheur leur a préparé cette ressource, et leur tend
les bras pour répandre sur eux ses bénédictions,
ils s'obstinent à se tenir éloignés de lui, et refu-
sent d'approcher de son sacré tribunal; c'est que
pouvant trouver dans une humble confession de
leurs péchés la plus prompte et la plus parfaite gué-
rison; comme des malades agités d'un violent
transport, et insensibles à leurs maux, ils fuient
le remède avec autant d'horreur qu'ils devroient
marquer et avoir d'ardeur pour le rechercher, J'en-
treprends aujourd'hui de corriger ce désordre, et
de vous représenter pour cela les avantages de la
confession. On prêche assez aux chrétiens l'affreux
danger et le crime d'une confession sacrilége: mais

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peut-être ne leur fait-on point assez voir combien d'ailleurs une bonne confession leur peut être utile pour la réformation de leur vie et pour leur avancement dans les voies de Dieu. On leur parle assez des dispositions nécessaires qu'ils y doivent apporter mais peut-être leur parle-t-on trop peu des fruits précieux et des biens inestimables qu'ils en doivent espérer. Je prétends donc, mes chers Auditeurs, pour vous engager à un fréquent usage du sacrement de pénitence, vous en montrer dans ce discours l'excellence et la vertu. Demandons les lumières du Saint-Esprit par l'intercession de Marie: Ave.

Ce n'est pas mon dessein d'établir par de longues preuves l'obligation indispensable et la néces sité de la confession. Dès que nous sommes enfans de l'Église, nous sommes soumis à ses décisions, et nous ne pouvons ignorer un de ses préceptes les plus authentiques et les plus formels; précepte fondé sur la parole de Jésus-Christ même; précepte autorisé par la tradition, confirmé par les conciles, reçu dans tous les siècles, et observé de tout le peuple fidèle. Je sais néanmoins comment l'ont regardé nos hérétiques; qu'il leur a paru un joug insupportable, et qu'ils l'ont rejeté comme une loi trop dure et trop pesante: mais sans vouloir m'engager dans une controverse peu convenable et

au temps et au lieu où je parle, j'avance, mes
chers Auditeurs, et je vais vous en convaincre,
de toutes les pratiques chrétiennes, une des
que
plus avantageuses pour nous, et où Dieu a eu plus
d'égard à nos véritables intérêts, c'est la confes-
sion. Pour en être persuadés, nous pouvons nous
considérer en deux états différens : ou dans l'état
du péché, ou dans l'état de la grâce. Dans l'état du
péché, nous avons besoin de remède pour nous
guérir; et dans l'état de la grâce, nous avons besoin
de force pour nous soutenir. Or cela posé, écoutez
deux propositions qui vont faire tout le sujet de
votre attention. Je dis que la confession est le moyen
le plus efficace et le plus puissant que la provi-
dence nous ait fourni pour effacer le péché : ce
sera la première partie. J'ajoute que la confession
est encore le préservatif le plus infaillible et le plus
souverain pour nous garantir des rechutes dans
le péché : ce sera la seconde partie. De l'une et de
l'autre vous apprendrez de quelle conséquence il
est donc pour nous d'avoir souvent recours au sa-
crement de la pénitence; et ce sera la conclusion.
Écoutez-moi, s'il vous plaît.

PREMIÈRE PARTIE.

C'EST une doctrine communément reçue dans la théologie, que quelque moyen que nous puissions

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