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Mac-Curtin, savant irlandais du dix-huitième siècle, publia, en 1732, un Dictionnaire anglais et irlandais, qui est le premier livre imprimé en France avec des types irlandais.

Les premiers caractères runiques furent employés dans l'Alphabet runique et suédois, Stockholm, 1614.

Le premier traité d'arithmétique qui ait été imprimé a pour auteur l'Italien Pierre Borgo, et est intitulé: Arithmetica, la nobel opera de arithmetica ne la qual se tratta de tulle cose a mercantia pertinenti. Venise, 1484, in-4.

Ratdolt, imprimeur allemand, mort en 1505, est le premier qui introduisit l'usage d'imprimer, avec le texte, des figures de mathématiques.

L'un des premiers ouvrages d'histoire naturelle, publié avec figures, est l'Ortus sanitatis, Augsbourg, 1485, in-fol., ouvrage qui a pour auteur le botaniste J. Cuba.

Pour compléter les renseignements qui précèdent, nous donnons ici un tableau chronologique de l'établissement de l'imprimerie dans les différentes parties du monde. Nous l'avons extrait de l'ouvrage déjà cité de Timperley 1.

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Nous avons rectifié quelques erreurs qui s'étaient glissées dans l'ouvrage anglais.

1520. Halle.
1521. Cambridge.
Zurich.

1476. Séville.

1477. Delft.

Palerme.

1478. Genève.

Prague.

1479. Lérida.

1523. Amsterdam.

1524. Dresde.

1528. Lucerne.

Nimègue.

1529. Bordeaux.

1480. Saint-Alban (Angle- 1535. Neufchâtel (Suisse).

terre).

1559. Berne.
1540. Bourges.

Majorque.

Leipzig.

Londres.

1481. Salamanque. 1485. Leyde.

Pise.

1484. Chambéry. 1485. Ratisbonne.

1486. Munich.

Tolède.

1487. Gaëte.

1489. Lisbonne.

Pampelune.
Orléans.

1491. Cracovie.

Hambourg.

1493. Copenhague. Valladolid.

1495. Forli.

1496. Offenbourg.

1497. Avignon.

1499. Madrid.

1500. Jaen.

1505. Toul.

1507. Édimbourg.

1509. Yorck.

1510. Nanci.

1545. Bonn.

1547. Hanovre.

1548. Saint-André (Écosse).

1549. Cantorbéry.

Upsal.

1516. Coïmbre.

1517. Arras.

Prague.

1556. Lausanne.

1557. Reims.

1565. Goa.

1566. Liége.
1578. Berlin.

Varsovie.

1589. Rotterdam.

1590. Macao.

1594. Marseille.

1605. Pekin.

1604. Lille.

1658. Glascow.

1647. Malte.

1650. Montpellier.

Francfort-sur-le-Mein. 1667. Guatimala.

Tlascala (Mexique).

1656. Christiania (Norwège). 1658. Smyrne.

1671. Canton.

1686. Philadelphie.

1693. Bayonne.

New-York.

1711. Saint-Pétersbourg.

1711. Tiflis.

1750. Bridgtown (Barbades). Charlestown.

1750. Port-au-Prince.

1756. Jamaïque.

1764. Québec.

1767. Saint-Pierre (Martini

que).

1770. Baltimore.

1772. Madras.

1784. Pondichéry.
1787. Cuba.

1789. Buenos-Ayres.
1792. Bombay.
1794. Corte (Corse).
1795. Sydney (Nouv.-Galles).
1803. Kazan (Russie).
Nouvelle-Orléans.

1807. Montevidéo.

1810. St-Louis (Louisiane).
1813. Rio-Janeiro.
1816. Amboine (Moluques).
Jassy (Moldavie ).

1817. Ceuta.

Corfou.

1820. Syracuse.

1821. Bourbon (ile).
1822. Corinthe.

1823. Singapore.
4824. Missolonghi.
Panama.

1825. Bolivar.

Odessa.
Sainte-Hélène.
Santiago (Chili).
1828. Patras.

DES ÉDITIONS DU QUINZIÈME SIÈCLE.

Les caractères gothiques employés dans les livres d'images, la Bible des pauvres, le Donal, etc., connus sous le nom de lettres de forme, sont plus anguleux que ceux dont se servirent Gutenberg, Fust, Schoeffer et la plupart des imprimeurs du quinzième siècle. Nous désignons ces derniers sous le nom de lettres de somme, tandis que les Anglais les appellent black-letter (lettres gothiques), les Flamands lettres Saint-Pierre, et d'autres peuples, caractères flamands ou allemands.

Simon de Coline, Robert Étienne et Michel Vascosan,

contribuèrent puissamment à faire disparaître le caractère gothique en France.

Les caractères employés en Belgique par les imprimeurs du quinzième et du seizième siècle tiennent souvent du romain et du gothique, comme ceux de Jean de Westphalie. En général, les caractères allemands, hollandais et flamands de la même époque, ont une telle ressemblance, qu'il est presque impossible de décider à quel typographe ils appartiennent, quand on n'est pas aidé par d'autres indications.

Les caractères italiques tirent leur origine des lettres cursives employées dans la chancellerie romaine, et leur nom de l'Italie, où ils furent d'abord employés. On les a appelés aussi quelquefois lettres vénitiennes, parce que les premiers poinçons en furent fabriqués à Venise, et lettres aldines, parce qu'Alde Manuce en est l'inventeur ; mais le premier nom a prévalu.

Gunther Zainer, de Reutlingen, introduisit en Allemagne, en 1472, le caractère romain, dont l'usage s'était renouvelé en Italie dans les sceaux de papes vers 1430. Il l'employa pour la première fois dans sa belle édition des Étymologies d'Isidore de Séville; ce fut, comme nous l'avons dit plus haut, l'habile graveur Nicolas Jenson qui donna à ce caractère la forme qu'il a aujourd'hui.

Amerbach, imprimeur souabe du quinzième siècle, donna, en 1506, la première édition de saint Augustin, qu'il avait lui-même revue et corrigée, et le caractère dont il se servit porte encore le nom de saint-augustin.

Le caractère appelé cicero vient aussi de ce qu'il fut employé dans l'édition des épîtres familières de Cicéron, donnée à Rome en 1467.

Dans les éditions du quinzième siècle, l'u et le v sont

confondus et employés indistinctement l'un pour l'autre. Il en est de même de i et de j1. On n'y trouve aucune diphtongue æ, æ; elles sont remplacées, ou par l'e simple, ou par ae, oe. Le c est substitué en général au 1 dans les mots oratio, natio, servitia, etc.

La virgule est marquée par une ligne oblique; le point a la figure d'une étoile.

On employait trois sortes d'alinéa. Les alinéa alignés, qui sont de niveau avec les autres lignes de la page; les alinéa saillants, qui dépassent de quelques lettres les autres lignes; et enfin les alinéa rentrants, qui laissent, comme dans les éditions modernes, un espace vide au commencement de la ligne.

Le registre (registrum chartarum) est une petite table rappelant les premiers mots des feuillets qui composent la moitié de chaque cahier. C'est le moyen dont les imprimeurs se servirent d'abord pour régler et faciliter l'assemblage et la reliure des livres. Il paraît que les plus anciens ouvrages où l'on trouve l'emploi du registre sont les Philippiques de Cicéron, et le Tile-Live, imprimés par Ulric Han en 1469 ou 1470 au plus tard. Son usage s'est conservé principalement en Italie jusqu'à la fin du siècle suivant.

Le registre se trouve quelquefois au commencement du volume, mais plus souvent à la fin. On assemblait les feuilles imprimées tantôt par cinq, tantôt par quatre, quelquefois par cinq et par quatre dans la même édition, et le nombre en était désigné à la fin du livre.

Il paraît que Gilles Beys, imprimeur à Paris, à la fin du quinzième siècle, fut le premier qui employa les consonnes j et v, que Ramus avait déjà distinguées.

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