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cium nudatos virgis eaedunt, securique feriunt : quutn inter omne tempus pater, vultusque, et os ejus, spectaculo esset, eminente animo patrio inter publica e pœnae ministerium. Secundum pœnam nocentium, ut in utramque partem arcendis sceleribus exemplum nobile esset, praemium indici, pecunia ex œrario, libertas et civitas, data. Ille primum dicitur vindicta liberatus : quidam vindictœ quoque nomen tractum ab illo putaut : Vindicio ipsi nomen fuisse. Post illum observatum, ut, qui ita liberati essent, in civitatem accepti viderentur.

VI. His, sicut acta erant, nunciatis, incensus Tarquinius non dolore solum. tantae ad irritum cadentis spei, sed etiam odio iraque, postquam dolo viam obseptam vidit, bellum aperte moliendum ratus, circumire supplex Etruriae urbes; orare maxime Veientes Tarquiniensesque, «ne se ortum, ejusdem sanguinis, extorrem egentem , ex tanto modo regno, cum liberis adolescentibus ante oculos suos perire sinerent. Alios peregre in regnum Romam adcitos : se regem, augentem bello romanum imperium, a proximis scelerata conjuratione pulsum : eos inter se, quia nemo unus satis dignus regno visus sit, partes regni rapuisse ; bona sua diripienda populo dedisse, ne quis expers sceleris esset. Patriam se regnumque suum repetere, et persequi ingratos cives velle. Ferrent opem. adjuvarent; suas quoque veteres injurias ultum irent, loties cœsas legiones, agruni

condamnés, les dépouillent, les battent de verges et leur tranchent la tête. Tous les yeux étaient fixés sur le père, on interrogeait son front, l'expression de ses traits, où l'on voyait percer la douleur paternelle au moment où il vengeait sa patrie. Au châtiment des coupables, il fallait, pour écarter du crime par un double motif, ajouter l'éclat des récompenses accordées au révélateur du complot. Il reçut une somme d'argent du trésor public, la liberté et le rang de citoyen. Ce fut, dit-on , le premier affranchissement par la baguette, vindicta. On a prétendu même que ce nom était tiré du sien, car il s'appelait Vindicius. Ce fut, depuis, une règle toujours observée, que ce mode d'affranchissement donnait le droit de cité.

VI. A ces tristes nouvelles, Tarquin, confus et indigné de voir s'évanouir de si belles espérances, enflammé de colère et. de haine, convaincu qu'il ne peut plus rien attendre de la ruse, se décide pour une guerre ouverte. Il va de ville en ville adresser ses prières aux Etrusques. Il presse surtout Véies et Tarquinies; il les conjure « de ne pas laisser périr sous leurs yeux, dans les misères de l'exil, avec ses fils à la fleur de l'âge, un prince de leur sang, souverain naguère d'un si florissant empire. Rome a été chercher au loin ses premiers rois; mais lui, il était sur le trône, ses armes accroissaient la puissance des Romains, quand un complot parricide de ses proches l'a détrôné. Ils n'ont pu trouver parmi eux un homme digne de régner seul : ils se sont partagé les débris du pouvoir; ses biens, il les ont abandonnés au peuple; ils ont voulu que tout prît part à leur crime. C'est sa patrie, c'est son royaume qu'il réclame, c'est contre des sujets ingrats qu'il demande vengeance. Il implore leur aide, leur secours : eux aussi ademtum. » Haec moverunt Veientes : ac pro se quisque, romano saltem duce, ignominias demendas, belloque amissa repetenda, minaciter fremunt. Tarquinienses nomen ac cognatio movet : pulchrum videbatur, suos Roma e regnare. Ita duo duarum civitatium exercitus, ad repetendum regnum belloque persequendos Romanos, secuti Tarquinium. Postquam in agrum romanum ventum est, obviam hosti consules eunt. Valerius quadrato agmine peditem durit : Brutus ad explorandum cum equitatu antecessit. Eodem modo primus eques hostium agminis fuit (praeerat Aruns Tarquiuius, filius regis), rex ipse cum legionibus sequebatur. Aruns, ubi ex lictorihus procul consulem esse; deiude jam propius ac certius faciequoque Brutum cognovit, inflammatus ira, «Ille est vir, inquit, qui nos extorres expulit patria. Ipse, en, ille, nostris decoratus insignibus, magnifice incedit. Dii regum ultores adeste. » Concitat calcaribus equum, atque in ipsum infestus consulem dirigit. Sensit in se iri Brutus. Decorum erat tum ipsis capessere pugnam ducibus : avide itaque se certamini obfert: adeoque infestis animis concurrerunt, neuter, dum hostem vulneraret, sui protegendi corporis memor, ut, contrario ictu per parmam uterque transfixus , duabus haerentes hastis moribundi ex equis lapsi sint; simul et cetera equestris pugna cœpit; neque ita multo post et pedites superveniunt. Ibi varia Victoria, et velut aequo ont d'anciennes injures à venger : leurs légions tant de fois taillées en pièces, leur territoire envahi. » Ces derniers motifs entraînent les Véiens : ils répètent d'un ton menaçant que peut-être, sous un chef romain, ils réussiront à effacer la honte de leurs défaites, à recouvrer ce que leur ont enlevé les armes. La communauté de nom et de patrie touche les Tarquiniens. Ils touvaient glorieux pour leur nation de donner des rois à Rome. Deux armées, sorties de ces deux villes, suivent Tarquin pour le replacer sur le trône et se venger des Romains. Dès qu'elles pénètrent sur le territoire de Rome, les consuls marchent à leur rencontre. Valerius conduisait l'infanterie, formée en bataillon carré; Brutus, à la tête de la cavalerie, le précédait. L'ennemi, s'avançait dans le même ordre : la cavalerie d'abord, sous les ordres d'Aruns Tarquin, fils du roi ; puis le roi lui-même, avec les légions. Aruns, de loin, reconnaît le consul à ses licteurs; il s'approche pour s'en assurer, et distingue les traits de Brutus. Il ne peut contenir sa fureur : a C'est lui, s'écrie-t-il, c'est le traître qui nous a chassés de notre patrie; c'est lui : le voilà, paré des insignes qui nous appartiennent. Quel orgueil! dieux, vengeurs des rois , soyez-moi propices. » A ces mots, il pique son coursier, et, dans sa fureur, le pousse contre le consul. Brutus aperçoit ce mouvement. Ces combats singuliers étaient alors honorables pour les chefs : il vole au devant de son ennemi. Ils se choquent avec tant de fureur que, dans leur impatience de blesser leur adversaire, ils oublient l'un et l'autre de se couvrir, et se percent mutuellement de leur lance à travers le bouclier. Ils tombèrent de cheval , expirans, sans lâcher prise. Le combat s'engage entre le Marte pugnatum est : dextra utrimque cornua vicere, laeva superata. Veientes, vinci ab romano milite adsueti, fusi fugatique. Tarquiniensis, novus hostis, non stetit sol um, sed etiam ab sua parte Romanum pepulit.

VII. Ita quum pugnatum esset, tantus terror Tarquinium atque Etruscos incessit, ut, omissa irrita re, nocte ambo exercitus, Veiens Tarquiniensisque, suas quisque abirent domos. Adjiciunt miracula huic pugnae: silentio proximae noctis ex silva Arsia ingentem editam vocem; Silvani vocem eara creditam; haec dicta, «Uno plus Etruscorum cecidisse in acie; vincere bello Romanum.» Ita certe inde abierc Romani, ut victores ;Etrusci pro victis. Nam, postquam inluxit, nec quisquam hostium in conspectu erat,P. Valerius consul spolia legit, triumphansque inde Romam rediit: collegae funus, qiianto tum potuit adparatu, fecit : sed multo majus morti deçus publica fuit mœstitia, eo an te omnia insignis, quia matrona e annum, ut parentem, eum luxerunt, quod tam acer ultor violatae pudicitiae fuisset. Consuli deinde, qui superfuerat, ut sunt mutabiles vulgi animi, ex favore non invidia modo, sed suspicio etiam cum atroci crimine, orta. Regnum eum adfectare, fama ferebat : quia nec collegam subrogaverat in locum Rruti, etaedificabat in summa Velia: ibi alto atque munito loco arcem inexpugnabilem fore. Haec dicta vulgo creditaque quum in

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