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Chap. V. Les Lupercales. Cette fête, dont l'origine se perd dans la nuit des temps, puisqu'elle précéda l'arrivée d'Énée en Italie, fut rétablie par Auguste, et subsista jusqu'à la fin du cinquième siècle de l'ère chrétienne, sous le pape Gélase.

Destructeur des loups. Lycaeus, en grec Auxaïoç, répond au latin Lupercus. Justin, liv. Xliii, i.

Chap. VII. La ville nouvelle prit le nom de son fondateur. Caton place la fondation de Rome au n des calendes de mai, c'est-à-dire au ai avril, de la première année delà septième olympiade, ce qui revient à l'an 751 avant J.-C., et du monde 3253. C'est l'opinion de Rollin. Bossuet, Discours sur l'Histoire univ., la recule de deux années, vers la fin de la troisième année de la sixième'olympiade. Cicéron, De Republ., lib. 11, cap. 10, dit, sans l'affirmer, qu'on la rapporte à la deuxième année de la septième olympiade. Nam si, id quod Grœcorum investigatur annaUbus, Roma condita est secundo anno olympiadis septimce, etc. Nous avons adopté le sentiment de Caton et de Rollin.

Hercule.Virgile, Enéide, chant vm, 190.

Les Potitius. Valère-maxime, liv. 1, chap. 2.

Chap. VIII. Consuales. Ces fêtes se célébraient le 28 août.

Chap. X. Deux fois. An de Rome 318. Tite-live, Iv, 19. An de Rome 53o, M. Claudius Marcellus tue Britomarus ou Britomartus, roi des Gaulois. Plutarque, Vie de Romulus.

Chap. XI. Crustumère. Le nom de cette ville n'est pas écrit d'une manière uniforme par tous les auteurs. Silius Italicus dit Crustumium; Virgile Cruslumeri pour Crustumerii, au pluriel; Pline Crustumerium; Tite-Live indifféremment Crustumerium, Crustumeria et Crustuinium.

Chap. XII. A Jupiter Stator. Jovem rite dices statorem : qui non (ut historici tradiderunt) eo quod, post votumsusceptum, acies Romanorum fugientium stetit; sed quod s tant beneficia ejus omnia stator stabilitorque est. Seneq. , De Benef, lib. iv, cap. 7.

«Vous pouvez donner à Jupiter le nom de Stator, non, comme le veulent les historiens, pour avoir, à la prière de Romulus, arrêté la fuite des légions romaines, mais parce que sa bienfaisance maintient l'ordre et la stabilité dans la nature. »

Porte du Palatium, près de la tribune aux harangues. On l'appelle aussi porte de Romulus.

Chap. XIII. Tournez contre nous votre colère. Corneille, Horace, act. 2, scène vi, est moins naturel que Tite-Live.

Ce n'est pas seulement une paix. Virg., Enéid., chant vm, 639.

Sa puissance se trouve doublée. Machiavel, Réflexions sur Tite-Live, liv. n, chap. 3, 4

Chap. XIV. On renouvelle le traité. Il n'est pas facile de comprendre comment un traité entre Rome et Lavinium pouvait expier l'outrage fait aux députés, ainsi que le meurtre de Tatius: car ce mot d'expiation emporte toujours l'idée de cérémonies religieuses. Il faut qu'elles soient comprises dans fœdus : car Denys d'Halicarnasse, liv. n, et Plutarque, Vie de Romulus, en font mention expresse. Ainsi les cérémonies qui accompagnèrent la conclusion du traité furent destinées à apaiser les dieux, et les deux peuples compensant l'insulte par le sang, et le sang par l'insulte, se tinrent pour satisfaits.

Chap. XVIII. Apre et sévère discipline des Sabins. Virgile, Georg., Ii , 532 ; Horace, épit. i, 25, liv. n.

Chap. XIX. Argilète. Eminence à l'orient du mont Palatin, vers le forum. Elle prenait son nom de l'argile dont elle était formée (varron) plutôt que du meurtre d'un certain Argus, tué chez Evandre et à son insu.

Nec non et sacri monstrat nemus argileti,
Testaturque locum et letum docet hospitis Argi.

JEn., vm, 345.

C'était le quartier des libraires.

Argiletanas mavis habitare tabernas

Cum tibi, parve liber, scrinia nostra vacent.

Mart. , lib. 1, epig. 4.

Chap. XX. Décrites dans un registre. Malgré les précautions de Numa, ses institutions religieuses se ressentirent de l'influence du temps, et ne demeurèrent point immuables. Quatre cents ans aprps sa mort, ses écrits furent trouvés dans un coffre de pierre, et le préteur Pétilius fut chargé de les examiner. Le sénat résolut de les faire brûler sur le rapport que lui fit ce préteur que les cérémonies qui étaient ordonnées dans ces écrits différaient beaucoup de celles qui se pratiquaient alors, ce qui pouvait jeter des scrupules dans l'esprit des simples, et leur faire voir que le culte prescrit n'était pas le même que celui qui avait été institué par les premiers législateurs et inspiré par la nymphe Ëgérie.

Montesq. , Politique des Romains dans la religion.

Chap. XXIII. L'Albain prend la parole. Voyez l'Imitation de Corneille, Horace, act. 1, scène 4.

J'ose dire que dans ce discours, imité de Tite-Live, l'auteur français est au dessus du romain, plus nerveux, plus touchant; et quand on songe qu'il était gêné par la rime et par un langage embarrassé d'articles et qui souffre peu d'inversions, qu'il a surmonté toutes ces difficultés, qu'il n'a employé le secours d'aucune épithète, que rien n'arrête l'éloquente rapidité de son discours, c'est là qu'on reconnaît le grand Corneille.

Voltaire, Observ. sur Corneille.

Chap. XXIV. Les Horaces et les Curiaces. Machiavel, flexions sur Tite-Live, liv. 1, chap. 2a.

Les formalités. Virgile, Enéide, chant v, 161.

Le père Patrat. C'était le chef du collège des Féciaux. Servius, sur Virgile, Enéide, chant ix.

Verveine, herbe employée dans les purifications. Sagmina sunt verbenœ,hoc est herbœ purœ, quia ex loco sancto sumebantur. Fest. voce Sagmina.

Non aliunde sagmina in remediis publicis fuere et in sacris legationibusque verbenœ. Certe utroque nomine idem significatur, hoc est gratnen ex arce cum sua terra evulsum. Plin., lib. xxn, a.

Chap. XXV. Les trois frères prennent leurs armes. Corneille , Horace, acte iv, scène a. Le récit du combat des Horaces et des Curiaces, imité de Tite-Live, est comparable à l'original. Ce n'est pas un petit mérite d'avoir su alors exprimer avec élégance et précision des détails que la nature de notre langue et de notre versification rendait très-difficiles. Ceux qui connaissent les entraves de notre poésie, avoueront que Corneille ne fut pas étranger

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à cet art d'exprimer et d'ennoblir les petits détails, que Racine porta depuis au plus haut degré de perfection.

Lahaspe, Cours de littér., tom. v.

Chap. XXVI. Ces pleurs. Corneille, Horace, act. iv, scène 7.

Quoi! Romains. Le même, act. v, scène 3

Plutôt que de la bonté de sa cause. Machiavel , liv. 1, chap. a4.

Chap. XXX. Rome s'accroît des ruines d'Albe. Machiavel liv. 11, chap. 3.

Curia (d'où vient le mot français cour dans le sens de tribunal ) était le nom du lieu où s'assemblait d'ordinaire le sénat. Il y avait deux curies dans l'enceinte de la ville et une hors des murs, où l'on donnait audience aux ambassadeurs étrangers et aux généraux qui n'avaient pas encore déposé le commandement. Cependant le sénat se réunissait souvent dans les temples. La curie Hostilia, réparée par César, prit le nom de Julia.

Temple de Féronie. Au pied du mont Soracte, aujourd'hui Saint-Oreste. Virgile, Enéide, chant vu, 799; Horace , sat. v, a5, liv. 1.

Chap. XXXI. Les trente-deux années du règne de Tullus. MaChiavel, liv. 1, chap. 19,

Chap. XXXII. Sur une tablette blanche ou blanchie, sur laquelle on transcrivait les lois ou les faits dont on voulait donner connaissance au peuple : c'étaient les affiches. Res omnes singulorum annorum mandabat litteris pontifex maximus, efferebatque in album et proponebat tabulam domi, potestas ut ess'et populo cognoscendi. Cic, De Orat., 11, 12.

Album. S'est pris ensuite pour le recueil des édits du préteur. Alii se ad album ac rubricas transtulerunt (quint., Xii, 3). De là vient le nom, mais non pas l'usage de nos albums.

Chap. XXXIII. Murcia, déesse de la mollesse et de l'indolence. On la confond quelquefois avec Vénus.

Chap. XXXIV. Lucumon, désignation appliquée en Etrurie à ceux qui sortaient de la classe ordinaire et présentaient des titres pour arriver au pouvoir. Hist. romaine de Poirson, tom. 1, ch. a.

Chaque ville de l'Étrurie, comme celles du Latium et de la Sabinie, formait un petit état indépendant. Toutes avaient des points de réunion, assemblées générales, etc. Dans chaque ville, un roi ou Lucumon en Etrurie, un roi ou dictateur dans la Sabinie et le Latium, exerçait la principale autorité. (Hist. romaine de Poirson, chap. préliminaire, page i3. )

La confédération des douze Lucumonies ou villes royales étrusques. [Ibid., chap. a.)

Chap. XLIII. Cent mille as. L'évaluation des monnaies est une des questions les plus obscures et les plus difficiles de l'antiquité. Partout sur ce sujet on ne trouve qu'incertitude et contradiction. Je crois pourtant qu'avec les notions que nous possédons on peut arriver à des résultats, sinon rigoureusement exacts, au moins satisfaisans.

Les Romains, dans l'origine, n'eurent point de monnaie (pecunia signala). Ils échangeaient entre eux les objets nécessaires à leurs besoins ou se servaient, dans leur trafic, de morceaux de cuivre (œs rude); de là les expressionspendere, payer, stipendium, paye, parce qu'on pesait et ne comptait pas. Servius Tullius fit le premier frapper des pièces de monnaie de cuivre, sur lesquelles était empreinte la figure de quelque animal. On ne commença à frapper de la monnaie d'argent que vers la fin du cinquième siècle de Rome, un peu avant ou pendant la première guerre punique, et de la monnaie d'or que vers le milieu du sixième siècle. Il circulait avant cette époque des monnaies d'argent, mais elles étaient étrangères.

L'as, au temps de Serv. Tullius, était donc une monnaie de poids et non de compte. C'était une livre de cuivre de ia0 48Pendant la première guerre punique , la rareté du numéraire obligea de fabriquer des as qui ne pesaient plus que la sixième partie d'une livre ou deux onces, mais furent reçus pour un as d'une livre. La république, dit Pline, gagna les cinq sixièmes (ita quinquepartes fada; lucri), et se libéra de sa dette : c'était une banqueroute.

A l'époque de la seconde guerre punique, durant la dictature de Fabius, on fabriqua des as qui ne pesèrent plus qu'une once {unciales); et ensuite d'après la loi de Papirius, an de Rome 563, ils furent réduits au poids d'une demi-once isemiunciales).

Cet as, d'une demi-once, valait environ deux sols de notre monnaie actuelle. Ainsi, sous le règne de Tullius, l'as, livre de

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