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quum obsidendi quoque urbem spes pulso a mœnibus ademta esset, postremo minime arte romana, fraude ac dolo, adgressus est; nam quum, velut posito bello, fundamentis templi jaciendis aliisque urbanis operibus intentum se esse simularet, Sextus filius ejus, qui minimus ex tribus erat, transfugit ex composito Gabios , patris in se saevitiam, intolerabilem conquerens : « Jam ab alienis in suos vertisse superbiam : et liberorum quoque eum frequentia e taedere; ut, quam in curia solitudinem fecerit, domi quoque faciat : ne quam stirpem, ne quem haeredem regni relinquat. Se quidem, in ter tela et gladios patris elapsum, nihil usquam sibi tutum, nisi apud hostes L. Tarquinii, credidisse. Nam, ne errarent, manere his bellum, quod positum simuletur; et per occasionem eum incautos invasurum. Quod si apud eos supplicibus locus non sit, pererraturum se omne Latium : Volscosque se inde, et iEquos, et Hernicos petiturum; donec ad eos perveniat, qui a patrum crudelibus atque inpiis suppliciis tegere liberos sciant. Forsitan etiam ardoris aliquid ad bellum armaque se adversus superbissimum regem ac ferocissimum populum inventurum. » Quum, si nihil morarentur/infensus ira porro inde abiturus videretur, benigne ab Gabinis excipitur: vetant mirari, si, qualis in cives, qualis in socios, talis ad ultimum in liberos esset In se ipsum postraemo saeviturum, si alia desint. Sibi vero gratum même en former le siège, il eut recours à des voies indignes de Rome, la fraude et la ruse. Il déposa les armes, et parut s'occuper tout entier de la construction du temple de Jupiter, et des travaux, commencés dans la ville. Cependant Sextus, le plus jeune de ses trois fils, s'enfuit, d'accord avec lui, chez les Gabiens, en se plaignant de l'intolérable cruauté de son père: « L'orgueil de Tarquin, las de poursuivre les autres, s'attaque à sa famille; il redoute le nombre de ses eufans; il a dépeuplé le sénat, il veut dépeupler aussi son palais; il ne veut point laisser de postérité, point d'héritier de son trône. Ce n'est qu'à travers les traits et les épées dont le menaçait son père qu'il a pu lui-même s'échapper. Il ne peut se croire en sûreté que chez les ennemis de Tarquin; car, il ne faut pas s'y tromper, cette guerre, qui semble éteinte, dure encore, et, quand s'offrira l'occasion, ils verront leur ennemi fondre sur eux à l'improviste. S'ils rejettent ses prières, il ira parcourir tout le Latium; il ira chez les Vôlsques, chez les Eques, chez les Heruiques, jusqu'à ce qu'il rencontre un peuple qui sache défendre les fils contre l'implacable ressentiment d'un père dénaturé. Peut-être trouvera-t-il encore des cœurs généreux, disposés à combattre un roi superbe, un peuple turbulent. » L'ardeur de son ressentiment, prêt à l'entraîner plus loin si l'on ne cherchait à le retenir, lui mérita des Gabiens un accueil bienveillant. Ils lui disent qu'il ne doit point s'étonner que Tarquin se montre enfin envers ses enfans tel qu'il s'est montré envers ses sujets, envers ses alliés; qu'à défaut d'autres victimes il finirait par tourner sa cruauté contre lui-même; qu'au reste sa présence leur était agréable, et qu'ils espéraient qu'avec son secours la adventum ejus esse : futurumque credere brevi, ut, illo adjuvante, ab portis gabinis sub romana mœnia bellum transferatur.

LIV. Inde in concilia publica adhiberi : ubi, quum de aliis rebus adsentire se veteribus Gabinis diceret, quibus bao notiores essent, ipse idemtidem belli auctor esse, in eo sibi praecipuam prudentiam adsumere, quod utriusque populi vires nosset, sciretque, invisam profecto superbiam regiam civibus esse, quam ferre ne liberi quidem potuissent. Ita quum sensim ad rebellandum primores Gabinorum incitaret, ipse cum promtissimis juvenum praedatum atque in expeditiones iret, et dictis factisque omnibus ad fallendum instructis vana adcresceret fides, dux adultimum belli legitur. Ibi quum, inscia multitudine quid ageretur, prœlia parva inter Romam Gabiosque fierent, quibus plerumque gabina res superior csset; tum certatim summi infimique Gabinorum Sex. Tarquinium dono deum sibi missum ducem credere. Apud milites vero obeundo pericula ac labores, pariter praedam munifice largiendo, tanta caritate esse, ut non pater Tarquinius potentior Romae, quam filius Gabiis esset. Itaquc, postquam satis virium conlectum ad omnes conatus videbat, tum e suis unum sciscitatum Romam ad patrem mittit, quidnam se faccre vellet? quandoquidem, ut omnia unus Gabiis posset, ei dii dedissent. Huic nuncio, quia, credo, dubiae guerre passerait bientôt des murs de Gabies aux portes de Rome.

LIV. Ils ne tardent pas à l'admettre dans leurs conseils. Là, sur toutes les affaires civiles, il adopte le sentiment des anciens de Gabies, auxquels elles sont plus familières, mais pour la guerre sur laquelle il insiste de temps en temps, il se vante d'y apporter des connaissances supérieures, lui qui a vu les forces des deux peuples, qui sait avec quelle impatience les Romains portent le joug d'un prince, qui pèse même à ses enfans. Tandis qu'il dispose ainsi peu à peu l'aristocratie des Gabiens à reprendre les armes, lui-même, à la tête d'une troupe de jeunes gens entreprenans, se met en campagne, et ravage les terres de Rome. Dans toutes ces expéditions, ses discours, ses actions, conformes à son plan de fausseté, accroissaient chaque jour sa perfide influence. On lui donne enfin le commandement général. Sans laisser entrevoir ses desseins à la multitude, il livrait souvent de petits combats, où l'avantage restait aux Gabiens. L'enthousiasme devint si vif que, grands et petits, regardaient l'arrivée de Tarquin à Gabies comme une faveur du ciel. Son courage, son infatigable activité, sa générosité, qui leur abandonnait tout le butin, lui gagnèrent si bien le cœur des soldats, que le père n'était pas plus puissant à Rome que le fils à Gabies. Quand il se crut assez fort pour vaincre toute résistance, il envoie à son père un de ses serviteurs lui demander ses ordres, puisque les dieux lui avaient donné un pouvoir absolu dans Gabies. Tarquin ne chargea d'aucune réponse verbale cet émissaire, dont la fidélité, je pense, lui paraissait fidei videbatur, nihil vocs responsum est : rex velut deliberabundus , in bortum aedium transit, sequente nuucio filii : ibi, inambulans tacitus, summa papaverum capita dicitur baculo decussisse. Interrogando exspectandoque responsum nuncius fessus, ut re inperfecta, redit Gabios; quae dixerit ipse, quaeque viderit, refert: seu ira, seu odio, seu superbia insita ingenio, nullam eum vocem emisisse. Sexto ubi, quid vellet parens, quidve praeciperet tacitis ambagibus, patuit; primores civitatis, criminando alios apud populum, alios sua ipsos invidia opportunos interemit : multi palam; quidam, in quibus minus speciosa criminatio erat futura, clam interfecti. Patuit quibusdam volentibus fuga, aut in exsilium acti sunt, absentiumque bona juxta atque interemtorum divisui fuere. Largitionis inde praedaeque et dulcedine privati commodi sensus malorum publicorum adimi, donec, orba consilio auxilioque, gabina res regi Romano sine ulla dimicatione in manum traditur.

LV. Gabiis receptis, Tarquinius pacem cum iEquorum gente fecit; fœdus cum Tuscis renovavit. Inde ad negotia urbana animum convertit : quorum eratprimum, ut Jovis templum in monte Tarpeio, monumentum regni sui nominisque, relinqueret : Tarquinios reges ambos, patrem vovisse, filium perfecisse. Et, ut libera a ceteris religionibus area esset tota Jovis templique ejus, quod inaedificaretur, exaugurare fana sacellaque statuit;

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