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i nomine Palris, et Filii, et Spiritus Sancti (1) Notre-Seigneur ne fut certainement pas de faire nutre nom que celui de Dieu. Cependant il prescrit baptiser au nom du Père, et du Fils, et du Saintésigne comme trois personnes distinctes : il faut re que chacune de ces trois personnes est véritablenoiqu'il n'y ait réellement qu'un seul Dieu. Aussi r, en disant au nom, in nomine, se sert-il du singuontrer qu'il n'y a qu'une nature ou substance divine, ubstance est commune au Pere, et au Fils, et au C'est la remarque de saint Athanase, de saint Hilaire le saint Basile, de saint Grégoire de Nazianze, de xandrie, de saint Ambroise, de Théodoret, de saint généralement de tous les interprètes anciens et mot expliqué le passage dont il s'agit.

s'adressant aux fidèles de Corinthe, leur dit : « Que la grâce de « Notre-Seigneur Jésus-Christ, l'amour de Dieu, et la communi« cation du Saint-Esprit, soient avec vous tous (1). „Saint Pierre disait aux premiers fidèles qu'ils sont élus « selon la prescience de « Dieu le Père, pour être sanctifiés par l'Esprit, et pour être lavés « par le sang de Jésus-Christ (2). » Ces différents passages établissent bien clairement la distinction de trois personnes en Dieu. Et qu'on ne dise pas que le Père, le Fils et le Saint-Esprit ne sont que de simples dénominations, que trois manières de parler d'une même personne : car le Sauveur du monde et ses apôtres en parlent comme de trois personnes qu'ils distinguent, comme de trois bypostases ou subsistances qui ont elles-mêmes une action qui est propre à chacune d'elles. Aussi les Pères et les docteurs de l'Eglise, principalement ceux qui ont combattu les erreurs de Praxéas, de Sabellius, d'Arius et de Macédonius, ont constamment invoqué, en faveur du mystère de la Trinité, les textes que nous venons de citer.

267. Enfin saint Jean fait mention, de la manière la plus expresse, des trois personnes en une seule et même substance divine : « Il y en a trois, dit-il, qui rendent témoignage dans le ciel, le « Père, le Verbe et le Saint-Esprit; et ces trois personnes ne sont a qu'un seul être (3). » Le Père, le Fils ou le Verbe, et le SaintEsprit, qui rendent témoignage à la vérité, sont bien trois personnes distinctes, et hi Ires; or ces trois personnes ne sont qu'un seul étre, qu'une seule nature, qu'une seule substance, et hi tres UNUM sunt. L'Apôtre ne dit pas, Ces trois personnes ne sont qu'une seule personne; ces trois êtres ne sont qu'un seul être; ces trois principes ne sont qu'un seul principe; ces trois Dieux ne sont qu'un seul Dieu; mais il dit : Ces trois qui rendent témoignage ne sont qu'un seul étre, une seule substance, une seule chose, et hi tres UNUM sunt : UNUM, et non unus, comme l'observe Tertullien (4!.

268. Il est vrai que l'authenticité de ce texte a été contestée, qu'il ne se trouve pas dans tous les anciens manuscrits de la Bible;

avons ction de tre sortit hors descendre

avons encore un autre texte de saint Matthien, où

distinction de trois personnes en Dieu. Le voici :
jus fut baptisé, il sortit hors de l'eau, et les cieux
à lui, et il vit l'Esprit de Dieu descendre en forme de
Tenir sur lui; et au même instant une voix se fit en-
iel, en disant : Celui-ci est mon fils bien-aimé, en
mes complaisances (2). « On distingue ici trois per-
rsonne du Père, qui fit entendre sa voix du haut du
ane du Fils, en qui le Père se complait; et la per-
nt-Esprit, qui est appelé l'Esprit de Dieu.

dit à ses disciples : « Je prierai mon Père, et il vous
autre paraclet (consolateur), afin qu'il demeure avec
ujours (3). » Ailleurs : « Quand viendra le paraclet
enverrai de la part de mon Père, l'Esprit de vérite
du Père, c'est lui qui rendra témoignage de moi (4)."
ions encore ici trois personnes, le Père, son Fils,
ou le Saint-Esprit, qui est appelé l'Esprit de vé-
tres s'expriment dans le même sens. Saint Paul.

(1) Gratia Domini nostri Jesu Christi, et charitas Dei, et communicatio Sancti Spiritus sit cum omnibus vobis. Il épitre aux Corinthiens, c. XIII, 1. 13. (2) Petrus apostolus Jesu Christi, electis.... secundum præscientiam Dei Patris, in sanctificationem Spiritus, in obedientiam, et aspersionem sanguinis Jesu Christi. [le épitre, c. 1, v. 1 et 2.-(3) Tres sunt, qui testinjonium dant in cælo : Pater, Verbum, et Spiritus Sanctus ; et hi tres unum sunt. Ire épitre, c. v, v. 7. - (4) Connexus Patris in Filio, et Filii io Paracleto, tres efficit cohærentes, al. terum ex altero qui tres unum sunt, non unus. Liv. contre Praxeas, no xxv,

jieu, c. xxvIu, v. 19. - (2) Baplizalis aulein Jesus, coplesi

et ecce aperti sunt ei cæli; et vidit Spiritum Dei descendeni am et venientem super se. Et ecce vor de carlis dicens : Hic lectus, in quo mihi complacui. Saint Malthieut, c. III, . 16 o rogabo Patrem, et alium paraclitum dabit vobis, ut maneal rnum. Saint Jean, C. XIV, v. 16. (4) Cum autem renerit ego mittam vobis a Patre, Spiritum veritatis, qui a Patre pronium perhibebit de me. Thidem, c. Xr, t. 26.

mais, pour avoir été contestée, l'authenticité de ce passage n'en est pas moins certaine. L'Eglise, à qui Notre-Seigneur a confié le dépôt des livres sacrés, veille constamment à leur intégrité, et ne permet pas qu'ils soient jamais altérés, même en faveur du dogme catholique. Le mensonge ne lui est point nécessaire; elle n'a pas besoin de recourir à l'imposture pour justifier sa croyance. Si donc elle reçoit comme authentique le verset de saint Jean, Tres sunt qui dant testimonium, c'est qu'elle en a reconnu l'authenticité d'après les anciens manuscrits de la Bible et les ouvrages des anciens Pères, qui ont cité le même verset pour établir la distinction des personnes en Dieu. En effet, outre Tertullien que nous citions a l'instant, saint Cyprien dit formellement que les trois personnes qe sont qu'un être, parce qu'il est écrit du Père , du Fils et du Saint-Esprit, qu'ils ne sont qu'une seule substance : De Patre, et Filio, et Spiritu Sancto scriptum est : Et hi tres UNUM sunt(1). Saint Ephrem fait aussi clairement allusion au texte de saint Jean, lorsqu'en parlant du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, il dit que ces trois personnes ne sont qu'un : tres UNUM sunt (2). Saint Fulgence est plus exprès : « Nous admettons, dit-il, l'unité de « substance dans le Père, et le Fils, et le Saint-Esprit, et nous u n'avons pas la témérité de confondre les personnes. Le bienheua reux Jean l'atteste en disant : Il y en a trois qui rendent témoi« gnage dans le ciel, le Père, le Verbe et le Saint-Esprit; et ces « trois personnes ne sont qu'un (3). » De plus, en 484, quatre cents évêques catholiques présentèrent à Hunéric, roi des Vandales, une profession de foi qui renferme le passage suivant : « Il est plus a clair que le jour que le Saint-Esprit est, avec le Père et le « Fils, un seul Dieu. Cela est prouvé par l'autorité de Jean l'Evana géliste; car il dit : Il y en a trois qui rendent témoignage dans a le ciel, le Père , le Verbe, et le Saint-Esprit ; et ces trois pera sonnes ne sont qu'un (4). » Ce texte était donc regardé comme uathentique par tous les évêques qui souscrivirent à cette profes

(1) De l'unité de l'Église. - (2) Hymne LXXIII, sur la foi. - (3) In Patre, et Filio, et Spiritu Sancto unitalem substantiæ accipimus; personas confundere non audemus. Beatus enim Joannes apostolus testatur, dicens : Tres sunt, qui testimonium perhibent in cælo, Pater, Verbum, et Spiritus ; et tres unum sunt. Réponse contre les ariens. — Voyez aussi le livre de la Trinité, c. IV. — (4) Ut adhuc luce clarius unius divinitatis esse cum Patre et Filio Spiritum Sanctum doceamus, Joannis evangelistæ testimonio comprobatur. Ait namque: 'Tres sunt qui testimonium perhibept in cælo, Pater, Verbum et Spiritus Sanctus; et hi tres unum sunt. Liv. ui, De la persécution des Vandales, par Victor de Vite, édit. de Chifflet.

sion de foi. Les ariens eux-mêmes, sujets d'Hunéric, devaient le trouver dans leurs exemplaires des livres saints : autrement, les évêques orthodoxes ne s'en seraient point servis; car à quoi ne se seraient-ils pas exposés sous un prince arien, et obsédés par les évêques hérétiques , si on avait pu les soupçonner ou d'avoir falsifié l’Eeriture, ou de s'être servis d'un exemplaire falsifié par les catholiques (1)?

S II. Preuve du mystère de la Trinité, tirée de l'enseignement

des anciens Pères de l'Eglise.

oir été contestée, l'authenticité de ce passage n'en est taine. L'Eglise, à qui Notre-Seigneur a confié le dépôt

rés, veille constamment à leur intégrité, et ne perIs soient jamais altérés, même en faveur du dogme

e mensonge ne lui est point nécessaire; elle n'a pas purir à l'imposture pour justifier sa croyance. Si donc mme authentique le verset de saint Jean, Tres sunt stimonium, c'est qu'elle en a reconnu l'authenticité anciens manuscrits de la Bible et les ouvrages des an

qui ont cité le même verset pour établir la distinction es en Dieu. En effet, outre Tertullien que nous citions saint Cyprien dit formellement que les trois personnes in être, parce qu'il est écrit du Père , du Fils et du , qu'ils ne sont qu'une seule substance : De Patre, spiritu Sancto scriptum est: Et hi tres Unum sunt (1). m fait aussi clairement allusion au texte de saint Jean, Irlant du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, il dit

personnes ne sont qu'un : tres unum sunt (2). Saint t plus exprès : « Nous admettons, dit-il, l'unité de dans le Père, et le Fils, et le Saint-Esprit, et nous s la témérité de confondre les personnes. Le bienheul'atteste en disant: ll y en a trois qui rendent témoi

s le ciel, le Père, le Verbe et le Saint-Esprit; et ces nnes ne sont qu'un (3), » De plus, en 484, quatre cents oliques présentèrent à Hunéric, roi des Vandales, une e foi qui renferme le passage suivant : « Il est plus

le jour que le Saint-Esprit est, avec le Père et le 1 Dieu. Cela est prouvé par l'autorité de Jean l'Evanil dit: Il y en a trois qui rendent témoignage dans ère, le Verbe, et le Saint-Esprit; et ces trois per. int qu'un (4). » Ce texte était donc regardé comme ir tous les évêques qui souscrivirent à cette profes

269. Nous ne produirons que les témoignages des Pères qui appartiennent aux trois premiers siècles de l'Église : les sociniens et ceux qui ont adopté leurs erreurs conviennent que, depuis le concile de Nicée de 325 et celui de Constantinople de 381, tous les Pères grecs et latins professent l'unité de nature et la trinité des personnes en Dieu. Mais il est important de faire remarquer que la plupart, parmi les plus anciens, s'expriment, à cet égard, d'une manière moins explicite que ceux qui ont eu à réfuter les erreurs de Praxéas, d'Arius et de Macédonius. Retenus par la discipline du secret, qui remonte au berceau du christianisme, ils ne parlaient ordinairement qu'avec réserve des mystères de la religion, en présence des infidèles et même des catéchumènes. Ils dérobaient autant que possible, à la connaissance du public, le mystère de la régénération qui s'opère au nom du Père, et du Fils, et du SaintEsprit, le culte qu'ils rendaient au Dieu trois fois saint, les doxologies où ils glorifiaient le Père, conjointement avec le Fils et le Saint-Esprit. En effet, voici ce que dit saint Cyrille de Jérusalem, d'après Archélaüs, évêque de Cascar au troisième siècle : « Le « Seigneur parlait en paraboles à ceux qui étaient à portée de l'é« couter; mais à ses disciples il expliquait en particulier les para« boles et les comparaisons dont il s'était servi. L'éclat de la gloire « est pour ceux qui sont déjà éclairés ; l'obscurité est le partage des « infidèles. L'Eglise ne découvre ses mystères qu'à ceux qui sortent « du rang des catéchumènes. Car nous ne déclarons point aux « gentils les mystères cachés du Père, et du Fils, et du Saint« Esprit; et nous n'en parlons point ouvertement aux catéchu" mènes; mais nous usons souvent d'expressions obscures, de sorte

le l'Église. (2) Hymne LXXII, sur la foi. (3) In Patre, et ncto unitatem substantiæ accipimus; personas confundere non

enim Joannes apostolus testatur, dicens : Tres sunt, qui teso rent in cælo, Pater, Verbum, et Spiritus ; el tres unum sunt. 's ariens. — Voyez aussi le livre de la Trinité, c. IV. (4) Ut s unius divinitatis esse cum Patre et Filio Spiritum Sanctum evangelistæ testimonio comprobatur. Ait namque: Tres sunt perhibent in culo, Pater, Verbom et Spiritus Sanctus; et bi 10. III, De la persécution des Vandales, par Victor de Vile,

(1)-Voyez le P. Perrone, Tract. de Trinitate, c. 11; Tournely, Tract. de Tri nitate, quæst. iv, etc.

r qu'elles puissent être entendues de ceux qui sont déjà instruits, wet que ceux qui ne le sont pas ne puissent en être blessés (1).

Tertullien , qui appartient au second et au troisième siècle, dit que, pour ne pas scandaliser les gentils, il imitera l'Apôtre, et que quand il devra nommer ensemble le Père et le Fils, il appellera le Père Dieu et le Fils Seigneur; mais que lorsqu'il ne parlera que we Jésus-Christ seul, il pourra le nommer Dieu (2). C'est sans coute pour cela qu'au rapport de saint Jérôme (3) et de saint Augustin (4), le symbole des apôtres, qui contient le dogme de la Trinité, ne s'écrivait point dans les premiers siècles ; les chrétiens le tenaient de leurs pères, l'apprenaient de mémoire, et le faisaient apprendre à leurs enfants (5). Aussi le symbole des apôtres, ainsi appelé non-seulement parce qu'il contient la doctrine des apôtres, mais encore parce qu'il passe généralement pour avoir été rédigé par les apôtres, tout en mettant sur le même rang le Père, le Fils et le Saint-Esprit, est moins exprès sur la divinité du Fils que le symbole de Nicée, et le symbole de Nicée moins exprès sur la divinité du Saint-Esprit que le symbole de Constantinople. Ce n'est qu'avec le temps et comme par gradation que la foi chrétienne, quoique invariable et toujours bien connue des pasteurs et des fidèles , s'est manifestée au dehors d'une manière plus particulière et plus solennelle, selon que l'Eglise elle-même le jugeait utile ou nécessaire pour confondre l'erreur. Cependant, malgré la loi du secret concernant les mystères, dont les premiers chrétiens ne s'écartaient que lorsqu'ils étaient obligés de défendre ou de professer leur foi, les anciens auteurs ecclésiastiques se sont suffisamment expliqués au sujet de la Trinité, pour nous convaincre que ce mystère était reçu dans l'Eglise primitive comme un des principaux articles de la foi chrétienne.

(1) Dominus loquebatur in parabolis iis quidem qui poterant audire : discipulis vero privatim parabolas et similitudines explicabat. Gloriæ fulgor eorum est qui jam illustrati sunt; excæcatio, infidelium. Hæc mysteria nunc patefacit Ecclesia ei qui ex catechumenis excedit; nec moris est gentilibns exponere. Non enim gentili cuiquam de Patre et Filio et Spiritu Sancto arcana mysteria declaramus : neque palam apud catechumenos de mysteriis verba facimus, sed multa sæpe loquimur occulte, ut fideles, qui rem tenent, intelligant; et qui non te. nent, ne lædantur. Catéchèse vie de saint Cyrille de Jérusalem. — (2) Apos. tolum sequar, ut si pariter nominandi fuerint Pater et Filius , Deum Patrem appellem, et Jesum Christum Dominum nominem. Solum autem Christum potero Deum dicere, sicut idem apostolus. Liv. contre Praxeas, no XIII. — (3) Lettre xxxvIII, à Pamachins. ~ (4) Discours sur le Symbole aux catéchumènes.(5) Voyez ce que nous avons dit du secret des mystères, dans le tome 1, n°388, etc

ssent être entendues de ceux qui sont déjà instruits, qui ne le sont pas ne puissent en étre blessés (1).. li appartient au second et au troisième siècle, dit que, scandaliser les gentils, il imitera l'Apôtre, et que a nommer ensemble le Père et le Fils, il appellera le le Fils Seigneur; mais que lorsqu'il ne parlera que ist seul, il pourra le nommer Dieu (2). C'est sans ela qu'au rapport de saint Jérôme (3) et de saint Aule symbole des apôtres, qui contient le dogme de la s'écrivait point dans les premiers siécles; les chrétiens le leurs pères, l'apprenaient de mémoire, et le faisaient

leurs enfants (5). Aussi le symbole des apôtres, ainsi jeulement parce qu'il contient la doctrine des apôtres, parce qu'il passe généralement pour avoir été rédigé es, tout en mettant sur le même rang le Père, le Fils

270. Nous lisons d'abord dans les lettres de saint Ignace, évêque d'Antioche, qui a souffert le martyre en 107 : « Ayez soin de vous « affermir de plus en plus dans la doctrine du Seigneur et des apôa tres, afin que vous réussissiez heureusement en tout ce que vous « entreprenez, soit pour le corps , soit pour l'âme, par la foi et par « la charité, dans le Père, le Fils et le Saint-Esprit... Obéissez « à l'évêque, et soyez soumis les uns aux autres, comme Jésus« Christ l'a été à son Père dans le cours de la vie mortelle, et « comme les apôtres l'ont été à Jésus-Christ, au Père et au Saint« Esprit (1), » Les disciples de ce saint évêque, qui firent avec lui le voyage d'Antioche à Rome, nous ont laissé les actes de son martyre, dans lesquels ils glorifient Jésus-Christ, par lequel et avec lequel, disent-ils, la gloire et la puissance est au Père avec le Saint-Esprit, dans les siècles des siècles: In Christo Jesu Domino nostro, per quem et cum quo Patri gloria et potentia cum Sancto Spirilu in sæcula (2).

271, Saint Polycarpe, évêque de Smyrne, qui a versé son sang pour la foi en 166, étant sur le point de consommer son sacrifice, prononça ces paroles : « Je vous loue, ô mon Dieu, je vous bénis, « je vous glorifie par le pontife éternel, votre Fils unique, par qui a la gloire est à vous conjointement avec lui dans le Saint-Esprit, « pendant les siècles des siècles (3). » Nous trouvons la même profession de foi dans la lettre de l'Église de Smyrne, où est rapporté le martyre de saint Polycarpe : « Unis aux apôtres et à tous les « justes, bénissons avec joie Dieu, le Père Tout-Puissant; et Notrea Seigneur Jésus-Christ, le sauveur de nos âmes, le maitre des « corps et le pasteur de toute l'Église catholique; et le Saint-Esprit, « par qui nous connaissons toutes choses (4). A Jésus-Christ soit la

sprit, est moins exprès sur la divinité du Fils que le Nicée, et le symbole de Nicée moins exprès sur la diint-Esprit que le symbole de Constantinople. Ce n'est emps et comme par gradation que la foi chrétienne,

ariable et toujours bien connue des pasteurs et des i manifestée au dehors d'une manière plus particulière inelle, selon que l'Eglise elle-même le jugeait utile ou our confondre l'erreur. Cependant, malgré la loi du mnant les mystères, dont les premiers chrétiens ne que lorsqu'ils étaient obligés de défendre ou de proi, les anciens auteurs ecclésiastiques se sont suffisamiés au sujet de la Trinité, pour nous convaincre que ce reçu dans l'Eglise primitive comme un des principaux foi chrétienne.

oquebatur in parabolis iis quidem qui poterant audire : diseiim parabolas et similitudines explicabat. Gloriæ fulgor corum rati sunt; excæcatio, infidelinm. Hæc mysteria nunc patefacil catechumenis excedit; nec moris est gentilibns exponere. Non fuam de Patre et Filio et Spirito Sancto arcana mysteria decla: lam apud catechumenos de mysteriis verba facimus, sed mulla occulte, ut fideles, qui rem tenent, intelligant; et qui non tee 1. Catéchèse vie de saint Cyrille de Jérusalem. - (2) Apos. si pariter nominandi fuerint Pater et Filius, Deum Patrem apo

Christum Dominum ucminem. Solam autem Christum potero ut idemi apostolus. Lir, contre Praxeas, no XIII. (3) Lelmachins. -- (4) Discours sur le Symbole aux catechumènes.nous avons dil du secret des mystères, dans le tome I,

(1) Studete ul confirmemini in dogmatibus Domini et apostolorum, ut omnia quæ facitis prospere vobis succedant, carne et spiritu, fide et charitate, in Filio et Patre el Spiritu Sancto... Subjecti estote episcopo et vobis mutuo, ut Jesus Christus Patri, secundum carnem, et apostoli Christo et Patri et Spiritui Sancto. Lellre aux Magnésiens, no xi. - (2) Voyez la relation du martyre de saint Ignace, dans la collection des Pères apostoliques de Cotelier, tom. 11, pag. 181, édit. de 1724; et dans les Acles des martyrs de dom Ruinart, pag. 13, édit. de 1731. — (3) De omnibus te lando, te benedico, te glorifico per sempiternum pontificem Jesum Christum, unigenitum Filiuin tuum, per quem tibi una cum ipso in Spiritu Sancto gloria nuuc et in sæcula sæculorum. Eusébe, Hist. eccl., liv. iv, c. xv. -- (4) Cum apostolis et omnibus justis alacriter benedicamus Deum et Patrem omnipotentem, et Dominum nostrum Jesum Christum, salvatorem animæ nostræ, gubernatorem corporum et pastorem catholicæ totius Ecclesiæ, et Spiritum Sanctum, per quem concla conoscius. Lelireriel Eglise

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