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Esprit; le Fils n'est pas le Père ni le Saint-Esprit; le Saint-Esprit n'est pas le Père ni le Fils : mais la personne du Père, et la personne du Fils, et la personne du Saint-Esprit, subsistent dans la nature divine, qui est une seule et même nature en trois personnes. Et c'est en cela que consiste le grand mystère de la très-sainte Trinité.

261. Voici ce que nous lisons dans le symbole de saint Athanase, qui est reçu dans toute l'Eglise :

« La foi catholique est , que nous adorions un seul Dieu en trois « personnes, et trois personnes en un seul Dieu , sans confondre « les personnes, ni diviser la substance ;

« Car autre est la personne du Père, autre est celle du Fils, a autre est celle du Saint-Esprit.

« Mais la divinité du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, est (une; leur gloire égale, leur majesté coéternelle. La Tel qu'est le Père, tel est le Fils, tel est le Saint-Esprit.

« Le Père est incréé, le Fils est incréé, le Saint-Esprit est incréé.

« Le Père est immense, le Fils est immense, le Saint-Esprit est « immense.

« Le Père est éternel ; le Fils est éternel, le Saint-Esprit est « éternel; et cependant ce ne sont pas trois êtres éternels, mais « un seul être éternel : comme aussi ce ne sont pas trois êtres in« créés ni trois êtres immenses, mais un seul étre incréé et un seul « être immense.

« De même le Père est tout-puissant, le Fils est tout-puis« sant, le Saint-Esprit est tout-puissant : cependant ce ne sont « pas trois êtres tout-puissants, mais un seul être tout-puissant.

« Ainsi le Père est Dieu , le Fils est Dieu, le Saint-Esprit est « Dieu : et cependant ce ne sont pas trois Dieux, mais un seul a Dieu.

« Ainsi le Père est Seigneur, le Fils est Seigneur, le Saint-Es« prit est Seigneur : et cependant ce ne sont pas trois Seigneurs , « mais un seul Seigneur.

« Car comme la vérité chrétienne nous oblige de confesser que « chacune des trois personnes est Dieu et Seigneur, de même la « religion catholique nous défend de dire trois Dieux ou trois « Seigneurs.

« Le Père n'a été ni fait, ni créé, ni engendré d'aucun autre. Le « Fils n'a été ni fait vi créé, mais engendré du Père seul. Le « Saint-Esprit n'a été ni fait, ni créé, ni engendré, mais il pro« code du Père et du Fils.

s n'est pas le Père ni le Saint-Esprit; le Saint-Esprit ère ni le Fils : mais la personne du Père, et la per, et la personne du Saint-Esprit, subsistent dans la le qui est une seule et même nature en trois personnes. ela que consiste le grand mystère de la très-sainte

« Il y a donc un seul Père, et non trois Pères ; un seul Fils , « et non trois Fils; un seul Saint-Esprit, et non trois Saints« Esprits.

« Et dans cette Trinité il n'y a rien de plus ancien et rien de « moins ancien, rien de plus grand et rien de moins grand; mais a les trois personnes sont coéternelles et coégales entre elles : de a sorte qu'en tout, comme il a été dit, on doit adorer l'unité dans « la trinité, et la trinité dans l'unité.

« Celui donc qui veut être sauvé doit croire ainsi de la Tri«nité (1). »

i ce que nous lisons dans le symbole de saint Athast reçu dans toute l'Eglise : atholique est , que nous adorions un seul Dieu en trois i, et trois personnes en un seul Dieu , sans confondre nes, ni diviser la substance ; re est la personne du Père, autre est celle du Fils, celle du Saint-Esprit. divinité du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, est gloire égale, leur majesté coéternelle. est le Pére, tel est le Fils, tel est le Saint-Esprit. : est incréé, le Fils est incréé, le Saint-Esprit est incréé. e est immense, le Fils est immense, le Saint-Esprit est

CHAPITRE II.

De l'existence du mystère de la très-sainte Trinité.

262. Parmi les anciens hérétiques qui se sont écartés du dogme catholique touchant le mystère de la Trinité, on remarque, au second et au troisième siècle, Praxéas de Phrygie, Noët d'Ephese ou de Smyrne, Sabellius, né à Ptolémaïde en Libye, et Paul de Sa

re est éternel; le Fils est éternel, le Saint-Esprit est et cependant ce ne sont pas trois êtres éternels, mais tre éternel : comme aussi ce ne sont pas trois êtres inrois ètres immenses, mais un seul étre incréé et un seul

ense.

me le Père est tout-puissant, le Fils est tout-puisSaint-Esprit est tout-puissant : cependant ce ne sont

étres tout-puissants, mais un seul être tout-puissant. e Père est Dieu, le Fils est Dieu, le Saint-Esprit est cependant ce ne sont pas trois Dieux, mais un seul

(1) Fides catholica læc est : ut unum Deum in Trinitate et Trinitatem in unitate veneremur : neque confundentes personas, neque substantiam separantes. Alia est enim persona Patris, alia Filii, alia Spiritus Sancti. Sed Patris, et Filii, ct Spiritus Sancti, una est divinitas, æqualis gloria, coæterna majestas. Qualis Pater, talis Filius, talis Spiritus Sanctus. Increalus Pater , increatus Filius, increatus Spiritus Sanctus. Immensus Pater, immensus Filius, immensus Spiritus Sanctus. Ætenus Pater , alernus Filius, æternus Spiritus Sanctus. Et tamen non tres æterni, sed unus æternus. Sicut non tres increati, nec tres immensi, sed unus increatus et unus immensus. Similiter omnipotens Pater, om. nipotens Filius, omnipotens Spiritus Sanctus. Et tamen non tres omnipotentes, sed unus omnipotens. Ita Deus Pater , Deus Filius, Deus Spiritus Sanctus. et tamen non tres Dii, sed unus est Deus. Ita Dominus Pater , Dominus Filius, Dominus Spiritus Sanctus. Et tamen non tres Domini, sed unus est Dominus. Quia sicnt sigillatim unamquamque personam Deum ac Dominum confiteri christiana veritate compellimur, ita tres Deos aut Dominos dicere catholica religione prohibemur. Pater a nullo est factus, nec creatus, nec genitus. Filius a Paire solo est, non factus, nec creatus, sed genitus. Spiritus Sanctus a Patre et Filio, non factus, nec creatus, nec genitus, sed procedens. Unus ergo Pater , non tres pa. tres ; unus Filius, non tres filii; unus Spiritus Sanctus, nun tres spiritus sancti. Et in hac Trinitate nihil prius aut posterius, nihil majus aut minus; sed totæ fres personæ coæternæ sibi sunt et coæquales. Ita ut per omnja, sicut jam sopra dictum est, et unitas in 'Trinitate et Trinitas in unitate veneranda sit. Qui vult ergo salvus esse, ita ile Trinitate sentiat. Symbole de saint Athanase.

· Père est Seigneur, le Fils est Seigneur, le Saint-Es. pigneur : et cependant ce ne sont pas trois Seigneurs, eul Seigneur. nme la vérité chrétienne nous oblige de confesser que les trois personnes est Dieu et Seigneur, de même la atholique nous défend de dire trois Dieux ou trois

n'a été ni fait, ni créé, ni engendré d'aucun autre. Le ni fait ni créé, mais engendré du Père seul. Le

it n'a été ni fait, ni créé, ni engendré, mais il pro're et du Fils.

mosate, évêque d'Antioche; ils rejetaient la distin, tion des trois personnes divines. Le quatrième siècle vit paraitre, successivement, Arius, prêtre d'Alexandrie, qui attaqua le dogme de la

Trinité, en attaquant la divinité du Fils; et Macédonius, évêque de Constantinople, qui, en niant la divinité du Saint-Esprit, niait également le dogme de la Trinité. Ces erreurs ont été renouvelées, au seizième siècle, par les sociniens, ainsi appelés de Lélie et de Fauste Socin, oncle et neveu, originaires de Sienne ; et, dans ces derniers temps, par les déistes et les rationalistes, qui, ne prenant que la raison pour guide en matière de religion, rejettent absolument tous les mystères du christianisme.

Pour établir le dogme catholique, il suffira d'exposer la croyance de l'Eglise : ce que nous ferons dans ce chapitre d'abord, où nous rapporterons les preuves en faveur de la distinction des trois personnes divines; puis dans les deux chapitres suivants , où nous · prouverons plus directement la divinité du Fils et du SaintEsprit.

ARTICLE I.

On doit admettre le mystère de la sainte Trinité.

263. Il est de foi qu'il y a trois personnes divines, le Père, le Fils et le Saint-Esprit; que ces trois personnes sont réellement distinctes entre elles, et qu'elles ne sont qu'un seul Dieu, n'ayant qu'une seule et même nature. Il est de foi, par conséquent, que le mystère de la sainte Trinité existe, puisque ce mystère consiste dans l'unité de nature ou de substance, et dans la trinité des personnes en Dieu. « Nous croyons fermement et nous confessons « simplement, avec les Pères du quatrième concile général de La« tran, qu'il n'y a qu'un seul vrai Dieu , éternel, immense, tout« puissant, immuable, incompréhensible et ineffable ; qu'il y a « trois personnes en Dieu , le Père, le Fils et le Saint-Esprit, mais « une seule essence, substance ou nature absolument simple ; que a le Père n'est d'aucun autre, que le Fils est du Père seul, et que « le Saint-Esprit est du Père et du Fils, sans commencement et « sans fin; que le Père est engendrant, le Fils engendré, et le Saint« Esprit procédant; que ces trois personnes sont consubstantielles

et coégales, également toutes-puissantes et coéternelles, l'unique « principe et créateur de toutes choses invisibles et visibles, spi« rituelles et corporelles (1). » Ainsi, la foi catholique veut que

(1) Firmiter credimus, et simpliciter confitemur, quod unus solus est verus

La Prétre dAmatrieme silicone

DE LA SAINTE TRINITÉ.
2 d'Antioche; ils rejetaient la distiu, top des trois
nes. Le quatrième siècle vit paraitre, successive-

prètre d'Alexandrie, qui attaqua le dogme de la taquant la divinité du Fils; et Macédonius, évêque ple, qui, en niant la divinité du Saint-Esprit, niait ogme de la Trinité. Ces erreurs ont été renouvelées, cele, par les sociniens, ainsi appelés de Lélie et de , oncle et neveu, originaires de Sienne ; et, dans ces is, par les déistes et les rationalistes, qui, ne prenant pour guide en matière de religion, rejettent absolumystères du christianisme. r le dogme catholique, il suffira d'exposer la croyance e que nous ferons dans ce chapitre d'abord, nous les preuves en faveur de la distinction des trois pers; puis dans les deux chapitres suivants, où nous lus directement la divinité du Fils et du Saint

8, par les meveu, origin, ainsi app

nous adorions un seul Dieu en trois personnes, et trois personnes en un seul Dieu, sans confondre les personnes et sans diviser la substance : a Fides catholica hæc est : ut unum Deum in Trinitate «et Trinitatem in unitate veneremur; neque confundentes perso« pas, neque substantiam separantes (1). · Elle veut que nous croyions , avec les apôtres, en Dieu le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, et en Jésus-Christ , son Fils unique, Notre-Seigneur, et au Saint-Esprit (2). Elle veut que nous croyions, avec les Pères du concile de Nicée de l'an 325, et du concile de Constantinople de l'an 381, les deux premiers conciles æcuméniques, en un seul Dieu, le Père tout-puissant, qui a créé le ciel et la terre, les choses visibles et invisibles ; que nous croyions en un seul Seigneur Jésus-Christ, Fils unique de Dieu, qui est né du Père avant tous les siècles, Dieu de Dieu, lumière de lumière, vrai Dieu du vrai Dieu, qui n'a pas été fait, mais engendré, consubstantiel au Père, et par qui tout a été fait; que nous croyiops en même temps au Saint-Esprit, qui est aussi Seigneur et vivifiant, qui procède du Père (et du Fils), qui est adoré et glorifié conjointement avec le Père et le Fils, qui a parlé par les prophètes (3).' Elle veut que, d'après les oracles sacrés, nous admettions, comme fondement de la doctrine chrétienne, cet adorable mystère, que l'Église a toujours admis, depuis le premier jusqu'au quatrième siècle, et depuis le quatrième siècle jusqu'à nous, sans interruption. En effet, le dogme de la Trinité est fondé tout à la fois sur l'Ecriture sainte, sur l'enseignement des saints Pères, et sur la croyance générale, universelle et constante de l'Eglise.

ARTICLE I.

On doit admettre le mystère de la sainte Trinite.

SI. Preuve du mystère de la Trinité, tirée de l'Écriture

sainte.

264. Jésus dit à ses apôtres : « Allez , enseignez les nations, les « baptisant au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit : Bap

de foi qu'il y a trois personnes divines, le Père, le int-Esprit; que ces trois personnes sont réellement re elles, et qu'elles ne sont qu'un seul Dieu, n'ayant et même nature. Il est de foi, par conséquent, que le à sainte Trinité existe, puisque ce mystère consiste le nature ou de substance, et dans la trinité des pereu. « Nous croyons fermement et nous confessons avec les Pères du quatrième concile général de Lay a qu'un seul vrai Dieu, éternel, immense, toutmuable, incompréhensible et ineffable ; qu'il y a es en Dieu, le Père, le Fils et le Saint-Esprit, mais ence, substance ou nature absolument simple ; que d'aucun autre , que le Fils est du Père seul, et que it est du Père et du Fils, sans commencement et le Père est engendrant, le Fils engendré, et le Saintlant; que ces trois personnes sont consubstantielles galement toutes-puissantes et coéternelles, l'unique 'éateur de toutes choses invisibles et visibles, spiorporelles (1). » Ainsi, la foi catholique veut que

Deus, æternus et immensus, omnipotens , incommutabilis, incomprebensibilis et ineffabilis, Pater, et Filius, et Spiritus Sanctus; tres quidem personæ, sed una essentia, substantia, seu natura simplex omnino. Pater a nullo, Filius autem a solo Patre, ac Spiritus Sanctus ab utroque pariter, absque initio semper et fine, Pater generans, Filius nascens, et Spiritus Sanctus procedens; consubstantiales et coæquales, coomnipotentes et coæterni, unum universorum principium, crea. tor omnium invisibilium et visibilium, spiritualium et corporalium. Capit. 1.

(1) Symbole de sajnt Athanase. -- (2) Symbole des apôtres. — (3) Symbole de Nicée et de Constantinople.

dimus, et simpliciter confitemur, quod unus solus est veros

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« tizantes eos in nomine Patris , et Filii, et Spiritus Sancti (1).» Le dessein de Notre-Seigneur ne fut certainement pas de faire baptiser en un autre nom que celui de Dieu. Cependant il prescrit aux apôtres de baptiser au nom du Père, et du Fils, et du SaintEsprit, qu'il désigne comme trois personnes distinctes : il faut donc reconnaître que chacune de ces trois personnes est véritablement Dieu, quoiqu'il n'y ait réellement qu'un seul Dieu. Aussi Notre-Seigneur, en disant au nom, in nomine, se sert-il du singulier, afin de montrer qu'il n'y a qu'une nature ou substance divine, et que cette substance est commune au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit. C'est la remarque de saint Athanase, de saint Hilaire de Poitiers, de saint Basile, de saint Grégoire de Nazianze, de Didyme d'Alexandrie, de saint Ambroise, de Théodoret, de saint Fulgence, et généralement de tous les interprètes anciens et modernes qui ont expliqué le passage dont il s'agit.

265. Nous avons encore un autre texte de saint Matthieu, où l'on trouve la distinction de trois personnes en Dieu. Le voici : « Dès que Jésus fut baptisé, il sortit hors de l'eau, et les cieux « s'ouvrirent à lui, et il vit l'Esprit de Dieu descendre en forme de « colombe et venir sur lui; et au même instant une voix se fit en« tendre du ciel, en disant : Celui-ci est mon fils bien-aimé, en a qui j'ai mis mes complaisances (2). « On distingue ici trois personnes : la personne du Père, qui fit entendre sa voix du haut du ciel ; la personne du Fils, en qui le Père se complait; et la personne du Saint-Esprit , qui est appelé l'Esprit de Dieu.

266. Jésus dit à ses disciples : « Je prierai mon Père, et il vous a donnera un autre paraclet (consolateur), afin qu'il demeure avec « vous pour toujours (3). » Ailleurs : « Quand viendra le paraclet a que je vous enverrai de la part de mon Père, l'Esprit de vérité « qui procède du Père, c'est lui qui rendra témoignage de moi (4). » Nous remarquons encore ici trois personnes, le Père, son Fils , et le paraclet ou le Saint-Esprit, qui est appelé l'Esprit de verité. Les apôtres s'expriment dans le même sens. Saint Paul.

(1) Saint Matthieu, c. XXVIII, v. 19. — (2) Baptizatus aulein Jesus, confesinio ascendit de aqua, et ecce aperti sunt ei coli; et vidit Spiritum Dei descenden. tem sicut columbam et venientem super se. Et ecce vox de colis dicens : Hic est Filius meus dilectus, in quo mihi complacui. Saint Matthieu, c. 1, v. 16 et 17. — (3) Et ego rogabo Patrem, et alium paraclitum dabit vobis, ut maneat vobiscum in æternum. Saint Jean, c. xiv, v. 16. — (4) Cum autem venerit paracletus, queni ego mittam vobis a Patre, Spiritum veritatis, qui a Patre pro. cedit, ille testimonium perhibebit de me. Thidem, c. XV, 1. 26.

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