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ez pas donné à manger ; j'ai eu soif, et vous ne m'avez sé à boire; j'ai eu besoin de logement, et vous ne m'alogé ; j'ai été nu, et vous ne m'avez pas revêtu ; j'ai été t en prison, et vous ne m'avez pas visité. » Puis il conclut lors ceux-ci iront au supplice éternel, et les justes dans ernelle: Et ibunt hi in supplicium æternum, justi auvitam æternam (1).» ous remarquerez que le Sauveur ne fait point ici l'énu. de toutes les æuvres qui seront récompensées, ni de toutes vises actions qui seront punies de Dieu. « Je m'approcherai , dit le Seigneur dans le prophète Malachie, et je serai ipt témoin contre les enchanteurs, les adultères et les , contre ceux qui retiennent le salaire de l'ouvrier, qui at les veuses, outragent les orphelins, se rendent couinjustice à l'égard de l'étranger, et ne craignent point 2; car je suis le Seigneur votre Dieu, et je ne change

Ve savez-vous pas, écrivait saint Paul aux Corinthiens,

« de Jésus-Christ, afin que chacun reçoive ce qui est dû aux a bonnes ou aux mauvaises actions qu'il aura faites pendant qu'il « était revêtu de son corps (1). - Écoutez saint Jean : « Je vis un « grand trône éclatant, et celui qui était assis ; et à sa vue la terre « et le ciel s'enfuirent, et il n'en resta pas même la place. Je vis a ensuite les morts, grands et petits, qui comparurent devant le « trône; et des livres furent ouverts, et puis on en ouvrit ena core un autre, qui est le livre de vie; et les morts furent jugés • sur ce qui était écrit dans ces livres, selon leurs auvres. Et la a mer rendit les morts qu'elle renfermait dans son sein; la mort a et l'enfer rendirent les morts qu'ils avaient, et chacun fut jugé * selon ses æuvres. Et l'enfer et la mort furent jetés dans l'étang « de feu. C'est la seconde mort. Et celui qui ne fut pas trouvé écrit « dans le livre de vie, fut jeté dans l'étang de feu. Et je vis un ciel « nouveau et une terre nouvelle ; car le premier ciel et la première a terre avaient disparu, et la mer n'était plus. Et moi, Jean, je « vis la ville sainte, la nouvelle Jérusalem , qui venant de Dieu a descendait du ciel, étant parée comme une épouse qui se pare « pour son époux. Et j'entendis une grande voix qui venait du a trône, et qui disait : Voici le tabernacle de Dieu avec les hom« mes, et il demeurera avec eux, et ils seront son peuple , et Dieu a sera leur Dieu. Et Dieu essuiera toutes les larmes de leurs yeux; « et la mort ne sera plus; et il n'y aura plus ni pleurs, ni cris, ni « afflictions, parce que le premier état sera passé. Et celui qui a était assis sur le trône dit : Voilà que je fais toutes choses pou« velles. Et il me dit : Écris, parce que ces paroles sont très« fidèles ; elles sont la vérité. Et il me dit : Tout est accompli. Je « suis l'alpha et l'oméga, le commencement et la fin (2). »

Il est donc constant par l'Ecriture et la tradition, par l'enseignement des conciles et la croyance de l'Eglise universelle, qu'à la fin du monde Jésus-Christ viendra de nouveau sur la terre pour juger tous les hommes.

256. Nous disons, à la fin du monde, au dernier jour, à la consommation des siècles , in novissimo die, in consummatione sæculi, suivant les expressions de l'Ecriture. Ainsi ce monde finira comme nous l'enseignent d'ailleurs les livres saints. Indépendamment du passage de l'Apocalypse que nous venons de rapporter,

njustes ne seront point héritiers du royaume de Dieu ? trompez pas : ni les fornicateurs, ni ceux qui rendent aux idoles, ni les adultéres, ni ceux qui commettent les e Sodome, ni les voleurs, ni les avares, ni les ivrognes,

disants, ni les ravisseurs du bien d'autrui, ne possédepyaume de Dieu (3).. IX oracles de Jésus-Christ sur son futur a vénement et le dernier, nous pourrions ajouter le témoignage des apóIx-.mêmes qu'il s'est choisis pour enseigner toutes les récher son Evangile à toute creature. Soit qu'ils parlent oit qu'ils parlent aux gentils, ils insistent sur ces deux ne sur deux des principales vérités du christianisine 4 rons qu'un passage de saint Paul et un de saint Jean. is tous, dit le premier, comparaître devant le tribunal

texte dans saint Matthieu, c. XXV, V. 31 et suivants. - (2) ACn judicio, et ero testis velox maleficis, et adulteris, et perjuris, antur mercedem mercenarii, viduas et pupillos, et opprimul Climuerunt me, dicit Dominus ejercituum. Ego eum Dominus, Malachie, c. 1, v. 5 el 6. - (3) An nescilis quia iniqui regnum ebunt? Nolite errare; neque fornicarii , neque idolis servieutes, , neque molles, neque masculorum concubitores, neque jures, reque rapaces regnum Dei possidebunt. 1" épitre aux Corin: . 9 et 10. - (1) Voyez les actes des apôtres, c. X, v, 12; c. XVI, , V, 25; l'épitre le aux Thessaloniciens, c iv, v. 14, 15 et 16; int Pierre, e, m, v. 7,

(1) Omnes nos manifestari oportet ante tribunal Christi, ut referat unusquisa que propria corporis, prout gessit , sive bonum, sive malum. ir építre aux Corinthiens, c. V, v. 10. - (2) Voyez le lexte dans l'Apocalypse, C. XX, v. 1, etc., et c. 5X1, v. 1, clc.

et dans lequel il est dit que le ciel et la terre doivent disparaitre, saint Pierre, le prince des apôtres, s'exprime en ces termes : « Les « cieux et la terre d'à présent sont réservés pour être brûlés par le « feu, au jour du jugement et de la ruine des impies (1). Le jour « du Seigneur viendra comme fait un voleur; et alors, dans le bruit « d'une effroyable tempête, les cieux passeront, les éléments em « brasés se dissoudront, et la terre, avec tout ce qu'elle contient, « sera consumée par le feu. Puis donc que toutes ces choses doi« vent périr, que ne devez-vous pas être par la sainteté de votre « vie et par votre piété, attendant et håtant par vos désirs l'avéa nement du jour du Seigneur, où l'ardeur du feu dissoudra les « cieux et fera fondre tous les éléments ? Car nous attendons, selon a sa promesse, de nouveaux cieux et une nouvelle terre, où la “ justice habitera (2). Les cieux se dissiperont comme la fumée, « dit Isaïe; et la terre s'en ira en poussière comme un vêtement « usé (3). » Et le roi prophète : « Seigneur, vous avez fondé la terre a dès le commencement, et les cieux sont l'ouvrage de vos mains. « Ils périront; mais, pour vous, vous demeurerez; ils vieilliront a comme des vêtements; ils changeront comme un manteau, et ils. " seront changés (4). »On voit que cette croyance est fort ancienne; et c'est sans doute parce qu'elle est si ancienne, que nous en trouvons quelques vestiges parmi les gentils. Ovide parle de la tradition des peuples qui croyaient que la terre et les régions supérieures seraient embrasées, et que ce monde retournerait dans le chaos (5).

257. Cet embrasement général précédera-t-il ou suivra-t-il immédiatement le jugement dernier ? Les interprètes sont partagés : les uns pensent que l'embrasement précédera le jugement; d'autres

(1) Cæli qui nunc sunt, et terra, eodem verbo repositi sunt, igni reservati in Jiem judicii, et perditionis impiorum hominum. IIe épilre, c. III, v, 7. (2) Adveniet dies Domini ut fur; in quo cæli magno impetu transient, elementa vero calore solventur, terra autem , et quæ in ipsa sunt opera, exurentur. Cum igitur hæc omnia dissolvenda sint, quales oportet vos esse in sanctis conversationibus et pietatibus, expectantes et properantes in adventum diei Domini, per quem coeli ardentes solventur, et elementa ignis ardore tabescent ? Novos vero cælos et novam lerram secundum promissa ipsius expectamus, in quibus juslitia habitat. Ibidem, v. 10, etc. — (3) Coli sicut fumus lignescent, et terra sicut vestimentum atteretur. Isaïe, c. 1, v. 26. — (4) Initio tu, Domine, terram fundasti : et opera manunm tuarum sunt coeli. Ipsi peribunt, tu autem perma. nes : et omnes sicut vestimentum velerascent. Et sicut opertorium mutabis eos, et mutabuntur. Psaume ci, v. 26 et 27. – (5) Voyez , dans la Bible de Vence, une dissertation sur la fin du monde, tom. xii, in-4".

quel il est dit que le ciel et la terre doivent disparaitre,
e, le prince des apôtres, s'exprime en ces termes : « Les
la terre d'à présent sont réservés pour ètre brûlés par le
our du jugement et de la ruine des impies (1). Le jour
eur viendra comme fait un voleur; et alors, dans le bruit
royable tempête, les cieux passeront, les éléments em-

dissoudront, et la terre, avec tout ce qu'elle contient,
sumée par le feu. Puis donc que toutes ces choses doi-
rir, que ne devez-vous pas être par la sainteté de votre
ar votre piété, attendant et hâtant par vos désirs l'avé.
du jour du Seigneur, où l'ardeur du feu dissondra les
fera fondre tous les éléments ? Car nous attendons, selon
esse, de nouveaux cieux et une nouvelle terre, où la
abitera (2). Les cieux se dissiperont comme la fumée,
; et la terre s'en ira en poussière comme un vétement

Et le roi prophète : « Seigneur, vous avez fondé la terre
immencement, et les cieux sont l'ouvrage de vos mains.
ont; mais, pour vous, vous demeurerez; ils vieilliront

I les vêtements; ils changeront comme un manteau, et ils' hangés (4). - On voit que cette croyance est fort ancienne; ans doute parce qu'elle est si ancienne, que nous en quelques vestiges parmi les gentils. Ovide parle de la des peuples qui croyaient que la terre et les régions suseraient embrasées, et que ce monde retournerait dans

qu'il le suivra; d'autres croient qu'il commencera avant le jugement, et qu'il continuera pendant et après le jugement. Mais cette question n'intéresse point les fidèles; elle ne nous intéresse pas plus que d'autres questions du même genre, au sujet desquelles il n'a pas plu au Seigneur de nous faire connaître ses desseins. On deinande encore si, ce monde ayant fini par la dissolution des éléments qui le composent, Dieu se servira de ces mêmes éléments pour former un nouveau monde ? Bien certainement, après la fin de ce monde, le Créateur pourrait former d'autres mondes, comme il a pu en former d'autres dans l'intervalle qui s'est écoulé, suivant le système de la plupart des géologues modernes, depuis la création de la matière jusqu'à l'organisation du monde actuel; mais, encore une fois, ces sortes de questions ne font rien à l'édification.

258. On fait aussi une autre question : Quand le monde finirat-il ? Cette question a été résolue par Jésus-Christ lui-même, mais non pas de manière à satisfaire la curiosité de l'homme. Un jour, ses disciples lui ayant demandé quand arriverait la fin du monde, il leur répondit : « Personne n'en sait ni le jour ni l'heure, pas « même les anges du ciel, si ce n'est le Père seul. Ce qui est arrivé « au temps de Noé arrivera à l'avénement du Fils de l'homme. « Comme avant le déluge les hommes mangeaient et buvaient, se « inariaient et mariaient leurs enfants, jusqu'au jour où Noé entra « dans l'arche, et qu'ils ne penserent au déluge que lorsqu'il suru vint et les fit tous périr, il en sera de même à l'avénement du « Fils de l'homme (1). Tenez-vous toujours prêts, parce que le * Fils de l'homme viendra à l'heure que vous n'y penserez pas (2). » Ce serait donc en vain qu'on voudrait fixer le temps de la fin du monde: Dieu seul connaît l'avenir, et celui à qui Dieu l'a révélé; mais l'incertitude même où nous sommes sur le jour et l'heure du second avénement de Notre-Seigneur, ainsi que sur le jour et l'heure de notre mort, est un bien puissant motif pour nous tous de veiller, et de nous tenir toujours prêts à paraitre devant Dieu;

5).

et embrasement général précédera-t-il ou suivra-t-il imant le jugement dernier ? Les interprètes sont partagés : isent que l'embrasement précédera le jugement; d'autres

(1) Culum et terra transibunt, verba autem mea non præteribunt. De die autem illa et hora nemo scit : neque angeli cælorum, nisi solus Pater. Sicut autem in diebus Noe, ita erit et adventus Filii hominis. Sicut enim erant in diebus ante diluvium comedentes et bibentes, nubentes et nuptui tradentes, usque ad eum diem, quo intravit Noe in arcam, et non cognoverunt donec veuit diluvium et tulit omnes; ita erit et adventus Filii hominis. Saint Matthieu, C. XXIV 0.35, etc. -- (2) Ideo et vos estote parati; quia qua nescitis hora Filius hominis venturus est. ibidem, v. 44.

ui nunc sunt, el terra, eodem verbo repositi sunt, igni reservati in

et perditionis impiorum hominum. Ir épilre, c. III, 6. 7. lies Domini ut fur; in quo cæli magno impetu transient, elementa Iventur, terra autem, et quæ in ipsa sunt opera, exurentur. Cum nia dissolvenda sint, quales oportet vos esse in sanctis conversaetatibus, expectantes et properantes in adventum diei Domini, per lentes solventor, et elementa ignis ardore tabescent? Noros vero m terram secundum promissa ipsius expectamus, in quibus jusbidem, 1. 10, etc. (3) Cæli sícut fumus liquescent, el terra tum atteretur Isaie, c. 1, v. 26.-(4) Initio tu, Domine, terram vera manuum tuarum sunt cali. Ipsi peribunt, tu autem perma. sicut vestimentum velerascent. Et sicut opertorium matabis eos,

Psaume ci, v. 26 et 27.- (5) Voyez, dans la Bible de Vence, i sur la fin du monde, lom. XVI, in-4'.

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car la mort est immédiatement suivie du jugement particulier, où le sort de chacun sera fixé pour toute l'éternité. Veillons donc, nous tous, qui que nous soyons, quoique nous n'ayons pas à craindre, tandis que nous sommes en cette vie, d'être surpris par la fin du monde. Veillons, car nous ne savons pas quand le maitre de la maison viendra; si ce sera le soir ou à minuit, au chant du coq, ou au matin (1). Notre divin Sauveur nous le recommande, et nous le recommande à tous : Quod autem vobis dico, omnibus dico : Vigilate (2).

Nous avons parlé, dans ce traité, des attributs de Dieu, des euvres de la création, des anges et de l'homme, et de la providence qui pourvoit à tout, tant dans l'ordre de la nature que dans l'ordre de la grâce. Nous avons encore à parler de la nature divine, et c'est ce que nous allons faire en exposant le dogne catholique sur le mystère ineffable de la sainte Trinité.

(1) Vigilate ergo (nescitis enim quando dominus domus veniat : sero, an me dia nocte, an galli cantu, an mane). Saint Marc, c. XI, v. 35.- (2) Ibidem, V. 37.

TRAITÉ

DU

st immédiatement suivie du jugement particulier, où acun sera fixé pour toute l'éternité. Veillons donc, qui que nous soyons, quoique nous n'ayons pas à dis que nous sommes en cette vie, d'étre surpris par de. Veillons, car nous ne savons pas quand le maitre

viendra; si ce sera le soir ou à minuit, au chant du natin (1). Notre divin Sauveur nous le recommande, commande à tous : Quod autem vobis dico, omnibus

MYSTÈRE DE LA SAINTE TRINITÉ.

ns parlé, dans ce traité, des attributs de Dieu, des Quvres on, des anges et de l'homme, et de la providence qui out, tant dans l'ordre de la nature que dans l'ordre Nous avons encore à parler de la nature divine, et nous allons faire en exposant le dogne catholique sur Deffable de la sainte Trinité.

259. Le premier, le plus incompréhensible des mystères de la religion, est, sans contredit, le mystère trois fois saint de la Trinité. Pour en parler dignement, nous empruntons le langage de Dieu même, tel qu'il nous a été transmis par l'enseignement de l'Eglise et de ses docteurs, en nous rappelant que nous devons, comme le dit l'Apôtre, réduire notre entendement en servitude, et le soumettre, par l'obéissance, à la parole de Jésus-Christ : In captivitatem redigentes omnem intellectum in obsequium Christi (1).

l'Église et ait l'Apôtre

obéissan

late (2)

ergo (nescitis enim quando dominus domus veniat : sero, an me jalli cantu, an mane). Saint Marc, c. XIII, v. 35. – (2) Ibidem,

CHAPITRE PREMIER.

Notion du mystère de la sainte Trinité.

260. Le mystère de la sainte Trinité est un seul Dieu en trois personnes, le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Le Père est Dieu , le Fils est Dieu, le Saint-Esprit est Dieu; et cependant ce ne sont pas trois dieux; les trois personnes divines ne sont qu'un seul et même Dieu, n'ayant toutes les trois qu'une seule et même nature, qu'une seule et méine divinité. Il n'y a qu'un seul Dieu; cette vérité est le fondement de la foi chrétienne. Mais cette mème foi nous apprend que l'unité même de Dieu est féconde ; que la nature divine, sans cesser d'être numériquement une, se communique par le Père au Fils, et par le Père et le Fils au Saint-Esprit. Ces trois personnes sont réellement distinctes : le Père n'est pas le Fils ni le Saint

(1) Epitre jie aux Corinthiens, c. x, 1. 5.

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