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Bon, c'est-à-dire ent exclure du mais encore les ement, le Seimon père ; pos

la création du Retirez-vous de à Satan et à ne la prescience le nécessité de taire et véritaonne. Celui qui

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a vie; et que tous les autres qui sont appelés sont à la vérité appe-
a lés, mais qu'ils ne reçoivent point la grâce, comme étant pré-
« destinés au mal par la puissance de Dieu; qu'il soit anathème (1)!»
Cette définition du concile de Trente contre Calvin, qui a renou-
velé l'erreur des prédestinatiens, est conforme à celle du concile
d'Orange de l'an-529, dont les actes ont été sanctionnés par le
pape Boniface II. « Non-seulement nous ne croyons pas, disent
« les Pères de ce concile , que Dieu ait prédestiné quelques-uns au
« mal ; mais s'il en est qui persistent dans des sentiments si détes-
« tables, nous les avons en horreur, et nous leur disons anathème (2). »
Le concile de Valence, de l'an 855, s'exprime de la même manière :
il enseigne que Dieu, par sa prescience, connait de toute éternité
le bien que les bons doivent faire, et le mal dont les méchants doi-
vent se rendre coupables; qu'il a prévu que les bons seraient bons
par sa grâce, et que, par la même grâce, ils recevraient la récom-
pense éternelle; qu'il a prévu également que les méchants seraient
méchants par leur propre malice, et que, par sa justice, ils se-
raient condamnés à la peine éternelle. Le même concile ajoute
que la prescience de Dieu n'impose à personne la nécessité d'être
méchant; mais que Dieu , qui connait toutes choses avant qu'elles
arrivent, a prévu que le méchant le serait par sa propre volonté;
que celui qui est condamné l'est par le mérite de sa propre iniquité,
et non par un décret antérieur à la prescience divine; que si les
méchants périssent, ce n'est pas qu'ils n'aient pu être bons, mais
bien parce qu'ils n'ont pas voulu être bons : nec ipsos malos ideo
perire quia boni esse non potuerunt, sed quia boni esse nolue-
runt (3); que, dans le choix de ceux qui seront sauvés, la miséri-

l'ont mérité; it ; et de leur im

(1) Si quis justificationis gratiam nonnisi prædestinatis ad vitam contingere dixerit ; reliquos vero omnes qui vocantur, vocari quidem, sed gratiam non accipere, vtpote divina potestate prædestinatos ad malum; anathema sit. Con. cile de Trente, sess. vi, can. XVII. - (2) Aliquos vero ad malum divina potestate prædestinatos esse non solum non credimus, sed etiam, si sunt qui tantum malum credere velint, cum omni detestatione illis anal hema dicimus. Labbe, Concil., tom. iv, col. 1671. (3) Deum præscire et præscisse æternaliter, et bona quæ boni erant facturi, et mala quæ mali sunt gesturi. ... fideliter tenemus et placet tenere, honos præscisse omnino per gratiam suam bonos futuros, et per eamdem gratiam æterna præmia acceptaros: malos præscisse per propriam malitiam malos futuros, et per suam justitiam æterna ultione damnan. dos, ... Nec prorsus ulli malo præscientiam Dei imposuisse necessitatem , ut aliud esse non posset, sed quod ille futurus erat ex propria voluntate, ille, sicuti Deus, qni novit omnia antequam fiant, præsciit ex sua omnipotenti et incomo mutabili majestate. Nec ex præjudicio ejus aliquem, sed ex merito propriæ ini. quitatis credimus condemnari. Nec ipsos malos ideo perire, quia boni esse non

est pas seuleous les autres n'est prédest que la grâce destinés à la

corde de Dieu précède leur mérite, tandis que, dans la condamnation de ceux qui périront, leur démérite précède le juste jugement de Dieu ; que Dieu a prévu la malice des méchants, parce qu'elle est d'eux; mais qu'il ne l'a point prédestinée, parce qu'elle n'est point de lui; qu'à l'égard de la peine qui suit leurs mauvaises actions, Dieu l'a prévue, parce qu'il sait tout, et l'a décrétée, parce qu'il est juste. Enfin, les évêques du concile de Valence concluent en disant anathème, d'après le concile d'Orange, à ceux qui croient que quelques-uns ont été prédestinés au mal par la puissance divine (1).

209. Non, l'on ne peut soutenir sans impiété que Dieu veuille, d'une volonté antécédente ou absolue, la perte des réprouvés. « Dieu, dit saint Augustin, peut sauver quelqu'un sans qu'il l'ait a mérité, parce qu'il est bon; mais il ne peut damner personne qui « ne l'ait mérité, parce qu'il est juste : Deus potest aliquos sine « bonis meritis liberare, quia bonus est : non potest quempiam « sine malis merilis damnare , quia justus est (2). Ce n'est point «. Dieu qui a fait la mort; il ne se réjouit point de la perte des vivants : « Deus mortem non fecit, nec lætatur in perditione vivorum (3). » Le souverain juge ne condamne les méchants aux peines de l'enfer que parce qu'ayant pu faire le bien ici-bas, ils ne l'ont pas fait. « Retirez-vous de moi, maudits; allez au feu éternel qui a été préa paré à Satan et à ses anges : car j'ai eu faim , et vous ne m'avez a pas donné à manger; j'ai eu soif, et vous ne m'avez pas donné à « boire (4). »

210. Le décret de la damnation éternelle est donc fondé sur la prévision des péchés et de l'impénitence finale des pécheurs : ce qui s'accorde parfaitement avec la volonté de Dieu de sauver tous les hommes; volonté sincère, antécédente, mais conditionnelle , dont nous avons parlé plus haut (5).

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211. On entend ici par enfer le lieu ou l'état dans lequel les démons, et les hommes qui meurent en état de péché mortel, sont punis éternellement.

potuerunt; sed quia boni esse noluerunt. Labbe, Concil., tom. vi, col. 135.(1) ibidem, col. 136. - (2) Liv. I, contre Julien. — (3) Sagesse, c. 1, v. 13.() Saint Matthieu, c, xxv, v. 41 et 42. — (5) Voyez le n° 168, etc.

Or, premièrement, il est de foi qu'après cette vie il y a un enfer pour les méchants. La croyance d'une vie future, où les bons sont récompensés et les méchants punis, est aussi ancienne que le monde; on la trouve dans tous les temps et chez tous les peuples (1).

Secondement, il est de foi que les peines de l'enfer sont éternelles. Le symbole de saint Athanase, qui est reçu dans toute l'Eglise, se termine ainsi : « Ceux qui auront fait le bien iront dans la a vie éternelle; mais ceux qui auront fait le mal iront au feu éter. « nel. Telle est la foi catholique : quiconque n'y tient pas fidèle « ment et fermement ne pourra être sauvé (2). »

S 1. De l'éternité des peines de l'enfer.

l'ait

qui

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212. Le dogme catholique sur l'éternité des peines de l'enfer est fondé sur l'Écriture et la tradition, sur la croyance universelle et constante de l'Église, d'accord avec la croyance des anciens peuples, même des gentils.

D'abord, nous lisons dans le prophète Isaïe : « Ils sortiront, et « ils verront les cadavres des violateurs de ma loi ; leur ver ne « mourra point et leur feu ne s'éteindra point, et ils seront à jamais a un objet d'horreur pour toute chair qui les verra (3). » Ce ver qui ne meurt poiot, et ce feu qui ne s'éteint point, expriment le double châtiment des réprouvés, châtiment qui n'a pas de fin, qui est éternel par conséquent. On lit encore dans le même prophète : « Les pécheurs ont été saisis d'effroi dans Sion; la terreur a été " parmi les hypocrites. Qui de vous pourra habiter dans le feu dé« vorant? qui de vous soutiendra les ardeurs éternelles (4)? » Il s'agit évidemment, dans ce texte, des peines de l'enfer.

213. Daniel exprime également le dogme de l'éternité des peines dans le passage suivant : « Or dans ce temps-là s'élèvera Michel, a le grand prince, qui est debout pour les fils de ton peuple; et un

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(1) Voyez le tome 1, n° 591, etc. -(2) Qui bona egerunt, ibunt in vitam æter. nam; qui vero mala, in ignem æternum. Hæc est fides catholica; quam nisi quisque fideliter firmiterque crediderit, salvus esse non poterit. — (3) Et egredientur, et videbunt cadavera virorum qui prævaricati sunt in me : vermis eorum non morietur, et ignis eorum non extinguetur: et erunt usque ad satietatem visionis omni carpi. Isaïe, C. LXVI, v. 24. - (4) Conterriti sunt in Sion peccatores; possedit tremor hypocritas. Quis poterit habitare de vobis cum igne devorante? Quis habitabit ex vobis cum ardoribus sempiternis ? Ibidem , C. XXXIII, . 14.

a temps viendra, tel qu'il n'en a pas été depuis que les nations ont « commencé. Et en ce temps-là ton peuple sera sauvé, et quicon. a que sera trouvé écrit dans le livre. Et la multitude de ceux qui « dorment dans la poussière de la terre s'éveilleront, les uns pour a la vie éternelle, et les autres pour un opprobre qui ne finira « jamais. Mais ceux qui auront connu la science brilleront comme « la splendeur du firmament, et ceux qui enseignent la justice à « plusieurs seront comme les étoiles dans les perpétuelles éternia tés (1). » Il en est ici de l'opprobre, de l'ignominie du supplice des réprouvés, comme de la vie, du bonheur, de la récompense des justes : il y a de part et d'autre éternité, une perpétuité sans fin.

214. L'Évangile est encore plus précis. Saint Jean-Baptiste dit de Jésus-Christ, qui devait baptiser après lui : « Il a le van à la main, « et il nettoiera son aire; il amassera le blé en son grenier, mais il a brúlera la paille dans un feu qui ne s'éteint point (2). » Écoutez ce que dit Jésus-Christ lui-même : « Si votre main vous scandalise, « coupez-la ; il vaut mieux pour vous que vous entriez dans la vie « éternelle n'ayant qu'une main , que d'en avoir deux et d'aller en « enfer, dans le feu qui ne s'éteint pas, où le ver qui les ronge ne « meurt point, et le feu ne s'éteint jamais. Et si votre pied vous scau« dalise, coupez-le; il vaut mieux pour vous que, n'ayant qu'un « pied, vous entriez dans la vie éternelle, que d'en avoir deux et « d'être envoyé en enfer , dans ce feu qui ne s'éteint pas , où le ver a qui les ronge ne meurt point, et le feu ne s'éteint jamais. Et si « votre wil vous scandalise, arrachez-le; il vaut mieux pour vous « que, n'ayant qu'un vil, vous entriez dans la vie éternelle, que a d'en avoir deux et d'être envoyé dans le feu de l'enfer , où le ver « qui les ronge ne meurt point, et où le feu ne s'éteint jamais (3). »

(1) In tempore illo consurget Michael, princeps magnus, qui stat pro filiis po. puli tui; et veniet tempus quale non fuit ab eo ex quo gentes esse cceperunt usque ad tempus illud. Et in tempore illo salvabitur populus tuus, omnis qui inventus fuerit scriptus in libro. Et multi de his qui dormiunt in terræ pulvere, evigilabunt; alji in vitam æternam, et alii in opprobrium ut videant semper. Qui autem docti fuerint, fulgebunt quasi splendor firmamenti : et qui ad justitiam erudiunt multos, quasi stellæ in perpetuas æternitates. Daniel, c. XII, 0.1, 2 et 3. -(2) Cujus ventilabrum in manu ejus, et purgabit aream suam, et congregabit triticum in horreum suum, paleas autcm comburet igni inextinguibili. Saint Luc, C. HI, v. 17. - (3) Et si scandalizaverit te manus tua, abscide illam : bonum est tibi debilem introire in vitam, quam duas manus habentem ire in gehennam , in ignem inextinguibilem, ubi vermis eorum non moritur et ignis non extinguilur. Et si pes tuus te scandalizat, amputa illum : bonum est tibi claudum intrcire in vitam æternam , quam duos pedes habentem mitti in ge. hennam igni, inextinguibilis, ubi vermis corum non moritur, et ignis non exCON

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Ainsi, par trois fois, Notre-Seigneur répète que le ver ou le remurds qui ronge les réprouvés ne meurt point, et que le feu qui les brûle ne s'éteint jamais : Verinis eorum non moritur, et ignis non exlin. yuitur. Pouvait-on exprimer plus clairement l'éternité des peines de l'enfer?

215. Saint Matthieu rapporte que lorsque Notre-Seigneur viendra dans sa majesté pour juger tous les hommes, il dira à ceux qui seront à sa droite : « Venez, les bénis de mon Père; possédez le « royaume qui vous a été préparé dès le commencement du « moude; » et à ceux qui seront à sa gauche : « Retirez-vous de moi, « maudits; allez au feu éternel, qui a été préparé à Satan et à ses « anges. Et ceux-ci iront au supplice éternel, et les justes à la vie, « éternelle : et ibunt hi in supplicium ÆTRẬNUM , justi autem in « vitam æternam (1). » De l'aveu de tous, le mot éternel, dans la seconde partie de ce texte, exprime une éternité proprement dite, ou une durée qui n'aura pas de fin; or, évidemment, il doit avoir la même signification dans la première partie du même texte; autrement, celui qui est la vérité même nous eût induits en erreur : le supplice des réprouvés sera donc éternel, à prendre ce terme à la rigueur.

216. C'est aussi l'enseignement des apôtres : saint Paul dit que Jésus-Christ viendra au milieu des flammes pour tirer vengeance de ceux qui ne reconnaissent pas Dieu, et de ceux qui n'obéissent pas à l'Evangile; puis il ajoute qu'ils souffriront les peines d'une éternelle damnation: pænas dabunt in interitu æternas (2). Saint Jude écrivait aux premiers chrétiens : « Je veux vous avertir que « Dieu réserve dans des chaînes éternelles et de profondes ténèbres, " pour le jugement du grand jour, les anges qui n'ont pas conservé « leur principauté: vinculis æternis caligine reservavit (3). » Saint Jean, l'auteur de l'Apocalypse, nous apprend que la béle, ou le démon et le faux prophète, seront tourmentés jour et nuit dans les siècles des siècles : cruciabuntur die ac nocle in secula sæculorum (4). Il est donc prouvé par l'Écriture que les peines de l'enfer sont éternelles.

217. Aussi les Pères et les docteurs de l'Église ont-ils cons

qu'un ux et e ver Et si vous que ver

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tinguitur. Quod si oculus luus scandalizat te, ejice eum : bonum est tibi luscum introire in regnum Dei, quam duos oculos habentem mitti iu gehennam ignis , ubi vermis eorum non moritur, et ignis non extinguitur. Saint Marc, c. IX, v. 42 et suiv. - (1) Saint Matthieu, c. XXV, V. 34, 41 et 46. - (2) 11° épitre aux Thessaloniciens, c. 1, v. 8 et 9. — (3) Saint Jude, v. 6.- (4) Apocalypse, C. XX,

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