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L E M A R QUI S.

Vous trouvez le moyen, Ayant si peu, de faire encor du bien. Riches & grands , que le monde contemple, Twitez donc un si touchant exemple. Nous contentons à grands frais nos désirs ; Sachons gouter de plus nobles plaisirs. Quoi ! pour aider l'amitié, la misere, Dormène a pů s'óter le nécelaire ; Et vous n'ofez donner le superflu. Ojulte ciel ! qu'avez-vous réfolu? Que fure enfin ?

D O R M E N E.

Vous êtes jufte & fage. Votre famille a fait plus d'un outrage Au fang de Laure, & ce fang généreux Fut par vous seuls jusqu'ici malheureux.

LE MARQU I s.

Comment ? comment ?

D O R M E N E.

Le Comte votre père, Homme inflexible en son humeur sévère, Oprina Laure , & fit par son crédit

Caffer

Casser l'himen; & c'est lui qui ravit
A cette Acante, à cette infortunée
Les nobles droits du sang dont elle est née.

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Ah ! c'en est trop,

mon cæur eft ulceré. Oui, c'est un crime, - il sera réparé, Je vous le jure.

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Hélas !... Madame, un mot : conseillez moi de grace ; Que feriez-vous , s'il vous plait , à ma place ?

D O R M E N E.

En tous les tems je me ferais honneur
De consulter votre esprit, votre cæur.

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Eit dans le trouble, & ses yeux dans les pleurs,

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Allons, j'ai pris mon parti : je vous laisse;
Soyez ici souveraine maitreile,
Et pardonnez à 11on esprit confus,
Un peu chagrin , mais plein de vos vertus.

(il fort.).

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D O R MENE Seule. DA

Ans cet état quel chagrin peut le mettre ? Qu'il est troublé! j'en juge par sa lettre ; Un stile assez confus , des mots rayés, De l'embarras , d'autres mots oubliés. J'ai là pourtant le mot de mariage. Dans le pays il passe pour très fage. Il yeut me voir , me parler , & ne dit Pas un seul mot sur tout ce qu'il m'écrit ! Et pour Acante il parait bien sensible! Quoi ! voudrait-il ? - cela n'est pas possible. Aurait-il eu d'abord quelque dessein Sur son parent? – demandait-il ma main ? Le chevalier jadis m'a courtisée, Mais qu'espérer de la tête insensée? L'amour encor n'est point connu de moi;

Je

Je dus toujours en avoir de l'effroi;
Et le malheur de Laure est un exemple
Qu'en frémiffant tous les jours je contemple :
Il m'avertit d'éviter tout lien :
Mais qu'il est triste , Ô ciel! de n’aimer rien!

Fin die quatrieme acte.

ACTE

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