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ZU LIME, ATIDE, MO HAD I R,

ZULIME ( d'une voix base og entrecoupée, les yeux baissés,

regardant à peine Mohadir. )

I LLEZ , laissez Zulime aux remparts d’Arzenie;
Partez; loin de vos yeux je vais cacher ma vie ;
Je vais mettre à jamais dans un autre univers,
Entre mon père & moi, la barrière des mers.
Je n'ai plus de patrie , & mon destin m'entraine.
Retournez, Mohadir , aux murs de Trémizène;

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Consoa

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Respectez plus ses pleurs, & calmez vôtre zèle :
Il ne m'apartient pas de répondre pour elle.
Mais je suis dans le rang de ces infortunés
Qu'un maître redemande, & que vous condamnez.
Je fus comme eux esclave : & de leur innocence
Peut-être il m'apartient de prendre la défense.
Oui , Ramire a d'un maître éprouvé les bienfaits ;
Mais vous lui devez plus qu'il ne vous dut jamais.
C'est Ramire, c'est lui, dont l'étonnant courage,
Dans vos murs pris d'ailaut, & fumans de carnage,
Délivra vôtre Emir , & lui donna le tems
De dérober sa tête au fer des Turcomans.
C'est lui qui comme un Dieu veillant fur sa famille,
Ayant fauvé le père a défendu la fille.
C'est par ses seuls exploits , enfin, que vous vivez.
Quel prix a-t-il reçu ? Seigneur, vous le savez.
Loin des murs tout sanglans de la ville allarmée,
Bénaflar avec peine aisemblait uile armée;
Et quanti yos citoyens , par nos soins respiralis ,

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