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Résignez-vous au ciel, vous n'avez plus que lui.

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O fille auguste & chère! La veuve d'Aléxandre....

O L I M P 1 E.

Ah! justes dieux! -ma mère!

Eh bien?...

L'HI E R O P H A N T E.

Tout est perdu. Les deux Rois furieux, Foulant aux pieds les loix, armés contre les Dieux, Jusques dans les parvis de l'enceinte facrée, Encourageaient leur troupe au meurtre préparée. Déja coulait le sang, déja le fer en main ,

Casa

Caffandre jusqu'à vous se frayait un chemin.
J'ai marché contre lui , n'ayant pour ma défense
Que nos loix qu'il oublie, & nos Dieux qu'il offense.
Votre mère éperdue, & s'offrant à ses coups ,
L'a cru maitre à la fois & du temple & de vous.
Lasse de tant d'horreurs, lase de tant de crimes,
Elle a faisi le fer qui frappe les victimes,
L'a plongé dans ce flanc où le Ciel irrité
Vous fit puiser la vie & la calamité.

OLIMPIE tombant entre les bras d'une prêtresse. Je meurs..Soutenez-moi :-marchons.--Vit-elle encore ?

L'H I EROP H A N T E.

Cassandre est a ses pieds, il gémit, il l'implore ,
Il ose encor prêter fes funestes secours
Aux innocentes mains qui raniment ses jours.
Il s'écrie, il s'accuse, il jette au loin ses armes.

OLIMP I E fe relevant.

Cassandre à fes genoux!

L'HI E R O P H A N T E.

Il les baigne de larmes.
A ses cris, à nos voix elle rouvre les yeux ;
Elle ne voit en lui qu'un monstre audacieux,
Qui lui vient arracher les restes de fa vie ,
Par cette main funeste en tout tems poursuivie.
Faible, & fe foulevant par un dernier effort,

Elle

Elle tombe , elle touche au moment de la mort.
Elle abhorre à la fois Cassandre & la lumiére,
Et levant à regret fa débile paupiére,
Allez , ni'a-t-elle dit, ministre infortuné
D'un temple malheureux par le fang profané,
Confolez Olimpie : elle m'aime , & j'ordonne
Que pour venger sa mère, elle épouse Antigone.

O L I M P I E.

Allons mourir près d'elle. -Exaucez moi, grands Dieux ! Venez, guidez mes pas ; venez fermer nos yeux.

L' HI E R Ο Ρ Η Α Ν Τ Ε.

Armez vous de courage; il doit ici paraitre.

O LI M P I E.

J'en ai besoin , Seigneur , - & j'en aurai peut-être.

Fin du quatrieme Atte.

AGTE

A CT EV.

S CE N E

I.

ANTIGONE, HERMAS (dans les péristile.)

H E R M A S.

LA

A pitié doit parler , & la vengeance est vaine. Un rival malheureux n'est pas digne de haine. Fuyez ce lieu funeste. Olimpie aujourd'hui , Seigneur, fera perdue, & pour vous, & pour lui.

A N T I G O N E.

Quoi ! Statira n'est plus !

H E R M A S.

C'est le fort de Catlandre,
D'ètre toujours funeste au grand nom d'Alexandre.
Statira succombant au poids de fa douleur,
Dans les bras de sa fille expire avec horreur.
La sensible Olimpie à ses pieds étendue ,
Semble exhaler son ame à peine retenue.
Les ministres des Dieux, les prêtreffes en pleurs,
En mêlant leurs regrets accroiifent leurs douleurs.
Calandre épouvanté fent toutes leurs atteintes.

Le

Le temple retentit de sanglots & de plaintes.
On prépare un bucher & ces vains ornemens ,
Qui rappellent la mort au regard des vivans.
On prétend qu'Olimpie en ce lieu solitaire
Habitera l'asyle où s'enfermait fa mère ;
Qu'au monde , à l'himenće arrachant ses beaux jours,
Elle consacre aux Dieux leur déplorable cours;
Et qu'elle doit pleurer dans l'éternel silence
Sa famille , sa mère , & jusqu'à sa naissance.

Α Ν Τ Ι G Ο Ν Ε.

Non, non, de son devoir elle suivra les loix,
J'ai sur elle à la fin d'irrévocables droits.
Statira me la donne : & fes ordres suprêmes
Au moment du trépas sont les loix des Dieux mènics,
Ce forcené Cassandre, & fa funeste ardeur,
Au fang de Statira font une juste horreur,

H E R M A S.

Seigneur , le croyez-vous ?

و

ANTIG O N E.

Elle-même déclare
Que son cæur désolé renonce à ce barbare.
S'il ose encor l’aimer , j'ai promis son trépas.
Je tiendrai ma parole, & tu n'en doutes pas.

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