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la maison de Bavière, avaient pris leur origine en 1140, lors des querelles de l'empereur Conrad III et de son frère Frédéric, duc de Souabe, avec Henri le Superbe, duc de Bavière, et son frère Welfe, ou Guelfe (1). C'est un fait incontestable (2). J'ai donc lu avec surprise dans un ouvrage plein de recherches savantes, la note que je rapporte ici textuellement (3) :

« En 1215, Buondelmonte fut assassiné par les << Amidei aux piés de la statue de Mars. Ce meurtre « alluma dans Florence une guerre civile qui de « proche en proche se répandit dans toute l'Italie « et donna naissance aux factions des Guelfes et « des Gibelins. »

On vient de voir que les factions des Guelfes et des Gibelins avaient commencé l'an 1140, soixante-quinze ans avant la date donnée à l'événement que l'on vient de rapporter. Il y a donc ici une légère inexactitude. Deux, factions, furent effectivement formées à Florence par L'assassinat

(1) Voyez l'Art de vérifier les dates, chronologie des empereurs d'Occident, et surtout celle des dues de Bavière.

(2) Il est prouvé surtout par le témoignage d'Othon de Frisingue, mort en 1158. Sa chronique a été imprimée plusieurs fois, d'abord par Bertrand Tissier, dans sa Bibliotheca patrum Cistercensium, et plus ample dans le tome I du Recueil des Écrivains d'Allemagne, d'Urstisius. Voyez la Méthode pour étudier l'histoire, par Lenglet du Fresnoy, nouvelle édition par Drouet. Paris, 1772. (3) Histoire du paganisme en Occident. Paris, 1835. I, 287.

des stoïciens qui n'admettaient aucune distinction entre les crimes et qui regardaient ainsi les conversions comme impossibles et le repentir comme sans utilité. Saint Ciprien représente Dieu comme un être essentiellement bon, se réjouissant plutôt à la vue d'un coupable repentant qu'à celle d'un homme constamment vertueux. Nous sommes en général si loin de la perfection que le poëte a dit avec raison :

Dieu fit du repentir la vertu des mortels.

C'est ainsi que sa doctrine a ramené au christianisme un grand nombre d'hommes, et il fallait bien qu'elle fût véritablement populaire pour opérer tant de conversions, dans un tems d'horribles persécutions. On l'étudiera donc avec intérêt et l'on me pardonnera de paraître m'être écarté de mon sujet, tandis que je m'y suis véritablement renfermé.

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Additions sur les Guelfes et les Gibelins, les blancs et les noirs.

J'ai dit, dans le volume précédent (1), que les noms de Guelfes et de Gibelins, pour distinguer les partisans de la maison de Souabe de ceux de

(1) Page 111.

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la maison de Bavière, avaient pris leur origine en 1140, lors des querelles de l'empereur Conrad III et de son frère Frédéric, duc de Souabe, avec Henri le Superbe, duc de Bavière, et son frère Welfe, ou Guelfe (1). C'est un fait incontestable (2). J'ai donc lu avec surprise dans un ouvrage plein de recherches savantes, la note que je rapporte ici textuellement (3):

«< En 1215, Buondelmonte fut assassiné par les «< Amidei aux piés de la statue de Mars. Ce meurtre « alluma dans Florence une guerre civile qui de

proche en proche se répandit dans toute l'Italie « et donna naissance aux factions des Guelfes et « des Gibelins. >>

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On vient de voir que les factions des Guelfes et des Gibelins avaient commencé l'an 1140, soixante-quinze ans avant la date donnée à l'évé

nement que l'on vient de rapporter. Il y a donc ici une légère inexactitude. Deux factions, furent effectivement formées à Florence par l'assassinat

(1) Voyez l'Art de vérifier les dates, chronologie des empereurs d'Occident, et surtout colle des dues de Bavière.

(2) Il est prouvé surtout par le témoignage d'Othon de Frisingue, mort en 1158. Sa chronique a été imprimée plusieurs fois, d'abord par Bertrand Tissier, dans sa Bibliotheca patrum Cistercensium, et plus ample dans le tome I du Recueil des Écrivains d'Allemagne, d'Urstisius. Voyez la Méthode pour étudier l'histoire, par Lenglet du Fresnoy, nouvelle édition par Drouet. Paris, 1772.

(3) Histoire du paganisme en Occident. Paris, 1835. I, 287.

de Buondelmonte. Elles portaient le nom de blancs et de noirs. Ce ne fut qu'ensuite que ces blancs et ces noirs, étant entrés dans la faction gibeline et la faction bavaroise, se confondirent avec elles (1).

J'ai cru devoir faire ici cette observation qui m'a paru importante; il y a des auteurs tellement distingués qu'il est nécessaire d'avertir le public des erreurs légères qui peuvent leur échapper. C'est un hommage que je rends ici à mon savant confrère.

Le Marquis DE FORTIA.

Paris, 14 juillet 1835.

P. S. du 28 juillet. Comme Othon de Frisingue, dont je viens de parler, est un auteur peu commu en France, je vais en donner un extrait après avoir rapporté le titre de la collection où je viens de dire que s'en trouve la meilleure édition.

Germaniæ historicorum illustrium,quorum plerique ab Henrico IV imperatore usquè ad annum Christi M. CCCC; tomus primus, opera et studio

(1) Voyez l'Art de vérifier les dates, chronologie de la Toscane.

Christiani Urstisii Basiliensis, cum indice auctorum, rerum et verborum locupletissimo. Francofurti ad Monum, sumptibus Jacobi Godofredi Seyler. 1670. in-folio.

Suivant la préface d'Urstisius, la chronique d'Otton a ici cinquante chapitres et plus que dans les éditions précédentes.

I. Ottonis episcopi Frisingensis, Lupoldi pii Marchionis Austria F. chronicon, sive rerum ab orbe condito ad sua usquè tempora gestarum, libri octo: nunc denuò recogniti, et locis aliquot emendati accessit in hac editione: appendix vetusti cujusdam et Germanici scriptoris, historiarum à fine libri septimi Ottonis, usquè ad annum salutis M. CC. XII continuatarum, nuspiàm antè hac ex

cusa.

Vita Ottonis Frisingensis episcopi. Il est dit dans cette vie qu'Otton, fils de Lupoldus surnommé Sanctus, marquis de l'Orient, aujourd'hui marquis d'Autriche, et d'Agnès, fille de l'empereur Henri IV, fut nommé évêque de Frisingen en 1138, après la mort de son frère Conrad, et mourut en 1158. Sa chronique a été imprimée pour la première fois en 1515, à Strasbourg, par

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