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Avec les Notes de C H A M F O R T.

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A P A R I s, * #
DE L' IMPRIMERIE DE DE LANcE
L' A N V. • "»

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L'Apoloove est un don qui vient des immortels,
Ou si c'est un présent des hommes,
Quiconque nous l'a fait mérite des autels.
Nous devons , tous tant que nous sommes,
Eriger en divinité ,
Le sage par qui fut ce bel art inventé.
C'est proprement un charme : il rend l'ame attentive,
Ou plutôt il la tient captive, | -- .
Nous attachant à des récits - - "
Qui mènent à son gré les cœurs et les esprits. •
O vous qui l'imitez, Olympe, si ma cruse ...
A quelquefois pris place à la table des dieux , :
Sur ses dons aujourd'hui daignez porter les yeux :
Favorisez les jeux où mon esprit s'amuse.
Le temps qui détruit tout, respectant votre appui,
Me laissera franchir les ans dans cet ouvrage :

T. 4. A

- . :: .8 i3 procure à mes vers le bonheur de vous plaire,

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Tout aufeur qui voudra vivre encore après lui,
Doit s'acquérir votre suffrage.

C'est de vous que mes vers attendent tout leur prix :
Il n'est beauté dans nos écrits

Dont vous ne connaissiezjusques aux moindres traces.

Eh! qui connaît que vous les beautés et les grâces ?
Paroles et regards, tout est charme dans vous.
Ma muse , en un sujet si doux,
Voudrait s'étendre davantage :
Mais il faut réserver à d'autres cet emploi,
Et d'un plus grand maître que moi
Votre louange est le partage.
Olympe, c'est assez qu'à mon dernier ouvrage
Votre nom serve un jour de rempart et d'abri ;
Protégez désormais le livre favori
Par qui j'ose espérer une seconde vie :
Sous vos seuls auspices ces vers
Seront jugés, malgré l'envie,

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. :- La fable en son nom la demande :
.Vous savez quel crédit ce mensonge a sur nous.

# croirai fui devoir un temple pour salaire ;
Maisjeneveux bâtir destemples que pourvous.

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UN mal qui répand la terreur, Mal que le ciel en sa fureur Inventa pour punir les crimes de la terre , La peste (puisqu'il faut l'appeler par son nom,) Capable d'enrichir en un jour l'Achéron, Faisait aux animaux la guerre. Ils ne mouraient pas tous,mais tous étaient frappés. On n'en voyait point d'occupés A chercher le soutien d'une mourante vie ; Nul mets n'excitait leur envie : Ni loups , ni renards n'épiaient La douce et l'innocente proie : Les tourterelles se fuyaient ; Plus d'amour, partant plus de joie. Le lion tint conseil, et dit : Mes chers amis, Je crois que le ciel a permis Pour nos péchés cette infortune : Que le plus coupable de nous Se sacrifie aux traits d'un céleste courroux ; Peut-être il obtiendra la guérison commune. L'histoire nous apprend qu'en de tels accidens

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