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le fer janvier 1519, il écrit à Morus : « Mes calomniateurs, qui ne cessent de remuer toute pierre pour me nuire, avaient fait croire à une ou deur personnes, à Cologne, que ce petit livre badin de Jules II exclu du ciel, avait été composé par moi. Ils en auraient persuadé un plus grand nombre, si présent je n'avais pas étouffé cette impudente calomnie. Si chez vous, de même, ce soupçon s'est glissé en quelque manière, car en pareil cas les conjectures s'étendent ordinairement sur plusieurs, je vous envoie une copie de ma lettre à Paul Bombasio ; il serait trop long, en effet, de répéter à plusieurs les mêmes choses. » Quatre mois plus tard, le 1er mai 1519, il adresse une lettre quelque peu embarrassée au cardinal Campége, légat en Angleterre, pour écarter ce qu'il appelle une calomnie. Dans cette lettre, il déclare qu'il a parcouru ce petit livre, il y a cinq ans, tandis que, dans ses lettres à Morus, il a l'air d'en parler par ouïdire. C'est le cas de se rappeler que la vérité est une et le mensonge divers. Il refuse de reconnaître son style; mais sentant combien la ressemblance est frappante, il cherche à l'expliquer par l'imitation, non sans profit pour sa vanité, comme si l'imitation pouvait reproduire à ce point l'esprit, la pensée intime, la forme originale du langage et du style. Le cardinal ne paraît pas avoir été dupe ; mais, en politique habile, il dissimula. V. Jer vol., p. 239. Quelques jours après, le 18 mai, il écrit au tout puissant Wolsey. Dans sa lettre, il prétend avec peu de vraisemblance que ce pamphlet a été composé à l'occasion du dernier schisme. Il se défend d'en être l'auteur; mais il laisse échapper la vérité, quand il dit : « Celui qui a écrit ce petit livre a fait une chose extravagante ; mais celui qui l'a divulgué est digne d'un plus grand supplice. » Il est probable, en effet, que ce dialogue fut livré au public contre son gré. Il se plaint maintes fois de la perfidie des Allemands à son égard. Dans l'Eponge, t. X, p. 1659, rappelant diverses indiscrétions commises par eux, il ajoute : Præter alia quædam incivilius vulgata. Peut-être a-til en vue la publication du Dialogue de Jules II.

Le savant Baluze, malgré le désaveu formel d'Erasme, était persuadé qu'il en était l'auteur. Il consigna son opinion à ce sujet dans une préface manuscrite ajoutée à l'exemplaire dont il était possesseur. Le catalogue de sa bibliothèque faisait mention de cette préface. V. Burigny, t. II, p. 552, qui s'appuie d'une remarque critique sur le Dictionnaire de Bayle, édition de Trévoux.

Le mot xurnyrons, au commencement de saint Luc, avait arrêté Érasme. Budé l'expliqua sans peine et cita deux passages de Lucien où le mot se trouve. Il fit voir que ce verbe, à l'actif, signifiait ins

truire de vive voix, inculquer, et que l'on ne devait pas rendre xurnyrons comme rutinnto, ainsi qu’Érasme l'avait fait. Il ne montra pas moins de savoir et de sagacité judicieuse pour interpréter le mot trapazalou Onxóti dans la première phrase du même évangile. Il s'était d'abord mépris sur le sens et avait traduit comme si l'Evangéliste avait dit qu'il avait été le compagnon des témoins oculaires; mais, sur l'observation d'Erasme qui avait contesté cette interprétation, il établit le vrai sens avec cette abondance d'érudition et cette sûreté de jugement qui le distinguaient. La Vulgate avait rendu tapaixodovOnxóte par assecuto qu’Erasme avait blâmé. Budé le défendit et montra que le mot grec répondait à šoly uśww. 11 cite Démosthène, discours de l'Ambassade et discours de la Couronne, ainsi que Galien qui l'emploie d'une manière analogue pour marquer la connaissance intime et complète d'une chose. Erasme, qui substituait le mot persequi au mot de la Vulgate assequi, rapportait les deux parties de la phrase à la composition même du récit embrassant tout depuis le commencement. V. t. III, p. 248 et 259.

Les ouvrages de piété que nous avons en vue sont le Manuel du Soldat chrétien, les Explications des Psaumes, la Miséricorde du Scigneur, dédiée à l'évêque de Bâle en 1524, le petit livre sur la Manière de prier, la Préparation à la mort, l'écrit sur le Symbole, le Traité du mépris du monde, ouvrage de sa jeunesse, la Veuve chrétienne, diverses formules de prières, diverses pièces de vers d'un caractère tout religieux, la Comparaison de la virginité et du marture, adressée aux religieuses macchabéitiques de Cologne, une lettre écrite aux saintes filles de l'Ordre de Saint-François, près Cambridge, entin une explication de la Prière dominicale, donnée en 1523.

TABLE DES MATIÈRES

ther ............................. 382

CHAPITRE XI. - Erasme véritable promulgateur du principe de
la liberté de conscience, incompatible avec le fatalisme de Lu-

ERRATA

TOME I

100, 110, 184, 226, 270,

Pages 73, lignes 8 et 9, de composer, lisez d'écrire.

19, qu'il allait trouver, lisez qu'il trouverait.
32, des rois ; peut-être, lisez des rois, peut-être.
24, repoussé par, lisez repoussé pour.
23, Erfurth, lisez Erfurt.

19, enjouement., lisez enjouement. »
276, 13, que je me reconnais, lisez que je pe me reconnais.
321, 32, il parlait. Érasme attribue ceci non à Jérôme

Aléandre, comme le dit M. Merle d’Aubigné, mais

à son collègue. Réponse à Alb. Pius, t. IX, p. 1105.

9, publiquement à Rome, lisez publiquement.
435, 16, voudraient ne point, lisez voudraient, ne point.

27, Marveille, lisez Marville.
22, Epphendorp; mais, lisez Epphendorp, mais.
7, comme on l'a dit plus haut, le prince, lisez le

prince.

32, acquis. Sans, lisez acquis, sans.
645, 26, modération. II, lisez modération, il.

32, avais craint, lisez avais redouté.

378,

515, 526, 541,

637,

649,

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