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Ubiquité (ubiquitas). Présence en tout lieu. L'ubiquité de Dieu découle de son immensité.

Un. L'un c'est l'être en tant que non divisé d'avec lui-même (unum) et distinct de tout autre (aliquid). DIsTINCTIoNs : Unité transcendante, unité numérique ou mathématique (v. 433). Unité générique, spécifique, individuelle. La première est celle des individus dans un même genre ; la seconde, celle des individus dans la même espèce ; la troisième, celle des individus considérés à part. — Unité ou union accidentelle, substantielle, personnelle. La première est celle de choses qui s'unissent par leurs accidents : ainsi l'unité de la monture et du cavalier; la seconde est plusintime et atteint la substance : ainsi l'union de l'âme et du corps ; enfin la troisième atteint encore la substance, mais elle se fait dans un mode substantiel plutôt que dans la substance même, si bien qu'il résulte de cette union une hypostase ou personne, mais il reste deux substances: ainsi l'union des deux natures, divine et humaine, en JésusChrist (v. personne). — AxIoME : Tout être est un (v. 436).

Universaux (universale : unum versus alia). Les universaux sont des notions et des réalités générales qui conviennent suivant la même définition à plusieurs sujets. A chacun d'eux s'applique cette définition scolastique : Unum aptum inesse pluribus. Ils sont au nombre de cinq : le genre, l'espèce, la différence, le propre et l'accident (v. prédicable). Au-dessus des universaux proprement dits il y a les notions transcendantes, qui ne s'appliquent à leurs objets que d'une manière analogue. — DIsTINCTIoNs : Universel avant la chose, dans la chose, après la chose (ante rem, in re, post rem). Les universaux ante res sont les idées types suivant lesquelles les choses ont été créées ; tel est encore l'idéal de l'artiste par rapport à l'œuvre dont il est l'auteur. Les universaux in rebus sont les universaux réalisés : par exemple l'humanité en Pierre. Les universaux post res sont les universaux pris formellement, ce sont les idées que notre esprit se forme sous l'action des choses. — AxIoMEs : Les universaux sont partout et toujours (Universalia sunt ubique et semper), c'est-à-dire qu'ils ne sont limités ni par l'espace ni par le temps, c'est-à-dire encore qu'ils sont comme les essences, éternels, etc. — Ce qui est plus universel se compare à ce qui l'est moins comme le tout à la partie et comme la partie au tout : c'est-à-dire, par exemple, que le genre contient l'espèce sous le rapport de l'extension et que l'espèce contient le genre sous le rapport de la compréhension (v. ce mot).

Univoque (v. analogie).

*. Utilitarisme ou Utilisme. Système de ceux qui font de l'utilité générale la règle suprême des mœurs.

Verbe mental C'est la conception même, l'idée que se forme l'esprit pour saisir son objet (v. espèce expresse). Vérité. Equation de l'intelligence et de l'objet. — DIsTINCTIoNs : Vérité métaphysique, logique, morale (v. 6 et 440 et suiv.). Vérité dans l'être, dans le connaître, dans le signe (veritas in essendo, in cognoscendo, in significando). Cette division rentre à peu près dans la précédente. — AxIoME : Tout être est vrai. Il s'agit ici de la vérité métaphysique, c'est-à-dire que tout être est ce qu'il est. Vide (vacuum). Lieu ou espace inoccupé. Les anciens scolastiques disaient que la nature a horreur du vide, et ils affirmaient que tout est plein. Vie (vita). Mouvement spontané, immanent, propre aux êtres vivants. — DIsTINCTIoN : Vie dans l'acte premier, vie dans l'acte second (vita in actu primo, in actu secundo). V. 691 et suiv. — AxIoME : La vie est dans le mouvement (Vita in motu) : c'est-à-dire que la vie se traduit par le mouvement et que les opérations vitales consistent dans un certain mouvement. Violence (violentia, vis). C'est tout ce qui contrarie la nature, la spontanéité, l'inclination. — AxIoME : Rien de violent n'est durable de sa nature (Nihil violentum durabile). L'habitude, en effet, et surtout la nature reprend facilement ses droits. Virtuellement (virtualiter). En puissance. Est opposé à formellement (formaliter), actuellement (actualiter) et éminemment (eminenter) (v. ce mot). Vision intuitive. V. lumière de gloire. * Vitalisme. Opinion qui consiste à regarder la vie comme un principe sui generis, distinct de l'organisme, comme aussi de l'âme pensante. Le vitalisme est opposé à l'organicisme et à l'animisme. Volition. Détermination de la volonté. Volontaire. Ce qui est voulu. — DIsTINCTIoNs : Volontaire, libre. Tout ce qui est volontaire n'est pas toujours libre. Volontaire, involontaire, non volontaire. Le volontaire est voulu, et d'ordinaire librement ; l'involontaire est contraire à la volonté ; le non volontaire est ce sur quoi la volonté n'a pas de prise. Ex. : le voyageur marche volontairement, il tombe involontairement, il subit le mauvais temps non volontairement. * Volontarisme. On désigne, parfois sous ce nom toute philosophie qui donne à la volonté le pas sur l'intelligence Le volontarisme est opposé à l'intellectualisme. Volonté, Faculté de vouloir, de se porter au bien, connu intellectuellement (v. appétit supérieur). — AxIoMEs : On ne

veut rien qu'on n'ait d'abord connu (Nihil volitum quin praecognitum). On dit sous une autre forme : Ignoti nulla cupido.— La volonté et l'intelligence s'incluent mutuellement (Voluntas et intellectus se invicem circumcedunt), par la même raison que le bien, objet de la volonté, inclut le vrai, et réciproquement. Zététique (cnretv, chercher). Philosophie zététique, se dit quelquefois du scepticisme : les pyrrhoniens faisaient profession de chercher la vérité toujours, sans la trouver jamais. — Méthode zététique, méthode de recherche qu'on emploie pour découvrir et pénétrer la raison et la nature des choses.

FIN DU VOCABULAIRE

PRÉLIMINAIRES

CHAPITRE PREMIER

DÉFINITIoN ET DIvIsIoN DE LA PHILosoPHIE ; SON IMPORTANCE SES RAPPORTS AVEC LA FOI

1. Définition. — On demandait un jour à Pythagore le nom de la science qu'il professait avec tant d'éclat. — « Je ne fais pas profession de rien savoir, répondit-il, mais Seulement d'aimer la sagesse (1). » De là le nom de la philosophie (,s)o;, ami ; gc#z, sagesse) : c'est l'amour de la sagesse.

Cette définition nominale nous signale l'origine de la philosophie. Elle est née, comme toutes les sciences, de l'étonnement (de l'admiration) de l'esprit humain en face de l'inconnu et de l'ardent désir de savoir : elle est née Surtout de l'amour suprême et persévérant de la vérité et du bien. C'est à ce point qu'il n'y a pas de vraie philos0phie sans cet amour, et que cet amour est à lui seul toute une philosophie. La définition verbale nous conduit donc à la définition essentielle. La philosophie, c'est la Sagesse humaine elle-même. C'est pourquoi l'on donnait

(1) « At illum artem se scire nullam, sed esse philosophum » (Cic. I Tusc., 1, v, c. 3). — Les philosophes n'ont pas toujours imité la m0destie de Pythagore. Tertullien a pu définir le philosophe païen : un animal glorieux (animal gloriae), plutôt qu'un animal raisonnable.

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