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sensitive. Il est dans le cerveau et peut-être dans tout le système cérébro-spinal. Sensualisme. Empirisme qui consiste à regarder les sens comme le principe suffisant de nos idées et de toutes nos connaissances, c'est-à-dire à confondre l'intelligence avec la sensibilité (v. sensationisme). Sentiment. Se dit particulièrement de certaines sensations internes, comme le plaisir, la douleur, la joie, etc. Le sentiment diffère de la sensation, qui est toute dans les sens : le sentiment tient aux plus nobles facultés de l'âme. Sentimentalisme. Se dit quelquefois de la morale que l'on cherche à fonder sur le sentiment (Rousseau, Jacobi, Adam Smith). * Séquence. Synonyme de succession, de suite, dans la philosophie anglaise : une séquence de phénomènes (v. consécution). Signe. Ce qui fait connaître autre chose que lui-même. — DIsTINCTIoNs : Signe formel, signe instrumental. Signe naturel, signe artificiel (v. 75 et suiv.). Similitude (v. semblable). Simple (simplex). Ce qui n'a pas de parties et se trouve par là même indivisible (v. 435). — Simple, simplement se prennent quelquefois pour absolu, absolument. Sont opposés alors à respectivement, selon que (secundum quid). — AxIoME : Le composé suppose le simple (V. 462). Situation (situs). Ordre, disposition des parties d'un corps dans un lieu : par exemple être assis, debout, couché, etc. C'est l'une des catégories d'Aristote. *Socialisme. Opinion qui s'oppose à l'individualisme et pèche par un autre excès. On peut le définir, avec M. de Mun : « Système d'économie sociale qui veut réduire tous les instruments du travail en propriété commune nationale, et organiser la production collective et la répartition des richesses économiques par l'Etat. » * Sociologie (mot hybride formé de socio et 2ôyos, science). Comte désigne sous ce nom la science sociale positive, ou plutôt positiviste, c'est-à-dire fondée sur la simple expérience, indépendamment de toute métaphysique et de toute morale absolue. — Elle comprend la statique sociale et la dynamique sociale. La première découvre les lois de coexistence entre les phénomènes sociaux. La seconde découvre les lois de succession. Sommeil (somnus). Etat dans lequel l'activité des sens externes et internes paraît plus ou moins suspendue, et avec elle, l'activité intellectuelle (v. 971). Somnambulisme. Etat de ceux qui, pendant le sommeil, se lèvent, se promènent, et accomplissent quelquefois certains actes avec une dextérité extraordinaire (v. 973).

Sophisme (aôptauz, sage pensée, et plus tard, sophisme). Argument captieux, qui pèche dans le fond (v. 180). Sophistique. Partie de la logique qui traite de la réfutation des sophismes. Se dit aussi de l'art des sophistes. Sorite (aopeires : aopô;, tas). Syllogisme complexe, formé d'une suite de propositions si bien liées que l'attribut de l'une est toujours le sujet de la suivante (v. 157). Spécifique. Réduplicatif. Se dit de deux sens très différents. Un terme est pris spécifiquement, s'il est pris avec toute sa définition, tout ce qu'il signifie ou renferme. Il est pris réduplicativement, s'il est pris seulement dans ce qu'il signifie de propre, de formel. Ex. : L'homme ne sent pas en tant qu'homme (sens réduplicatif : la sensibilité, en effet, n'est pas l'attribut distinctif de l'homme). L'homme sent en tant qu'homme (sens spécifique : la sensibilité, en effet, est un des attributs de l'homme.) * Spiritisme. Opinion, superstition de ceux qui cherchent à communiquer avec les esprits par un médium, les tables tournantes, etc. Les spirites donnent aujourd'hui abusivement à leur système le nom de spiritualisme. Spiritualisme. Se dit de toute doctrine philosophique qui admet la spiritualité de l'âme. Stahlianisme. Animisme de Stahl, qui regardait l'âme comme principe de la vie, en tant qu'elle est intelligente : l'âme exercerait donc tous les mouvements vitaux et avec une science parfaite. Stoïcisme. Philosophie des stoïciens, qui professaient une sorte de panthéisme et se piquaient d'une grande sévérité morale. * Subconscience. Se dit d'une conscience très imparfaite, obscure. Les phénomènes subconscients touchent aux inconscients. Subcontraire. V. contraire. * Subjectivisme. Philosophie qui ramène tout objet de connaissance au sujet connaissant, si bien que celui-ci ne connaî, trait que lui-même, et projetterait au dehors ses sensations et ses idées (v. phénoménisme). * Subliminal. Qui ne franchit pas le seuil (limen) de la conscience, c'est-à-dire qui est subconscient ou inconscient. Substance (substantia : sub, sous ; stare, se tenir). Ce qui existe en soi. — DIsTINCTIoNs : Substance complète, substance incomplète. Substance première, substance seconde (v. 479, 483 et suiv.). Substrat (substratum, sujet). Se dit quelquefois pour sujet, substance, ce en quoi se trouve quelque chose, qui ne saurait exister sans ce point d'appui.

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* Suggestion. Action de suggérer un acte à accomplir ou à omettre, etc. Se dit particulièrement de la suggestion donnée à des hypnotisés ou à des névropathes sur lesquels il est facile de prendre de l'ascendant. Plusieurs expliquent tous les phénomènes hypnotiques par la suggestion (école de Nancy). — Autosuggestion, celle que le sujet se donne à lui-même. (v. 977). Sujet. En logique, le terme dont on affirme ou nie quelque chose ; en métaphysique, ce qui reçoit quelque chose ou quelque détermination, suppôt, hypostase, personne. — DIsTINCTIoN : Sujet d'addhérence,d'inhésion,d'information. Le premier est celui qui reçoit quelque chose qui ne cesse pas d'exister indépendamment : ainsi le bois reçoit un vernis. Le second est la substance par rapport à l'accident : ainsi la neige par rapport à la blancheur. Le troisième est celui qui reçoit une forme : ainsi le corps reçoit l'âme. — Le sujet s'oppose à l'objet (v. ce mot). * Surhomme. Type créé par Nietzsche. Le surhomme s'établit « par delà le bien et le mal » : c'est le fruit de l'orgueil et de l'égoïsme à outrance, la déification de l'individualisme. Syllogisme (au))oyta uös : aûv, avec ; )öyo;, raison). Se dit de tout raisonnement distinct, et en particulier de celui dont les trois propositions sont formulées distinctement (v. 145 et suiv.). * Sympathie. Sentiment qui dispose favorablement envers autrui ; c'est à peu près ce que les positivistes entendent par l'altruisme. Syncatégorématique. V. catégorématique. | Syncrétisme (avyzpnttapô; ; de aûv, avec ; zepäv, mélanger). Réunion, combinaison de systèmes divers et même incompatibles (v. éclectisme). Syndérèse (avvthomats, examen). Connaissance habituelle des premiers principes de morale qui constituent la loi naturelle et qui sont appliqués par la conscience. On prend souvent celle-ci pour la syndérèse et même pour la loi naturelle (v. 1221). Synthèse. V. analyse. Synthétique (Jugement). V. jugement. Table rase, où rien n'est écrit (Tabula rasa). C'est la comparaison dont se sert Aristote pour désigner l'intellect patient, qui, avant l'action des objets, n'a aucune idée, mais peut toutes les recevoir (v. 867). L'hypothèse de la table rase n'a rien de commun avec celle de la statue de Condillac. * Téléologie (té)os, fin ; )ôyos, science). Se dit de la théorie des causes finales (v. finalisme, etc.). * Télékinésie (rä)e, loin ; xivnat;, mouvement). Se dit de mouvements sans contact, produits à distance, au dire de quelques-uns, par l'extériorisation de la motricité. * Télépathie. Se dit de faits étranges, se rapportant à l'hypnotisme, que produirait à distance la sympathie, etc.

Tempérament. Constitution du corps. Le tempérament est physique de sa nature : mais, à cause de l'union profonde de l'âme et du corps, il influe étonnamment sur les passions, les sens et, par eux, sur les facultés intellectuelles et morales et sur le caractère. Temps (tempus). C'est le nombre dans le mouvement (v.513). — DIsTINCTIoN : Temps, éternité, éviternité (v. 518). * Tératologie (répxs, monstre ; 2öyo;, traité). Partie de l'histoire naturelle qui traite des monstruosités organiques. — Tératologie psychologique, se dit de la science de certaines anomalies ou singularités que l'on observe dans quelques esprits. Terme. Dans la proposition, les termes sont le sujet et l'attribut ; en général, terme se dit pour nom, mot. — DIsTINCTIoNs : Terme concret, terme abstrait (v. concret). — Grand terme, petit terme, terme moyen. Dans le syllogisme, les termes sont au nombre de trois : le moyen, qui contient le petit et qui est contenu lui-même dans le grand ; ce qui permet de conclure du grand au petit. Le grand et le petit terme sont dits extrêmes (v. 140 et suiv). Théisme (0eôs, Dieu). Déisme de ceux qui admettent une religion et un culte publics. Théodicée (osoü ôixm, justice de Dieu, justification de sa providence). Théologie naturelle (v. 1000 et suiv.). Théologie (6ao5 2oyo;). Science de Dieu et des choses par rapport à lui. La théologie est dite sacrée ou simplement théologie, si elle s'éclaire de la révélation. Théosophie. Sorte d'illuminisme, fausse théologie, qui s'allie avec la superstition. Topiques (t & tortuxá, lieux communs). Se dit des lieux communs ou sources d'arguments. C'est la logique seule, et non la rhétorique, qui les fait connaître à fond (v. 195). * Tourbillon vital. Mouvement perpétuel des molécules, qui entrent et qui sortent pour entretenir le corps des êtres vivants, animaux et plantes. Tout (totum). Ce qui est fait de deux ou plusieurs parties, composé (v. ce mot). — DIsTINCTIoNs : Tout réel, tout logique ou universel. Le premier est réel, actuel, il est formellement dans les choses ; le second est une idée par rapport à celles qu'il renferme ou domine ; ainsi le genre par rapport aux espèces. — Tout physique, tout métaphysique. - Tout essentiel, intégral, potentiel, accidentel (v. 111 et suiv.). —AxIoME : Le tout est plus grand que la partie. * Traditionalisme. Système, erreur de ceux qui ont exagéré la nécessité de la tradition et pensé que la raison est radicalement impuissante d'arriver à la vérité. - ucianisme (traducianismus : de traducere, transmettre). Erreur de ceux qui ont supposé que l'âme des enfants procédait du corps et de l'âme des parents. Le génératianisme consiste à dire que l'âme des enfants procède de l'âme des parents, à l'exclusion du corps. Ces deux hypothèses sont opposées à celle de la création ou créatianisme, la seule vraie. Transcendant, transcendantal, transcendantalisme. Dans la philosophie scolastique, les notions et les réalités transcendantes sont celles qui dépassent tout genre, toute catégorie, et s'étendent par conséquent à tout : ainsi l'être, l'unité, la vérité. — On qualifie quelquefois de transcendant l'Etre divin, dont les créatures ne sont que l'imitation imparfaite, inadéquate (v. immanent). — Dans la philosophie de Kant, une notion transcendante est une notion innée, a priori, indépendante de toute expérience ou plutôt antérieure à tout acte de connaissance qu'elle rend possible. — On appelle transcendantalisme le système de Kant et autres idéalistes qui cherchent l'origine des connaissances dans ces notions transcendantes, dans la pensée pure. * Transe ou Trance (anglais, trance, extase, catalepsie). Dans le spiritisme, état extraordinaire d'un sujet qui est comme hors de lui-même et au pouvoir d'un esprit qui l'envahit. Transformation. Changement de forme. Elle est substantielle ou accidentelle, selon que le sujet passe d'une forme substantielle ou accidentelle à une autre (v. mutation, génération). * Transformisme. Système de ceux qui admettent la transformation des espèces, c'est-à-dire une évolution en vertu de laquelle toutes les espèces vivantes proviendraient de mêmes ancêtres. Transitive (Action). V. immanent. Transsubstantiation. Passage, conversion d'une substance tout entière en une autre. Se dit de la conversion du pain et du vin eucharistiques au corps et au sang de Jésus-Christ. — . La transsubstantiation diffère de la transformation, dans laquelle la matière qui était sous la première forme reste sous la seconde, tandis que, dans la transsubstantiation, toute la substance fait place à une autre. Trivium (trivium, carrefour ; de tri, trois ; via, voie). Division inférieure des sept arts libéraux au moyen âge ; elle comprenait la grammaire, la dialectique et la rhétorique (V. quadrivium). Trois. Nombre regardé comme parfait entre tous. D'où cet axiome : Toute chose est triple (Tria sunt omnia). On peut aussi bien montrer que Tout est double (Omnia duplicia, etc.), et mieux encore que Tout est un. Ubiété (ubi, où). Manière d'occuper un lieu (v. ce mot).

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