Obrazy na stronie
PDF
ePub

sance objective, puissance subjective. Puissance réelle, puissance logique (V. 415). — Puissance active, puissance passive. La puissance ou faculté est dite active ou passive, suivant qu'elle est susceptible d'exercer une action ou de la recevoir (v. 416). — D'autres fois elle est dite active ou passive, suivant qu'elle détermine son objet ou qu'elle est déterminée par lui (V. intellect agent, patient). Puissance obédientielle (v. 417). De puissance ordinaire, de puissance extraordinaire ou absolue. Cette distinction marque ce que Dieu peut faire dans l'ordre tracé par sa providence et ce qui est possible absolument, c'est-à-dire n'implique point contradiction. — AxIoME : · La puissance est connue par l'acte, et elle est spécifiée par lui. Par exemple la pensée fait connaître l'intelligence ; la volition fait connaître la volonté ; ces mêmes actes spécifient les deux facultés. Pyrrhonisme. Scepticisme de Pyrrhon. * Quadrivium (littéralement carrefour : quatuor, quatre ; via, voie). Au moyen âge, division supérieure des sept arts libéraux ; elle comprenait l'arithmétique, la géométrie, la musique et l'astronomie (v. trivium). Qualité. Accident qui modifie la substance en elle-même (v. 497). — DIsTINCTIoN : Qualités premières, qualités secondes. Anciennement, les qualités premières étaient celles qu'on attribuait aux quatre éléments : la chaleur, le froid, etc. ; les autres qualités résultaient de celles-ci. Aujourd'hui on regarde comme qualités premières des corps celles qui tiennent à la quantité et sont perçues à la fois par la vue et le tact ; les qualités secondes sont fondées sur les autres : ainsi la couleur est fondée sur la quantité ou extension. Les qualités premières correspondent au sensible commun et les qualités secondes aux sensibles propres. * Quantifier, quantification. La quantification du prédicat consiste à déterminer sa quantité ou son extension d'une manière explicite (v. 152). Quantité. Accident qui consiste dans l'extension corporelle ou la divisibilité ; c'est le premier accident des corps ; il découle de la matière, comme la qualité découle de la forme (v. 495). — DIsTINCTIoN : Quantité continue, quantité discontinue. Les parties de la première ne sont pas séparées, mais l'extrémité de. l'une est le commencement de l'autre : ainsi le temps, le mouvement ; les parties de la seconde sont discrètes et forment un nombre. - Quelque chose (aliquid). Désigne l'être en tant que distinct de tout autre. Cette notion est comptée parmi les notions transcendantes (v. unité). Quiddité (quidditas : quid, qu'est-ce?). L'essence considérée en tant qu'elle est exprimée par la définition, c'est-à-dire - par la réponse à cette question : qu'est-ce? Quiétisme (quies, repos). Erreur de Molinos, etc., qui a fait consister la perfection dans une sorte de contemplation passive (v. ataraxie, apathie). Quintessence (quinta essentia, cinquième essence). Substance incorruptible dont les corps célestes seraient composés, d'après l'ancienne physique. Les corps sublunaires étaient regardés comme composés des quatre autres éléments ou essences : l'eau, l'air, le feu, la terre. Raison (ratio : reor, je pense). Faculté de raisonner. Le mot raison se prend aussi pour motif, cause, principe, élément, etc.; ainsi dans cette proposition : la science est la connaissance des raisons des choses. — DIsTINCTIoNs : Raison, intelligence. Raison spéculative ou théorique, raison pratique. Raison supérieure, raison inférieure (v. 873 et suiv.). Etre de raison (v. être). — Raisons séminales (v. idées séminales). Rapport. Point de vue sous lequel on considère une chose, l'objet formel. De là cette distinction : Sous le même rapport ; sous différents rapports (sub eodem respectu, sub diverso respectu). En général, rapport se dit pour relation. * Rationalisme. Erreur de ceux qui rejettent toute révélation pour s'en tenir aux seuls enseignements directs de leur raison personnelle. — Rationalisme théologique, celui qui s'est efforcé d'expliquer les dogmes surnaturels, Trinité, Incarnation, etc., comme de simples vérités de la raison proposées | sous formes allégoriques.—Quelquefois le rationalisme se prend en bonne part, par opposition à l'empirisme, et il désigne alors toute philosophie fondée sur la raison. Réalisme. Doctrine d'après laquelle les idées universelles sont objectives (v. 301 et suiv.). · Réception, réceptivité. La réception est l'acte par lequel un sujet reçoit une impression, une idée, une connaissance, etc. La réceptivité est la faculté de cet acte. — AxIoMEs : Tout ce qui est reçu par un sujet l'est conformément à la nature de ce sujet. Ainsi l'intelligence connaît les choses matérielles d'une manière immatérielle. — Il vaut mieux donner que recevoir, c'est-à-dire qu'il est plus parfait, toutes choses égales d'ailleurs, d'être agent que patient. C'est une autre forme du principe :

L'acte prime la puissance. — En morale, comme en métaphysique, il est vrai de dire : Beatius est magis dare quam accipere (Act., XX, 35). \

Réduplicatif. Le sens est réduplicatif ou redoublé lorsqu'on prend un mot dans ce qu'il exprime formellement. Èx. : L'homme en tant qu'homme, c'est-à-dire en tant que raisonnable (v. spécifique).

* Réflexe (acte). On définit le simple acte réflexe : celui dans lequel une impression reçue par un centre nerveux est suivie d'une réaction motrice immédiate, sans transmission préalable aux centres plus élevés d'ordre psychique, et partant sans conscience, sans perception ni délibération : par exemple cligner l'œil à la moindre impression. — L'acte flexe psychique, au contraire, suppose certaines habitudes ou dispositions qui opèrent avant la délibération du sujet, mais non sans connaissance ; ce sont les mouvements primo primi remarqués par les scolastiques. Ex. : parer un coup avant toute délibération. Réflexion. Acte de l'esprit qui revient sur un objet pour mieux l'étudier (réflexion ontologique), ou sur lui-même (réflexion psychologique). Relation. Ordre d'une chose à l'autre, c'est-à-dire mode en vertu duquel une chose soutient tel ou tel rapport. — DIsTINCTIoN : Relation transcendantale, relation prédicamentelle ou catégorique. La première est un rapport essentiel à l'être même : telles sont la vérité, la bonté. La seconde est un rapport accidentel : par exemple la paternité dans un homme. * Relativisme. Opinion de ceux qui admettent la relativité de la connaissance. Il y a d'ailleurs bien des manières d'entendre cette relativité. De là des divergences notables parmi les relativistes. Les uns diront, avec Protagoras et les anciens sceptiques, que l'esprit de l'homme est la mesure des choses ; d'autres, que l'homme ne connaît que des relations, etc. * Religiosité. Simple sentiment religieux ; c'est la religion considérée non plus comme une doctrine et un devoir, mais comme un sentiment propre à l'homme, un besoin de l'âme, qui a soif du divin. Réminiscence. Souvenir qui s'appuie sur quelque raisonnement, quelque invention. Théorie de la réminiscence, hypothèse de Platon, qui suppose une vie antérieure à celle-ci et dans laquelle l'âme aurait joui de la science parfaite, d'une vision des idées pures, si bien qu'aujourd'hui, quand elle paraît s'instruire, elle ne fait que se ressouvenir. * Représentation. Image affaiblie que laisse la sensation ou que ramène l'imagination (v. image). On oppose la représentation à l'affection, à la volonté. On divise les sensations en affectives (plaisir, douleur) et en représentatives (expression des objets). Restriction. Emploi d'un terme dans un sens restreint. — Restriction mentale, celle que l'on fait dans l'esprit sans l'exprimer, et que les moralistes permettent dans certains cas où elle n'implique pas de mensonge. * Retour (Loi de). En histoire naturelle, se dit d'une loi en vertu de laquelle les descendants des hybrides reviennent au type paternel. pi Sagesse (sapientia). Connaissance des choses par les premières causes. La philosophie et la théologie sont qualifiées l'une et l'autre de sagesse par les scolastiques. La sagesse est encore une vertu morale, une haute prudence, et un don du Saint-Esprit. Scepticisme (sceptique ; de axenttxô; ; de axétrea6at, voir, considérer). Système de ceux qui pensent qu'il est permis de douter scientifiquement de tout. — Demi-scepticisme, celui qui se borne à la métaphysique, etc. — AxIoME : On ne fait pas au scepticisme sa part ; car, si on doute d'un seul principe légitime et nécessaire, on est amené logiquement à douter de tous les autres (v. 206). * Schème («xñuz, figure). Dans le kantisme, se dit de formes a priori qui seraient fournies par l'imagination et empruntées au temps ; ce serait par leur moyen que les concepts purs de l'entendement s'appliqueraient aux intuitions de la sensibilité. Ainsi la succession serait le schème de la causalité. Kant détermine d'autres schèmes transcendantaux correspondant aux autres catégories. Cette théorie des schèmes, arbitraire et artificielle à beaucoup d'égards, confirme cependant cette loi psychologique mise en évidence par l'Ecole : Nous ne pouvons rien comprendre sans l'imagination (v. imagination). Science (scientia). Connaissance des choses par leurs causes (v. 334 et suiv.). — DIsTINCTIoNs : Science spéculative, science pratique (v. 340). Science subalternante, science subalterne. Les conclusions de la première servent de principes à la seconde : ainsi les conclusions de la morale servent de principes à la jurisprudence. — Science d'approbation, science d'improbation, science que Dieu a du bien qu'il approuve, science qu'il a du mal qu'il réprouve. — Science de simple intelligence, science de vision, science que Dieu a des choses purement possibles et science qu'il a des choses passées ou présentes ou futures. * Scissiparité ou Fissiparité (scissum ou fissum, fendu ;parere, enfanter). Mode de reproduction propre à certains êtres inférieurs, qui se multiplient par la scission de leur propre corps. Scolastique. Philosophie qui fut florissante au moyen âge et qui est personnifiée surtout dans l'Ange de l'école (v. 17 bis). * Sécularisme. Sorte de positivisme anglais contemporain, qui admet un culte sans admettre cependant aucun principe supérieur à la nature. Les sécularistes ne se préoccupent que du temps présent, c'est-à-dire du siècle, et nullement de l'autre V18.

[ocr errors]

* Sélection (seligere, choisir, séparer). Choix de reproducteurs qui améliore l'espèce. — Sélection naturelle, celle que la nature pratique d'elle-même, en éliminant les faibles, en rapprochant les meilleurs producteurs, etc. Darwin a fait de la sélection naturelle un des principes du transformisme (v. lutte pour l'existence). Semblable (similis). Ressemblant. — DIsTINCTIoN : Semblable, égal (v. ce mot). — AxIoMEs : L'effet ressemble à la cause (Effectus assimilatur causae agenti), parce que la cause agit selon sa nature. Le semblable n'agit pas sur son semblable (Simile non agit in simile) ; car l'effet de l'action ne peut être qu'une conformité nouvelle. Si de deux choses semblables l'une agit sur l'autre, ce n'est pas en tant qu'elles sont semblables. Les semblables se plaisent réciproquement (Simile simili gaudet). C'est une des lois de la sympathie ; mais il y a aussi la loi des contrastes. La ressemblance engendre l'amour (Similitudo est mater amoris). Autre forme de l'axiome précédent. Sens. Faculté de sentir. — DIsTINCTIoN : Sens externes, sens internes. Sens musculaire (v. 805 et suiv.). — AxIoME s : Le sens est du particulier ; la raison ou l'intelligence, de l'universel (Sensus est singularium ; ratio vero seu intellectus, universalium ) ; c'est-à-dire que les sens ne perçoivent jamais que le sensible, qui est toujours particulier, tandis que la raison a pour objet propre et direct les universaux, les généralités. Il n'y a rien dans l'intelligence qui n'ait été d'abord dans le sens (v. 938). Sens, signification (suppositio). — DIsTINCTIoN : Au sens composé, au sens divisé (in sensu composito, in sensu diviso). V. sophisme du sens composé et du sens divisé (181). Sensation (sensatio). Action de sentir (v. 811). On oppose quelquefois la sensation à la représentation (v. ce mot). Système de la sensation transformée, origine des connaissances d'après Condillac, qui fait tout dériver de la sensation. * Sensationisme. Mot qu'on essaie de substituer à sensualisme pour désigner le système de la sensation transformée. Quelquefois on dit sensisme. D'où les adjectifs : sensationiste et sensiste, au lieu de sensualiste. Sensibilité. Se dit des sens en général, soit des facultés sensibles de connaissance, soit des appétits sensibles ; se dit aussi de sentiments plus élevés. Sensible. L'objet des sens, ce qui peut être senti. Se dit aussi de ce qui a la faculté de sentir. — DIsTINCTIoN : Sensible commun, sensible propre, sensible par accident (sensibile commune, proprium, per accidens). V. 222. Sensorium commune. Organe du sens commun ou conscience

« PoprzedniaDalej »