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à l'autre, d'un état à un autre état. — DIsTINCTIoN : Mutation substantielle, accidentelle. La première est le passage d'une forme substantielle à une autre ; c'est une corruption ou une génération. La seconde est une simple transformation accidentelle. Mysticisme. En philosophie, se dit généralement des systèmes où la certitude n'est cherchée que dans des communications secrètes avec la divinité : ainsi le mysticisme des néoplatoniciens. Le mysticisme ainsi compris est une superstition. * Nationalisme. A signifié d'abord l'amour aveugle de la nationalité, l'amour exclusif de sa propre nation. Mais, depuis que l'idée de patrie a été attaquée odieusement, ce mot est devenu synonyme de patriotisme. * Nativisme, nativiste. Se dit d'une théorie et de ses partisans, qui affirment que les perceptions de l'étendue et de la durée sont primitives, innées ou plutôt (car il n'est pas nécessaire d'aller jusqu'à l'innéité) qu'elles sont irréductibles à des perceptions plus élémentaires. L'empirisme soutient le contraire. L'empirisme est la vérité, s'il se borne à affirmer que la connaissance de l'étendue et de la durée est acquise. * Naturalisme. Système de ceux qui n'admettent que la nature. Il y a deux espèces principales de naturalisme : l'un rejette Dieu, qu'il confond avec la nature, c'est le panthéisme ;

l'autre rejette la révélation seulement. — En esthétique, le naturalisme consiste à réduire l'art à la simple imitation de la nature : il est opposé alors à l'idéalisme.

Nature (natura : nasci, naître). L'essence, considérée comme principe d'action. Se dit aussi de l'ensemble des êtres créés et des forces auxquelles ils obéissent. Se dit particulièrement par opposition aux forces libres. — DIsTINCTIoNs : Nature naturante, nature naturée (natura naturans, natura naturata). La première c'est la nature incréée, d'où procède l'autre par voie de création. — Nature, grâce. Celle-ci est surajoutée à la nature et constitue l'ordre surnaturel. — Nature, art ; naturel, artificiel. Les œuvres artificielles sont celles des créatures raisonnables, elles s'ajoutent à celles de la nature et sont le produit de l'art. — AxIoMEs : La nature ne fait rien en vain (Natura nihil facit frustra) : c'est-à-dire que toute chose tend à une fin. Aristote ajoutait souvent à la nature le nom de Dieu : Dieu et la nature, disait-il, ne font rien en vain. La nature est terminée à une chose (Natura determinatur ad unum) ; car les forces de la nature ne sont pas libres. La nature ne fait pas de saut (Natura non facit saltum), c'est-à-dire qu'elle procède par transitions (v. continuité). La nature s'imite, c'est-à-dire que ses œuvres sont toujours analogues entre elles : rien n'é

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chappe à cette loi de l'analogie universelle, et l'art, en toutes choses, consiste à la saisir. * Naturisme. Culte de la nature et de ses éléments. Néant (nec, négation ; ens, être). L'opposé de l'être, la négation de l'être. — AxIoME : Rien ne se fait de rien (Ex nihilo nihil fit) : c'est-à-dire que rien ne se fait de rien comme d'une matière première ; le néant ne peut rien constituer ; c'est-àdire encore rien ne se fait sans cause. Nécessaire (necessarius ; de necesse : nectere nouer). Ce qui ne peut pas ne pas être. La nécessité est une perfection de l'être en tant qu'être. Elle est opposée à la liberté. — Nécessité antécédente, conséquente. La nécessité antécédente précède l'acte et empêche qu'il ne soit libre ; la nécessité conséquente accompagne ou suit l'acte et n'empêche pas qu'il soit ou qu'il ait été libre. — AxIoME : Le contingent suppose le nécessaire (v. 461). Négation. C'est le contraire de l'affirmation. Le négatif est aussi opposé au positif, au réel. — DIsTINCTIoN : Négation, privation. La négation marque une simple absence, tandis que la privation est l'absence d'une chose due. Ainsi le mal est dans une privation et non pas dans une simple négation. * Néo-criticisme. Criticisme modifié par Ch. Renouvier et ses disciples. Les néo-criticistes négligent l'idée de substance, conservée par Kant sous le nom de noumène ; ils joignent l'apriorisme de Kant au phénoménisme de Hume et pensent que le tout est compatible ensuite avec les croyances postulées par la morale. Nerfs. Se dit d'un système de filaments qui enveloppe tout le corps comme d'un réseau et se rattache à des masses centrales : cerveau, cervelet, moelle épinière. — Nerfs afférents (afferre, apporter), ceux qui transmettent de la périphérie au centre les impressions reçues ; ils sont dits aussi nerfs sensitifs. Nerfs efférents, ceux qui transmettent la réaction du centre nerveux à la périphérie ; ils sont dits aussi nerfs moteurs (v. réflexe). * Neurone (veücov, nerf). Elément nerveux auquel on a attribué une grande importance dans ces derniers temps. * Nirvâna. Fin dernière de l'homme d'après les bouddhistes. C'est une disparition de toute personnalité et de toute conscience, disent les uns, et partant un anéantissement ; c'est une parfaite union au premier principe, disent les autres. Nisus formativus (nisus, effort ; formativus, formatif). Force vitale ou plasticité, propriété que possèdent les tissus vivants et les éléments anatomiques, en vertu de laquelle ils se régénèrent, se reproduisent, etc. Nombre. C'est une multitude mesurée par l'unité, c'est une quantité déterminée. — Nombre nombrant, nombre nombré (numerus numerans, numerus numeratus). Le premier est le nombre abstrait, continu, comme deux, trois. Le second est le nombre concret, discret, celui des choses réelles, comme dix hommes, vingt jours. — Nombre transcendantal, nombre de quantité. Le premier résulte de la pluralité d'êtres ; le second, d'une pluralité de parties d'une même quantité. Ces deux nombres diffèrent comme l'unité transcendante et l'unité numérique ; la première provient de l'indivision de l'être, et la seconde de l'indivision de la quantité. Nominalisme. Système de ceux qui nient la réalité des universaux (v. 294 et suiv.). * Notion (notio). Idée, considérée comme objective (v. 41). Voir aussi intentions premières, secondes. * Noumène (voûp svov, ce qui est conçu par l'esprit, voÙ;). Dans le système de Kant, les noumènes sont les essences, les natures. Ils sont opposés aux phénomènes, comme la substance à l'accident, comme ce qui est à ce qui paraît. O. Désigne la proposition particulière négative (v. A). Objectivité. Caractère de ce qui est objectif, réel, existant indépendamment du sujet qui connaît. Objet. Ce qui s'offre aux sens, à l'intelligence. Est opposé au sujet, qui a le sens, l'intelligence. Tous les philosopphes se sont employés à montrer comment le sujet pouvait connaître l'objet. — DIsTINCTIoNs : Objet matériel, objet formel. Le premier est l'objet en lui-même, tout entier ; le second est l'objet tel qu'il se présente, sous la forme qui permet de l'atteindre (v. 346). — AxIoME : Les puissances, les habitudes, les sciences, etc., sont spécifiées par leur objet ; car elles sont spécifiées par leurs actes, qui eux-mêmes répondent à leur objet. Occasion. Conjoncture, rencontre plus ou moins favorable à la production de quelque effet. — DIsTINCTIoNs : Occasion, cause (V. 522). Occasionnalisme. Système de Malebranche et aussi de Leibniz, en vertu duquel les êtres n'agiraient pas réellement les uns sur les autres, mais ne seraient que des occasions les uns par rapport aux autres, Dieu étant la cause unique (Malebranche), ou du moins chaque être n'agissant que sur luimême (Leibniz). * Ontogénie. V. Phylogénie. Ontologie (àvro; Jôyos, science de l'être). Science de l'être en général, partie de la philosophie dite encore philosophie première et métaphysique générale (v. 389). Ontologisme. Système de ceux qui regardent Dieu comme le principe et le moyen de toutes nos connaissances. Opinion. Jugement incertain, mais qui paraît plus ou moins probable à celui qui l'émet (v. 179). — DIsTINCTIoN : Opinion,

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doctrine. A proprement parler, la doctrine fait partie de la science et entre dans l'enseignement ; elle est certaine, tandis que l'opinion est douteuse. | Opposition. Relation entre deux choses ou deux termes, dont l'un exclut l'autre. — DIsTINCTIoN : Opposition de contradiction, de contrariété (v. 132). AxIoME : Les opposés tombent sous la même science (Oppositorum eadem est scientia). — Tout est double et toujours une chose est opposée à une autre (Omnia duplicia et unum contra unum). Le contraste, en effet, de même que l'analogie, est partout. Au jour est opposé la nuit ; au bien, le mal, etc., etc. Optimisme. Opinion de ceux qui pensent que Dieu a créé le meilleur des mondes possibles. Se dit aussi de l'opinion de ceux qui pensent que la somme des biens, en cette vie, l'emporte sur celle des maux. Ordre (ordo). Heureuse disposition des choses ; il résulte toujours de ce que la multitude est ramenée de quelque manière à l'unité. L'ordre se dit aussi de la succession, de la suite. — DIsTINCTIoNs : Ordre d'intention, ordre d'exécution. Le premier est donné par rapport à la cause finale ; le second, par rapport à la cause efficiente (v. intention). Ordre d'existence, ordre de connaissance. Le premier est celui dans lequel les choses naissent, apparaissent ou existent. Le second est celui dans lequel les choses nous sont connues. Ordre physique, ordre moral. Le premier est celui des êtres privés d'intelligence et de liberté, il est fatal en lui-même. Le second est celui des créatures intelligentes et libres. * Organicisme. Opinion qui consiste à regarder la vie comme le résultat de l'organisation, de l'agencement des organes et de leurs propriétés. Mais la science a démontré aujourd'hui que la vie précède l'organisation et que « vivre c'est créer son organisme ». Organon (en grec, instrument). On désigne sous ce nom les livres d'Aristote qui traitent de la logique. * Pacifisme. Opinion, espérances de ceux qui pensent que les temps sont venus d'établir la paix universelle. * Palingénésie (tz)tyysve aiz ; de Itz)iv, de nouveau ; yeviats, génération). Renaissance de tous les êtres vivants qui aurait lieu après leur mort, d'après Charles Bonnet, etc. (v. métempsycose). * Panenthéisme (tåv, tout ; ê», dans ; 0#o;, Dieu). Mot employé par quelques philosophes contemporains pour exprimer cette opinion que Dieu est en toutes choses. Cette opinion est vraie, si l'on entend que Dieu est distinct de tout être, tout en le conservant intimement dans l'existence, et n'en constitue intrinsèquement aucun.

* Panphénoménalisme ou Panphénoménisme. Philosophie d'après laquelle tout n'est que phénomène, illusion. On dit aussi illusionisme. * Panpsychisme. Doctrine d'après laquelle l'univers est en soi de nature psychique, mentale. Le monadisme de Leibniz est un panpsychisme. * Panspermie ou Panspermisme. Doctrine d'après laquelle des germes sont répandus partout. Si l'on entend que tout est germe, la panspermie est une sorte de monadisme. Panthéisme (Träv, tout ; ôeôs, Dieu). Système de ceux qui pensent que Dieu n'est pas distinct de la nature et qu'il y a, au fond, un même être, une même substance, avec les caractères du fini et de l'infini, de l'esprit et de la matière. Paralogisme (trapá, à côté ; )oytzgös, raisonnement). Syllogisme ou raisonnement qui pèche dans la forme. Il diffère du sophisme, qui pèche dans le fond, et suppose même souvent l'intention de tromper. * Paramnésie. Fausse mémoire (v. amnésie). * Paraphasie. Maladie dans laquelle on émet toujours des signes non conformes au sens que l'on veut exprimer (v. aphasie). Passion (passio : pati, souffrir). D'une manière générale et en tant qu'elle est opposée à l'action, la passion consiste à souffrir, à recevoir l'action. Considérée comme catégorie, elle est l'accident en vertu duquel le patient est actuellement et formellement tel. La passion se dit encore d'une affection pénible et fâcheuse ; si elle est durable, elle est appelée par les scolastiques qualité passible. Enfin, la passion se dit surtout de tout mouvement de l'appétit sensible (v. 882 et suiv.). Patient (patiens). Celui qui souffre l'action exercée par l'agent. Intellect patient (v. intellect). * Pédagogie ( Trzis, enfant ; &yev, conduire). Science, art de l'éducation. * Pédiatrie (tais, enfant ; îzrpsta, médecine). Médecine des enfants ; se dit particulièrement de la guérison morale des enfants vicieux. On a tenté d'appliquer l'hypnotisme à la pédiatrie. * Pédologie. Science qui aurait pour objet l'enfance considérée dans toutes ses phases. Perfection (perfectio). Etat de ce qui est parfait, c'est-à-dire de ce à quoi rien ne manque, qui est bien sous tous les rapports. — DIsTINCTIoN : Perfection simple ou absolue, perfection relative (v. 458 et suiv.). ité (perseitas : per se, par soi). Perfection de la substance, qui existe par elle-même, non pas qu'elle se soit donné l'existence ou ne l'ait pas reçue, mais parce qu'elle existe en

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