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Irascible. V. appétit. Ironie socratique. Partie de la méthode socratique qui consistait à proposer des doutes et à poursuivre habilement des interrogations de manière à détacher peu à peu l'adversaire de ses préjugés. Venait ensuite la maieutique, qui l'aidait à découvrir lui-même la vérité et à formuler la vraie doctrine, en cherchant à satisfaire toujours aux questions de son interlocuteur. Isagogé (en grec, introduction), Isagogé de Porphyre. Introduction de ce philosophe à la logique d'Aristote. Jugement. Acte par lequel l'esprit compose ou divise deux idées ou deux termes (v. 115 et suiv.). — DIsTINCTIoNs : Jugement analytique, synthétique a priori (v. 118 et suiv.). Jugement comparatif, intuitif. Le premier résulte d'une comparaison distincte; le second est évident avant , toute comparaison distincte ou réfléchie, il résulte de l'analyse d'une idée ou d'une appréhension : par ex. je suis. * Kantisme. Philosophie de Kant ; c'est le criticisme, une sorte de demi-scepticisme. * Kleptomanie (z)érretv, voler). Manie du vol, penchant irrésistible au vol. On dit aussi clopémanie (x)orh, vol). * Léthargie (lethargia ; de 240n, oubli). Etat de mort apparente, dans lequel les membres sont inertes et flexibles. C'est l'une des formes de l'hypnose. Li ou Ly. Est employé quelquefois par les anciens scolastiques, comme le grec rô, pour l'article le. Liberté (libertas). Faculté de choisir. — DIsTINCTIoNs : Liberté intérieure ou libre arbitre ou liberté de nécessité, et liberté extérieure ou liberté de coaction (v. 909 et suiv.). Liberté de contradiction, liberté de contrariété ou de spécification (v. 910). — Liberté, licence. Celle-ci est l'abus de la liberté. — Liberté de pécher, c'est la liberté de faire le bien ou le mal. (v. 911). Liberté d'indifférence (v. 912). * Libre-échange. En économie politique, système d'après lequel les transactions commerciales entre peuples devraient être facilitées, affranchies des taxes, etc. C'est le laisser-faire, le laisser-passer. * Libre-échangiste. Partisan du libre-échange. Est opposé à protectionniste. Lieu (locus, ubi). Superficie du contenant par rapport au contenu, considérée comme immobile. Le lieu est un espace déterminé. — DIsTINCTIoNs. Le lieu peut être occupé de plusieurs manières : 1° d'une manière circonscrite (ubi circumscriptivum), lorsque toute la substance est dans le lieu, mais non pas toute dans chaque partie du lieu, parce que ses dimensions s'appliquent à celles du lieu : ainsi le vin est dans le tonneau ; 2° d'une manière définie (ubi definitivum), lorsque toute la substance est dans le lieu et dans chaque partie du lieu, soit qu'elle informe le corps qui est dans le lieu (ainsi l'âme est dans le corps), soit qu'elle agisse (per contactum virtutis) et applique sa puissance en tel lieu déterminé (ainsi l'ange gardien est près de nous). 3° Il y a encore une troisième manière d'occuper le lieu (repletive) ; elle convient à Dieu seul, qui remplit tout de sa puissance et de sa présence, sans être limité d'aucune manière (v. aussi 785). * Localisation des facultés. Voir faculté. Logique. Partie de la philosophie qui traite des êtres de raison, idées, jugements, raisonnements, méthode. — AxIoME : La logique est tout et rien (Logica est omnia et nihil). V. 18. Lumière de gloire (lumen gloriae). C'est le principe qui perfectionne et élève assez l'esprit pour qu'il voie Dieu tel qu'il est, face à face. L'objet de cette vision intuitive est l'essence divine elle-même, à laquelle l'âme se trouve unie sans aucun intermédiaire, c'est-à-dire comme à sa forme intelligible ou SOn idée. Lumière intellectuelle (lumen intellectuale, intelligibile). C'est l'intellect agent (v. intellect). * Lutte pour la vie (en anglais, struggle for life). Fait universel dont Darwin a fait un principe pour étayer le transformisme (v. 609). Tous les êtres de la nature, sans en excepter l'homme, sont en lutte et se disputent une part de nourriture, de soleil et d'existence ; d'où il suit que les plus forts seuls survivent et que par conséquent l'espèce progresse. Mais est-il vrai que les Survivants soient toujours et absolument les meilleurs ? Est-il vrai surtout que le progrès puisse jamais s'opérer d'une espèce à l'autre? Macrocosme (en grec, le grand monde). L'univers, par opposition à l'homme, dit le microcosme ou monde abrégé, parce qu'il réunit en lui toute la nature de quelque manière. * Magnétisme (uáyvns, aimant). Agent mystérieux auquel l'aimant doit sa vertu. On entend aussi par magnétisme ou magnétisme animal un ensemble de pratiques qui ont été employées par Mesmer, etc., pour produire certains effets extraordinaires, guérisons, phénomènes de somnambulisme et de seconde vue, etc. (v. hypnotisme). Maïeutique (uxtevrixh, art d'accoucher). V. ironie socratique. Mal. Privation de bien (v. 454). — DIsTINCTIoNs : Mal taphysique, physique, moral (V. 455). — AxIoME : Il n'y a pas de mal absolu ; car il se détruirait lui-même. Tout est requis pour le bien, un défaut suffit pour le mal (Bonum ex integra Causa, malum ex quocumque defectu). Il est facile d'appliquer Cet axiome au physique et au moral.

Manichéisme. Dualisme des manichéens, qui admettaient deux principes coéternels, l'un bon et l'autre mauvais. Matérialisme. Système de ceux qui disent que tout est matière, ou du moins que tout est matériel. Matière (materia ; en grec o)n, chaos, confusion). Ce dont une chose est faite. — DIsTINCTIoNs : Matière première, matière seconde (v. 535 et 656 et suiv.). — On distingue quelquefois la matière ex qua de la matière circa quam. La première est celle que nous avons définie, c'est la matière proprement dite ; la seconde, c'est ce qui est pris pour objet d'étude ou d'action, etc. * Mécanicisme. Se dit pour iatromécanisme et aussi pour mécanisme (v. ces mots). * Mécanisme. Système de Descartes et autres philosophes qui expliquent la matière et même les corps vivants par de simples mouvements ou impulsions. Le mécanisme est opposé au dynamisme. (V. ce mot). Médiateur plastique. Sorte d'âme inférieure et intermédiaire que Cudworth avait imaginée pour expliquer l'union de l'âme spirituelle avec le corps. * Médiumnité ou faculté médianimique. Aptitude qu'on remarque chez les médiums, sujets qui servent à provoquer des phénomènes de spiritisme, d'hypnotisme. Mémoire. Faculté de se souvenir, de reconnaître le passé. DIsTINCTIoNs : Mémoire intellectuelle, mémoire sensible (v. | 859 et suiv.). Métaphysique. Partie de la philosophie qui a pour objet l'être réel, les réalités supérieures (v. 388 et suiv.). Abstraction taphysique, la plus haute (v. abstraction). Métempsycose (mot grec ; de uztá, après ;. ép buxoûv, animer ; transmigration des âmes d'un corps à l'autre). Admise par les Indiens et les platoniciens, la métempsycose l'est aujourd'hui par les spirites. * Méthodologie. Traité de la méthode (v. 354 et suiv.). Milieu (le juste). Point précis, juste proportion qu'il faut rencontrer dans certaines choses. Milieu de la raison, milieu de la chose (medium rationis, medium rei). Le premier est d'ordre purement rationnel. — AxIoME : La vertu naturelle consiste dans un juste milieu (Stat in medio virtus). Par exemple, la prudence est entre la ruse et l'imprudence ; l'économie, entre l'avarice et la prodigalité : bref la vertu évite tout excès. * Misonéisme (uiao;, haine ; véos, nouveau). Haine des nouveautés ; sorte de routine qui s'oppose à l'introduction de nouvelles idées, de nouveaux usages et qui est comme une loi d'inertie dans l'ordre moral et social. Il a pour contrepoids l'amour de la nouveauté.

Mixte. Chez les scolastiques, les corps mixtes étaient les corps composés, c'est-à-dire formés de plusieurs, réunis en une même substance, sous une même forme substantielle. Dans le mixte les composants persistent, mais virtuellement, sous une autre forme, capable de ramener plus ou moins facilement les formes disparues (v. 650). Mnémotechnie (uvhan, mémoire ; réxvn, art.). Art de favoriser les opérations de la mémoire (v. 864). Mobile. Ce mot signifie tantôt le sujet possible du mouvement et tantôt le principe du mouvement. — Le premier mobile était, pour les anciens philosophes, le plus élevé des cieux, celui qui imprimait le mouvement aux autres (v. moteur). — Dans l'ordre moral, le mobile se dit de toute raison d'agir, de tout principe de conduite. — DIsTINCTIoN : mobile, motif. Le mobile se dit particulièrement des raisons tirées de l'ordre sensible : ainsi l'antipathie, la vengeance, l'ennui. Le motif désigne plutôt les raisons d'agir tirées de l'ordre intellectuel : ainsi le devoir, le sentiment religieux. Mode. Détermination quelconque de l'être (v. 65 et 490). — DIsTINCTIoNs : Mode substantiel, mode accidentel. Le premier détermine la substance en elle-même : ainsi l'existence et la subsistance. Le second ne détermine que l'accident ou la substance par quelque accident : ainsi la position, la rondeur, etc. Mode transcendantal, mode catégorique. Les modes transcendantaux sont les modes généraux de l'être : unité, vérité, etc. Les modes catégoriques sont les modes spéciaux de l'être : la substance, la qualité, etc. — AxIoME : Le mode de connaissance et, en général, le mode d'opération suit le mode d'existence ; car . l'être, les facultés, les opérations, se correspondent et se mesurent réciproquement. Moi. Dans la philosophie moderne, le moi se prend pour la personne ou plutôt pour le principe qui dans la personne est conscient. * Monade (uôvzg, unité ; de ubvog, seul). Se dit des êtres simples qui, dans le système de Leibniz, composeraient tous les corps, et qui, en devenant conscients, deviendraient de vrais esprits. * Monadisme et Monadologie. Système des monades, d'après Leibniz (V. harmonie préétablie, aperception). * Monisme. Système panthéiste contemporain, d'après lequel tout procéderait d'un seul principe, par voie d'évolution. Le monisme est opposé au dualisme (v. ce mot). * Monogénisme (aôvo;, seul, unique ; yevhs, engendré). Système d'anthropologie d'après lequel tous les hommes ont même origine, descendent d'un même couple. Est opposé au polygénisme.

Moteur. Le principe du mouvement. Le moteur est opposé au mobile, c'est-à-dire à ce qui reçoit le mouvement. — Moteur mobile, moteur immobile. Le moteur qui est mobile luimême, est dit movens motum : ainsi le premier ciel ou premier mobile qui est mû à son tour, au moins en tant qu'être contingent, qui a passé de la possibilité à l'existence. Mais il y a un premier moteur qui n'est pas mû lui-même (movens non mo- . tum). Ce premier moteur absolu est Dieu. — AxIoMEs : Tout ce qui est est par un autre (Quidquid movetur, ab alio , movetur). Pour que cet axiome soit placé au-dessus de toute contestation et de toute équivoque, il suffit de remarquer que toute chose simple qui passe de la puissance à l'acte reçoit d'une autre son mouvement ; car le même principe simple ne peut être agent et patient. Et comme toutes les choses se résolvent en des principes simples, il faut arriver à un premier principe de tout mouvement qui soit un acte pur, premier moteur absolu, c'est-à-dire Dieu. — L'être meut en tant qu'il est en acte et il est en tant qu'il est en puissance ; car mouvoir c'est agir, être mû c'est souffrir. Le moteur et le mobile sont ensemble (Movens et motum sunt simul) ; car l'un ne peut agir sur l'autre qu'à cette condition. Moteur, motrice. Faculté motrice, faculté de l'ordre sensible qui permet à l'animal de se mouvoir. Mouvement (motus). Au sens très général, le mouvement est un acte quelconque (actus) : ainsi Dieu lui-même est un mouvement. Dans un sens moins général, le mouvement comprend tout changement, tout passage de la puissance à l'acte, toute transformation, mutation, etc... : en ce sens Dieu est immuable et il meut toute créature. Dans un sens particulier, le mouvement est une tendance actuelle à un terme, c'est l'acte de l'être en puissance qui ne cesse pas pour cela d'être en puissance (Actus entis in potentia prout in potentia). Le mouvement en effet, est donné dans le mobile, mais celui-ci continue à le poursuivre tout en l'ayant déjà. On voit dès lors comment le mouvement diffère de l'opération. Celle-ci n'est pas en voie de s'accomplir, comme le mouvement, mais elle est accomplie ; elle est simplement l'acte de l'être en puissance (Actus entis in potentia). — AxIoMEs : Le mouvement local est le plus parfait des mouvements, c'est-à-dire que tous les autres mouvements ou changements affectent plus le sujet, le modifient davantage qu'un simple changement de lieu. — Le mouvement local est le premier des changements. C'est par lui, en effet, que s'opèrent tous les changements dans les corps. · Moyen (medium, milieu, instrument). Se dit de la fin intermédiaire (v. fin) et de la cause instrumentale. Mutation (mutatio : mutare, changer). Passage d'une forme

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