Obrazy na stronie
PDF
ePub

bolique ne diffère pas de « la forme la plus sévère de l'hystérie ». I. Désigne la proposition particulière affirmative (v. A). * Iatrochimie (izrpôs, médecin ; et chimie). Se dit de la chimie médicale et aussi du système d'après lequel les opérations vitales auraient pour principe suffisant les affinités chimlques. * Iatromécanisme. Système d'après lequel les opérations vitales auraient pour principe suffisant les § mécaniques ; il se rattache au mécanisme de Descartes. Idéal. Idée considérée comme cause exemplaire, comme le type à réaliser, à imiter du moins autant qu'il est possible (v. 543). , , Idéalisme. Système de ceux qui ramènent toute réalité à l'idée et au sujet pensant. Leur formule est celle-ci : Esse est percupu. * Idéation. Formation de l'idée, intervention de l'idée. Les mouvements réflexes se produisent sans formation d'idée, tandis qu'il y a idéation dans les actes réfléchis. Idée (idea, du grec iôéz). Principe immédiat de la connaissance, par lequel on connaît (v. 35 et suiv. V. aussi espèce impresse et expresse 816, 933, etc. Idéal ou cause exemplaire 543). — Théorie des idées représentatives, théorie de la connaissance d'après laquelle les idées sont les images des objets et servent d'intermédiaires entre eux et le sujet pensant. Cette théorie demande à être expliquée. Elle a été combattue par Reid, RoyerCollard, Cousin. * Idée-force. V. image. Idées séminales. S'est dit de principes à la fois intelligibles et actifs des choses. On dit aussi raisons séminales. Idées-images. Sortes d'images (superficies légères) qui se détacheraient, pour ainsi dire, des corps, selon Epicure, et agiraient sur les sens et l'esprit. Identité. Propriété de l'être qui demeure conforme à luimême. Considérée dans des choses différentes, l'identité est comme l'unité dans leur fond et leur nature. — DIsTINCTIoNs : Identité générique, spécifique, numérique. La première appartient aux êtres du même genre ; la seconde, aux êtres de même espèce ; la troisième est celle des individus avec eux-mêmes. — Identité physique, morale (v. 437). Principe d'identité (v. principe). — Philosophie de l'identité, idéalisme panthéiste de Schelling, Hégel, etc. (v. monisme, dualisme). Elle est opposée à la philosophie de l'analogie, qui est la vraie. Idéologie. Nom que d'Alembert, Tracy et autres disciples de Locke et de Condillac ont donné à cette partie de la métaphysique ou de la logique qui traite de l'être et des idées supé

rieures, telles que les catégories, etc. Napoléon confondait tous les philosophes sous le nom d'idéologues. Idole. Dans le langage trop imagé de Bacon, nom des préjugés qui sont des sources d'erreur (v. 186). Ignorance. Etat de l'esprit qui ne sait pas ce qu'il devrait savoir, ou ce qui ajouterait à sa perfection s'il le savait (v. erreur). — Ignorance du sujet (ignoratio elenchi), méprise ou sophisme de celui qui ne répond pas à la question proposée, mais à une autre. Image (imago). Strictement parlant, l'image est l'objet de la vue ou de l'imagination (v. 843 et suiv.). Imagination (imaginatio, phantasia). Faculté par laquelle l'âme conserve l'image des choses sensibles et peut se les représenter de nouveau. L'imagination se dit aussi de l'objet de cette faculté, c'est-à-dire de ce que l'on imagine (phantasma). — AxIoME : Nous ne pouvons rien comprendre sans imagination (Non possumus intelligere sine phantasmate). C'est un fait d'expérience et une conséquence de l'union intime de l'âme et du corps (v. 833, 843 et suiv.). Imaginative. Faculté de l'imagination. Immanent (immanens : in, dans, manere, demeurer). Se dit d'une action dont le terme est dans le sujet lui-même : par exemple la pensée. Immanent est donc opposé à transitif (v. action). Immanent est aussi opposé à transcendant. Les panthéistes disent que Dieu est immanent au monde et non transcendant. * Immanentisme. Philosophie de l'immanence. Ses partisans ne l'ont pas encore définie clairement. Elle est le fruit de la méthode de l'immanence, qui consiste à ne s'appuyer que sur la raison considérée comme indépendante et autonome et à tirer les vérités morales et religieuses des exigences mêmes de la vie morale et de l'action parfaitement humaine. Immatérialisme. Nom donné à l'idéalisme de Berkeley, qui niait l'existence des corps, mais non celle des esprits. Immensité divine (v. 1076 et suiv.) Immutabilité. Qualité de ce qui est immuable. L'immutabilité absolue ne fait qu'un avec l'éternité(v. 1070, etc.). Impénétrabilité. Propriété en vertu de laquelle deux corps ne peuvent pas occuper naturellement le même lieu. * Impératif catégorique (v. catégorique et dictamen). Impression. Effet produit sur les organes ; se dit aussi de l'effet produit sur les sens et qui est la cause des perceptions sensibles, des émotions, des passions (v. 815, etc.). * Inconnaissable. Dans le positivisme contemporain, notamment celui de Spencer,l'inconnaissable c'est Dieu d'abord ;

ce sont aussi les substances, les essences, les natures, tous les objets de la métaphysique (v. agnosticisme). * Inconscient. Nom que des auteurs modernes donnent à la nature qui opère tant de merveilles en s'ignorant ellemême ; ainsi dans la plante et dans la partie inférieure de nousmêmes, voire même dans notre vie intellectuelle. Indifférent. Indéterminé. Liberté d'indifférence (v. 912). — AxIoME : De l'indifférent, comme tel, il ne suit rien (Ab indifferenti, uti indifferenti, nihil determinatum oriri potest). C'est à-dire que la puissance ne peut passer à l'acte qu'en vertu d'un autre acte. Indiscernables (Principe des). Leibniz le formule ainsi : Il n'y a pas deux êtres identiques. La preuve en serait qu'il n'y aurait pas de raison suffisante de cette identité (v. 439). Individu (individuum : individuus, indivisible). L'individu est ce qu'on ne peut attribuer à plusieurs ; l'individu est donc incommunicable. Il se distingue ainsi de l'universel qui est formellement une idée et qu'on peut attribuer à plusieurs. L'individu est encore appelé par les scolastiques substance première. AxIoME : Les individus sont infinis, c'est-à-dire qu'ils peuvent croître en nombre indéfiniment. * Individualisme. En sociologie, méconnaissance des solidarités sociales. Est opposé au collectivisme, au socialisme, comme un excès à l'excès contraire. Individuantes (Notes). Caractères, qualités qui distinguent l'individu. On les a renfermés dans les deux vers suivants : « Forma, figura, locus, tempus, stirps, patria, nomen. — Haec ea sunt septem, quae non habet unus et alter. » Individuation (Principe d'). Principe intrinsèque qui distingue les individus entre eux (v. 662). Induction (inductio). Sorte de raisonnement opposé à la déduction ; il conclut du particulier au général (v. 161 et suiv.). Inertie (inertia ; de iners : in, nég. ; ars, moyen). Propriété ou plutôt impuissance des corps qui ne peuvent modifier d'eux-mêmes leur mouvement ou leur repos. In fieri. V. devenir. Infini. Ce qui est sans fin. — DIsTINCTIoNs : Infini privatif, infini négatif. Le premier est privé de la fin, comme il est privé d'existence : ainsi l'être en général, la quantité en général. Le second n'a pas de fin, mais il n'est pas privé d'existence. Cet infini mériterait plutôt le nom de positif. Infini absolu, infini relatif. L'infini absolu est infini sous tous les rapports ; c'est-à-dire en tant qu'être : Dieu seul est infini de cette manière. L'infini relatif est infini sous quelque rapport seulement : ainsi un monde sans limites dans l'espace, si ce monde était réellement donné. Infini en acte, en puissance (in actu, in potentia). L'infini en acte existe, et comme infini. L'infini en puissance peut exister, mais non pas comme infini ; c'est celui qui peut croître sans cesse, c'est l'indéfini : ainsi le nombre des hommes et des jours. Infini catégorématique, syncatégorématique. Le premier est l'infini en acte ; le second, l'infini en puissance. — AxIoMEs : Il n'y a pas de proportion du fini à l'infini. L'infini ne peut résulter de fini (Infinitum non est ex finitis). Il n'y a rien de plus grand que l'infini (Infinito non est majus). V. 464 et suiv. V. aussi fini. Informer (informare). Etre à quelque chose sa forme. L'âme informe le corps. Inhérence. Rapport de l'accident à la substance, au sujet où il est donné. · * Inhibition (inhibitio, inhibere, retenir). En psycho-physiologie, ce terme est synonyme d'arrêt. Il y a des centres céré-. braux d'inhibition ; ils permettent à l'homme qui dispose de ses facultés d'arrêter un mouvement ou une impulsion, de résister à des instincts, de concentrer son attention, etc. Innéité (Théorie de l'), théorie d'après laquelle les idées, les principes seraient innés ; l'expérience nous donnerait seulement l'occasion d'en prendre conscience et de les appliquer (Cf. nativisme). Instinct (instinctus : instinguere, pousser). Appétit naturel et sensitif, qui résulte d'une connaissance sensible, mais non pas intellectuelle ; ce qui fait dire que l'instinct est aveugle, fatal, invariable (v. estimative). C'est par instinct que l'oiseau fait son nid, évite le danger. V. 851 et suiv. Instrument. Moyen d'action, sorte de cause dont se sert la cause efficiente principale (v. 526). * Intégration. Action qui compose le tout, qui en réunit les parties. La désintégration lui est opposée. * Intégrer. Se dit pour classer, assimiler, identifier, c'est-àdire faire entrer dans un tout. Intellect, intelligence (intellectus, intelligentia ; de inter legere, lire au travers). Faculté par laquelle l'âme atteint et connaît l'universel, l'immatériel. Se dit quelquefois pour la faculté de connaissance en général, et s'applique alors aux animaux (v. 864 bis et suiv.). — DIsTINCTIoNs : Intellect agent, intellect patient (intellectus agens, patiens) (v. 866 et suiv.). Intelligences séparées, les formes séparées, les esprits purs. —- AxIoMEs : Il n'y a rien dans l'intelligence qui n'ait été d'abord dans le sens (Nihil est in intellectu quin prius fuerit in sensu). V. 938. * Intellectualisme. On entend quelquefois par ce mot la tendance de certains systèmes de tout ramener à l'idée, à la

connaissance, ou du moins de tout leur subordonner étroitement. Son opposé est l'éthélisme ou thélématisme (è0é)o, je veux), qui subordonne tout à la volonté ou même à la liberté. Intelligible. Se dit par opposition au sensible. L'espèce intelligible c'est l'idée (v. espèce, idée). Le monde intelligible, c'est le monde des idées. — AxIoMEs : L'intelligible en acte est l'intelligent en acte (Intelligibile in actu est intelligens in actu), c'està-dire que l'idée est à la fois l'effet de l'objet et l'effet de la faculté de connaître, déterminée par l'objet ; l'objet et la faculté s'unissent dans leur acte (v. 933). — Tout être est intelligible (Omne ens est intelligibile), c'est-à-dire, en d'autres termes, que tout être est vrai. Les modernes donnent à ce principe le nom de principe d'universelle intelligibilité. Il touche au principe de raison suffisante. Intensité. Ce mot marque un certain degré, une certaine quantité dans la qualité, la force, etc. L'intensité est opposée à l'extension (intensivè, extensivè). De même l'intensif est opposé à l'extensif. L'intensité croît en raison inverse de l'extension et réciproquement. Mais si les choses auxquelles on attribue l'intensité ne tombent pas sous la mesure ou la quantité proprement dite, l'intensité marque seulement une activité ou une perfection supérieure : ainsi l'intensité de la volonté, de l'attention. Intention (intentio : in, vers ; tendere, tendre). Action de la volonté qui se propose un but, une fin. — DIsTINCTIoN : L'ordre d'intention et l'ordre d'exécution. Le premier est l'ordre des causes finales ; le second est l'ordre des causes efficientes. L'ordre d'intention est donc l'inverse de l'ordre d'exécution. L'intention désigne aussi quelquefois l'acte ou l'objet de la connaissance. — DIsTINCTIoN : Intentions premières, intentions secondes. L'intention première est l'idée directe, objective, comme celles de substance, d'homme, d'arbre. L'intention seconde est l'idée réfléchie, en tant qu'abstraite, comme l'idée de genre. La métaphysique a pour objet les intentions premières ; la logique, les intentions secondes ou êtres de raison. Intrinsèque. Qui tient à la nature d'une chose ou qui en fait naturellement partie (v. extrinsèque et cause). * Introspection. Observation intérieure, celle qui se fait par la conscience. Intuition(intuitio : in, dans ; tueri, voir).Vue directe de l'objet, vue intime.Se dit par opposition à la connaissance abstractive. * Intussusception (intus, au dedans ; susceptio, prise). Se dit du mode d'accroissement propre aux êtres vivants, qui s'accroissent en ingérant des aliments et en se les assimilant, et non pas en s'agrégeant de la matière comme les minéraux, qui croissent par juxtaposition.

« PoprzedniaDalej »