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en ses espèces, etc... La division succède à la définition (v. 99, 111, 114). — En économie politique, la division du travail, c'est la distribution d'un certain travail entre plusieurs ouvriers, de manière à ce que, chacun ne faisant qu'une partie, la fasse mieux et plus rapidement. En divisant ainsi le travail on multiplie les spécialités. — En histoire naturelle, la division du travail est aussi une loi de perfection. Cette loi veut que les organes soient d'autant plus nombreux et distincts que les êtres sont plus parfaits (V. différenciation). Dogmatisme. Se dit de la philosophie qui admet des dogmes, c'est-à-dire des principes ou des conclusions regardées comme incontestables. dogmatisme est opposé au scepticisme, qui révoque toute affirmation en doute. On a remarqué que l'excès du dogmatisme jette dans le scepticisme et réciproquement. Doute. Etat de l'esprit incertain, qui ne sait s'il faut affirmer ou nier (v. 179). Droit. Faculté naturelle ou légale de faire quelque chose, d'en jouir, d'en disposer, d'y prétendre, etc. (v. 1240). Droit des gens, droit international. On a entendu autrefois, par le droit des gens, une sorte de droit international positif, c'est-à-dire déterminé par la coutume et les contrats ; mais aujourd'hui on entend plutôt le droit naturel qui règle les rapports des nations entre elles. A ce droit vient s'ajouter ensuite le droit international proprement dit, déterminé par les contrats internationaux et les coutumes (v. 1335). Dualisme. Système philosophique et religieux d'après lequel le monde serait l'œuvre de deux principes opposés et coéternels, l'un bon, l'autre mauvais. Un dualisme célèbre est celui des manichéens. — Le dualisme se dit quelquefois aussi de tout système qui affirme une dualité d'êtres irréductibles entre eux : par exemple Dieu et le monde ; la pensée et l'étendue. ' Durée. Permanence dans l'être, avec succession ou sans succession. S'il y a succession, c'est le temps ; sinon, c'est l'éternité (v. 518). Dynamilogie (ôóvzats, force, puissance, faculté ; 2óyoç, science). Partie de la psychologie qui traite des facultés ou : puissances de l'âme (v. 790 et suiv.). * Dynamisme. Système, opinion de ceux qui expliquent la matière par des forces intrinsèques, et même immanentes, et non pas seulement par l'étendue et le mouvement. Le dynamisme a été soutenu par Leibniz, Newton ; il est opposé au mécanisme de Descartes, etc (V. 652). — DIsTINCTIoN : Monodynamisme, duodynamisme, tridynamisme, polydynamisme. Le monodynamisme ou animisme consiste à regarder l'âme comme le seul premier principe de la pensée, de la sensation et de la vie organique dans l'homme ; le duodynamisme ou

Vitalisme admet deux premiers principes associés entre eux : l'âme intelligente et le principe de la vie organique ; le tridynamisme admettait trois âmes ; le polydynamisme les multipliait, comme les organes, sous le nom d'archées. On le ramène aujourd'hui sous le nom de polypsychisme. E. Désigne la proposition universelle négative (v. A). Eccéité (haecceitas : haec, ceci). Nom du principe d'individuation, c'est-à-dire de ce qui fait que l'individu est tel, dans le système de Scot. L'eccéité serait une entité surajoutée à l'essence des êtres et qui les individualiserait (v. 664). * Echolalie (écho ; )a)tá, parole). Maladie nerveuse qui fait que l'on répète les paroles que l'on entend, les gestes que l'on Voit, mais sans pouvoir parler ni gesticuler spontanément {V. aphasie). Eclectisme (èx)éyetv, choisir). Philosophie ou méthode éclectique, celle qui consiste à choisir dans chaque système ce qu'il y a de bon, et à concilier ainsi tous les systèmes, au moins de quelque manière (v. 364 et suiv.). * Economie politique. Science qui traite de la formation, de la distribution et de la consommation de la richesse. Cette science, pour être utile, doit être subordonnée à la politique et surtout à la morale. Economique. Partie de la philosophie mrorale qui concerne le gouvernement d'une famille, d'un Etat, etc. * Ecossaise (Philosophie, Ecole). Celle qui a été fondée par Certains philosophes écossais : Thomas Reid, Adam Smith, à la fin du xvIIIe siècle. Elle est dite aussi Philosophie du sens commun. Ses principaux représentants en France furent Jouffroy et Garnier, l'auteur du Traité des facultés de l'âme. Education. Action, art d'élever les enfants. L'éducation prend aujourd'hui le nom de pédagogie. — DIsTINCTIoN : Education intellectuelle, morale, physique. La première forme l'esprit ; la seconde, le cœur ; la troisième, le corps. L'éducation relève de la psychologie, de l'hygiène, mais surtout de la morale et de la religion. Eduction (eductio : educere, tirer de). Action de tirer une forme de la puissance de la matière : par exemple on tire du marbre, en quelque sorte, la forme de la statue.Ainsi en est-il, toute proportion gardée, de l'éduction des formes substantielles par un agent capable d'exercer cette action. — DIsTINCTIoN : Eduction, création. Celle-ci consiste à tirer une chose du néant, à faire qu'elle soit, sans qu'il y eût une matière préexistante. L'éduction, au contraire, n'implique qu'une transformation. De plus l'éduction diffère de celle-ci et de la génération, en ce que ces dernières se terminent au tout, plutôt qu'à la forme. C'est le composé qui est engendré, transformé, tandis que c'est la forme qui est éduite. Effet (effectus). Ce qui est produit par la cause (v. cause et agent). — AxIoMEs : L'effet est postérieur à la cause, au moins dans l'ordre d'origine, sinon dans l'ordre de temps, car on conçoit que la cause et l'effet soient simultanés. — Tel effet telle cause, ou, en d'autres termes : L'effet est proportionné à sa cause ; car toute cause, en agissant, communique sa ressemblance de quelque manière (v. semblable), en sorte que l'effet est toujours univoque ou analogue à sa cause principale. Telle cause particulière peut être privée de son effet, mais non la cause universelle ; car une cause particulière n'est privée de son effet qu'au profit d'une autre, qui relève, à son tour, de la cause universelle. — Le même effet ne peut provenir de diverses causes. Il s'agit ici de causes totales, adéquates et de même ordre (v. 534). Efficiente (Cause). Celle qui produit son effet par son action physique (V. cause). Egal, égalité. Se dit des choses qui ont même quantité, mêmes dimensions ; au spirituel, se dit des choses qui ont même dignité et perfection. — DIsTINCTIoN : Egalité, similitude. La similitude se dit des choses qui ont mêmes qualités, ce qui fait qu'elles se ressemblent, alors même qu'elles sont inégales. Ego-altruisme. Système de morale (Spencer) qui concilie l'altruisme, par exemple celui de Comte (Vivre pour les autres) avec l'égoïsme (Vivre pour soi). Egoïsme. Vice de l'égoïste. Dans la philosophie positiviste, amour naturel de soi, qui serait, au dire de plusieurs, le point de départ et le principe des plus nobles sentiments. L'égoïsme est opposé à l'altruisme. Egoisme transcendant ou métaphysique, prétention dite philosophique de ceux qui doutent de tout sauf d'eux-mêmes. * Eject (mot anglais). Sorte de réalité que certains philosophes associationnistes ou positivistes admettent derrière l' objet et que nous conclurions par déduction. L'éject a été imaginé par Clifford. Elément. Les éléments sont les composants des corps, non pas les composants premiers, c'est-à-dire la matière et la forme, mais plutôt les corps simples ou regardés comme tels, dans lesquels se résolvent les corps composés. Les anciens comptaient quatre éléments : le feu, l'air, l'eau et la terre. Ils assignaient pour qualités primaires à ces éléments : la chaleur, le froid, l'humidité et la sécheresse ; pour qualités secondaires : la den

sité, avec la pesanteur : la rareté, avec la légèreté ; la dureté, la mollesse, etc. -

Emanation (emanatio : emanare, couler de). Mode de production en vertu duquel tous les êtres de l'univers ne seraient qu'un écoulement et une extension de la substance divine ; ils en seraient sortis éternellement et en sortiraient encore, sans la diminuer, comme les étincelles sortent du feu et la lumière de son foyer. Telle est la doctrine de l'émanation, doctrine panthéiste qui fait le fond de certaines religions orientales et de certaines philosophies de tous les pays. Les scolastiques emploient quelquefois le mot d'émanation au sens de création ou de production en général. Eminemment (eminenter). D'une manière éminente. DIsTINCTIoN : Eminemment, formellement, virtuellement. On conçoit qu'une chose puisse être dans une autre, par exemple un effet dans sa cause, de trois manières : 1o sous une forme autre, mais supérieure, qui remplace avantageusement la première : ainsi la science de l'homme est en Dieu éminemment.— 29 Sous la même forme : ainsi la nature humaine de l'enfant est formellement dans les parents. — 3o On conçoit enfin qu'une chose soit simplement dans la puissance d'une autre, c'est-àdire virtuellement : ainsi le chêne est dans le gland. Emotion. On comprend aujourd'hui sous le nom d'émotion les phénomènes affectifs, de plaisir ou de douleur. Ce mot est devenu synonyme de passion ou appétit sensible. Empirisme, empirique (èuteipiz, expérience). Les empiriques ou partisans de l'empirisme sont les partisans d'une méthode exclusivement expérimentale. Ils rejettent donc toute méthode a priori, toute méthode synthétique. Ils bornent même le plus souvent leurs observations aux phénomènes sensibles. L'empirisme implique le sensualisme (v. 360). * Encyclopédie (èv, dans ; xûx)os, cercle ; Itztôeiz, enseignement). Ensemble et enchaînement de toutes les sciences, système de toutes les connaissances humaines. Se dit aussi des ouvrages où l'on traite de toutes les sciences. Energie. Dans la philosophie d'Aristote, l'èvépyetz s'oppose à la ôUvzats, comme l'acte à la puissance. La notion d'énergie a passé dans la mécanique, mais elle s'est élargie ; car elle . comprend la puissance aussi bien que l'acte. On distingue, en effet, l'énergie potentielle et l'énergie actuelle. La somme de ces deux énergies est l'énergie totale d'un système à un moment donné. Entéléchie (evre)e xetz : evt e)é;, parfait ; éxetv, avoir). Dans la philosophie d'Aristote, l'acte ou la forme, par opposition à la puissance, à la matière. Ainsi l'âme est l'entéléchie du corps. Leibniz donne le nom d'entéléchie à ses monades. Enthymène (èv0ounuz, réflexion, pensée ; de èv0ousiaûzt, avoir dans l'esprit : iv, dans ; ôouôs, esprit). Syllogisme ellip

tique dont une des prémisses est sous-entendue (v. 155). Aristote l'appelle le syllogisme des orateurs. Entité (entitas). Essence, réalité, considérée distinctement. On a tourné en dérision les entités scolastiques, parce qu'on en avait abusé. On emploie quelquefois les mots entitatif, entitativement (entitativè). Ce dernier mot marque que l'on considère une chose dans sa réalité, en faisant abstraction de ce qui s'y ajoute ou lui est connexe. Epichérème (#rszeica uz, attaque). Syllogisme dans lequel la majeure ou la mineure, quelquefois les deux, sont accompagnées d'explications ou de preuves (v. 156). * Epigenèse (#tt, sur ; yiveat;, génération). Mode de production et de génération des êtres qui a lieu par l'addition successive des organes, le nouvel être étant d'abord à l'état d'ovule, puis de germe, puis d'embryon. L'épigenèse est opposée à la théorie de la « préformation des germes » ou de l'évolution organique, d'après laquelle les formes seraient tirées les unes des autres comme le contenu du contenant. L'épigenèse est adoptée par la physiologie moderne et peut être entendue d'une manière très correcte. Epikie (epikeia ; #tteizatz). Interprétation bénigne et équitable de la loi dans certains cas particuliers. Ex. : Il est défendu de donner asile à un malfaiteur ; mais il n'est pas à supposer que le législateur défende à un père de donner asile à son fils, celui-ci fût-il un malfaiteur. * Epiphénomène. Dans le langage des psychologues empiriques, se dit d'un phénomène surajouté à un autre. D'après plusieurs d'entre eux, la conscience ne serait qu'une qualité nouvelle surajoutée au phénomène psychologique déjà constitué. * Epistémologie (éttathan, science ; )öyos, théorie). C'est la théorie ou la philosophie des sciences : elle rentre dans la logique. Mais d'autres font de ce mot le synonyme de critériologie, science des critères, science de la science, branche aujourd'hui la plus développée, sinon la plus importante, de la logique. Equivoque (v. analogie). " Eristique (#pts, dispute). Se dit quelquefois des philosophes et des écoles qui abusent de la dialectique et ne cherchent qu'à briller dans la dispute. Se dit particulièrement de l'école de Mégare, qui s'appliquait plus que de raison à la critique, et tomba, avec Eubulide, dans de misérables subtilités. Erreur. Faux jugement, fausse opinion, fausse doctrine. — DIsTINCTIoNs : Erreur, ignorance, nescience. Celle-ci est une simple négation, une simple absence de science ; l'ignorance est une privation, l'ignorant ne sait pas ce qu'il lui fau

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