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* Cosmopolitisme. Opinions, vues de certains philosophes qui, à l'exemple des stoïciens, se déclarent les citoyens du monde et opposent indûment l'amour de l'humanité à l'amour spécial de la patrie ou le patriotisme. Créatianisme. V. traducianisme. Création. Acte par lequel Dieu a tiré du néant tout ce qui existe (v. 584 et suiv.). La doctrine de la création est opposée à la théorie de l'émanation et aux autres formes de panthéisme. — DIsTINCTIoN : Création, anéantissement, transformation, génération. La création est la production d'une chose sans matière préexistante (ex nihilo sui et subjecti) ; l'anéantissement est la cessation totale de l'existence d'un être, dans sa forme et sa matière ; la transformation est le passage d'une forme à l'autre (v. transformation) ; la génération (v. ce mot) est une transformation substantielle propre aux êtres vivants. — AxIoME : Rien ne se crée, rien ne se perd, c'est-à-dire que rien de nouveau n'est créé dans le monde sensible, et rien n'est anéanti : il n'y a que des transformations. Si la science moderne ne le démontre pas, du moins elle permet de l'induire et confirme ainsi cette parole de l'Ecclésiaste : » Didici quod omnia opera quae fecit Deus perseverent in perpetuum : non possumus eis quidquam addere nec auferre » (III, 14). — Création continuée, nom que donne Descartes à la conservation des choses par le Créateur. Cette expression peut induire en erreur. Critériologie. Cette partie de la logique qui traite des critériums et en particulier de l'évidence (v. critique). Plusieurs ramènent la critériologie à la psychologie. Critérium ou Critère (zpttheiov, ce † sert à juger). Signe, marque distinctive du vrai. Les scolastiques modernes établissent généralement que l'évidence est le critérium suprême de vérité. On donne aussi le nom de critères (critères subjectifs) aux facultés de connaissance (v. 218 et suiv.). * Criticisme. Nom de l'idéalisme allemand inauguré par Kant dans ses trois Critiques et particulièrement dans sa Critique de la raison pure, où, sous prétexte de mieux établir les fondements de la philosophie, il révoque en doute les connaissances les plus légitimes (v. néo-criticisme). Criticiste. Partisan du criticisme. Critique. Partie de la logique qui traite des critériums et de la méthode Philosophie critique, celle de Kant et de ses sectateurs, elle aboutit au subjectivisme et au scepticisme. * Cumberlandisme. Magnétisme pratiqué par Cumberland, qui prétendait lire la pensée de la personne dont il tenait la IIlalIl. Cynisme (xûov, chien). Philosophie des cyniques, qui, à l'exemple de Diogène, surnommé le Cynique, bravaient les

convenances et professaient l'austérité. Cynisme est devenu · synonyme d'impudence. * Daltonisme (de Dalton, physicien anglais, affecté de cette infirmité). Infirmité de ceux qui ne peuvent distinguer les couleurs ou du moins certaines couleurs et les voient, par exemple, uniformément en gris. * Darwinisme. Philosophie naturelle de Darwin, qui a essayé de rendre plausible le transformisme au moyen de ses principes de la lutte pour l'existence, de la sélection naturelle, etc. Le Darwinisme ne désigne pas tant le transformisme, déjà professé par Lamark, que l'explication des moyens qu'aurait employés la nature pour transformer les espèces. * Datum, data (en latin, donné, données). Quelques auteurs modernes emploient ces mots latins au sens de données (les data de l'expérience) ou de principes, d'axiomes (les data des mathématiques). Déduction (deductio : deducere, tirer de). Raisonnement qui va du général au particulier, des lois aux phénomènes, des causes aux effets. Est opposé à l'induction (v. 161). Définition. Explication de la nature d'une chose ou du sens d'un mot (v. 98 et suiv.). — AxIoME : Il n'y a pas deux définitions d'une même chose (Unius rei unica est definitio). Il s'agit ici d'une définition réelle et complète, celle qui précise l'objet défini. * Déisme. Ce mot, inconnu de l'antiquité et du moyen âge, désigne le système de ceux qui admettent la divinité et rejettent la révélation. Le déisme est donc une forme du rationalisme. — DIsTINCTIoN : Déisme, théisme. Le théiste admet une religion extérieure et un culte public, tandis que le simple déiste se comporte en définitive comme l'athée. . Démiurge (ôm/utoupyós, ouvrier, architecte). Dans la philosophie de Platon, intelligence ordonnatrice des choses, qui ne fait qu'un avec l'Unité suprême et le Bien. — Dans l'école d'Alexandrie, le démiurge se distingue de l'Unité ou Cause première, il est l'âme du monde. — Chez certains gnostiques, le démiurge est une sorte de mauvais génie. Démon (ôziuov, divinité, génie). Le démon de Socrate, divinité qui, au dire de ce philosophe, l'avertissait de ses devoirs. Peut-être que Socrate voulait simplement personnifier la voix de sa conscience. Démonstration. Raisonnement qui s'appuie sur des principes certains et aboutit à une conclusion certaine. — DIsTINCTIoNs : Démonstration, raisonnement dialectique. Dans la philosophie d'Aristote, la démonstration diffère du raisonnement dialectique en ce que celui-ci ne conclut que d'une manière probable. Démonstration pour quoi (propter quid), monstration par ce que (quia). La première s'appuie sur l'essence de la chose, sur sa cause nécessaire et prochaine ; la seconde sur des effets ou autres indices (v. 193). Démonstration par l'absurde, démonstration indirecte, qui se fait en montrant que la contradictoire de la proposition à prouver est absurde (v. ce mot). Démonstration circulaire (Demons- . tratio circularis), c'est le cercle vicieux (v. ce mot). * Déontologie (ôéovros )ôyos, science du devoir). Philosophie du devoir, la morale. * Désintégration. Action qui détruit l'intégrité d'un tout (v. intégration). Désir. Mouvement de l'âme qui se porte vers un bien qu'elle n'a pas. Le désir est donc un appétit et se divise comme celuici. — DIsTINCTIoN : Désir passionnel, désir raisonnable ou délibéré. Le premier n'est pas la volonté, comme l'ont cru les sensualistes, mais le simple appétit sensible ; le second se distingue de cet appétit, bien qu'il en soit toujours accompagné de quelque manière. — AxIoME : On ne désire pas ce que l'on ignore (Ignoti nulla cupido). Destin. Chez les poètes anciens, le destin est une fatalité · absolue ; chez les philosophes, il n'est guère que la loi naturelle des choses, l'enchaînement nécessaire des causes. Le destin supprime toute liberté, la liberté divine et la liberté humaine. Destinée. La destinée de l'homme n'est autre que sa fin. On en traite au début de la morale, car celle-ci doit se régler tout entière sur la destinée. * Déterminisme. Philosophie qui prétend que tout effet est déterminé dans ses causes, physiques ou morales, si bien que tout arriverait nécessairement. — DIsTINCTIoN : Déterminisme intellectuel, physiologique, mécanique. Le premier admet l'influence irrésistible des motifs ; le second, l'influence irrésistible des passions ; le troisième explique la vie supérieure par le mécanisme (v. 925 et suiv.). — Le mot déterminisme est quelquefois synonyme de détermination, d'enchaînement fatal de faits ou de phénomènes. * Devenir. Dans la philosophie moderne, le devenir c'est le progrès ou l'évolution incessante des choses. Le devenir est opposé à l'être comme le mouvement à ce qui demeure. — Dans la philosophie scolastique, il y a deux expressions qui rendent bien cette opposition : In fieri In facto esse. Devoir. Le devoir est l'obligation morale ; c'est la première notion de la philosophie pratique, celle qui la fonde : elle ne diffère pas de l'idée de bien manifesté comme loi de la conscience (v. 1241). Dialectique (ôtz) exrtzh réxvn, l'art de la dialectique ; de ôtz) éyouzi, discourir). L'art de raisonner. On désigne sous ce

nom la logique formelle. — Dans la philosophie des Eléates, sorte d'argumentation dialoguée, par laquelle on établissait la doctrine de l'immobilité et des idées. — La dialectique de Platon et d'Aristote n'est autre, au fond, que la logique et la méthode propre à l'un ou à l'autre de ces philosophes. — Aristote et, après lui, Kant entendent par arguments dialectiques les arguments probables, par opposition aux arguments démonstratifs (v. 34 et suiv.). Diallèle (ôtá)2n)z, l'un par l'autre). Paralogisme, pétition de principe, cercle vicieux où l'on tombe, par exemple, en faisant entrer dans une définition le mot même qu'il s'agit de définir. Les anciens sceptiques accusaient la science de tourner dans un cercle vicieux, parce qu'elle ne démontre pas ses principes (v. sophisme, 180). Dictamen (mot latin de dictare, dicter, suggérer). Se dit quelquefois en parlant de la voix de la conscience, de ce qu'elle ordonne ou défend. - Dictum de omni, dictum de nullo. Expressions par lesquelles les scolastiques désignent deux principes très généraux du syllogisme, qui reposent eux-mêmes sur le principe d'identité (v. 144). Le premier est celui-ci : Tout ce qui est affirmé d'un sujet universel, genre ou espèce, est affirmé de toutes les . individualités qui y sont comprises (Quidquid de omnibus valet, valet etiam de quibusdam et singulis). Le deuxième : Tout ce qui est nié d'un sujet universel est nié de tous les individus qui y sont compris (Quidquid de nullo valet, nec de quibusdam et singulis valet). Dieu. Cause première, Etre par essence, acte pur. Dieu n'est donc pas une cause intrinsèque du monde et ne peut être confondu avec l'être en général, ni avec l'être indéterminé qui fait le fond des choses. Le panthéisme nie plutôt Dieu qu'il ne l'affirme (v. 1000 et suiv.). " » Différence. Ce qui, en s'ajoutant au genre, forme l'espèce et la distingue des autres : ainsi la raison dans l'homme, la sensibilité dans l'animal. La différence est l'un des universaux. — DIsTINCTIoNs : Différence essentielle, différence accidentelle. La première est celle que nous venons de signaler ; la seconde est un accident : ainsi Pierre diffère de Paul. — Différence, diversité, distinction. La différence est entre les espèces ; la diversité est entre les genres ; la distinction est entre les individus. — AXIOME : La différence est plus noble que le genre (Differentia nobilior est genere) ; car la différence se compare au genre comme l'acte à la puissance, la forme à la matière (v. aussi 56, etc.). * Différencier, différenciation. Séparer, distinguer par la différence. Ces mots sont employés quelquefois par opposition

à multiplier, multiplication. La multiplication se fait par simple reproduction : ainsi l'espèce humaine, comme toute espèce vivante, se multiplie par voie de génération. Mais l'espèce humaine se différencie en même temps d'une manière accidentelle, en formant des races, des variétés distinctes. C'est une loi que les êtres corporels progressent en se différenciant, en passant de l'homogène à l'hétérogène, d'une unité imparfaite à une unité supérieure. Dilemme. Sorte de double syllogisme (v. 160). Direct. Se dit par opposition tantôt à indirect et tantôt à réflexe et à réfléchi. Discursif. Qui tire une proposition d'une autre par le raisonnement. La faculté discursive, c'est la raison. La méthode discursive, c'est la synthèse ou la déduction. En termes de mystique, l'état discursif se dit de l'état de l'esprit qui raisonne, par opposition à l'état contemplatif, où l'esprit cesse de disCOlll'lI'. Disjonction. La disjonction ou proposition disjonctive est celle dans laquelle on rapporte à un même sujet plusieurs attributs possibles mais qui s'excluent réciproquement. Disposition. C'est une qualité comme l'habitude, mais qui n'a pas la détermination ni la fixité de celle-ci. Avec l'exercice la disposition se change facilement en habitude. — DIsTINCTIoN. La disposition est prochaine ou éloignée selon que le sujet est plus ou moins préparé à recevoir la forme, la qualité dont il s'agit. * Dissocier, dissociation. Se dit de la rupture d'une association, d'un accord, entre les centres nerveux par exemple, ce qui fait que les idées, les mouvements ne sont plus associés dans l'ordre naturel. Il y a dissociation dans certaines maladies, quand le sujet perd le souvenir de tout un ordre de choses, croit devenir un autre, et joue successivement plu- . sieurs personnages. , • Distance. Espace, intervalle entre les choses, les lieux, etc. — AxIoME : Il n'y a pas d'action à distance (Non datur actio · in distans) ; car pour agir quelque part, il faut y être de quelque manière, par soi-même ou par un intermédiaire, un instrument. Distinction. C'est l'absence d'identité. Elle est réelle ou logique (v. 438). Diversité. Différence totale, celle qui a lieu entre deux genres (v, différence). Divisibilité. Propriété de ce qui peut être divisé en parties de même nature. La divisibilité de la matière peut être regardée comme l'essence de la quantité. Division. Distribution d'un tout en ses parties, d'un genre

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