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éléments d'une idée. L'analyse extensive (ces deux mots se heurtent), est la recherche des objets auxquels s'applique une idée. C'est ainsi qu'on peut analyser l'idée d'être et y trouver la substance, l'accident, la vérité, etc. Jugement analytique (v. jugement). * Anesthésie (&vxta0naix, insensibilité). Privation de sensibilité. Elle est totale ou partielle, naturelle ou provoquée. Elle diffère de l'analgésie, qui est seulement l'insensibilité à la douleur. Animisme. Doctrine de ceux qui ont regardé l'âme comme le premier principe de vie dans l'homme, et, à proprement parler, doctrine de ceux qui ont regardé l'âme comme principe tout à la fois de la vie sensible et de la pensée, sans cesser . de la tenir pour spirituelle et immortelle. Cet animisme est celui d'Aristote et de la plupart des spiritualistes contemporains (Cf. Stahlianisme). — On donne parfois le nom d'animisme au préjugé de certains peuples qui regardaient tous les objets comme animés ou habités par un esprit. Anselme (argument de S.), v. argument ontologique. Antécédemment, v. conséquemment. Antécédent. L'antécédent et le conséquent sont les deux termes d'un rapport logique ou métaphysique ; ils sont entre eux comme le principe et la conclusion ou la cause et l'effet. Les positivistes préfèrent le mot d'antécédent à celui de cause, parce qu'il n'exprime que l'antériorité et qu'ils assimilent les causes à de simples conditions. * Anthropologie (&v02%tou )öyos, science de l'homme). C'est le nom que les naturalistes donnent à l'histoire naturelle de l'espèce humaine. Mais les Allemands, surtout depuis Kant, ont donné ce nom à toute science qui intéresse l'homme, l'âme ou le corps, l'individu ou l'espèce, la conscience ou l'histoire. De cette manière la psychologie est comprise dans l'anthropologie (v. 711). - | Anthropomorphisme. Opinion erronée de ceux qui attribuaient à Dieu une forme humaine ou du moins des passions et des sentiments humains. Anticipations. Selon les épicuriens, notions générales qui permettent de prévoir les choses, les faits, et d'anticiper ainsi sur l'expérience. Ces notions cependant ne sont pas innées, mais le fruit d'expériences antérieures qui ont été organisées. — Dans le kantisme, les anticipations de la perception sont des jugements à priori qui sont applicables aux objets de toute expérience future. Antilogie. Dans le scepticisme, égale valeur des raisons pour et cOntre. * Antinomie (&vri, contre ; vouò;, loi). Dans la philosophie

de Kant, contradiction inévitable dans laquelle tomberait notre raison, toutes les fois que nous voulons savoir quelque chose de l'absolu. C'est ainsi que la raison pure soutiendrait avec une égale probabilité que le monde a commencé dans le temps et qu'il a des limites dans l'espace (thèse), ou qu'il n'a ni commencement dans la durée ni limites dans l'espace (antithèse) ; qu'il est composé de parties simples et qu'il n'y a pas de divisibilité indéfinie (thèse), ou qu'il n'existe absolument rien de simple dans le monde.(antithèse) ; qu'il y a une première cause libre (thèse), ou que tout est soumis au déterminisme (antithèse) ; qu'il y a un être nécessaire (thèse), ou qu'il n'y a que des êtres contingents. Telles sont les quatre antinomies de la raison pure. Kant en signale une cinquième dans la raison pratique ou la morale : d'une part l'harmonie de la vertu et du bonheur nous paraît nécessaire (thèse), et, d'autre part, cette harmonie est impossible en ce monde (antithèse). * Antithèse. Thèse contraire. Dans la philosophie allemande (Hégel), l'antithèse marque le second mouvement de l'esprit, qui, après avoir affirmé (thèse), puis nié (antithèse), concilie, compose l'affirmation et la négation (synthèse). Apagogie (à tayoyh). L'apagogie ou le raisonnement apagogique est une réduction à l'impossible, une démonstration par l'absurde (v. absurde). Cependant, chez Aristote, l'apagogie est plutôt la réduction d'un problème à un autre. A pari. Semblablement ; par la même raison. Cette expression latine signifie que l'on conclut d'un cas donné à un cas semblable. Reste à savoir ensuite si cette induction est juste. A parte ante, a parte post. Ces locutions signifient par avant et par après. Par exemple : le temps est sans fin a parte post, mais non pas a parte ante. Apathie (&tz0siz, calme, indifférence, insensibilité). Absence de passion, indifférence complète de l'âme par rapport aux choses sensibles, dans laquelle consisterait la vertu parfaite, le souverain bien, d'après les Stoïciens, et aussi d'après Pyrrhon, Stilpon, etc. — A l'apathie on peut rapporter l'indolence épicurienne. * Aperception ou Apperception. Mot employé d'abord par Leibniz, qui désignait par là la perception consciente et réfléchie. Dans son système des monades, chacune d'elles a la perception, c'est-à-dire porte en elle la représentation des choses externes ; mais seules les monades supérieures sont douées de l'aperception. Kant accepte cette notion et y ajoute : son aperception pure est l'acte fondamental de la pensée, qui ne saisit qu'elle-même, sans atteindre la réalité du moi ni celle des substances extérieures. Enfin, d'après Cousin, qui cherche à tout concilier, l'aperception pure est la vue spontanée de l'esprit : elle est nécessairement la vue de l'objet ; elle est opposée à la connaissance réfléchie, qui seule a ce caractère subjectif d'où est né le subjectivisme de Kant. Maine de Biran a parlé d'une aperception immédiate interne, qui n'est autre que la conscience, et en particulier, l'acte par lequel l'âme se saisit comme cause dans l'effort musculaire. * Aphasie (& priv.; päats, mot). Charcot la définit : l'ensemble des modifications variées que peut présenter, dans l'état pathologique, la faculté que possède l'homme d'exprimer sa pensée par des signes. On a divisé l'aphasie en surdité verbale, cécité verbale, aphasie motrice ou aphémie, et agraphie (impossibilité d'écrire). On ajoute à ces quatre formes l'amimie, ou trouble de la mimique. D'après Broca les lésions d'où provient l'aphasie siègent au pied de la troisième circonvolution frontale gauche. Mais cette conclusion a été critiquée par le docteur Marie. Apodictique (&noôstzttzôs ;de &noôei#ts, démonstration). Aristote appelle de ce nom les propositions démontrées ; il les oppose aux propositions discutables. Kant applique le nom d'apodictique aux jugements qu'on ne peut contredire. Le raisonnement apodictique, c'est le raisonnement démonstratif. Apparence. V. phénomène. Appétit (appetitus ; appetere, rechercher). Aristote et les scolastiques réunissent sous ce nom et sans les confondre la volonté et le mouvement passionnel. La première est dite appétit raisonnable ou supérieur ; le second, appétit sensible. Ces deux appétits répondent à la connaissance sensible et à la connaissance intellectuelle, qui les précèdent. L'appétit sensible se divise ensuite en irascible et en concupiscible (v. passions, 887). — On entend aussi sous le nom d'appétit naturel (appetitus naturalis, conatus, intentio) toute tendance naturelle des êtres créés. Toutes nos facultés tendent de cette manière à agir, chacune selon la nature. — Dans la philosophie écossaise, les appétits sont des inclinations naturelles qui se rapportent au corps et ont pour caractère de renaître périodiquement après avoir été satisfaites. * Appétition. Dans le système de Leibniz, tendance de toute monade, même inférieure, à l'action, sorte de volonté en germe. A l'appétition Leibniz joignait la représentation ou la perception (v. aperception). Appréhension. Première idée qu'on prend d'une chose, idée qu'on prend avant le jugement et qui lui sert d'élément. Cependant le mot d'appréhension marque plutôt l'action de prendre une idée que l'idée elle-même. A priori, a posteriori. Locutions adverbiales et philosophiques. A priori signifie qu'on raisonne indépendamment de

l'expérience, en s'appuyant seulement sur les principes absolus de la raison, sur la cause, l'essence, l'idée, etc. A posteriori marque, au contraire, que l'on s'appuie sur l'expérience, que l'on remonte des effets aux causes, des faits aux lois, etc. * Apriorique. Qui est a priori. Se dit par opposition à empirique ou du moins à expérimental. * Apriorisme. Emploi des notions a priori. Arbitre (libre). V. liberté. Arbre de Porphyre. Tableau dressé par Porphyre, pour expliquer la coordination des genres et des espèces (v. ces mots). Il prend pour base ou pour tige la substance, qui se divise en corporelle et spirituelle. La substance corporelle ou le corps est organique ou inorganique. Le corps organique ou vivant est sensible ou insensible. Le corps sensible ou l'animal est raisonnable ou non raisonnable. L'animal raisonnable ou l'homme comprend tous les individus humains : Pierre, Paul, etc. Archée (àpxeto;, qui commande). Esprit vital, dans le système de Paracelse ; il est dans l'estomac et préside à la nutrition de l'animal. Ce n'est pas proprement un esprit, mais un corps astral qui conserve l'être vivant jusqu'à la mort. Van Helmont étend cétte hypothèse et fait de l'archée un principe vital qu'il place dans chaque organe important des animaux et des plantes. Archétype. Dans le système platonicien, idée subsistante des choses, qui est de toute éternité en Dieu. Dans le sensualisme de Locke, l'archétype est une idée toute subjective. * Architectonique. Ce mot, chez Leibniz, équivaut à inventeur, organisateur, créateur. Kant entend par là l'art des systèmes ou la théorie de ce qu'il y a de scientifique dans la connaissance générale. * Arétologie (à pers, vertu ; 26yo;, science). Science de la vertu. D'après Kant, elle n'a rien de commun avec l'eudémonologie ou science du bonheur. Argument, argumentation. L'argument est un raisonnement distinct, sous telle ou telle forme. L'argumentation c'est l'usage et le développement de l'argument. — Argument a priori, a posteriori (V. a priori). — Argument ad hominem. C'est celui qui tire sa force des circonstances relatives à la personne à qui on l'adresse. — Il y a des arguments célèbres : celui de saint Anselme pour prouver l'existence de Dieu par l'idée même de Dieu et qui est dit argument ontologique ; l'argument des causes finales (ou téléologique), qui est tiré de la destination évidente et très sage des choses, etc. — On entend aussi par argument le sommaire d'un chapitre, d'un discours, etc., c'est-à-dire la suite et l'enchaînement des idées principales.

Art. C'est une habitude intellectuelle qui dispose à bien faire certains ouvrages (Ars est ratio recta aliquorum operum faciendorum). — DIsTINCTIoN s. L'art est opposé à la nature comme la réflexion à l'instinct, à la pure inclination ; de même l'artificiel est opposé au naturel. AxIoME : L'art imite la nature, c'est-à-dire qu'il doit s'en inspirer, sans la copier servilement (v. 558). Ascétisme. En religion,se dit de la morale pratiquée par les ascètes. En philosophie, système des philosophes qui estiment que l'homme doit mortifier ses passions. Il y a un ascétisme faux : celui des stoïciens, des Indiens, etc. ; et il y a un ascétisme vrai, celui de l'Evangile, qui consiste à mortifier ses passions pour en être maître et pour expier ses péchés. Les positivistes s'élèvent contre l'un et l'autre indistinctement. Aséité (aseitas). En scolastique, perfection de l'être qui existe par lui-même (a se) et qui partant est nécessaire (v. perséité). Dieu seul existe par lui-même, c'est-à-dire par son essence. Assentiment (assensus). C'est formellement un acte de l'esprit qui adhère à une proposition. — DIsTINCTIoN : Assentiment, consentement. Le premier est un jugement approbatif et partant un acte de l'intelligence ; le second est formellement un acte de la volonté. Mais l'assentiment est bien près du consentement, de même que le dernier acte de délibération est bien près de l'acte de résolution. * Assertoire, assertorique. Nom que donne Kant à certains jugements qui n'impliquent pas l'idée de nécessité et qui sont de simples assertions. Leur place est entre les jugements problématiques et les jugements apodictiques. Assimilation (Théorie de l'). Se dit d'une théorie de la connaissance. Celle-ci, d'après les scolastiques, se fait par cela même que le sujet connaissant s'assimile, c'est-à-dire se rend semblable à l'objet connu, qui agit sur lui (v. 933, etc.). Association des idées. Liaison naturelle que les idées ont entre elles, qui fait que l'une ramène les autres. Cette association est purement sensible, ou bien intellectuelle et logique. — Suivant les philosophes anglais, trois lois régissent les associations d'idées : celle de contiguité (dans l'espace et dans le temps), , celle de ressemblance et celle de contraste. * Associationisme. Sorte de théorie mécanique de la raison, système des sensualistes anglais, qui expliquent les plus hautes facultés, la formation des idées abstraites et l'apparition des premiers principes, dans l'esprit, par l'association des impressions et des images ou idées sensibles. Ataraxie (&tzoz#ix, tranquillité d'âme). Tranquillité parfaite, absence de toute passion, que les stoïciens regardaient comme la vertu parfaite.

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