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NOTA. - Les termes propres à la philosophie contemporaine sont marqués d'un astérisque. Pour éviter certaines répétitions, on renvoie, quand il y a lieu, aux numéros du Traité.

A. L'une des quatre lettres, A, E, I, O, qui représentent les quatre sortes de propositions distinguées par les logiciens pour déterminer les modes et les lois du syllogisme. A désigne la proposition universelle affirmative ; E, la proposition universelle négative ; I, la proposition particulière affirmative ; O, la proposition particulière négative. C'est ce qu'on a exprimé dans ces deux vers : « Asserit A, negat E, verum generaliter ambo — Asserit I, negat O, sed particulariter ambo. »

Abduction (en latin, abductio ; en grec, &Itzyoyo). Syllogisme dans lequel la mineure est moins évidente que la conclusion, en sorte que l'attention se détourne de celle-ci pour se porter vers la mineure. Exemple donné par Aristote : La science peut être enseignée ; or, la justice est une science ; donc la justice peut être enseignée. On voit que l'abduction diffère de l'objection en ce que celle-ci porte sur le point contesté et non pas sur un autre. E5 s * Aboulie (à privatif ; 3ov)o, volonté : privation de volonté). · Sorte de maladie dans laquelle le malade est privé de volonté, ou du moins de volonté efficace. Absolu (absolutus, délié, libre, complet, parfait). Ce qui ne suppose pas autre chose, ce qui ne se rapporte pas à autre chose. A l'absolu est opposé le relatif (v. relation). Il n'y a qu'un absolu sans restriction : c'est Dieu, à qui tout se rapporte, sans que lui-même soit subordonné à rien. L'être est absolu, si on lui compare les différents modes. La substance et l'essence sont absolues, si on leur compare les accidents qui s'y ajoutent. La qualité et la quantité sont absolues, si on leur compare les autres accidents, qui affectent la substance d'une manière relative. L'universel est absolu si on lui compare le particulier. Absolu, absolument offrent encore plusieurs sens distincts, ils peuvent signifier : sans exception, sans restriction, sans condition, sans comparaison, indépendamment, etc. — Il est évident que le relatif suppose l'absolu. On ne peut nier celui-ci sans affirmer par là même qu'on en a quelque connaisSaIlC0. Abstinence. Dans le stoïcisme, l'abstinence consistait à s'abstenir de plaisirs sensibles ou d'autres satisfactions pour conserver la sérénité de l'âme et mieux affirmer l'indépendance et la suprématie de la volonté.

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Abstraction (abstractio : abstrahere, tirer de). Action de l'esprit qui tire l'universel du particulier, pour considérer la chose sans ses notes individuantes (v. 41 et 868, Intellect agent). — DIsTINCTIoN s : Abstraction métaphysique, celle qui consiste à faire abstraction de toute matière, pour ne retenir que les notions d'essence, de substance, etc. Abstraction mathématique, celle qui consiste à laisser les qualités sensibles pour ne retenir que la quantité et ce qui s'y rapporte, nombres, figures, etc. — Abstraction qu'on pourrait appeler physique, ou plutôt des sciences physiques, qui consiste seulement à généraliser les qualités sensibles (v. 347). Mais on peut entendre aussi par abstraction physique une simple attention, qui fait considérer une chose sans celles qui lui sont unies, par exemple la tête d'une statue sans le reste du corps. Les sens exercent une abstraction analogue ; car ils perçoivent dans l'objet la qualité qui leur est propre, sans les autres : par exemple la vue perçoit la couleur sans la saveur, etc. — AxIoME : Il n'y a pas de mensonge dans l'abstraction (Abstrahentium non est mendacium), c'est-à-dire que les idées ne sont pas

fausses par elles-mêmes ; il n'y a pas d'erreur à considérer une chose sans l'autre, mais seulement à affirmer ou à nier l'une de l'autre (v. 199). · Abstractive. Se dit particulièrement de l'idée et de la connaissance rationnelles que l'on a d'une chose par une autre qui en est l'image ou l'expression : ainsi nous connaissons la cause par l'effet, Dieu par la créature. La connaissance abstractive est opposée à l'intuitive (Cf. Intuition). Abstrait. Objet de l'abstraction, idée générale. A proprement parler, l'abstrait c'est l'universel considéré dans l'esprit, c'est-à-dire l'universel formel. On regarde aussi comme abstraite une qualité considérée indépendamment de son sujet : par exemple une couleur, le rouge, le blanc, le vert. Mais il est évident que si on considère cette couleur vue et sentie dans tel cas particulier et non pas la couleur en général ou telle couleur spéciale, il n'y a pas abstraction logique, mais physique pour ainsi dire ; c'est-à-dire que l'abstraction vient toute alors de l'attention : on fait abstraction de..., on s'abstrait de, mais on n'abstrait pas absolument parlant. A l'abstrait est opposé le concret (v. ce mot). — AxIoME : Plus une chose est abstraite, plus elle est simple (Abstractius quo aliquid est, eo simplicius) ; car, plus une idée est générale, moins elle comprend de notes. L'idée d'être, par exemple, est la plus générale, elle est aussi la plus simple. * Abstrait-concret. H. Spencer donne arbitrairement le nom d'abstraites-concrètes à certaines sciences (mécanique, physique, chimie) moins élevées que les mathématiques(dites sciences abstraites), mais plus générales que l'astronomie, la géologie, la biologie (dites sciences concrètes). En réalité, toutes les sciences sont abstraites, mais elles le sont à des degrés divers. Abstrus (abstrusus, enfoncé, caché). Difficile à pénétrer, à entendre, très abstrait. — Les idées les plus abstraites sont à la fois les plus simples, c'est-à-dire les moins complexes, et, à certains égards, les plus abstruses ; car, si les idées les plus générales paraissent les premières, elles s'éclaircissent les dernières. - o Absurde (absurdus, discordant : surdus, sourd). Ce qui est contradictoire, ce qui ne se conçoit pas, ce qui ne s'entend pas : par exemple un cercle carré. — Dans les sciences pures, en logique, en métaphysique, il n'y a pas de milieu entre l'absurde et le vrai ; mais en histoire et dans tout ce qui s'y rapporte, le faux n'est pas toujours absurde. — AxIoME : De l'absurde on peut tout déduire (Ab absurdo sequitur quodlibet) ; par exemple, si on admet que la matière est incréée, on déduira toutes sortes de systèmes. — Démontrer ou raisonner ab

absurdo, c'est partir d'un principe contradictoire à celui que l'on veut établir et chercher à en tirer des conséquences inadmissibles. Acatalepsie (&, priv. ; xztáan pt;, compréhension : incompréhensibilité). Dans la langue des sceptiques (Pyrrhoniens, moyenne Académie), l'acatalepsie est l'impuissance à laquelle serait réduit l'esprit humain en face de la vérité. D'après les acataleptiques, nous pourrions connaître le Vraisemblable, le probable, mais jamais le certain. Accident (accidens : accidere, arriver, s'ajouter). Ce qui est dans un autre, ce qui s'ajoute à la substance ou à l'essence pour la modifier. L'accident est donc opposé à la substance et à l'essence, sous différents rapports : l'accident ontologique, ou catégorique, ou prédicamentel, est opposé à la substance ; l'accident logique est opposé à l'essence ou l'espèce. Une branche dans un arbre est un accident logique, mais une substance réelle ou une partie de substance (v. 490 et suiv.). — DIsTINCTIoNs : Accidents absolus, accidents relatifs. Les premiers sont la qualité et la quantité, qui affectent la substance immédiatement et sans impliquer par eux-mêmes un rapport extérieur. Par soi, par accident (Per se, per accidens). Par soi, c'est-à-dire de sa nature, essentiellement, de soi ; par accident, c'est-à-dire vu les circonstances, accidentellement. Cette distinction très importante marque deux modes d'action, de causalité ou d'attribution très différents. Exemple : La nourriture est de soi une cause de force et de santé ; mais, par accident, à cause des circonstances qui l'accompagnent, qui s'y ajoutent, elle est une cause de maladie .— AxIoME s : L'accident est d'un être plutôt qu'un être (Accidens est entis potius quam ens), c'est-à-dire que l'accident complète l'être plutôt qu'il ne le constitue, il n'a l'être que secondairement et par la substance. L'être de l'accident, c'est d'être inhérent à la substance (Accidentis esse est inesse), c'est-à-dire qu'on ne conçoit pas l'accident sans cette inhérence, sinon actuelle, du moins virtuelle. Ce qui est accident chez l'un ne peut être substance chez l'autre (Accidens uni non est alteri substantia) ; car l'accident ne peut changer de nature (v. mode). Achille (Argument de l'). Nom donné à un argument so- . phistique par lequel Zénon d'Elée voulait démontrer l'impossibilité du mouvement. Soit un coureur, Achille, « aux pieds légers », lancé à la poursuite d'une tortue : jamais il ne l'atteindra. Car il ne parviendra au point d'où elle est partie, que lorsqu'elle aura pris quelque avance, et ainsi de suite à l'infini, en ajoutant toujours aux espaces précédents l'espace nouveau et moindre parcouru par la tortue. * Acosmisme (z, priv. ; zôaaog, monde). L'acosmisme est

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