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DE MM. L. BARBIER, coNsERvATEUR A LA BIBLIOTHÈQUE DU LoUvRE ; ^ AP. BRIQUET ; G. BRUNET ; J. CHENU ; DE CLINCHAMP, BIBLIoPHILE ; V. CoUsIN, DE L'ACADÉMIE FRANçoIsE ; DEsBARREAUx-BERNARD, BIBLIoPHILE ; A. DINAUx; G. DUPLEssIs; A. ERNoUF, BIBLIoPHILE; FERDINANDDENIs, coNsERvATEUR A LA BIBLIOTHÈQUE SAINTE-GENEVIÈvE; J. DE GAULLE; CH. GIRAUD , DE L'INSTITUT ; ALFRED GIRAUD ; GRANGIER DE LA MARINIÈRE , BIBLIOPHILE ; P. LACRoIx (BIBLIoPHILE JAcoB) ; J. LAMoUREUx ; , C. LEBER ; LERoUx DE LINCY ; P. DE MALDEN ; MoNMERQUÉ; PAULIN PARIs, DE L'INsTITUT; LoUIs PARIs; J. PICHoN, PRÉsIDENT DE LA SoCIÉTÉ DEs BIBLIoPHILEs FRANçoIs; RATHERY, · BIBLIoTHÉCAIRE AU LoUvRE; RoUARD; SAINTE-BEUvE, DE L'ACADÉMIE FRANçoIsE ; LE BARoN DE STAssART ;CH. WEIss ; YEMENIz, DE LA SoCIÉTÉ DEs BIBLIOPHILES FRANçoIs; etc., etc.;

CONTENANT DES NOTICES BIBLIOGRAPHIQUES, PHILOLOGIQUES, HIsToRIQUEs, LITTÉRAIREs, ET LE CATALOGUE RAISONNÉ DEs LIvREs DE L'ÉDITEUR.

JUIN.
DIXIÈME SÉRIE.

| A PARIS,
J. TECHENER, LIBRAIRE,
PLACE DE LA COLONNADE DU LOUVRE, N° 20.

1852.

Sommaire du 18° numéro de la dixième série du
Bulletin du Bibliophile.

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PAGES VARIÉTÉs BIBLIoGRAPHIQUEs. — Notes sur deux romans anecdotiques : les Amours d'Alcandre et les Advantures de la cour de Perse, par Paulin Pâris. 81 1,

DÉCoUvERTE BIBLIoGRAPHIQUE. — Note sur la Comédie et resjouissance de Paris, etc. , par Leroux de

Liney · · · · · · · · · · · · · · · · · · . . . 828 NoricEs BIBLIoGRAPHIQUEs. -- Tractatus de peste per

G. de Cauliaco, par D. Bernard. . . . . . . . . 835 — Lettre sur un volume intitulé : L'Académie mili

taire, par F. Morand . . . . . . . . . . . . . . 837 CAtALocur. .. .. · · · · · · · · · · · · . ... : 840

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, sUR DEUx RoMANs ANECDoTIQUEs : LEs Amours d'Alcandre ET LEs Advantures de la cour de Perse.

On peut trouver l'occasion de recherches assez curieuses dans l'Histoire des Amours du grand Alcandre; titre qu'un auteur malin et suffisamment instruit des anecdotes de son temps a choisi pour livrer à la postérité le secret des foiblesses amoureuses de Henry IV. Sous des noms empruntés et dans une forme de convention, celui qui l'a composée, livre à notre curiosité une série de petits évènements qui menaçoient de ne pas laisser de traces, et que la prudente sévérité des historiens proprement dits ne nous auroit jamais révélés. Ce genre de confidences a ses écueils, j'en conviens : comme tout ce qui ressort du clandestin, il peut venir en aide aux intentions les plus mauvaises; il a déshonoré Bussy-Rabutin pour le moins autant que tous les saints et saintes qu'il a célébrés. Mais nous lui devons aussi la conservation de plus d'un précieux souvenir intimement lié au secret d'évènements considérables, et l'on ne tiendroit pas assez compte des petites passions qui se succèdent dans la haute région des cours, si quelque bonne âme n'étoit ordinairement là, bien à point, pour /en fixer la trace fugitive. Pardonnons donc quelque chose à ces chroniques plus indiscrètes que méchantes : admettons

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qu'elles existent pour un bon motif et dans l'unique intérét de notre instruction. Dépositaires de curieux secrets, leuis auteurs n'ont pas eu la force de les garder, et pour tout concilier, ils ont mis sous la garde de noms et de contrées imaginaires, ce qu'ils savoient ou croyoient savoir de personnages et de lieux bien connus. L'ancien roman historique, dont ils sont les inventeurs, étoit ainsi l'art de mieux découvrir les choses en couvrant les noms et l'on arrivoit, par cet expédient, à des · peintures de mœurs pour le moins aussi exactes que les pompeux récits de combats, d'ambassades et de cérémonies. Les livres qui, de notre temps, ont pris ce même nom de roman historique, affectent un procédé contraire : les noms seuls y paraissent empruntés à l'histoire, le reste, aventures et caractères, est d'invention pure et gratuite. Ce n'est pas que j'entende excuser la calomnie, encore moins la médisance; mais enfin, un attrait irrésistible nous ramenant toujours aux riantes peintures de la jeunesse, il faut un peu d'indulgence pour ceux qui veulent bien nous dire ce que nous serons toujours curieux d'apprendre. D'ailleurs, tenir note des mille petits secrets de la société polie, est-ce médire ? Raconter les incidents qui traversèrent les amours de grands rois tels que Henry IV ou Louis XIV, est-ce calomnier ? Je n'en suis pas bien sûr; j'abandonne même la question aux casuites de notre temps, ou bien à ceux que Ninon de Lenclos appeloit agréablement les jansénistes de l'amour. J'arrive à nos deux romans. On n'auroit peut-être jamais publié l'Histoire des Amours du grand Alcandre, en laquelle sous des noms empreuntez se lisent les advantures amoureuses d'un grand prince du dernier siècle, sans la liberté laissée durant les quatre années de la Fronde aux presses parisiennes. Cette Histoire fut criée parmi les rues, un beau jour de l'an 1652, comme elle sortoit de l'imprimerie de la veuve Jean Guillemot, imprimeuse ordinaire de Son Altesse Royale, rue des Marmouzets. Ne demandez pas, lecteur, ce qu'étoit la rue des Marmouzets. Elle reposoit dans la Cité, voilà tout ce que j'en

sais, et maintenant elle n'existe plus, à moins que M. Berger, notre gracieux préfet, ne lui ait pris son vieux nom, comme il en a pris tant d'autres, pour l'appeler rue Boileau, rue Corneille ou rue Molière, afin (comme disent les arrêtés municipaux) de mieux perpétuer le souvenir des grands hommes. C'étoit pourtant dans la rue des Marmouzets que vivoit jadis le faiseur de petits pâtés de chair humaine, non moins bien gravé | que Corneille ou Boileau dans l'imagination des enfants de Paris. Or, la veuve Guillemot, pour mieux recommander son Ilistoire d'Alcandre, eut soin de faire graver sur le titre un fleuron des armes de Monsieur Gaston, fils de Henry IV. Cette première édition est devenue assez rare pour faire révoquer son existence en doute ; mais, grâce à Dieu, j'en ai retrouvé, il n'y a pas long-temps, les deux premiers feuillets, au milieu d'autres in-4" de la même année. La première édition des Amours d'Alcandre est donc une véritable Mazarinade, quoique M. Moreau n'ait pas cru devoir la signaler dans la curieuse Bibliographie qu'il vient de nous donner de ce genre de publications. Malgré tout l'intérêt d'un pareil pamphlet, il semble que les exemplaires en aient été d'abord peu répandus et qu'on les ait · promptement retirés de la circulation. Peut-être le bon Gaston se plaignit-il (doucement comme faisoient les princes, en cette année-là), et aura-t-il persuadé à son imprimeuse ordinaire , qu'il y avoit dans la publication du livre manque de respect, sinon abus de confiance. Au moins est-il certain qu'à cinq ans de là, en 1657, un des hommes les plus friands de petite chronique et d'anecdotes, Gedéon Tallemant, sieur des Réaux, ignoroit complètement l'existence de l'édition des Amours d'Alcandre. Nous en trouvons la preuve dans la première note marginale de ses dignes Historiettes, note que par un oubli singulier, les judicieux éditeurs ont négligé de reproduire, et que j'ai lue, de mes yeux, sur le manuscrit original, · aujourd'hui propriété de M. le comte Lanjuinais. En regard du titre Henry quatriesme : « Je ne me serviray pas, » écrit

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