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ÉGLISES, INDULGENCES
ET PRIÈRES STATIONNALES.

On désigne sous le nom d'église stationnale celle où a lieu la station.

Or l'on nomme station la visite que les fidèles doivent faire à une église déterminéc, au jour fixé par la rubrique du missel, pour vénérer les corps saints qui y sont conservés et les reliques que l'on y expose et aussi pour gagner les indulgences spéciales attachées par les Souverains Pontifcs à cet acte pieux.

L'église stationnale se reconnaît au buis et au Jaurier répandus au seuil de la porte, ainsi qu'aux pauvres qui l'entourent. Elle reste ouverte toute la journée ct ne se ferme pas, comme les autres églises de Rome, de miili à trois heures.

Des cierges allumés aux différents autels indiquent que des corps saints y sont renfermés ou que partic des reliques, sinon toutes les reliques de l'église, sont solennellement exposées. Cette exposition se fait surtout au grand autel.

Dans presque toutes les églises stationnales, on chante, le matin, la niesse de la férie et souvent, le soir, les prières prescrites pour la station.

Un écriteail, placé à la porte d'entrée, avertit les fidèles de l'indulgence qu'ils peuvent gagner. Cette indulgence est ordinairement de dix ans et de dix quarantaines. Cependant, à certains jours plus solennels, comme le Mercredi des Cendres et le dimanche Laetare, l'indulgence est de quinze ans et quinze quarantaincs.

Pour gagner les indulgences partielles, il suffit d'être en état de grâce et il n'est nullement nécessaire de s'être confessé et d'avoir communié.

Quelquefois l'écriteau porte indulgence plénière, en vertu d'un privilége spécial. Pour gagner cette indulgence, il faut s'être confessé dans les huit jours et avoir communié, le matin même, dans n'importe quelle église ou chapelle publique.

Quoique la station ait lieu simultanément dans plusieurs églises, à certains jours, comme le Mercredi des Cendres, on ne peut gagner l'indulgence qu'une seule fois, en visitant à son gré une des églises désignées.

Un privilége particulier permet de gagner l'indulgence stationnale, en visitant une des églises suivantes : Ste. Marie in Trastevere, S. Jean des Florentins, le S. Nom de Marie au Forum de Trajan et le Caravita, comme si l'on visitait l'église de la station.

Les confrères et conscurs de l'archiconfrérie de Ste. Marie du Suffrage peuvent également gagner l'indulgence stationnale en visitant leur église propre, située dans la via Giulia.

Nous empruntons au livret publié en 1828, par les soins de Léon XII, à l'Imprimerie de la Révérende Chambre Apostolique, les prières usitées à Rome pour les stations du Carême.

S. S. Léon XII, par rescrit du 28 février 1828, a accordé à ceux qui suivront exactement les stations quadragésimales et y réciteront les priéres prescrites, quarante ans et autant de quarantaines d'indulgence, chaque fois, et l'indulgence plénière à ceux qui auront fait trois stations à trois jours différents, se seront confessés, auront communié et visiteront quelqu'église ou oratoire public.

Voici l'ordre et la teneur de ces prières :

On choisit une église à proximité de celle où a lieu la station et, après avoir adoré le S. Sacrement, on récite ce qui suit :

Actiones nostras, quæsumus, Domine, aspirando præveni, et adjuvando prosequere, ut cuncta nostra oratio et operatio a te semper incipiat, et per te coepta iniatur. Per Christum Do. minum nostrum. R. Amen.

Veni, Sancte Spiritus, reple tuorum corda fidelium, et tui amoris in eis ignem accende.

. Emitte Spiritum tuum, et creabuntur. R. Et renovabis faciem terræ.

Oremus. Deus, qui corda fidelium Sancti Spiritus illustratione docuisti; da nobis in eodem Spiritu recta sapere, et de ejus semper consolatione gaudere. Per Christum Dominum nostrum. R. Amen.

HYMNE.

Pange, lingua, gloriosi

Corporis mysterium,
Sanguinisque pretiosi,
Quem in mundi pretium
Fructus ventris generosi
Re effudit gentium.

Nobis datus, nobis natus
Ex intacta Virgine,
Et in mundo conversatus,
Sparso verbi semine,
Sui moras incolatus
Miro clausit ordine.

In supremæ nocte conæ
Recumbens cum fratribus,
Observata lege plene
Cibis in legalibus,
Cibum turbæ duodenæ
Se dat suis manibus.

Verbum caro, panem verum
Verbo carnem efficit:
Fitque sanguis Christi merum;
Et si sensus deficit,
Ad firmandum cor sincerum
Sola fides sufficit.

Tantum ergo Sacramentum
Veneremur cernui
Et antiquum documentum
Novo cedat ritui :
Præstet fides supplementum
Sensuum defectui.

Genitori, Genitoque
Laus et jubilatio:
Salus, bonor, virtus quoque
Sit et benedictio:
Procedenti ab utroque
Compar sit laudatio. Amen.

Antienne. O Sacrum Convivium, in quo Christus sumitur: recolitur memoria Passionis ejus : mens impletur gratia et futuræ gloriæ nobis pignus datur.'

. Panem de coelo præstitisti eis. B. Omne delectamentum in se habentem.

Oremus. - Deus, qui nobis sub Sacramento mirabili Passionis tuæ memoriam reliquisti: tribue, quæsumus, ita nos Corporis et Sanguinis tui sacra mysteria venerari, ut Redemptionis tuæ fructum in nobis jugiter scntiamus. Qui vivis et regnas in sæcula sæculorum. R. Amen.

Ant. Sancta Maria, succurre miseris, juva pusillanimes, refove flebiles, ora pro Populo, interveni pro Clero, intercede pro devoto fæmineo sexu: sentiant omnes tuum juvamen, quicumque celebrant tuam Sanctam Commemorationem. t. Dignare me laudare te, Virgo sacrata.

. Da mihi virtutem contra hostes tuos. Oremus. Concede, misericors Deus, fragilitati nostræ præsidium; ut, qui Sanctæ Dei Genitricis memoriam agimus, intercessionis ejus auxilio a nostris iniquitatibus resurgamus. Per eumdem Christum Dominum nostrum. R. Amen.

Ant. Gaudent in coelis Animæ Sanctorum, qui Christi vestigia sunt sequuti; et qui pro Ejus amore sanguinem suum fuderunt, ideo cum Christo exultant sine fine et quotidie in. tercedunt pro nobis.

. Exultabunt Sancti in gloria. B. Lætabuntur in cubilibus suis.

Oremus. Deus, qui nos perpetua Sanctorum Martyrum tuorum protectione custodis, concede propitius, ut in æterna beatitudine de Eorum societate gaudere mereamur. Per Christum Dominum nostrum. R. Amen.

L'on partira ensuite pour l'église de la station et l'on récitera, chemin faisant, le psaume Miserere, cinq Pater et Ave, en l'honneur des Cinq Plaies de N.-S. et l'invocation Jesu dul. cissime.

PSAUME. Miserere mei, Deus, secundum magnam misericordiam tuam.

Et secundum multitudinem miserationum tuarum, dele iniquitatem meam.

Amplius lava me ab iniquitate mea: et a peccato meo mun. da me.

Quoniam iniquitatem meam ego cognosco: et peccatum meum contra me est semper.

Tibi soli peccavi, et malum coram te feci : ut justificeris in sermonibus tuis, et vincas cum judicaris.

Ecce enim in iniquitatibus conceptus sum: et in peccatis concepit me mater mea.

Ecce enim veritatem dilexisti : incerta et occulta sapientiæ tuæ manifestasti mihi.

Asperges me hyssopo, et mundabor: lavabis me, et super nivem dealbabor.

Auditui meo dabis gaudium et lætitiam: et exultabunt ossa humiliata.

Ayerte faciem tuam a peccatis meis: et omnes iniquitates meas dele.

Cor mundum crea in me, Deus: et spiritum rectum innova in visceribus meis.

Ne projicias me a facie tua : et spiritum sanctum tuum ne auferas a me.

Redde mihi lætitiam salutaris tui : et spiritu principali confirma me.

Docebo iniquos vias tuas: et impii ad te convertentur.

Libera me de sanguinibus, Deus, Deus salutis meæ: et exul. tabit lingua mea justitiam tuam.

Domine, labia mea aperies : et os meum annuntiabit lau. dem tuam.

Quoniam si voluisses sacrificium, dedissem utique: holocau. stis non delectaberis.

Sacrificium Deo spiritus contribulatus: cor contritum et bu. miliatum, Deus, non despicies.

Benigne fac, Domine, in bona voluntate tua Sion : ut ædi. ficentur muri Jerusalem.

Tunc acceptabis sacrificium justitiæ, oblationes et holocausta: tunc imponent super altare tuum vitulos.

Gloria Patri et Filio et Spiritui Sancto.

Sicut erat in principio et nunc et semper et in sæcula sæ. culorum. Amen.

Cing Pater et Ave.

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