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Férie, 4°, le 18 septembre 1861. » Dans la Congregation générale qui a eu lieu dans le cou>> vent de Sainte-Marie-sur-Minerve, devant les EE. et RR. Car> dinaux de la sainte Eglise romaine, Inquisiteurs généraux » dans toute la république chrétienne contre la perversité hé» rétique, ces mêmes EE. et RR. Cardinaux, après le vote des » Consulteurs, et après avoir mûrement pesé toutes et cha» cune des propositions sus-énoncées, ont répondu au doute » proposé : - NÉGATIVEMENT.

» ANGELUS ARGENTI. » Maintenant quelles sont les philosophies atteintes par cette solennelle décision ? Cela n'est pas bien difficile à deviner. Mais, pour le moment, nous ferons seulement observer que les Annales de philosophie ont toujours combattu l'Ontologisme, sous quelque forme qu'il se présentât. C'est sur ce point qu'elles ont fait expressément leurs réserves, en ce qui touche la philosophie de M. l'abbé Rosmini ! et la philosophie de MM. les professeurs de Louvain, dans les observations ? jointes à l'exposé qu'ils ont soumis à la sacrée Congrégation de l'Index. C'est sur ce point qu'elles se sont jointes à la Civiltà cattolica, qui, elle aussi, a constamment combattu l'Ontologisme 3.

Nous pouvons ajouter encore que tous nos adversaires en France, tous les Semi-Rationalistes, tous ceux qui attaquent

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Feria IV, die 18 septembris 1861. In Congregatione Generali habita in Conventu S. M. supra Minervam coram EE. et RR. DD, S. R. E. Cardinalibus contra hæreticam pravitatem in tota Republica christiana Inquisitoribus Generalibus, iidem EE. et RR. DD. præhabito voto DD. Consultorum, omnibus et singulis propositionibus superius enunciatis mature perpensis, proposito dubio responderunt : - Negative.

Angelus Argenti S. R. et U. I. Notarius. L. S. i Voir l'article : Quelques détails sur le sort de la philosophie de M. l'abbé Rosmini, en France, et sur le décret de l'Index qui refuse de la censurer, t. II, p. 71, et surtout p. 76 (5e série).

? Voir l'exposé de la philosophie traditionnelle de MM. les professeurs de Louvain, t. 1, p. 276, et nos réserves, p. 286 (54 série ).

3. Voir le mot Civiltà Cattolica dans la Table générale du xre volume ( 46 série), et en particulier le t. 1x, p. 153, 174, et le t. xix, p. 262.

:

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le Traditionalisme, et tous les Rationalistes, sont Ontologistes à divers degrés. Nous verrons comment tous ces auteurs recevront cette décision.

Et puisque nous avons parlé des décisions philosophiques venues de Rome, nos abonnés seront bien aises sans doute de savoir où en sont restées les discussions entre MM. les professeurs de l'Université catholique de Louvain et leurs adversaires belges.

Après avoir publié la décision de la Congrégation de l'Index, la Revue catholique a gardé le plus profond silence sur cette question. Son adversaire, le Journal historique de M. Kersten, avait fait de même jusqu'à son dernier cahier, celui de décembre; mais, dans ce cahier, éclate tout à coup la déclaration suivante :

a Pour la première fois, le Journal historique éprouve un retard d'une couple de jours. Ce retard a été occasionné par la suppression de deux articles, dont le premier, fort long et occupant la plus grande partie de la 2° feuille, était prêt à être mis sous presse, quand des raisons graves nous ont engagé à le retirer. Cet article était destiné à réfuter un nouveau livre de M. Labis, chanoine honoraire et professeur au séminaire à Tournai, livre intitulé : Réponse au R. P. Dechamps, ou trois chapitres sur la démonstration de la religion. Pour nous faire mieux comprendre, nous citons les premières lignes de cet article :

« C'est à regret que nous nous occupons de cette nouvelle publication. A la » prière d'une autorité que nous sommes toujours empressé d'écouter, nous » nous étions engagé, il y a environ trois mois, à ne point rouvrir la contro

verse relative au Traditionalisme. On nous garantissait en retour le silence » des Traditionalistes. M. Labis ayant rompu la trève, nous nous croyons dé» gagé de notre promesse. D'ailleurs, c'est la seconde fois qu'après un com» promis de ce genre, M. Labis recommence la lutte. is

» Le second article concerne une brochure italienne qui vient d'être publiée à Florence, sous le titre : La Curia romana é i Gesuiti (La cour de Rome et les Jésuites), contenant entre autres deux lettres de S. E. le cardinal & Andrea et une lettre de S. E. le cardinal Antonelli,

» La publication de ces ileux articles nous semblait utile et en quelque sorte nécessaire. Mais notre Révérendissime Évêque (Mgr de Montpellier), mů par des raisons supérieures qu'il a eu la bonté de nous 'communiquer, nous ayant invité, au moment même de la mise sous presse, à prolonger notre silence sur cette matière, nous nous sommes fait un devoir de retirer lesdits articles et de les tenir en réserve!. »

Plusieurs remarques sont à faire sur cette déclaration :

° 1o On y voit que la décision de Rome sur le Traditionalisme de MM. les professeurs de Louvain n'a été acceptée par leurs

| Journal hist. et littéraire, t. xxviii, p. 401,

:

adversaires qu'à la condition que MM. de Louvain ne parleraient plus de leur Traditionalisme, et c'est ce qui nous expliquerait le silence de leur Revue.

2. L'on voit que bien loin de se soumettre purement et simplement à cette décision, leurs adversaires les ont obligés au silence. Qu'auraient-ils exigé de plus si la décision de la sacrée Congrégation de l'Index avait été rendue en leur faveur ?

3. Mais ils ne s'en sont pas tenus là; ils ont protesté à Rome contre celte décision et en ont appelé à un autre Tribunal. L'histoire de cet appel et de la démission du cardinal d'Andréa, préfet de la Congrégation de l'Index, qui en a été la suite, est donnée dans ces lettres, dont M. Kersten a suspendu la publication, mais qu'il tient en réserve. Nous connaissons ces lettres, et nous en parlerons aussi, comme de pièces essentielles à cette discussion.

4. Nous laissons à M. l'abbé Labis, neveu et secrétaire de Mgr l'évêque de Tournai, le soin de se disculper de l'accusation d'avoir manqué deux fois à un compromis qui lui imposait le silence.

Au reste, c'est un silence de ce genre qu'ont obtenu les adversaires du Traditionalisme en France. A l'exception de la Revue des sciences ecclésiastiques de M. l'abbé Bouix, qui nous a fourni le document que nous publions ici, aucun journal, aucune revue n'ose plus parler ni de la réforme des auteurs Païens, ni du Traditionalisme. Quoique cette décision du Saint-office ait été publiée depuis plus d'une semaine, aucun journal n'en a encore parlé, à l'exception du Monde qui, daus son no du 30 décembre, l'a insérée parmi les faits divers et sans traduction.

Mais la cause du vrai Traditionalisme n'est pas abandonnée pour cela. Nous avons appris, indirectement, mais d'une manière certaine, qu’un évêque qui s'est déjà plus d'une fois expliqué sur cette question, prépare un ouvrage où elle sera traitée de nouveau ex professo. La philosophie chrétienne du P. Ventura, dont nous avons commencé l'analyse dans le dernier cahier, est faite complétement pour en exposer la défense, et M. l'abbé Peltier va faire paraître, sous peu de jours, des lettres au R. P. Dechamps, et autres pièces relatives à la question du Traditionalisme.

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Nous tiendrons nos lecteurs au courant de toutes ces publications; nous devons aussi leur faire connaître quelques faits qui se passent dans la presse ennemie du Traditionalisme. En Belgique, les journaux catholiques accusent M. Kersten d'avoir fait cause commune avec les adversaires de la Papauté; et en France, l'Ami de la Religion, le grand adversaire du Traditionalisme, a subi une révolution intérieure que l'on est encore à s'expliquer. Neuf de ses rédacteurs, tous laïques, ont abandonné sa rédaction.

Pour nous, nous sommes peu étonné de toutes ces péripéties, et nous en prévoyons de plus grandes encore, car il nous paraît tout à fait impossible, d'une impossibilité logique, la plus forte de toutes , qu'un esprit qui croit que Dieu lui a parlé directement, personnellement, intérieurement, puisse, lorsqu'une grave circonstance se présente, abandonner cette révélation intérieure pour la révélation extérieure faite à l'Eglise, et conservée par le Pape. Voilà pourquoi, en outre des propositions ontologiques et métaphysiques, nous désirerions que les Congrégations romaines s'occupassent de cette question pratique que nous avons si souvent posée :

« Peut-on soutenir que, sans révélation positive, et exté» rieure de Dieu, on peut connaître, comme on le prétend » dans nos philosophies :

» Dieu et ses attribuls,
» L'homme, son origine et sa fin,

» Ses devoirs envers Dieu, envers ses semblables, envers lui-même,

» Les règles de la société civile et de la société domestique. »

Voilà ce qu'il s'agit de savoir, car nos philosophies enseignent qu'elles peuvent tout cela; et voilà sur quelles raisons la société civile se fonde pour déclarer qu'elle peut se passer du Pape, et même du Christianisme.

Telle est pour nous la question principale, unique, immédiate.

On voit quelles matières importantes il nous incombe de traiter; nous espérons que nos lecteurs tiendront à les connaître, et qu'ils nous continueront un concours déjà si longtemps et si gracieusement accordé.

Le Directeur, seul propriétaire ; A. BONNETTY.

TABLE GÉNÉRALE
DES MATIÈRES, DES AUTEURS ET DES OUVRAGES.

9

440

(Voir à la page 5, la table des articles.)

sur la Grammaire latine de M. Hoppe,

190 ; sur le Codex diplomaticus doAchéens; pratiquaient les sacrifices minii temporalis S. Sedis du P. humains.

429 Theiner, 245; sur l'origine du chrisAgassiz (M.); réfutation de son traité tianisme dans les Gaules et la discontre l'origine unique du genre hu- sertation sur l'épiscopat de S. Geormain.

28 ges dans le Velay de M. de Fages de Agatharchide, sur les sauvages d'Ethio- Chaulnes, 309; notice sur la vie, les pie.

229 écrits et la mort du P. Ventura de Age d'or, confondu avec l'état sauvage, Raulica, 360 ; sur le traité : La phi.

d'après les auteurs païens. 18 losophie chrétienne du P. Ventura, Alphabet phénicien ; son origine égyp- 394 ; sur la décision du Saint-Office tienne.

210 condamnant sept propositions OntoAnacréon; sur l'intelligence humaine. logiques.

470 104 Boudin (M. le D.); Essai sur les sacrifiAngiras, Richi indien; ordonne le sa- ces humains dans l'antiquité, excepté crifice des veuves.

chez les adorateurs de Jéhovah (3e Apollodore ; sur les sacrifices humains article) chez les Athéniens, 45; en chez les Thébains, 65; chez les Thes- Aulide, 52; en Tauride, 57; chez les saliens.

431 Spartiates, 58 ; chez les Messéniens, Arcadiens; pratiquaient les sacrifices 61; chez les Arcadiens, 62; chez les humains.

62 Thébains, 65; (4e article) en Epire, Aristophane; sur les sacrifices humains, 429; en Achaie, ib.; chez les Taulanchez les Athéniens,

45 tiens, 430; chez les Leucadiens, 431; Aristote; sur l'homme né pour la so- chez les Thessaliens, ib.; à Chio et ciété.

104 Ténédos, 432; à Lesbos et Rhodes, Arrien ; sur les sacrifices humains chez ib.; à Crète et Salamine, 433; chez les les Taulentiens.

430 Bassares et les Syriens, 434; chez Athénée ; sur les sacrifices humains les Perses, 435; chez les Gètes, les chez les Lesbiens.

432 Scythes et les Massagetes, 436; chez Athéniens ; pratiquent les sacrifices les Indiens, 438; chez les Chinois, humains, 45. Hommes immolés tous 440; chez les Japonais.

442 les ans aux Thargélies.

46 Bouquet (dom); réimpression de ses hisAugustin (S.); s'il a cru aux hommes toriens de France.

164 sans tête, et aux centaures 115 Aulide; on y pratiquait les sacrifices

C humains.

52 Cedrenus; sur les sacrifices humains à Ausone; sur l'état primitif bestial de

Pergame.

435 l'homme.

105 Charencey (M. Hyac. de); sur l'unité B

d'origine du genre humain; réfuta

tion de l'ouvrage de MM. Nott et Bassares; pratiquaient les sacrifices Gliddon : types of mannkind (1er art.) humains.

434

27; (2e art.) 136; (34 art.) 165; (4* Bonnetty (M.), direct" des Annales ; sur art.)

261 les Principes de grammaire arabc de Charte de la commune de Bulle, au M. l'abbé Glaire, 22; sur la Gram- 13e siècle.

407 maire comparéc des langues bibliques Chinois; pratiquaient les sacrifices hude M. l'abbé Van Drival, 39; sur l'art mains,

440 chrétien de M. Rio, 117; analyse du Chio; on y pratiquait les sacrifices hudiscours sur l'art, de Mgr Mabile, 144; mains,

432

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