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dello spirituale, come pretende la Civiltà cattolica di Roma, Lettere politico niorali ad un Monsignore romano, del sacerdote Pietro MoNGINI, parroco di Oggebio (Lago Maggiorej, intra 1861. Tipografia et litografia Contini et BertoIotti, successori a L. Gaetini. — (Défense de l'opuscule intitulé Le Pape et les armes temporelles à la défense du spirituel, comme le prétend la Civiltà cattolica de Rome, Lettres politico-morales d'un curé piémontais à un Monsignor romain, par l'abbé Pierre Mongini, curé d'Oggebio (décret du 24 juillet).

Della Libertà di coscienza nelle sue attinenze col potere temporali dei papi, per Eusebio REALI. Vol. unico in-8°, Torino, 1861). — De la liberté de conscience dans ses rapports avec le pouvoir temporel des papes, par Eusébe REALI. (Même décret.)

Neuer Versuch, etc., seu : Novum Tentamen antiquæ in veritate factorum fun. datx philosophiæ historia, auctore Ernesto DE LASAULX. Monachii, 1857. (Nouvel essai d'histoire de la philosophie ancienne basée sur la vérité des faits. Ernest de LASAULX. · Munich, 1857.)

Ueber die Theologische, etc., seu : De Theologico fundamento omnium systematum philosophicorum, Oratio habita ad inaugurationem suscepti rectoratus Universitatis Ludovici et Maximiliani, die 29 novembris 1856, ab Ernesto de LASAULX, rectore. Monachii, 1856. — (Du fondement théologique de tous les systèmes philosophiques, Discours prononcé à son installation comme recteur de l'Université de Louis et Maximilien, le 29 novembre 1856, par Ernest de LASAULX, recteur.

Die prophetische Krast, etc., seu : Vis prophetica animæ humanæ in poetis et philosophis, AUCTORE EODEM. Monachii, 1858. - (La puissance prophétique de l'dme humaine dans les poëtes et les philosophes, par LE MÊME.)

Des Sokrates Leben, etc., seu : Socratis vita, doctrina et mors ex veterum testimoniis descripta, ab EODEM. Monachii, 1857. Auctor ante mortem laudabiliter se subjecit judicio Ecclesiæ. - (Vie, doctrine et mort de Socrate d'après les témoignages des anciens, par LE MÊME. – L'auteur, avant sa mort, s'est soumis d'une manière digne d'éloge au jugement de l'Eglise.) (Décret du 7 août 1861.)

Versailles. - Improute de DEAU jeune,

325 ANNALES DE PHILOSOPHIE CHRÉTIENNE.

Muméro 23. Movembre 1861.

Histoire ecclésiastique.

ORIGINES DU CHRISTIANISME DANS LES GAULES

OU

DISSERTATION SUR L'ÉPISCOPAT DE SAINT GEORGES,

Premier évêque du Velay.

DEUXIÈME ARTICLE'.

Saint Georges a été envoyé par saint Pierre dans le Velay.

Cette proposition est difficile à prouver; les documents historiques sont rares; il a fallu glaner çà et là, chercher dans les

, ouvrages liturgiques les traces de cette tradition légendaire tristement interrompue au 18e siècle; il a fallu s'adresser à des auteurs étrangers au pays; mais enfin, à force de recherches, à force de compulsations, la vérité s'est fait jour. Le terrible Launoy disait à ses adversaires : « Montrez-moi des documents plus anciens que le 12° siècle, et je me rends. Ces documents, le savant abbé Faillon les a découverts, et pour noire part nous pouvons apporter une citation du 12° siècle, extraite d'un Bréviaire manuscrit. C'est à l'aide de ces témoignages que nous essayerons de prouver la venue de saint Georges dès le 1er siècle.

Pour que l'on saisisse mieux l'ensemble de nos preuves, nous les diviserons en deux classes : 1° documents et auteurs étrangers; 2o documents et auteurs locaux.

1° Documents et auteurs étrangers. Dans la première catégorie nous plaçons : Raban-Maur (776).

Saint Adon (858). 1 Voir le 1er article au n" précédent, ci-dessus, p. 309. VR SÉRJE. TOME IV. N° 23; 1861. (63° vol. de la coll.) 21

Usuard (875).

Pierre le Vénérable (1130). Notker (912).

Ribadaneira (1611). Flodoard (966).

Dans la seconde classe nous mentionnons :

Au 14° siècle, un Bréviaire manuscrit (extrait d'un Bréviaire du 12e siècle).

Au 16° siècle, Médicis et dom Branche.

Au 17e siècle, Théodore de Bergame, Odo de Gissey, Jacmon, Hugues d'Avignon, le chanoine Bernard, le frère Théodore, un sanctoral de M. de Maupas.

Raban-Maur admet l'envoi de saint Georges dans le Velay par saint Pierre.

Un mot sur cet auteur et sur la valeur de son témoignage : - Raban-Maur est né à Mayence en 776 1; il embrassa la vie monastique dans l'abbaye de Fuld (dans l'électorat de HesseCassel), fondée en 744 par saint Boniface, et fut envoyé à Tours pour étudier sous Alcuin, qui lui donna le nom de Maur. Elu abbé de Fuld en 832, il devint l'oracle de tout l'empire français. Les empereurs, les rois, les évêques se montraient empressés à profiter de ses lumières. C'est ce que nous prouvent les épîtres mises à la tête de ses ouvrages. On y voit figurer les

у noms de Louis le Débonnaire, Lothaire et Louis, son fils; les archevêques de Mayence, Otgaire et Histulfe, Hincmar de Reims, Ferculfe de Lisieux, Héribald d'Auxerre, Friduric d'Utrecht, Humbert de Vitzbourg. Cet historien mourut archevêque de Mayence en 856.

Raban a écrit une vie de sainte Magdeleine, à laquelle nous emprunterons deux citations. Cette vie a été peinte, disent les paléographes anglais, sur une charte beaucoup plus ancienne; elle a été copiée par les soins du docteur Bloxám d'Oxford, et apportée en France par l'abbé Martin de Noirlieu, qui l'a remise à M. l'abbé Faillon. Je sais bien que M. le comte de Résie a des doutes sur l'authenticité de cette pièce; mais, malgré la science de l'auteur de l'Histoire de l'Eglise d'Auvergne, nous croyons M. l'abbé Faillon lorsqu'il nous donne un document.

D'ailleurs, avouons-le, M. le comte de Résie ne nous inspire qu'une demi-confiance. L'amour du clocher par moment l'emporte sur l'exactitude. Où a-t-il vu, par exemple, que l'Eglise du Velay fut régie pendant quelque temps par des co-évêques dépendant des évêques de Clermont ? Où a-t-il vu que les nobles du pays s'adressèrent au pape pour avoir un pontife, et que c'est depuis cette époque que le siège du Velay fut transféré dans la ville d’Anis et n'a relevé que de Rome, et n'avait pas autrefois d'autre métropolitain que le pape. En vérité, c'est écrire l'histoire d'un pays trop légèrement! A propos de l’immédiatité du siége, M. de Résie oublie sans doute que le pallium, signe constitutifdu métropolitain, fut donné à Etienne de Merceur par Léon IX en 1052 1. Mais revenons à RabanMaur.

' Comte de Résie, Ilistoire de l'Eglise d'Auvergne, t. I, p. 182, 183.

l'abbé de Fuld, parlant des évêques envoyés par les apôtres dans les Gaules, dans sa Vie de sainte Magdeleine, s'exprime ainsi :

« Les autres docteurs ne prêchèrent point à sept autres pro» vinces de la Gaule, mais à sept villes de provinces diverses : » Eutrope à Orange, ville de la province de Vienne; Front à » Périgueux, dans la seconde Aquitaine ; GEORGES A VELIA» CUM, dans la première, etc. 2. >> Au chapitre 44 du même ouvrage, Raban est aussi formel:

«Vers le même temps, dit-il, il s'éleva dans la province o'd'Aquitaine une cruelle persécution de la part des gentils; » un grand nombre de chrétiens furent envoyés en exil; » parmi eux Frontin, évêque de Périgueux, et GEORGES, » EVÊQUE DE VELIACUM, se réfugièrent à Tharascon auprès » de sainte Marthe 3. » Il ne faut pas oublier que cette sainte Martbe, d'après l'avis de Raban, est la contemporaine de Jésus-Christ.

»

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" Patrologie, tome 123, col. 384.

Cæteri doctores, non reliquis septem provinciis, sed septem civitatibus provinciarum, prædicaverunt ; Eutropius apud Aurasicum, civitatem provinciæ Viennensis ; Frontinus apud Petragoras , urbem Aquitaniæ secundæ; Georgius, apud Veliacum, urbem Aquitaniæ primæ (dans Vie de sainte Madeleine, c. 37, de M. l'abbé Faillon; et dans Patrol. latine, t. 112, p. 1493). Saint Adon, en 858, vient confirmer l'opinion émise par Raban; ce saint prélat avait été élevé à l'abbaye de Ferrare, et fut archevêque de Vienne. Il a laissé une réputation de sainteté et de savoir, et a composé un Martyrologe dont le P. Rosweide donna une édition très-estimée en 1613. C'est dans cette édition que nous puisons le passage suivant :

3 Inolevit per idem tempus, in provinciâ Aquitaniæ, persecutio sæva gentilium, multique christianorum trusi sunt in exiliuin. Inter quos Frontinus Petragoracensis episcopus, et Georgius l'eliacensis, Tharasconam ad beatissimam Martham confugerunt (Ibid., p. 1501).

« Saint Front, évêque de Périgueux, ordonné à Rome par » saint Pierre, fut envoyé avec le prétre Georges pour prêcher » l'Evangile 1.

Usuard (875) s'exprime dans les mêmes termes à propos de saint Georges, au 25 octobre de son Martyrologe 2. Ce savant bénédictin fit un recueil de vies de Saints fort célèbre, qu'il dédia à Charles le Chauve; aussi verrons-nous plus bas le cas que les souverains pontites ont fait de ce martyrologe, qui avait été copié sur celui de saint Jérôme (380) et sur celui du vénérable Bède (672).

Saint Notker le Bègue raconte les mêmes détails sur saint Georges. Ce moine de Saint-Gal, mort le 6 avril 912, se rendit fort habile dans la théologie, la littérature et la musique; il s'occupa beaucoup de la transcription des manuscrits, et composa un Martyrologe qui ne nous est point parvenu en entier; les manuscrits les plus complets finissent au 26 octobre. Ce martyrologe a été publié par Canisius 3.

Flodoard, chanoine de Reims, qui vivait en 966, généralement estimé des savants, s'exprime en ces termes :

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Isthinc beati et gloriosi principes
Plures leguntur ordinasse præsules,
Ad prædicanda clara Christi insignia
Diversa mundi destinandos per loca.

| Eodem die (25 octobre), Petragoricas civitate, natalis sancti Frontonis episcopi, qui Romæ à beato Petro ordinatus, cum Georgio presbytero ad prædicandum evangelium missus est (Adonis martyrol., dans Patrol. latine, t. 123, p. 384).

? Sancti Frontonis, qui Romæ, à beato Petro episcopus ordinatus, cum Georgio presbytero, quem per apostoli baculum in itinere socium de morte recepit, etc. (Patrol. lat., t. 124, col. 617).

3 Sancti Frontonis, qui à beato Petro apostolo episcopus ordinatus cum Gregorio (pour Georgio) presbytero ad prædicationem evangelii mittitur (Patrol. lat., t. 131, p. 1163).

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