Obrazy na stronie
PDF
ePub

charité fraternelle, dans lequel tous les autres sont contenus d'après l'Apôtre; ou bien celui qui, cherchant de bonnes pensées, trouve cette parole qui les renferme toutes : « Dans le principe était le Verbe, ) parole qui brille de la blanche clarté de la vérité , qui est solide de toute la force de l'éternité, et qui resplendit de toutes parts de la beauté de Dieu ; parole qui, lorsqu'on la pénètre, laisse voir Dieu sous le voile de la chair. Quelle que soit celle de ces trois choses qui ait été rencontrée, ou quelle que soit celle qui est signifiée par cette pierre précieuse que nous voulons posséder, elle sera toujours à ce prix, que nous ne pourrons la posséder qu'en méprisant pour elle toutes les choses que nous possédons sur la terre. Après les avoir yendues, nous n'aurons pas de plus grand prix que de nous retrouver nous-mêmes, nous qui, embarrassés ayant dans des choses terrestres, n'étions pas à nous. Nous nous donnerons pour obtenir cette pierre précieuse, non pas que nous la valions, mais parce que nous ne pouvons pas donner davantage.

Le royaume des cieux est semblable encore à un filet jeté dans la mer, qui

prend toutes sortes de poissons; et lorsqu'il est plein, les pêcheurs le tirent sur le bord, , s'étant assis, ils mettent ensemble tous les bons dans les vaisseaux, et ils jettent dehors les mauvais. C'est ce qui arrivera à la fin du monde : les anges viendront, et sépareront les méchants du milieu des justes; et ils les jetteront dans la fourngise du feu. C'est qu'il y aura des pleurs et des grincements de dents.

S. CHRYS. — Après avoir relevé l'éclat de la parole évangélique par les paraboles qui précèdent, afin que nous ne nous en rapportions pas seulement à cette prédication et que nous ne pensions pas que la loi suffit au salut, il en exprime une autre qui est terrible : « Le royaume des cieux est semblable encore à un filet.) – S. JÉR. – Après avoir rempli cette prophétie de Jérémie : « Je vous enverrai de nombreux pêcheurs ; » après avoir fait entendre ces paroles à Pierre, à André, à Jacques et à Jean : « Suivez-moi, je ferai de vous des pêcheurs d'hommes, » ces apôtres se firent un filet des dogmes évangéliques, puisés dans l'Ancien et le Nouveau-Testament. Ils le jetèrent dans la mer de ce monde; il est resté jusqu'ici tendu au milieu des flots, prenant tout ce qui tombe dans ces gouffres amers et décevants, c'est-àdire les hommes bons et mauvais : « Et de toute espèce, » – S. GRÉG.—Ou bien, la sainte Église est comparée à un filet, parce qu'elle est livrée à des pêcheurs, et c'est par elle que chacun de nous est tiré des flots du siècle présent sur le rivage du royaume éternel, et qu'il est sauvé des abîmes de la mort éternelle. Ce filet ramasse des poissons de toute espèce; car l'Église appelle à la rémission des péchés les sages et les insensés, les hommes libres et les esclaves, les riches et les pauvres, les forts et les faibles. Ce filet, la sainte Église, sera tout-à-fait rempli, lorsqu'à la fin des temps la destinée du genre humain sera fermée, C'est pour cela qu'il est dit : « Lorsqu'il fut rempli. » Ainsi que la mer exprime le monde, ainsi le rivage de la mer signifie la fin du monde. C'est alors à la fin que les bons poissons seront réunis dans des vases, et les mauvais jetés au loin ; c'est-à-dire que l'élu sera reçu dans les tabernacles éternels, et les méchants, après avoir perdu la lumière qui éclaire l'intérieur du royaume, traînés dans les ténèbres extérieures. En ce moment-ci, les filets de la foi contiennent ensemble les bons et les mauvais, ainsi que des poissons mêlés. Mais sur le rivage l'on verra ce que contenait le filet de l'Église. - S. JÉR. — Lorsque le filet sera tiré sur le rivage, alors on verra à séparer les bons des mauvais.

tionem proximi, in quo uno dicit Apostolus cati, nostri non eramus), ut rursus nos pro omnia contineri : aut bonos intellectus illa margarita demus; non quia tantum quærens, invenit illud verbum quo cuncta valemus, sed quia plus dare non possumus. continentur ; In principio erat Verbum, (Joan., 1), quod est lucidum candore veri- Iterum simile est regnum cælorum sagma tatis, et solidum firmitate æternitatis, et missæ in mare, et ex omni genere piscium undique sibi simile pulchritudine Divinita congreganti. Quam cum impleta esset, edstis; qui Deus penetrata carnis testudine centes, et secus littus sedentes, elegerum intelligendus est. Quodlibet vero illorum bonos in casa sua, malos autem foras mistrium sit, vel aliud occurrere potuerit, quod runt. Sic erit in consummalione seculi. margaritæ unius pretiosæ nomine significe Exibunt angeli, et separabunt malos de tur, pretium ejus est nos ipsi, qui ad eam medio justorum, et mittent eos in caminus possidendam non sumus liberi, nisi omnibus ignis; ibi erit fletus et stridor dentium, pro nostra liberatione contemptis quæ temporaliter possidentur. Venditis enim rebus | CHRYS., in hom. (48, ut sup.). Postnostris, nullum aliud pretium majus acci- quam per dictas parabolas evangelicam pimus quam nosipsos (quia talibus impli- prædicationem commendaverat, ut non cosfidamus in prædicatione solum, neque fidem quia et piscatoribus est commissa, et per nobis æstimemus sufficere ad salutem, aliam eam quisque ad æternum regnum a presentis parabolam terribilem subdit, dicens : Ite- seculi fluctibus trahitur, ne æternæ mortis rum simile est regnum cælorum sagenæ. profundo mergatur ; quæ ex omni genere HIER. Impleto enim Hieremiæ vaticinio piscium congregat, quia ad peccatorum dicentis (cap. 16) : Ecce ego mittam ad veniam sapientes et fatuos, liberos et servos, vos piscatores multos, postquam audierunt divites et pauperes, fortes et infirmos, voPetrus et Andreas, Jacobus et Joannes cat. Quæ sagena (scilicet sancta Ecclesia (Matth., 4) : Sequimini me, faciam vos fieri tunc perfecte impletur, cum in fine suo piscatores hominum, contexuerunt sibi ex humani generis summa concluditur ; unde Veteri et ex novo Testamento sagenam evan- sequitur : Quam cum impleta esset, ete, gelicorum dogmatum, et miserunt eam in Sicut enim mare seculum, ita seculi finem mare hujus seculi, quæ usque hodie in significat littus maris : in quo scilicet fine, mediis fluctibus tenditur, capiens de falsis et boni pisces in vasis eliguntur, mali proji. amaris gurgitibus quicquid inciderit, id est, ciuntur foras ; quia et electus quisque in bonos homines et malos ; et hoc est quod tabernacula æternæ recipitur, et interni subdit : Et ex omni genere, etc.

regni luce perdita, ad exteriores tenebras GREG., in hom, (11, in Evang.). Vel reprobi pertrahuntur. Nunc enim malos boaliter : sancta Ecclesia sagena comparatur, i nosque communiter (quasi permixtos pisces) fidei sagena continet ; sed littus indicat ostendit, dicens : Sic erit in consummatione sagena Ecclesiæ quid trahebat. HIER. Dum seculi. Exibunt angeli et separabunt maenim sagena extrahetur ad littus, tunc ve- los, etc., quamvis alibi dicat (Matth., 25) rum secernendorum piscium indicium de- quod ipse segregabit eos, sicut separat monstrabitur.

S. CHRYS. — Quelle différence y a-t-il entre cette parabole et celle de l'ivraie? Ici et là ce sont ceux qui périssent et ceux qui sont sauvės; mais là c'étaient ceux qui périssent à cause de la perversité des dogmes hérétiques, et dans cette première parabole il était question de semence, parce que ceux qui périssent n'avaient pas discerné la vérité de ce qui leur était dit. Mais ici, il s'agit de ceux qui n'ont pas été sauvés à cause de la perversité de leur vie , et malgré qu'ils eussent été pris dans le filet et qu'ils eussent reçu la connaissance de Dieu. Et afin qu'en entendant ceci, à savoir que les méchants ont été jetés au loin, vous n'en concluiez qu'il n'y a aucun danger à une peine semblable, il montre ce qu'elle a de grave par ces mots : « Ainsi il en sera à la fin des temps ! Les anges sortiront et sépareront les mauvais. » Il parle des anges, quoique ailleurs il ait dit que c'est lui-même qui les séparera , ainsi qu'un pasteur sépare les brebis des boucs. Il a parlé aussi des anges dans la parabole de l'ivraie.

S. GRÉG. — Il faut trembler ici plutôt que commenter. Les tourments des pécheurs y sont annoncés en propres termes, afin que personne ne puisse s'excuser sur son ignorance, en s'appuyant sur l'obscurité du dogme des supplices éternels. — RAB. — Lorsque sera arrivée la fin du monde, alors la vérité éclairera la séparation des bons et des mauvais; et ainsi que dans un port tout-à-fait abrité, les bons seront mis dans les vases des célestes demeures, et la flamme de l'enfer recevra les méchants pour les tourmenter et pour les brûler.

pastor oves ab hædis; hic angelos hoc faCHRYS., in hom. (48, ut sup.). Qui au- cere dicit, sicut et in parabola zizaniorum. tem distat hæc parabola a parabola zizanio GREG., in hom. (11, ut sup.. Timendum rum? Etenim illic hi quidem salvantur, hi est autem hoc potius quam exponendum : autem pereunt, sicut et hic : sed illic quidem, aperta enim voce tormenta peccantium propter pravorum dogmatum hæresim : in dicta sunt, ne quis ad ignorantiæ suæ exanteriori autem parabola de semine, quia cusationem recurreret, si quid de æterno non attendebant quæ dicebantur : hic autem supplicio obscure diceretur. RABA. Cum propter vitæ nequitiam, propter quam, enim venerit finis mundi, tunc verum sequamvis et piscatione capti (id est, cogni cernendorum piscium indicium demonstra tione Dei fruentes), non possunt salvari. Ne bitur; et quasi in quodam quietissimo autem audiens quoniam malos foras mise-portu, boni mittentur in vasa coelestinm runt, æstimes hanc pænam non esse peri- mansionum; malos autem torrendos et exculosam, per expositionem, ejus gravitatem siccandos gehennæ flamma suscipiet.

Avez-vous bien compris tout ceci ? Oui, Seigneur, répondirent-ils. Et il

ajouta : C'est pourquoi tout docteur qui est bien instruit en ce qui regarde le royaume des cieux est semblable à un père de famille qui tire de son trésor des choses nouvelles et anciennes.

S. CHRYS. -- Après que les foules se sont retirées, le Seigneur parle à ses disciples en paraboles. Ces paraboles augmentent leur sagesse, de manière qu'ils peuvent comprendre ce qui tombe de ses lèvres; et c'est pour cela qu'il leur dit : « Avez-vous compris toutes ces choses ? Ils lui répondent oui. » — S. JÉR. — Ceci s'adresse particulièrement aux apôtres , et le Seigneur veut non-seulement qu'ils entendent ce qu'il adresse aux peuples, mais qu'ils aient cette intelligence comme des hommes qui doivent être maîtres plus tard.

S. Chrys. — Il les loue de nouveau , lorsqu'ils ont compris; et c'est pour cela qu'il ajoute : «Donc tout docteur tire de son trésor des choses nouvelles et des choses anciennes. » — S. Aug. — Il ne dit pas des choses anciennes et des choses nouvelles, et cependant il se serait exprimé ainsi , s'il n'avait pas préféré l'ordre des mérites à l'ordre du temps. Les manichéens , qui prétendent que Dieu tient seulement les promesses du Nouveau-Testament, restent ensevelis dans les vieilles erreurs de la chair, et introduisent une erreur nouvelle. - S. Aug. — Je ne sais s'il a voulu tirer ici la conclusion de ce qu'il a dit plus haut sur le trésor caché dans le champ, et qui doit s'entendre de la SainteÉcriture, composée de l'Ancien et du Nouveau-Testament; ou s'il a voulu montrer que l'on devait regarder dans l'Église comme docte celui qui comprendrait les anciennes Écritures dans cette explication nouvelle des paraboles , et qui puiserait dans le Nouveau-Testament des règles de conduite dans ces paraboles où le Seigneur les a de posées. C'est lui, en qui toutes les choses de l'Écriture reçoivent leur accomplissement et leur manifestation , qui parle encore par ces paraboles, jusqu'à ce que sa passion ait déchiré le voile et que rien de ce qui avait été caché ne reste sans être révélé. Nous devons en conclure que ce qui avait été prédit de lui si longtemps avant son avénement était plus que tout le reste caché sous le voile des paraboles, que les Juifs, qui cependant se croyaient doctes dans le royaume des cieux, prenaient à la lettre.

Inlellenistis hæc omnia ? Dicunt ei : Etiam, Ait illis : Ideo omnis scriba intus profert

Domine. Ait illis : Ideo omnis scriba doctus nova et vetera, etc. in regno cælorum, similis est homini pa AUG., 20, De civit. Dei (cap. 4). Non trisfamilias, qui profert de thesauro suo dixit : Vetera et nova; quod utique dixisnora et vetera.

set, nisi maluisset meritorum ordinem ser

vare quam temporum. Manichæi etiam dum CHRYS., in hom. 148, ut sup.). Rece- sola Dei promissa nova tenere se arbitrandentibus turbis, Dominus discipulis in pa- tur, remanent in vetustate carnis, et novirabolis loquitur, ex quibus sapientiores sunt tatem inducunt erroris. Aug., De quæst. facti, ita quod intelligunt quæ dicuntur : Evang. (ex Matth., 16). Utrum autem ista quocirca dicit eis : Intellexistis hæc omnia ? conclusione exponere voluit, quem dixerit Dicunt ei : Etiam. HIER. Ad apostolos thesaurum in agro absconditum (quoniam enim proprie sermo est, quos non vult au- sanctæ Scripturæ intelliguntur, quæ nomine dire tantum ut populum, sed etiam intelli- duorum testamentorum, novi et veteris gere tantum ut magistros futuros.

concluduntur), an ostendere voluit eum Chrys. (ut sup.). Deinde quia intellexe-doctum habendum in Ecclesia, qui etiam runt, rursus cos laudat : unde sequitur : Scripturas veteres parabolis explicatas in. tellexerit, ab istis novis accipiens regulas lias comparare non possumus; quia eta (quia et ista Dominus per parabolas enun- Testamentum edocuit vetus, novi tamen tiavit), ut si ipse in quo illa complentur et dicta non protulit , sed in eo quod hic dicimanifestantur, per parabolas adhuc loqui- tur, intelligi valet, quia non de his fuerant, tur, donec passio ejus velum discindat lut sed de his qui esse in Ecclesia poterant, nihil eit occultum quod non reveletar), loqucbatur; qui tunc nova et vetera profemulto magis illa quæ tam longe de illo runt, cum utriusque Testamenti prædicascripta sunt, parabolis operta esse noveri- menta vocibus et moribus loquuntur. HIL. mus; quæ cum Judæi ad litteram accipiant, (can. 14, in Matth.). Discipulis enim est voluerunt esse docti in regno colorum, | locutus, qnos scribas propter scientiam

S. GRÉG. — Si par ces choses nouvelles et anciennes on entend, ainsi que le veulent quelques-uns, les deux Testaments, nous serons forcés de ne point regarder comme docte Abraham , qui, s'il connaissait les faits de l'Ancien et du Nouveau-Testament, ne les a cependant nullement exprimés. Nous ne pourrons pas non plus comparer Moise à ce docte père de famille; car s'il développa la loi ancienne, il n'exprima point la nouvelle. Nous devons donc entendre que ces paroles ne s'appliquaient pas à eux, mais à ceux qui devaient appartenir à l'Église. Ceux-ci tirent de leurs trésors des choses nouvelles et anciennes, lorsque par leurs actions et par leurs paroles ils prêchent les deux Testaments. — S. Hil. — Il parle ici à ses disciples, et il les appelle scribes, à cause de leur science; ce sont eux qui comprennent ce qu'il a dit d'ancien et de nouveau, c'est-à-dire son Évangile, et ce qu'il a puisé dans la loi. La loi et l'Évangile appartiennent tous les deux au père de famille et composent tous les deux le même trésor. Sur ce nom de père de famille, il compare ses disciples à lui-même , parce qu'ils ont puisé la doctrine des choses anciennes et nouvelles dans le trésor de l'Esprit-Saint.

GREG. (in hom. 13, ut sup.). Sed si per nuncupat; eo quod intellexerint ea quæ novum et vetus (quod dicitur) utrumque ille nova et vetera (id est, in evangeliis et Testamentum accipimus, Abraham doctum in lege) protulerit; quæ sunt et ejusdem fuisse denegamus, qui novi et veteris Tes-patrisfamilias, et unius utraque thesanri : tamenti, ctsi facta novit, minime verba ipsos etiam sub patrisfamilias nomine sibi nuntiavit : Moysen quoque docto patrifami- I comparat, eo quod doctrinam de thesauto

« PoprzedniaDalej »