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teur. » Nous voyons ce qu'il doit faire dans les mots suivants : « Et il annoncera mon jugement aux nations. » - $. AUG. — C'est-à-dire qu'il annoncera le jugement à venir aux nations qui l'ignoraient. S. CHRYS. - Les mots suivants : « Et il ne se disputera pas, w annoucent son humilité; il s'est offert selon son bon plaisir, et il s'est présenté de son propre gré à ses persécuteurs : « Ni il ne eriera pas; » car il se taira comme un agneau devant celui qui le tond, « ni personne n'entendra sa voix sur les places publiques. 1.- S. JÉR. – La voie qui conduit à la perdition est large et spacieuse, et plusieurs y entrent, car plusieurs n'entendent pas la voix du Seigneur, parte qu'au lieu d'être dans la voie étroite, ils sont dans celle qui est large (1). — RÉMIG. - Le mot grec plateia, correspondant au latin ulatea, place publique, veut dire étendue; donc personne n'a entendu sa voix dans les lieux spacieux , parce qu'il n'a pas promis à ceux qui l'aiment les jouissances de la vie, mais ses aspérités. – S. Chrys.

Le Seigneur voulait par cette douceur guérir les Juifs; mais, .comme ils lui résistaient, il ne s'en vengea pas en les détruisant. Le Prophète marque leur faiblesse et la vertu du Sauveur en disant: « Il n'achèvera pas le roseau brisé, et il n'éteindra pas la mèche qui fume encore. » -- S. JÉR. — Celui qui ne tend pas la main au pécheur, et qui n'aide pas à son frère qui est chargé, celui-là achève le roseau qui est brisé; et celui qui méprise la plus petite étincelle de foi dans le dernier des croyants, celui-là éteint la mèche qui fume encore. - S. Aug. - C'est pour cela qu'il ne brisa pas ni n'éteignit les Juifs (1) Matth., 7, v. 13.

tur : Et judicium gentibus nuntiabit. Aug. | CHRYS, in homil 441, ut sup.). Volebat 20, De civit. Dei (cap. 30). Quia scilicet ju- autem Dominus per ejusmodi mansuetudidicium prænuntiavit futurum, quod genti- nem curare Judæos ; sed licet isti rende bus erat occultum. Curys., in hom. 41, rent, non tamen eis restituitios destruendo: ut sur.) Deinde humilitatem ejus manifes- unde et ejus virtutem et illorum imbeciltans, dicit : Non contendet; quia sicut illi litatem Propheta ostendens dicit : Arundiplacuit, oblatus est, et manibus persequen- nem quassatam non confringet, et linum tium se ultro obtulit : Neque clamabit, fumigans non extinguet. Hier. Qui pectiv quia sicut agnus coram tondente se obmu- tori non porrigit manum, nec portat onts tuit : Neque audiet aliquis in plateis vocem fratris sui, iste quassatum calamum conejus. HIERO, Lata enim est et spatiosa via fringit ; et qui modicam seintillam fidei quæ ducit ad perditionem, et multi ingre- contemnit in parvulis ; hic linum extingut diuntur per eam : qui multi non audiunt fumigans. Aug. (20, De civit. Dei., 30). vocem Salvatoris, quia non sunt in areta Unde persecutores Judæos, qui calamo via, sed in spatiosa. REMIG, Platea namque quassato (perdita integritatel et lino fumanti græce mateix, latine latitudo dicitur : in (amisso lumine) comparati sunt, non conplateis ergo vocem ejus nemo audivit, quia trivit, nec extinxit; quia pepereit eis, qw suis dilectoribus non delectabilia in hoc nondum venerat eos judicare, sed judicari mundo promisit, sed aspera.

ab eis. AUG., De quest. Evang. (lib. 2.

ses persécuteurs., qui sont comparés ici au roseau brisé, à cause de leur in tégrité qu'ils avaient perdue, et à la mèche qui fume, parce qu'ils n'avaient plus la lumière ; mais il leur pardonne, lui qui n'était pas venu pour les juger encore, mais pour être jugé par eux. S. Aug.– A propos de cette mèche qui fume, remarquez que toute mèche qui perd sa lumière en devient puante. -S. CHRYS. — Ou bien par ces mots : «Il n'achèvera pas le roseau brisé, » il leur montre qu'il lui était facile de les briser tous , ainsi qu'un roseau, et non pas toute espèce de roseau; mais un roseau déjà brisé. Par les mots qui suivent: « Il n'éteindra pas la mèche qui fume encore, » il montre leur fureur allumée , et la puissance du Christ pouvant éteindre cette fureur avec toute espèce de facilité. En cela éclate davantage la douceur du Christ. - S. Hil. — Ou bien en disant que « le roseau brisé n'est pas encore achevé, » il montre que les corps des nations caduques et brisées ne sont pas encore achevés, mais qu'ils ont été réservés pour le salut. Par les paroles qui suivent : « Il n'éteindra pas la mèche qui fume encore, » il nous montre ce reste de feu dans une mèche qui fume encore, c'est-à-dire les débris de l'esprit de grâce s’abritant encore dans le cæur d'Israël, et auxquels pourra se rallumer toute la lumière au jour du repentir. — Rab. (1). – Ou bien, ce roseau brisé, ce sont les Juifs qui, agités par le vent, et comme dispersés loin les uns des autres, ne furent pas condamnés immédiatement par le Seigneur, mais qu'il supporte encore avec patience. Cette mèche qui fume encore serait, au contraire, le peuple formé des nations, qui, après avoir éteint dans son cæur la chaleur de la loi naturelle, était en tout enveloppé d’erreurs semblables à une fumée détestable et qui répand une obscurité

(1) 11 l'a emprunté à saint Jérôme, a son épitre 151.

cap. 3). In lino etiam fumigante notandum quassata gentium corpora non fuisse conest, quia desertum lumine facit putorem. trita , sed in salutem potius reservata ; per

Chrys. (homil, 41, ut sup.). Vel in hoc hoc autem quod dicit: Linum fumigans non quod dicit : Arundinem quassatam non extinguet, ostendit exiguitatem ignis jam confringet, ostendit quod ita facile erat ei tantum fumigantis in lino non extinctam, omnes eos frangere, sicut arundinem; et id est, Israel ex reliquiis veteris gratiæ non simpliciter arundinem , sed jam con- spiritum non ablatum, quia resumendi tritam. In hoc autem quod dicit : Linum totius luminis in tempore pænitentiæ sit fumigans non extinguet, demonstrat et facultas. RABA. Vel econverso, arundinem illorum furorem accensum, et virtutem quassatam vocat Judæos, quos a vento Christi potentem ad extinguendum ejus- agitatos, et quasi ab invicem dissipatos, modi furorem cum omni facilitate : unde non statim Dominus condemnavit, sed pain hoc multa mansuetudo Christi ostendi- tienter supportavit. Linum autem fumigans tur. HILAR. (can. 12, it sup.). Vel per vocat populum de gentibus congregatum, hoc quod dicit : Arundinem quæ quassata qui extincto naturalis legis ardore, fumi est non esse confractam, ostendit caduca et amarissimi et oculis noxii tenebrosæque (1) En langue chaldaique le mot rictoire, sachut, qui se trouve dans ce passage d'Isaže, signifie vérité ; l'hébreu émeth le traduit par vérité ; saint Matthieu s'est servi du mot ebaldéen, et dans ce passage le mot victoire signifie donc rérité. Le mot hébreu, avec un le ger changement, au lieu de vérité, pourrait signifier terre, de sorte que la phrase serait celle-ci : « Jusqu'à ce qu'il fasse le jugement sur la terre. C'est là la raison de la substitution que l'on trouve quelquefois. L'on voit, ailleurs que ce jugement qui about. à la vérité ou à la victoire, est une seule et même chose.

qui fait mal aux yeux. Or, non-seulement le Seigneur n'éteignit pas ce reste de feu et ne le réduisit pas en cendres, mais encore il suscita de cette petite étincelle qui se mourait déjà les plus grands incendies.

S. CHRYS. — Mais quelqu'un me dira: Quoi done , en sera-t-il toujours ainsi? supportera-t-il jusqu'à la fin ceux qui sont jusqu'à or point traitres et insensés ? Non, mais lorsque toutes choses seront consommées, alors il s'occupera de leurs affaires, et c'est ce qu'il nous dé clare par ces mots : « Jusqu'à ce que le jugement devienne victoire (I). C'est comme s'il disait : lorsqu'il aura accompli tout ce qui appartient à sa mission , il fera éclater une vengeance absolue, ils seront punis alors, car aux clartés de sa victoire, il n'y aura plus lieu à une contradiction insolente. - S. Hr. – Ou bien, ces mots : « Jusqu'à ce que ce jugement aboutisse à la victoire, » expriment qu'après que la puissance aura été enlevée à la mort, le jugement reviendra avec sa gloire.

-RAB.—Ou bien, le jugement dont il est ici question, c'est le jugement qu'il venait porter lui-même sur la terre, lorsqu'après avoir triomphé de la mort par la résurrection, et avoir chassé le prince de ce monde, il revint vainqueur au royaume des cieux, s'asseyant à la droite de sou Pere , jusqu'à ce qu'il ait placé tous ses ennemis sous ses pieds. – S. CARTS. — Mais sa mission ne se bornera pas à punir ceux qui n'auront pas cru en lui; il entrainera à sa suite l'univers : « Et les nation: espéreront en son nom. » — S. Aug. — Nous voyons déjà l'accomplisse ment de cette dernière partie, et cette réalisation, que l'on ne peut pas nier, nous confirme ce que nient certains imprudents, le jugement dernier, jugement qui aura ses assises sur la terre parce qu'il descendra lui-même du ciel. Qui aurait jamais cru que le nom du Christ deviendrait l'espérance des nations lorsqu'il était tenu , lié, frappé, bafoué et crucifié, lorsque ses disciples eux-mêmes avaient perdu cette espérance qu'ils avaient eue d'abord en lui. Ce qu'avait espéré à peine dans ce moment-là un voleur sur la croix, les nations répandues sur toute la face de la terre l'espèrent maintenant, et pour ne pas mourir éternellement, elles font le signe de cette croix, sur laquelle il mourut lui-même. Que personne donc ne doute que ce dernier jugement ne soit tel par le Christ qu'il a été annoncé.

caliginis involvebatur erroribus, quem non riam judicium , sublata scilicet mortis posolum non extinxit et redegit in cinerem, testate, judicium claritatis suæ redito sed econtrario de parva scintilla et pene introducat. Rar. Vel donec illud judician moriente maxima suscitavit incendia. quod in eo agebatur ad victoriam perveni

CHRYS., in homil. (41, ut sup.). Sed ret ; quia postquam mortem resurgendo posset aliquis dicere : Quid igitur ? semper superavit, expulso principe hujus munt hæc erunt ? et feret usque in finen eos qui victor ad regnum rediit, in Patris dexteri sic insidiantur et insaniunt ? Absit : sed sedens, donec ponat sud perlibus omnes cum sua omnia facta erunt, tunc et illa inimicos suos (1 ad Corinth., 15). CHRTS., operabitur : et hoc signavit, dicens : Donec in homil. (41, ut sup.). Sed non in bo ejiciat in victoriam judicium. Ac si dicat : stabunt ea quæ sunt dispensationis, ut Cum ea quæ ex se sunt, omnin compleve solum puniantar qui non crediderunt; sed rit, tunc perfectam ultionem inducet; tunc et orbem terrarum ad se trahet : unde se enim punientur, cum claram fecerit suam quitur : Et in nomine ejus gentes speravictoriam, ut non relinquatur eis invere-bunt. Aug., 20, De civit. (cap. 30). Hoc cunda contradictionis occasio. Hilar. (can. autem ultimum jam videmus impletum; et 12, ut sup.). Vel donec rjiciat ad victo- ! super hoc quod negari non potest, creditur et illud quod imprudenter a quibusdam quod dicit : Ecce puer meus, ad illum lonegatur, novissimum judicium; quod ponet cum refertur, ubi dixerat Pater (Matth., in terra, cum venerit ipse de cælo : quis 3) : Hic est Filius meus; quod vero ait : enim speraret gentes in Christi non ne Ponam Spiritum meum super eum, ad hoc speraturas , quando tenebatur, ligabatur, refertur quod Spiritus Sanctus descendit cædebatur, illudebatur et crucifigebatur, super Dominum bavtizatum. (Luc. 3). Quod quando et ipsi discipuli spem perdiderant autem subjungit : Judicium gentibus nunquam in illo habere jam cæperant ? Quod tiabit, refertur ad id quod infra dicitur tunc vix unus latro speravit in cruce, nunc (Matth., 25j : Cum sederit Filius hominis sperant gentes longe lateque diffuse : et in sede majestatis suæ ; quod autem subdit : ne in æternum moriantur, ipsa in qua ille Non contendet neque clamabit, ad hoc remortuus est cruce signantur. Nullus igitur fertur, quod Dominus pauca respondet dubitet per Jesum Christum tale quale principi sacerdotum et Pilato (Matth., 26 prænuntiatur novissimum futurum esse ju et 27); Herodi vero nulla (Luc., 23) ; quoe dicium.

RÉMIG. — Il faut remarquer que ce témoignage du prophète n'appuie pas seulement ce passage, mais une multitude d'autres. Ces mots : « Voici mon serviteur, » se rapportent aussi à ces paroles du Père : « Celui-ci est mon Fils , » et ceci : « Je placerai mon esprit en lui, » se rapporte au fait de l'Esprit-Saint descendant sur le Seigneur qui vient d’être baptisé. Ce qui suit : « Il annoncera le jugement aux nations, » a rapport à ces autres paroles du chap. xxv de saint Matthieu : « Lorsque le Fils de l'homme sera assis à la droite de sa majesté, » celles-ci: «Il ne discutera ni ne criera,» nous rappellent que le Seigneur ne répondit presque rien aux princes des prêtres ni à Pilate, et rien à Hérode. Ces autres : « Il n'achèvera pas le roseau brisé, » nous montre le Sauveur fuyant les persécuteurs pour ne pas les rendre pires; enfin, ces dernières : « Que les nations espéreront en son nom , » cor

vero dicit : Arundinem quassa tam non con

fringet, ad hoc pertinet quod Dominus suos REMIG. Sciendum est autem quia , non persecutores decinavit, ne fierent deteriores solum istius loci sensus, sed et multorum (Jaoan., 7 et 8); quod vero dicit : In noaliorum hoc testimonio confirmatur : nam mine ejus gentes sperabunt, ad hoc refertur quod ipse dixit (Matth., 28): Euntes | blasphemandi occasionem sumpserunt, didocete omnes gentes.

respondent à celles-ci de saint Matthieu : « Allez , enseignez toutes les nations. »

Ilors on lui présenta un possédé aveugle et muet ; et il le guérit, en sorte qu'il commenca à parler et à voir. Tout le peuple en fut rempli d'admiration: et ils disaient : N'est-ce point le fils de David? Mais les pharisiens, entendant cela, disaient : Cet homme ne chasse les démons que par la vertu de Beelzebub, prince des démons.'

LA GLOSE. — Le Seigneur avait réfuté plus haut les calomnies des pharisiens portant sur ce qu'il faisait des miracles le jour du sabbat; mais parce qu'ils poursuivaient ses miracles avec une méchancetė plus noire en les attribuant à l'esprit impur, l'évangéliste raconte un prodige à l'occasion duquel éclata cette nouvelle calomnie: « Alors, on lui présenta un possédé. »

RÉMIG. – Ce mot alors exprime le moment où il sortait de la synagogue après avoir guéri ce malade qui avait la main desséchée. Ou bien cette expression alors doit être prise dans un sens plus étendu; elle reviendrait à ceci : « Pendant que ces choses se faisaient ou se disaient. » — S. CHRYS. - La malice du démon est étonnante; il fermä l'un et l'autre passage par lequel la foi pouvait entrer en nous, à savoir la vue et l'ouïe, mais le Seigneur les ouvrit l'un et l'autre; et c'est dans ce sens qu'il est dit : « Et il le guérit. » — S. JÉR. — On voit en même temps trois prodiges dans le même fait : l'aveugle voit, le muet parle, le possédé est délivré du démon; et ce qui a existé ici à l'exté rieur éclate tous les jours dans la conversion des pécheurs, qui, après avoir été débarrassés du démon, voient la lumière de la foi et con

cens : Tunc oblatus est ei dæmonium ha

bens, Tunc oblatus est ei damonium habens, cæcus REMIG. Quod autem dicit, tunc, 24

et mulus; et curaxit eum, ita ut loqueretur superiora refertur , quando sanato homin et rideret. Et stupebant omnes turbæ, et qui habebat manum aridam, exivit de $ dicebant : Nunquid hic est filius Darid ? nagoga. Sive quod dicit, tunc, potest Pharisæi autem audientes direrunt : Hic ferri ad latius atque prolixius tempus, si non ejicit dæmones, nisi in Beelzebub, prin-sit sensus : Tunc quando hæc vel illa dieta cipe dæmoniorum.

bantur vel gerebantur, CHRYS., in homii.

(41, ut sup.. Miranda est autem nequita Glossa. Confutaverat superius Dominus dæmonis : utrumque ingressum oppilavii. pharisæos Christi miracula calumniantes per quem ille erat crediturus , scilicet, et ex hoc quod sabbatum solvere videbatur : auditum, et visum; sed Christus utrumsed quia majori nequitia ipsa Christi mi- que aperuit : unde sequitur : Et curar: racula divina virtute facta purvertebant, eum, etc. HiER. Tria autem signa sintal attribuentes ea immundo spiritui, ideo in uno homine perpetrata sunt: cæcus Evangelista præmittit miraculum ex quo / videt, mutus loquitur, possessus & dæmone

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