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du Seigneur.--S. Cinys. -Une ville placée sur le sommet d'une montågne ne peut pas être cachée, car le mont qui la porte la déclare å tous. Ainsi les apôtres dont les assises sont en le Christ ne pourraient se cacher quand bien même ils le voudraient, parce que le Christ les fait paraître. – S. Hil. — Cette cité nous exprime peut-être cette chair qu'il a prise , car par cette union à notre mortalité il s'est uni une partie du genre humain (1) qui est 'contenue en lui. C'est nous qui par notre communion (2) avec lui sommes devenus les habitants de cette cité. Or, cette cité ne peut pas se cacher , placée qu'elle est sur les hauteurs de Dieu et offerte à l'admiration du genre humain qui la 'contemple.

S. Chrys. — Que le Christ manifeste ses saints et ne les laisse pas dans l'obscurité, cela est encore exprimé par cette autre comparaison: « L'on n'allume pås une lampe pour la placer sous le boissean , mais sur le chandelier. » — S. CHRYS. — Par ces mots : une cité ne peut être cachée, il leur montre quelle sera sa vertu'; par ceux qui suivent: l'on n'allume pas une lampe, il les engage à la liberté de l'apostolat; c'est comme s'il leur disait : « C'est moi qui ai allumé le flambeau; vous aurez soin de le conserver allumé, non-seulement pour vous et pour ceux que vous éclairerez , mais encore pour la gloire de Dieu.» - S. CHRYS. — Cette lampe est le Verbe de Dieu dont il a été dit : « Votre Verbe est une lampe pour mes pieds. » Ceux qui allument cette lampe sont le Père, le Fils et le Saint-Esprit.

(1) Cette pensée est rendue plus claire dans le texte de saint Hilaire par ces mots interlinéaires : « Ainsi il est la cité de 'notre Eglise, »

(2) Il s'agit ici de la communion sacramentelle, et de notre nature humaine, la même que la sienne.

posita supra montem, etiam si ipsa volue- | manifestet, et non sinat eos esse abscondirit : mons enim qui eam portat, facit eam tos, per alteram comparationem ostendit, omnibus manifestam : sic et apostoli et cum subditur : Neque accendunt lucerdam, sacerdotes qui fundati sunt in Christo, et ponunt eam sub modio, sed supra cannon possunt esse absconditi, etiam si volue- delabrum. Chrys., in homil. (15, ubi sup.). rint; quia Christus eos manifestat. Hilar. Vel per hoc quod dixit : Non potest civitas (can. 4, ubi sup.). Vel civitatem carnem abscondi, demonstravit suam virtutem. In quam assumpserat muncupat; quia in eo hoc autem quod subdit : Neque accendunt per naturam suscepti corporis quædam hu- lucernam, eos inducit ad liberam prædicamani generis congregatio continetur, et nos tionem : ac si diceret : Ego quidem lucerper consortium carnis suæ sumus habitatio nam accendi, vestri autem erit studii eam civitatis. Abscondi ergo non potest, quia in manere ardentem, non solum propter vos, altitudine positus celsitudinis Dei admira et propter alios qui illuminabuntur, sed et tione operum suorum offertur omnibus con- propter gloriam Dei. CHRYS., super Matth. templandus.

(in opere imperf. ut sup.). Lucerna est Chrys., sup. Malih. (in opere imperf. ut verbum divinum, de quo dictuin est (Psal. sup 1. Quare autem sanctos suos Christus ! 118): Lucerna pedibus meis verbum tuum; (1) C'est une allusion à ces paroles de l'Apôtre : Afin que chacun en rapporte les choses propres à son corps, telles qu'il les aura failes, expression qui s'entend de toutes les choses de la vie et dont l'âme est le principe (2e Corinth., 5, 10).

S. AUG. - Que pensons-nous que veuillent dire ces mots : et l'on ne la place pas sous le boisseau? Est-ce seulement ceci : que l'on n'allume pas la lampe pour la cacher? ou le mot boisseau a-t-il une signification à lui? N'est-ce pas que placer la lampe sous le boisseau ce serait préférer les avantages corporels à la prédication de la vérité? Il place donc sous le boisseau la lumière, celui qui obscurcit et couvre la parole d'une doctrine bonne des nuages des biens temporels. Le boisseau est ici une figure convenable des biens temporels, soit parce qu'il est une mesure et que chacun recevra la mesure (1) que lui auront méritée ses biens temporels, soit parce que les choses visibles ont toutes le temps pour mesure de leur existence, mesure représentée ici par le boisseau. Les choses spirituelles et éternelles ne sont pas dépendantes d'une telle fin. Or, il place la lumière sur le chandelier, celui qui soumet son corps au ministère de la parole, en telle sorte que la prédication de la vérité soit en haut et l'obéissance des sens au-dessous. La vérité reluit davantage lorsque non-seulement elle est insinuée par la voix aux disciples, mais qu'elle l'est encore par les autres parties du corps agissant en bonnes auvres. – S. CHRYS. — Peut-être le boisseau nous représente-t-il les hommes mondains, car ainsi que le boisseau est creux par en haut et solide par en bas, ainsi les hommes du monde sont vides de biens spirituels et sages en choses temporelles, et ils tiennent la lumière comme sous le boisseau, lorsque pour un motif terrestre ils n'osent pas proclamer le Verbe de Dieu, ni la vérité de la foi. Le candélabre est l'Église, elle qui porte la parole de vie ainsi que la porte tout homme de l'Église. – S. Hil. — Ou bien c'est la synagogue que le Seigneur compare au boisseau , parce que ne faisant que contenir les fruits qui lui avaient été confiés, elle n'avait d'ailleurs reçu qu'une certaine mesure de la loi divine. – S. AMB. — Ainsi, que personne ne laisse sa foi se circonscrire entre les bornes de la loi mosaïque, mais qu'il vienne à l'Église, où brille la grâce de l'Esprit aux sept formes. – BÈDE. — Ou bien c'est le Christ lui-même qui a allumé le flambeau, lui qui a rempli de la flamme de sa divinité la lampe de terre de notre nature humaine , flamme qui ne se refuse à aucun croyant, que l'on ne peut pas mettre sous le boisseau, sous le boisseau de la loi, et que ne peuvent contenir les frontières d'aucun peuple. L'Église est le chandelier sur lequel il a superposé la lumière, en marquant nos fronts du sceau de la foi en son incarnation. – S. Hil. — Cette lampe du Christ, placée sur le chandelier, c'est cette lampe suspendue au bois de sa croix et qui jetle dans l'Église sa clarté éternelle. C'est pour cela qu'il dit : « Afin qu'elle brille aux yeux de tous ceux qui sont dans la maison. )) – S. Aug. — Que si quelqu'un par cette maison veut entendre l'Église, il n'y a à cela rien d'absurde. Peut-être cette maison est-elle le monde à cause de ce qui a été dit plus haut : «Vous êtes la lumière du monde. » — S. Hil. — Il avertit ses apôtres de briller d'une manière semblable, afin que la gloire de leurs @uvres remonte jusqu'à Dieu ; et il leur dit : « Qu’ainsi votre lumière luise aux yeux des hommes, afin qu'ils voient vos bonnes cuvres. ) – S. CHRYS. — « C'est-à-dire enseignez de manière à ce que non-seulement l'on entende vos paroles, mais encore que l'on voie vos auvres, afin que ceux que vous aurez éclairés de votre parole comme d'une lumière soient préservés par votre exemple comme par le sel. » Dieu est glorifié par ces docteurs qui disent et font, car la sagesse du père de famille est constatée par les meurs de ceux qui la composent; et c'est ce qui suit: « Afin qu'ils glorifient votre Père qui est dans les cieux. ) – S. Aug. – S'il avait dit: Afin qu'ils voient vos bonnes cuvres, il aurait paru placer leur but dans la gloire humaine que cherchent seulement ceux qui ne sont pas sincèrement vertueux; mais en ajoutant : afin qu'ils glorifient votre Père qui est dans les cieux, il rapporte cette fin à la gloire de Dieu, et il veut que l'on ne plaise aux hommes que pour que Dieu en soit glorifié. — S. Hil. — Non pas qu'il nous faille chercher la gloire que donnent les hommes, car tout doit être fait pour le nom de Dieu ; mais nous devons agir de manière que ce qui dans notre œuvre nous est personnel venant à disparaître, elle reste tout entière à la gloire de Dieu.

accendentes lucernam sunt Pater, et Filius, certa dierum mensura, quam significat et Spiritus Sanctus,

modius, inchoantur et transeunt; æterna Acg, (De serm. Dom., cap. 5, vel. 12). vero et spiritualia nullo tali fine coercentur. Quid autem putamus dictum esse : Et po | Super candelabrum autem lucernam ponit, nunt eam sub modio? Ut occultatio tantum qui corpus suum ministerio verbi subjicit, lucernæ accipienda sit tanquam si diceret : ut superior sit prædicatio veritatis, et infeNemo accendit lucernam et occultat eam). rior servitus corporis : per ipsam enim corAn aliquid etiam modius significat? ut hoc poris servitutem excelsior lucet doctrina, sit ponere lucernam sub modio, superiora dum per vocem et cæteros corporis motus facere corporis commoda quam prædicatio- in bonis operibus insinuatur discentibus. Dein veritatis. Sub modio ergo lucernam CHRYS., sup. Matth. (in opere imperfecto, ponit, quisquis lucem doctrinæ bonæ, com- ut supra), Vel modii sunt homines mundiamodis temporalibus obscurat et tegit. Et les; quoniam sicut modii desuper quidem bent modius dicitur res corporis ; sive prop-vacui sunt, subtus autem pleni, sic onines ter retributionem mensuræ, quia ea qnisque mundi amatores in bonis quidem spiritualirecipit quæ gessit in corpore; sive quia bus insensati sunt, in terrenis autem satemporalia bona quæ corpore peraguntur, pientes : et ideo quasi modius verbum Dei tenet absconditum, quando propter aliquam dere), vel intra unius gentis terminos voluit causam terrenam verbum Dei non est ausus cohibere. Candelabrum Ecclesiam dicit, cui palam proloqui, nec fidei veritatem. Can- lucernam superposuit ; quia nostris in frondelabrum est Ecclesia, quæ bajulat verbum tibus fidem suæ incarnationis affixit. Hil. vitæ, et omnis ecclesiasticus vir. HILAR. (can. 4, ut sup.). Vol lucerna Christi poni(can. 4, ut sup.). Vel Synagogam Dominus tur in candelabro, id est, in ligno per pas. modio comparavit, que susceptos fructus sionem suspensa ; quæ lumen æternum est intra se tantum receptans certum modum in Ecclesia habitantibus præbitura. Et ideo dimensæ observantiæ continebat. AMBR., | dicit : Ut luceat omnibus qui in domo sunt. sup. Luc. (lib. 4, in cap. 6). Et ideo nemo Aug. (De serm. Dom. ut sup.). Si quis enim fidem suam intra mensuram legis includat, domum vult accipere Ecclesiam, non est absed ad Ecclesiam conferat, in qua septifor- surdum : vel domus est ipse mundus, mis Spiritus relucet gratia.

propter id quod superius ait : Vos estis lax BEDA , in homil. Vel ipse Christus ac- mundi. HILAR. (can. 4, ut sup.). Tali etiam cendit lucernam , qui testam humanæ na- | lumine monet fulgere apostolos, ut ex adturæ flamma suæ divinitatis implevit, quam miratione operis eorum Deo laus impertisnec credentibus abscondere, nec modio sup- tur : unde sequitur : Sic luceat lux vestra poners (hoc est, sub mensura legis inclu- I coram hominibus, ut videant opera vestra bona. CHRYS., sup. Malth. (in oper. imperf. Hilar. (can, 4, ut sup.). Non quod ab hout sup.). Id est, sic illuminate docentes, ut minibus oporteat gloriam quærere (quia non vestra tantum audiant verba , sed ut omnia in honorem Dei sunt agenda), sed opera videant; ut quos illuminaveritis per ut dissimulantibus nobis opus nostrum his verbum quasi lux, condiatis per exemplum inter quos vivimus, eluceat. quasi sal. Per illos autem doctores qui docent et faciunt, magnificatur Deus : nam Nolite autem putare quoniam veni solvere ledisciplina domini ex moribus familiæ de gem aut prophetas. Non enim veni solvere, monstratur : et ideo sequitur : Et glorifi-| sed adimplere, Amen quippe dico vobis donec cent Patrem vestrum qui in cælis est. transeat cælum et terra, iola unum aut aper AUG. Si tantummodo diceret : Ut videant unus non præteribit a lege donec omnia opera vestra bona, finem constituisse vide fiant. Qui ergo solverit unum de mandatis retur in laudibus hominum, quas quærunt istis minimis, et docuerit sic homines, mihypocritæ; sed addidit : Et glorificent Pa nimus vocabitur in regno cælorum ; qui trem vestrum qui in cælis est, ut hoc ip autem fecerit et docuerit, hic magnus vosum quod homo per bona opera placet ho cabitur in regno cælorum. minibus , non ibi finem constituat, sed referat ad laudem Dei; et propterea placeat GLOSSA. Postquam hortatus est audientes hominibus, ut in illo glorificetur Deus. ut se præpararent ad omnia sustinenda pro

Ne pensez pas que je sois venu détruire la loi ou les prophètes : je ne suis pas

venu les détruire, mais les accomplir. Car je vous dis en vérité que le ciel et la terre ne passeront point que tout ce qui est dans la loi ne soit accompli parfaitement jusqu'à un seul iota et à un seul point. Celui donc qui violera l'un de ces moindres commandements, et qui apprendra aux hommes à les violer , sera regardé dans le royaume des cieux comme le dernier ; mais celui qui fera et enseignera, sera grand dans le royaume des cieux.

LA GLOSE. — Après avoir exhorté ceux qui l'écoutaient à se préparer à tout souffrir pour la justice, et à ne pas tenir cachés les dons qu'ils venaient de recevoir , mais à imiter la bonté qui les leur avait distribués en les distribuant aux autres par l'enseignement, il se met à leur montrer ce sur quoi doit porter cet enseignement, comme s'ils lui avaient demandé : « Qu'est-ce que c'est que cette doctrine que vous ne voulez pás qui reste cachée et pour laquelle nous devons tout supporter ? Est-ce que vous allez dire autre chose que ce qui est écrit dans la loi!» C'est à cela qu'il répond : « Ne pensez pas que je sois venu détruire la loi ou les prophètes. ) – S. Chrys. — Ce qu'il dit pour deux raisons : d'abord pour rappeler son propre exemple à ses disciples, afin qu'ils accomplissent toute la loi, ainsi qu'il l'avait accomplie tout entière lui-même; ensuite parce que, devant être accusé plus tard (1) par les pharisiens de violer la foi, il veut détruire cette calomnie avant qu'elle se produise.

RÉMIG. — Il affirme de lui deux choses pour faire voir qu'il n'est pas venu uniquement, ainsi que les prophètes, prêcher la loi, et ces deux choses sont d'abord qu'il n'est pas venu la détruire, ensuite qu'il est venu l'accomplir, et c'est pour cela qu'il ajoute : « Je ne suis pas venu détruire la loi, mais l'accomplir. ) - S. Aug. — Cette parole présente deux sens , car l'on peut accomplir une loi soit en faisant ce qu'elle prescrit, soit en lui ajoutant. – S. CHRYS. — Le Christ accomplit les prophéties en réalisant tout ce qu'elles avaient prédit de lui, et la loi, soit en n'omettant aucune des ordonnances légales, soit en donnant la foi justifiante que la lettre de la loi ne pouvait donner. - S. Aug. — Enfin, comme il était difficile aux élus de la grâce dans cette vie mor

(1) Ainsi de ne pas observer le sabbat, de permettre à ses disciples de vanner des épis pour lui et autres choses semblables (Matth., 12. Marc, 2. Luc, 6 et 13. Jean, 5,

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justitia, et non absconderent quod accep-1 REMIG. Ne autem putaretur sic venisse, turi erant, sed ea benevolentia discerent ut simpliciter legem prædicaret sicut prout cæteros docerent, incipit eos informare phetæ fecerant), duo dixit: negat se vequid doceant : tanquam si quærerent . Quid nisse solvere, et affirmat venisse se implere: est hoc quod non vis abscondi, pro quo et ideo addit : Non enim veni. legem sol. jubes omnia tolerari? Nunquid aliquid dic-vere, sed adimplere. Aug. (De Serm. Dom., turus es extra ea quæ in lege sunt scripta ? cap. 7, vel. 14). In hac autem sententia Ideo inquit : Nolite enim putare quoniam duplex est sensus : nam adimplere legem, veni solvere leges aut prophetas. Chrys., aut est addendo aliquid quod minus habet, super Matth. in opere imperf.). Quod prop- aut faciendo quod habet. Curys., in bom. ter duas causas dicit : primum ut disci-|(13, in Matth.). Implevit igitur Christus pulos suos his verbis ad suum provocaret prophetas, complendo omnia quæ per eos exemplum ; ut sicut ipse omnem legem de ipso fuerant dicta : legem autem, primo adimplebat, sic et illi studerent adimplere: quidem nihil transgrediendo legalium ; sedenique futurum erat ut calumniarentur cundo, justificando per fidem ; quod lex eum Judæi, quasi legem solventem : unde per litteram facer. non valebat. AvG., priusquam incurrat calumniam, calunniæ con. Faust. (lib. 19, cap. 7). Demum etiam satisfacit.

| quia sub grutia posiiis in hac mortali vita

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