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Nil abbé et mentionné dans la Bibliothèque Synésius de Ptolemaïs, évêque et saint. des Pères grecs.

Théodoret. Nicétas de Paphlagonie.

Théodote au concile d'Ephèse. Origène.

Théophraste. Philon de Carpathie.

Théophane. Photius de Constantinople, auteur de la Théopiste. Bibliothèque.

Théophylacte. Proclus de Constantinople, et qui a pour Titus de Bosra. lui le témoignage de S. Cyrille.

Victor d'Antioche. Sévère d'Antioche.

Dans la préface de S. Luc il en sera enSiméon, soit celui appelé plus haut le core question, ainsi que de ceux qui ont été Métaphraste, ou un autre de ce nom. Jomis ici,

Nicetas Paphlagonius.
Origenes Adamantius.
Philo Carpathius.

Photius Constantinopolitanus, Bibliothecæ scriptor.

Proclus, et ipse Constantinopolitanus testimonio S. Cyrilli commendatus.

Severus Antiochenus.

Simeon, an is qui supra, Metaphrastes? an quis alius!

Synesius Ptolemaïdis, Episcopus et Sanctus.
Theodoretus.
Théodotus in Concilio Ephesino.
Theophrastes.
Theophanes.
Theopistus.
Theophylactus.
Titus Bostrensis.
Victor Antiochenus.

De his et similibus non hic expressis, vel omissis, plenius præfatio in Lucam admonebit.

PAR LA PROVIDENCE DIVINE QUATRIÈME PAPE DE CE NOM

F. Thomas d'Aquin, de l'ordre des Frères Prêcheurs,

baise les pieds avec un pieux respect.

La fontaine de sapience, le Verbe unique de Dieu, qui habite dans les hauteurs (1), par lequel le Père avait tout créé avec sagesse et ordonné avec suavité, voulut se revêtir d'un corps à la fin des temps, après que le regard de l'homme, qui ne pouvait l'atteindre sur les sommets de la majesté divine, put contempler son éclat au travers des voiles de la nature humaine. Il avait répandu sur tout ce qu'il avait créé ses rayons, traces de sa sagesse, et par un privilége plus étendu il avait donné aux âmes des hommes de refléter sa propre image; il avait gravé cette image auguste avec plus de soin dans le cæur de ceux qui devaient recevoir de sa munificence le don de l'aimer luimême. Mais que peut l'esprit de l'homme au milieu de cette création immense pour y saisir dans toute leur profondeur les empreintes de la divine sagesse? d'autant plus que la lumière de Dieu répandue en lui y a été enveloppée des nuages amassés par le péché et par les préoccupations temporelles, nuages tellement épais que quelques insensés en sont venus à attribuer la gloire de Dieu à des idoles vaines, et que leur vie s'est souillée d'actions indignes, victimes qu'ils étaient

(1) Ceci est pris de l'Ecclesiast., 1, v. 5; ce qui suit, de la Sagesse, 1, v. 1.

Sanctissimo ac Reverendissimo Patri

DOMINO URBANO

DIVINA PROVIDENTIA PAPÆ QUARTO

F. Thomas de Aquino ordinis S. Prædicat, cum devota reverentia pedum oscula beatorum.

Fons sapientiæ unigenitum Dei Verbum men diligentius expresserat in cordibus ipresidens in excelsis, per quod Pater sapien- sum amantium secundum sui muneris larter fecerat et suaviter dis posuerat universa, gitatem. Sed quid est hominis anima in tam in fine temporum carnem sumere voluit, ut immensa creatura, ut divinæ sapientiæ vessab tegumento naturæ corporeæ splendorem tigia possit comprehendere ad perfectum? ejus humanus intuitus posset inspicere , quinimo et sapientiæ lux infusa hominibus, quem in celsitudine majestatis divinæ attin- per peccati tenebras et occupationum temgere non valebat. Diffuderat siquidem ra. poralium caligines fuerat obumbrata; et dios suos (sapientiæ videlicet suæ indicia) intantum est quorumdam cor insipiens obsuper omnia opera quæ creavit ; quodam scuratum, ut Dei gloriam in idola vana vero ampliori privilegio imaginem propriam converterent, et quæ uon conveniunt facehominum animabus impresserat; quam ta- rent in sensum reprobum incidentes. Divina

du sens reprouvé (1). Or, la sagesse divine, voyant l'homme qu'elle avait fait pour son bonheur tout-à-fait en dehors de lui-même (2), et ne pouvant consentir à cela , se porta tout entière vers notre nature, l'élevant d'une manière admirable jusqu'à elle, afin de ramener toutà-fait à soi l'homme égaré. Le prince des Apôtres mérita de contempler au travers des voiles de la mortalité l'éclat de cette sagesse et de la confesser avec force et dans la plénitude de sa foi, par ces mots : Vous éles le Christ le Fils de Dieu vivant. O bienheureuse confession que révèle non la chair ni le sang, mais le Père qui est au ciel (3)! C'est elle qui a donné les fondements à l'Église de la terre, ouvert les voies du ciel, apporté en ce monde le pouvoir de délier les péchés ; contre elle ne prévaudront jamais les portes de l'enfer. Héritier naturel de cette foi et de cette confession, vous veillez avec soin, très saint Pere, à ce que la lumière d'une si éminente sagesse inonde les caurs des fidèles et repousse les folies des hérétiques qui nous sont avec raison désignés par les portes de l'enfer. Si Platon estimait heureuse la république dont les chefs se livrent à l'étude de la sagesse, de cette sagesse que la faiblesse humaine a défigurée par tant d'erreurs, combien doiton estimer heureux le peuple chrétien qui vit sous votre gouvernement, et à qui vous distribuez avec tant de soin cette sagesse très excellente que nous a enseignée par ses paroles et démontrée par des merveilles la sagesse elle-même de Dieu vivant dans une chair mortelle. C'est par l'effet de cette constante vigilance que j'ai reçu de Votre Sainteté la tâche d'exposer l'évangile de saint Matthieu, tâche que j'ai remplie selon mes forces, en formant une exposition suivie des morceaux détachés de nos docteurs. Ce que j'ai puisé dans les commentaires d'auteurs incertains, je l'ai réuni sous le même titre, sous le titre général de Glose. J'ai eu soin de donner toujours le nom de nos auteurs latins dans lesquels j'ai puisé, avec l'indication précise du livre auquel la citation était empruntée, à l'exception des ouvrages qui sont une exposition du livre que j'exposais moi-même. Je n'ai pas cru alors nécessaire de mettre cette indication; ainsi, si, par exemple, le nom de saint Jérôme est donné sans indication de livre, il faut en conclure que c'est tiré de son exposition de saint Matthieu, et ainsi des autres. Seulement il a fallu distinguer ce qui est tiré du commentaire de saint Chrysostôme sur saint Matthieu (1) en mettant super Mattheum, de ce qui est pris dans ses homélies sur le même sujet.

(1) C'est imité de l'Ep. aux Rom., 1, v. 21, 23, 28.

(2) Tel est le sens du mot sui espertum, qui avait été à tort changé pour celui de inerpertum, qui est un barbarisme.

(3) Matth., 16.

vero sapientia quæ ad sui fruitionem homi- invigilat ut tantæ sapientiæ lux fidelium nem fecerat, eum sui expertem esse non corda perfundat, et hæreticorum confutet sinens, totum se in humanam naturam insanias, quæ portæ inferorum merito desicontulit, eam sibi modo mirabili assumendo, Ignantur. Sane si secundum Platonis senut errantem hominem ad se totaliter revo- tentiam beata censetur Respublica cujus caret. Hujus igitur sapientiæ charitatem Rectores operum sapientiæ dare contigerit nube mortalitatis velatam primus apostolo-(illi siquidem sapientiæ quam imbecillitas rum princeps conspicere meruit, et eam intellectus humani erroribus plerumque comconstanter ac plenarie absque crrore confiterimaculat), quanto magis sub vestro regimine dicens : Tu es Christus, Filius Dei vivi, o beatus censeri potest populus christianus, beata confessio! quam non caro et sanguis, ubi tanta diligentia excellentissimæ illi sased Pater cælestis revelat. Hæc in terris pientiæ curam impenditis quam Dei sapienfundat Ecclesiam, aditum præbet in cælum, tia carnalibus membris induta, et verbis peccata meretur solvere, et contra eam docuit et operibus demonstravit? Et hujus portæ non prævalent inferorum. Hujus quidem diligentiæ studio Vestræ Sanctitati igitur fidei et confessionis hæres legitime, complacuit, mihi committere Matthæi evanSanctissime Pater, pro studio mens vestra gelium exponendum ; quod juxta propriam

Il a fallu aussi souvent, dans ces citations des saints Pères, enlever quelque chose du milieu des passages cités pour plus de clarté et de brieveté; comme aussi pour l'intelligence du passage j'ai dû parfois changer l'ordre des phrases. Quelquefois j'ai négligé le mot à mot pour ne mettre que le sens, et cela surtout dans les homélies de saint Chrysostome, parce que la traduction en était défectueuse. Mon but dans cet ouvrage a été non-seulement de chercher le sens littéral, mais encore de faire mention du sens mystique; de temps en temps de détruire les erreurs et d'appuyer la foi catholique, ce qui paraît indispensable, parce que c'est surtout dans l'Évangile que l'on trouve la forme de la foi catholique et la règle de toute la vie chrétienne. Puisse cet ouvrage ne paraître trop long à personne! Il m'a été impos

(1) C'est ce qui est donné sous l'indication Opus imp., mais ce n'est pas de lui.

facultatem executus, sollicite ex diversis oportuit inscribi in titulo super Matthæum, doctorum libris prædicti evangelii exposi-ut per hoc ab aliis quæ de ipsius homiliario tionem continuam compilavi; pauca quidem sumuntur, distinguantur. In assumendis incertorum auctorum verbis ut plurimum autem sanctorum testimoniis plerumque ex glossis adjiciens, quæ ut ab corum dictis oportuit aliqua rescindi de medio ad prolixipossent discerni, sub Glossæ titulo præno- tatem vitandam, necnon ad manifestiorem tavi. Sed et in latinorum doctorum dictis sensum ; vel secundum congruentiam expohoc adhibui studium ut singulorum aucto- sitionis, litteræ ordinem commutari. Interrum nomina, necnon in quibus libris ha- dum ctiam sensum posui, verba dimisi; beantur assumpta testimonia, describantur: præcipue in homiliis Chrysostomi, propter hoc excepto quod libros et expositionem hoc quod translatio est vitiosa. Fuit autem supra loca que exponebantur, non oporte mea intentio in hoc opere, non solum senbat specialiter designari, puta, sicubi nomen sum prosequi litteralem, verum etiam mysinveniatur Hieronymi (de libro mentione non ticum ponere ; interdum etiam errores desfacta), datur intelligi quod hoc dicat super truere, necnon confirmare catholicam veriMatthæum, et in aliis ratio similis obser- tatem : quod quidem necessarium fuisse vetur; nisi quod in his quæ de commentario videtur, quia in evangelia præcipue forma Chrysostomi super Matthæum sumuntur, fidei catholicæ traditur, et regula totius vitæ christianæ habetur. Opus igitur præ- præsens opus, vestro discutiendum corrisens prolixum non videatur alicui : fieri gendumque judicio ; vestræ sollicitudinis et enim non potuit ut hæc omnia sine diminu-obedientiæ meæ fructum; ut dum a vobis tione prosequerer, cum tot sanctorum sen- emanavit præceptum, et vobis reservatur tentias explicarem, omnimoda brevitate finale judicium, ad locum unde exeunt fumina servata. Suscipiat itaque Vestra Sanctitas revertanlur.

sible de poursuivre ce plan avec moins d'étendue, ayant à donner les citations de tant de saints commentateurs, ce que j'ai toujours fait le plus brièvement possible. Que Votre Sainteté daigne agréer cet ouvrage, qui se soumet à son jugement et à ses corrections; cet ouvrage, fruit de votre sollicitude et de mon obéissance! C'est à celui qui m'a commandé ce livre qu'il appartient de le juger en dernier ressort. Les fleuves reviennent au lieu de leur source (1).

AU SEIGNEUR ANNIBAL

VÉNÉRABLE CARDINAL-PRÊTRE, DE L'ORDRE DES DOUZE APÔTRES,

Le F. Thomas d'Aquin, de l'ordre des Frêres Prêcheurs,

se dit tout à lui.

L'artisan de toutes choses, Dieu, qui les a produites à l'existence par le seul regard de sa bonté, a donné à toutes les créatures l'amour naturel du bien, afin qu'au moment où toute créature se tourne vers le bien qui lui est propre, on la voie retourner à son créateur par cet admirablechemin. Mais la créature raisonnable l'emporte sur toutes les autres, en ce qu'elle peut monter, portée par la sagesse, jusqu'à la contemplation de la source de tous biens, et s'y abreuver suavement de l'amour de charité. De là vient qu'au jugement de la saine raison

(1) Eccl., 1, 7.

Reverendo in Christo Patri

DOMINO HANNIBALDO
BASILICÆ DUODECIM APOSTOLORUM VENERABILI PRESBYTERO CARDINALI

Frater Thomas de Aquino ordinis F. Prædicatorum, se totum.

Rerum opifex Deus, solo suæ bonitatis monstretur auctorem. Sed in hoc præfertur intuitu cuncta in esse producens, naturalem cæteris rationalis natura, quod ipsum uniboni amorem omuibus indidit creaturis; ut versalem bonitatis fontem per sapientiam dum unaquæque res bonum sibi conveniens intueri potest, et per charitatis amorem naturaliter amat et appetit, quadam con- suaviter degustare : unde fit ut et sapientiae versione mirabili in suum recurrere de- 1 bonum per quod ad ipsum fontem bonitatis

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